Midola's blog

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mardi 9 mars 2010

Je suis une fée (mais pas tout le temps) / Pierre Grosz et Elsa Oriol

je suis fée

Un petit album sur les fées rien que pour le plaisir ! Une petite fille se rend compte qu’elle parvient à transformer des choses certains jours. Elle s’amuse alors à changer les coccinelles de couleur ; mais lorsqu’elle veut transformer la modeste robe de sa meilleure amie le jour d’une grande fête, rien ne se passe…

Si je n’ai pas trouvé le texte sensationnel, j’ai beaucoup aimé les illustrations d’Elsa Oriol pleines de douceur et de poésie. Un joli album sur les thèmes des fées et de l’amitié, un album qui fait du bien en somme.

Elsa Oriol est d’ailleurs l’illustratrice (notamment) de deux autres albums que j’aime beaucoup : Dix petits poussins et La Nouvelle. Je vous laisse visiter son site Internet et découvrir son magnifique travail !

Je suis une fée (mais pas tout le temps) / Pierre Grosz et Elsa Oriol aux éditions kaléidoscope

Et un deuxième album dans le cadre du challenge "Je lui aussi des albums" organisé par Hérisson08.

Je lis aussi des albums

mercredi 24 février 2010

Y a une pie dans l'poirier… / Martine Bourre

Je lis aussi des albums

Ya une pie J’inaugure aujourd’hui mon challenge « Je lis aussi des albums » avec une illustratrice, une collection et une maison d’édition que j’apprécie énormément : un album de Martine Bourre, publié dans la collection « A petits petons » aux éditions Didier Jeunesse. Cette collection remet au goût du jour les comptines de notre enfance en leur offrant de magnifiques illustrations et en inventant des suites à ces ritournelles. Après Ainsi font, Ah ! les crocodiles, Une poule sur un mur… c’est au tour de Y a une pie dans l'poirier d’être mis à l’honneur. Pour cela, Martine Bourre a abandonné sa technique de collage (je vous renvoie à son album Le Loup et la mésange pour découvrir cette technique) pour celle de la peinture. Comme pour le loup et la mésange, elle a choisit d’utiliser le livre dans toute sa hauteur pour représenter les arbres dans toute leur grandeur. Avec une palette très chaude, Martine Bourre nous donne à voir la nature sous ses plus belles couleurs !

A lire et à chanter à tue-tête toute la journée !

"Y a une pie dans l'poirier, j'entends la pie qui chante.
Y a une pie dans l'poirier, j'entends la pie chanter.
J'entends, j'entends, j'entends la pie qui chante,
J'entends, j'entends, l'entends la pie chanter."

Y a une pie dans l'poirier / Martine Bourre aux éditions Didier Jeunesse

mercredi 3 février 2010

Scritch scratch dip clapote ! / Kitty Crowther

mercredis_de_l_album.jpg

Pour cette troisième édition des Mercredis de l’album, nous avions le choix entre deux illustrateurs récompensés par le prix Baobab au salon du livre de Montreuil en décembre dernier : Kitty Crowther pour Annie du lac et François Place pour La Fille des batailles.

Je dois avouer que ce sont deux illustrateurs que je n’affectionne pas particulièrement mais qui rencontrent un vif succès. Mon choix s’est assez vite fixé sur Kitty Crowther car j’ai eu la chance de voir une expo avec les originaux de Mon ami Jim et Moi et rien et parce que je raconte régulièrement ses albums. Eh oui, les enfants sont très sensibles à ses illustrations si particulières !

Scritch scratch

Les illustrations de Kitty Crowther sont très facilement reconnaissables car elle utilise des crayons de couleurs ! Autre particularité de cette illustratrice, elle affectionne particulièrement le noir. Pour l’album, j’ai choisi Scritch scratch dip clapote, parce que j’ai déjà traumatisé plusieurs enfants avec cette lecture ;-)

Pour résumer brièvement, c’est l’histoire d’une petite grenouille qui a peu de la nuit car dans son lit, elle entend de drôles de bruits « Scritch scratch dip clapote »… Scritch scratch fait la taupe, diip ! fait l’oiseau de nuit, et clapote fait le poisson qui bondit et replonge dans l’eau.

L’illustration est très sombre puisque ça se passe la nuit et qu’elle parle des peurs de la nuit. Kitty Crowther use largement du crayon noir, comme on peut le voir sur la couverture du livre. Ses dessins marquent vivement les jeunes lecteurs qui souvent vivent l’histoire en même temps que la petite grenouille. Je dois avouer que lorsque je la lis, je m’assure que tous les enfants ont bien compris ce qui faisait « Scritch scratch dip clapote » lorsque je vois certains visages un peu crispés… Mais je vous rassure, très souvent les enfants me réclament cet album ! Les enfants aiment se faire peur !

Alors

Et puis, je voudrais également des albums que Kitty Crowther publie pour les tout-petits. Des albums comme Alors ? qui hypnotisent les enfants entre 1 et 3 ans. Une salle où les jouets arrivent les uns à la suite des autres en demandant s’il est là. La salle se remplit jusqu’à ce que le petit garçon arrive et se couche avec tous ses jouets. Les illustrations sont très simples et parlent très bien aux petits, ils attendent alors de savoir qui doit arriver ! Un album qui m’a beaucoup surprise le jour où je l’ai raconté pour la première fois. Je ne m’attendais pas à une telle attention de la part de mon très jeune lectorat. Depuis j’ai renouvelé plusieurs fois l’expérience et ça marche à tous les coups !

samedi 23 janvier 2010

Henry et la liberté : une histoire vraie / Ellen Levine, illustré par Kadir Nelson

Henry et la liberté

A la vue de la couverture et du titre, vous aurez vite compris que le sujet de ce très bel album est l’esclavage. Ellen Levine nous raconte l’histoire de ce jeune garçon noir qui connaîtra l’esclavage presque toute la vie. Même si Henry est traité correctement, il va connaître de grandes souffrances morales au point de chercher un moyen d’être libre. La solution qu’il trouve est loin d’être sans danger : il décide de s’enfermer dans une caisse de la faire expédier dans un Etat où l’esclavage n’existe pas. Les illustrations de Kadir Nelson sont très belles, jouant des couleurs vives ou sombres pour souligner l’état d’esprit de Henry.

Une note de l’auteur à la fin de l’album explique au lecteur ce qu’était l’esclavage et ce qu’on appelait « Le Train fantôme », c’est-à-dire les moyens qu’utilisaient certains esclaves pour fuir vers les Etats du Nord où ils pouvaient vivre en toute liberté ; L’histoire de Henry est l’une des plus célèbres.

Henry et la liberté : une histoire vraie / Ellen Levine, illustré par Kadir Nelson aux éditions Toucan

samedi 9 janvier 2010

Le Pompier de Lilliputia / Fred Bernard et François Roca

Pompier de Lilliputia

Comme tous les ans (ou presque), j’ai craqué pour le dernier album des deux compères Fred Bernard et François Roca. Impossible de résister aux magnifiques illustrations de Roca et à l’univers toujours magique des récits de Fred Bernard. Après nous avoir conté les histoires incroyables de Jésus Betz, un homme-tronc, de l’Homme Bonsaï qui se transforme en arbre ou de Uma, la petite déesse (et toutes les autres que je me retiens, tant bien que mal, de vous citer) Fred Bernard et François Roca nous dévoile l’histoire vraie de Henry MacQueen, un garçon lilliputien devenu le chef d’une brigade de Pompier à Lilliputia, sorte de Parc d’attraction où ne vivent que des nains.

Mais la vie de Henry n’a pas toujours été facile, surtout lorsqu’il lisait du mépris dans le regard de son père. Henry nous montre qu’il ne faut pas hésiter à prendre sa vie en main et que quelle que soit sa différence, on peut réussir dans la vie et trouver sa place.

L’écriture de Fred Bernard nous embarque aussitôt dans l’histoire et nous fait voyager au milieu des somptueuses illustrations de François Roca. Je crois qu’il est l’illustrateur qui me fascine le plus. Je suis toujours comme hypnotisée par ses peintures et je les reconnais toujours au premier coup d’œil. Bon j’arrête ici mon éloge. Vous aurez compris : achetez-le, lisez-le et offrez-le ! (l’album, pas Roca…)

Le Pompier de Lilliputia / Fred Bernard et François Roca aux éditions Albin Michel

Et ça vous étonne si je vous dis que j'ai le calendrier avec les illustrations des albums de Fred Bernard et François Roca dans le salon ?

mercredi 2 décembre 2009

Le Géant aux oiseaux / Rebecca Dautremer

Mercredis de l'album

Pour cette deuxième édition des Mercredis de l’album, nous avions le choix entre deux grands noms féminins de l’illustration jeunesse : Martine Bourre et Rebecca Dautremer. Connaissant bien le travail de Martine Bourre puisque j’ai travaillé il y a deux ans avec les maternelles sur les originaux du Petit cochon têtu et que j’ai déjà publié un billet sur Le Loup et la mésange, mon album préféré, j’ai décidé de m’intéresser de plus près au travail de Rebecca Dautremer.

J’ai eu beaucoup de mal à arrêter mon choix sur un titre. Tous sont vraiment magnifiques ! J’ai surtout hésité entre Cyrano et Le Géant aux oiseaux. Si c’est le second qui l’a emporté, c’est tout simplement parce que j’associe surtout les illustrations de Rebecca Dautremer aux couleurs chaudes : rouges et oranges. Cyrano a des illustrations plus froides, dans les bleus et gris.

géant aux oiseaux

Le Géant des oiseaux est une histoire simple et belle. Un géant vit seul, rejeté par tous les habitants du village. Mais un jour, il recueille un jeune oisillon et lui offre sa protection. A partir de ce jour, le Géant ne sera plus jamais seul et sera l’ami des oiseaux.

Rebecca Deautremer utilise très souvent la gouache. Dans le Monde des livres du vendredi 27 novembre, elle explique que grâce à cette technique, « l’image se construit en se densifiant, en montant ». Ses tableaux sont ainsi pleins de reliefs et de profondeurs.

L’adjectif qui me vient aussitôt à l’esprit quand j’observe les illustrations de Rebecca Dautremer, c’est « aérien ».

Aérien parce que l’illustratrice tourne autour des personnages en nous les présentant tantôt en contre-plongée, tantôt vus de haut ou de dos. Bref, les compositions varient et donnent du dynamisme à l’album. Ainsi, le Géant peut-il nous apparaître gigantesque lorsqu’il est peint en contre-plongée, tandis qu’un portrait lui donnera une apparence plus humaine.

Aérien aussi parce que Rebecca Dautremer insère presque systématiquement des feuilles ou des pétales qui volent autour de la composition. La nature est présente partout et ajoute de la poésie, de la légèreté même aux passages les plus tristes. Dans Le Géant aux oiseaux, ce sont surtout des feuilles et des oiseaux qui voltigent à chaque page, venant compenser le côté imposent du géant.

Et puis, les illustrations de Rebecca Dautremer, c’est aussi le plaisir d’observer tous les détails comme la petite souris appuyée sur le pied du Géant.

Le Géant aux oiseaux / Rebecca Dautremer aux éditions Gautier-Languéreau, 2000

Vous trouverez des liens vers d'autres blogs et d'autres albums sur le site des Mercredis de l'album.

lundi 12 octobre 2009

Jean & Jeanne / Yves Pinguilly, ill. par Aurélie Blanz

Jean et Jeanne

Ce conte est une adaptation d’un conte des frères Grimm paru sous le titre « Jorinde et Joringel ». Un récit qui rassemble tous les ingrédients pour faire un beau conte : une affreuse sorcière, des amoureux, des sortilèges. Une vieille et hideuse sorcière a l’habitude de transformer les belles jeunes filles en oiseaux et de les enfermer ensuite dans une petite cage qu’elle garde précieusement dans son château. Seulement, lorsque Jeanne est ainsi enlevée par la sorcière, Jean met tout en œuvre pour retrouver celle qu’il aime !

Un très beau conte accompagné des magnifiques illustrations d’Aurélie Blanz. Dans un style qui s’approche du travail de Rebecca Dautremer ou d’Eric Puybaret, Aurélie Blanz a choisi des couleurs chaudes et des dessins à la fois doux et vivants. Encore un coup de coeur pour ce conte que je ne connaissais pas et surtout pour ces illustrations qui nous invitent si bien à la rêverie.

Jean & Jeanne / Yves Pinguilly, ill. par Aurélie Blanz aux éditions Vilo Jeunesse

mercredi 7 octobre 2009

Anthony Browne

Mercredis de l'album

Voici notre premier rendez-vous des Mercredis de l’album. Ce mois-ci, nous avions le choix entre deux grands noms de l’illustration de livres pour enfants : Anhtony Browne et Tomi Ungerer. Le choix a été difficile… très difficile. Mais pour finir, c’est Anthony Browne qui l’a emporté, bien que je sache déjà que la rédaction de ce billet va être particulièrement difficile. Comment expliquer clairement ce que je ressens lorsque je me plonge dans son univers si particulier ?! Presque tous ses albums se ressemblent, si bien qu’on pourrait croire qu’il se répète : les mêmes singes, les mêmes bananes disséminés dans l’illustration façon « mais où est Charlie ? », la même manière de parodier les tableaux des grands peintres… Eh bien justement, c’est là que réside le génie d’Anthony Browne ! Chaque nouvelle illustration est une invitation au rêve, un entraînement intensif pour les zygomatiques, un exercice d’attention pour essayer de détecter un maximum de références. On n’a jamais fini de découvrir un nouveau détail dans ses tableaux, si bien qu’on ne se lasse pas de lire et relire ses albums. Et ça marche à tous les âges, mêmes les petits de la crèche aiment retrouver le personnage de Marcel dans les albums qui leur sont destinés (J’aime les livres, Ma maman, Ce que j’aime faire…)

Tableaux de Marcel A la médiathèque l’année dernière, j’ai reçu des classes de maternelles autour du thème des Arts. J’ai utilisé l’album Les tableaux de Marcel qui est une suite de parodie de tableaux de grands peintres (Van Gogh, Miro, Millet…). Le but de l’activité était de leur faire trouver les différences entre le vrai tableau et celui d’Anthony Browne. Les enfants se sont pris au jeu et ont étudié les détails des deux illustrations. Eh bien, même en tant qu’adulte, ça nous permet de découvrir ou redécouvrir en détail des œuvres de maître qu’on ne prend pas la peine de regarder attentivement. Reste ensuite à déterminer la version que l’on préfère !

Les époux Arnofini de Van Eyck

Epoux arnofini browne
Epoux Arnolfini van eyck



Ces deux reproductions ne vous permettront évidemment pas d’apprécier à sa juste valeur le travail d’Anthony Browne, c’est pourquoi vous n’avez plus qu’à vous diriger chez votre meilleure librairie ou médiathèque !

jeudi 1 octobre 2009

Maintenant que tu sais / Anne Crausaz

Raymond rêve

L’année dernière j’ai eu un coup de cœur pour le premier album d’Anne Crausaz : Raymond rêve. Raymond est un escargot qui rêve d’être tour à tour cerise, girafe, fraise ou un méchant loup. Les illustrations d’Anne Crausaz sont pleines de douceur et de poésie, elles sont imprimées sur un papier épais et granuleux qui contribue à cette impression de chaleur.

J'ai grandi ici Anne Crausaz a ensuite publié dans la même série J’ai grandi ici où l’on découvre la vie d’un pépin qui se transforme en arbre. Cet album très poétique est également une leçon de vie sur le temps qui passe. La nature prend son temps pour se transformer et nous offrir des merveilles.

Maintenant que tu sais Et cette année, j’ai un énorme coup de cœur graphique pour son dernier album : Maintenant que tu sais. Anne Crausaz s’intéresse cette fois-ci à l’amanite, un champignon vénéneux très célèbre. Avec des mots très simples et des illustrations magnifiques, l’auteur nous apprend beaucoup de choses sur ce champignon fascinant. Certes ce champignon est mortel pour celui qui en mange mais il a un rôle très important au sein de la nature puisqu’il sert de protecteur à un certain nombre d’insectes et de petits animaux. Tout est magnifique dans cet album, le texte et bien évidemment les illustrations ! La nature que Anne Crausaz reproduit avec tant de talent est pleine de douceur, de sérénité, de couleurs chaudes. Et puis, on retrouve notre cher Raymond, partie en balade avec sa chère et tendre Juliette !!!

Maintenant que tu sais / Anne Crausaz aux éditions Mémo

dimanche 23 août 2009

La Grande fabrique de mots / Agnès de Lestrade et Valeria Docampo

Grande fabrique de mots couv

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce magnifique albums. Tout est splendide : l’illustration, l’histoire, l’écriture. Dans le petit monde présenté par cet album, on ne peut se parler que si on achète des mots ! Les mots sont donc précieux car on ne peut les utiliser qu’une seule fois et tous n’ont pas la même valeur.

Philéas a un problème : il aime Cybelle, mais il est trop pauvre pour acheter des mots d’amour. Alors comment faire le poids face à Oscar qui a les moyens de faire de longues déclarations à l’élue de son cœur ? Philéas va alors découvrir que la manière de prononcer les mots peuvent être plus importants que le sens des mots eux-mêmes…

Un magnifique conte sur la valeur des mots ! N’oublions pas la magie et la poésie de tous les mots que l’on prononce à longueur de journée !

Et puis, l’illustration de Valeria Docampo est absolument magique. Deux gammes de couleurs : des bruns et des rouges ; des petites lettres qui volent ici et là, de la douceur, de la poésie. Une véritable réussite !


grande fabrique des mots ill

La Grande fabrique de mots / Agnès de Lestrade et Valeria Docampo aux éditions Alice Jeunesse

dimanche 28 juin 2009

Fleur de Neige / Régine Joséphine, ill. par Arnaud Hug

fleur de neige couv

Ce qui m’a tout d’abord attiré dans cet album, ce sont les illustrations bleues. Tout est bleu dans ce livre ou presque ; du bleu clair au bleu foncé, du bleu-violet au bleu-vert. Et pour moi qui aime cette couleur, quel bonheur ! Arnaud Hug nous livre des illustrations incroyablement douces, malgré le sujet délicat. Neige vit dans un pays où tous les habitants sculptent la neige. Seulement le jeune garçon est différent des autres, sous ses doigts, la neige fond. Son frère sait que Neige est différent et qu’il devra partir vivre ailleurs, là où la chaleur de ses mains n’abîmera pas tout. Une nuit, ce dernier rêve du lieu où Neige pourra vivre heureux, un endroit où ses mains feront pousser de magnifiques fleurs. Au réveil, il décide de partir avec son frère à la recherche de ce pays.

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De manière très subtile, cet album traite d’un sujet grave : l’avenir des adultes handicapés lorsque les parents ne sont plus là pour s’en occuper. « Fleur de Neige » a été édité en partenariat avec l’association « Perce Neige », créée par Lino Ventura en 1996. Cette association construit et gère des établissements qui accueillent des personnes handicapées mentales et polyhandicapées. Vous trouverez plus d’information sur leur site.

En conclusion, un album magnifique, une très belle histoire et une bonne cause. Trois bonnes raisons de se le procurer au plus vite !

Fleur de Neige / Régine Joséphine, ill. par Arnaud Hug aux éditons Grecko

lundi 22 juin 2009

La dame des livres / Heather Henson et David Small

Dame des livres

Un album coup de cœur, un album qui met à l’honneur « les « Pack Horse Librarians », ces bibliothécaires itinérantes qui parcouraient à cheval les monts Appalaches du Kentucky, aux Etats-Unis, que l’on appelait « les dames des livres ». Créé en 1935 dans le cadre du New Deal (…) le programme avait pour but de faire venir des livres dans les régions les plus reculées du pays, où les écoles étaient rares et les bibliothèques inexistantes. »

L’histoire nous est racontée par un jeune garçon qui ne sait pas lire et qui ne s’intéresse pas aux livres. Mais à force de voir « la dame des livres » venir par tous les temps apporter de nouveaux livres à sa sœur, passionnée de lecture, il finit par demander à cette dernière de lui expliquer ce qu’il y a dans les livres. Et aussitôt, le goût des histoires l’envahit ! Une belle victoire pour la bibliothécaire !

Je ne peux m’empêcher de comparer cette histoire à mon travail, car il n’y a pas de plus belle récompense que de réussir à donner le goût des livres à des enfants ou des adolescents qui ne s’intéressaient pas aux livres. Lorsqu’une maman désespérée me demande « mon fils n’aime pas lire, qu’est-ce que vous pouvez me conseiller » et que je la vois revenir avec son fils peu de temps après pour emprunter un autre titre de la série que je lui ai recommandée, ça me fait chaud au cœur !

Pour en revenir à cet album, mis à part le thème qui me touche particulièrement, j’ai beaucoup aimé le style de l’auteur. Il a décidé de faire parler le jeune garçon d’une manière un peu rustre, ce qui rend le récit très vivant :
« Un matin, le monde devient aussi blanc que la barbe de Grand-P’pa. Le vent, il pousse des hurlements de lynx tout au fond de la nuit. On se blottit, sans broncher, autour du feu. »

Par contre, je ne sais pas quoi penser de l’illustration. Elles correspondent bien à l’histoire, mais elles manquent peut-être un peu de vie. Les traits sont assez grossiers, les personnages peu expressifs et les couleurs un peu trop pâles à mon goût. Mais il s’agit là d’un avis très subjectif et je pense que beaucoup de lecteurs les apprécieront.

La dame des livres / Heather Henson et David Small aux éditions Syros

lundi 25 mai 2009

N’emmène jamais un requin chez le dentiste ! / Judi Barrett & John Nickle

N'emmène jamais un requin

N’emmène jamais un requin chez le dentiste ! (et autres conseils utiles) est un petit album plein d’humour ! Dans la même veine, je vous avez présenté ''Ce que lisent les animaux avant de dormir''. Cette fois-ci, rien à voir avec les livres, mais les conseils sont tout aussi drôles et les illustrations… très « illustratives »  ! Quelques exemple ?!

  • N’emmène jamais une chèvre dans une bibliothèque :



Chèvre


  • Ne vas jamais acheter des chaussures avec un mille-pattes :



mille-pattes

Je vous donne un autre exemple sans l’illustration, juste pour faire travailler votre imagination !

  • Ne joue jamais à la corde à sauter avec une sauterelle.

N’emmène jamais un requin chez le dentiste ! (et autres conseils utiles)/ Judi Barrett & John Nickle, aux éditions P'tit Glénat

samedi 11 avril 2009

Les échasses rouges / Eric Puybaret

Echasses rouges

Les échasses rouges est un album qui invite à la rêverie. Le lecteur découvre une petite ville bâtie sur l’eau et dans laquelle les habitants se déplacent à l’aide d’immenses échasses. Léopold, particulièrement rêveur, a des échasses beaucoup plus hautes que les autres et qui lui permettent de vivre un peu à part, la tête dans les nuages.

Pendant que Léopold rêve, les autres préparent la Grande Fête. Mais cette fête prend fin plus vite que prévu car le bois manque pour alimenter le grand feu. Mais au moment où chacun commençait à rentrer chez lui, les feux se rallument grâce à l’incroyable idée de Léopold…

Les illustrations de cet album m’ont vraiment charmée ! Pleines de douceurs, de magie, de rêveries, de poésie et de belles couleurs. A lire et à relire en toutes occasions pour retrouver sa sérénité !

Les échasses rouges / Eric Puybaret aux éditions Gautier Languereau

mardi 24 mars 2009

Ahmed sans abri / Barroux

Ahmed sans abri

Un bel album qui aborde de manière intelligente et subtile le thème des sans-abris à travers le regard d'un enfant.

Le décalage entre ce que comprend l'enfant et la réalité est effrayant. Les "essedé-effe" dorment dans des tentes... comme des indiens...

La chute correspond à un retour à la réalité, proche d'une douche froide. Cet album ne peut laisser les adultes indifférents, il nous met face aux dysfonctionnements de la société. Un album à mettre avant tout entre les mains de tous les adultes !

Pour info, Ahmed sans abri fait partir de la sélection du Prix des incos pour le niveau CE2-CM1.

mercredi 18 mars 2009

Ce que lisent les animaux avant de dormir / Noé Carlain & Nicolas Duffaut

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Pas besoin de longs discours pour présenter ce bel album plein d'humour. Tout est dans le titre : Ce que lisent les animaux avant de dormir.

Un exemple :

"Sur la banquise, les pingouins ne lisent que les livres sur papier glacé"

"Les paresseux ne lisent que des pages blanches"

Le tout agrémenter des magnifiques illustrations de Nicolas Duffaut :

Kangourou.jpg

Ce que lisent les animaux avant de dormir / Noé Carlain & Nicolas Duffaut, aux éditions Sarbacane

jeudi 5 février 2009

Coton blues / Régine Joséphine, ill. Oreli Gouel

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« Coton blues », je ne me lasse pas de prononcer ce titre à voix haute. J’aime la mélodie de ces deux mots, à la fois doux et mélancolique, à l’image du conte. Coton est une fillette africaine, achetée comme esclave par l’exploitant d’une plantation de coton. Lorsque la journée de travail est terminée, Coton se réfugie dans ses rêves. Elle de rêve de « Kunta, le vieil africain de l’autre plantation » et de Calao, « l’Oiseau Mère ». Elle rêve jusqu’à ce que le rêve et le réalité de rejoignent, jusqu’à ce que Coton disparaisse, peut-être emporté par Calao…

Le texte de Régine Joséphine est poétique, un mélange entre conte et poésie. En clôture de l’album, un poème retrace la vie de notre petite Coton. Les mots de l’auteur sont illustrés brillamment par Oreli Gouel. Coton est représentée comme une femme-enfant ; silencieuse et mélancolique, magnifique. Les illustrations, dans les tons ocres, expriment à la perfection l’univers de Coton. Des dessins, eux aussi, à la fois doux et mélancoliques. J’aime particulièrement les représentations des rêves, où le mouvement du dessin traduit le tourbillon des pensées de notre jeune héroïne.

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Coton blues est vraiment un album à part. Une thème peu courant, une écriture très poétique, une illustration très originale !

Coton blues / Régine Joséphine, ill. Oreli Gouel Editions Grecko, coll. Les contes imaginaires

Pour en savoir plus, je vous renvoie au blog de Régine Joséphine et au site d'Oreli Gouel.

lundi 26 janvier 2009

Le jardin de Tonio / Dorothé Piatek et Elodie Coudray

Tonio_couv.jpg

Je viens de remettre la main sur un album que j’avais lu rapidement il y a quelques temps et que j’avais beaucoup aimé. Et en le regardant de plus près, surprises : plusieurs points communs avec le dernier album que je vous avais présenté, Le Vieux qui avait un grain dans la tête. Tout d’abord, il s’agit de la même maison d’édition « Petit à petit » qui, pourtant, n’a pas un catalogue très développé dans le domaine des albums. La seconde, c’est qu’il s’agit également du même auteur : Dorothé Piatek !

Dans Le Jardin de Tonio, l’auteur traite encore une fois d’un sujet pas facile mais important : les jardins ouvriers.

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ill. Elodie Coudray

Le jardin de Tonio est un véritable havre de paix au milieu de la ville. Tonio y jardine tranquillement, ramenant à sa femme des légumes et des fruits qu’elle aime partager avec les enfants du voisinage. Ce jardin est l’occasion pour tous les enfants du quartier de découvrir le jardinage, le partage et les histoires de Tonio. Seulement, ce jardin finira par être rasé pour laisser place à affreux supermarché… réduisant à néant l’existence de ce pauvre Tonio.

Encore une fois, Dorothé Piatek dresse le portrait de personnages attachants, plein d’amour et de sérénité qui marquent la vie des enfants qui grandissent autour d’eux.

Tonio_pique_nique.jpg

ill. Elodie Coudray

Cette fois-ci, l’illustration a été confiée à Elodie Coudray. La douceur de ses dessins inspirent une grande sérénité, donnant envie au lecteur de se retrouver auprès de Frida et de Tonio ! Elodie Coudray a eu la gentillesse de satisfaire ma curiosité en répondant à quelques questions; Vous trouverez son interview dans le billet suivant.

Le jardin de Tonio / Dorothé Piatek et Elodie Coudray; Editions Petit à Petit

dimanche 18 janvier 2009

Le vieux qui avait un grain dans la tête / Dorothé Piatek et Oliv’ ; illustré par Julien Tixier

Vieux qu avait un grain dans la tête

Ce matin, je suis tombée sur ce magnifique album : Le vieux qui avait un grain dans la tête. Il s’agit de ce genre d’album qui donne à réfléchir intelligemment et que l’on ne peut refermer sans rester méditatif quelques instants.

"Le vieux qui avait un grain dans la tête" est un SDF qui a établi un campement près d’un canal. Et comme tous les campements de SDF, ça ne plaît pas aux personnes qui vivent à côté. On s’en méfie, on s’en éloigne, bref, il dérange. Et lorsque le vieux apprend que sa présence n’est pas souhaitable sur ce canal, il entreprend une drôle d’aventure : un petit cirque à musique ! Rassemblant toutes sortes d’objets, il invite les enfants à jouer de la musique avec un « corpouette », un « tricintre », un bandjobidon », etc. Moment féerique pour les enfants qui repartent avec tout ces instruments en souvenir. Mais le lendemain, plus de chapiteau, plus de campement, plus de vieux qui avait un grain dans la tête. Notre drôle de musicien a quitté la ville, laissant de merveilleux souvenirs à tous les enfants.

Cet album est magnifique à tous les points de vue. Une histoire captivante d’un vieux monsieur marginal qui effraie les adultes et fascine les enfants. Une écriture poétique qui nous emmène dans l’univers du personnage. Et pour finir, une illustration à l'acrylique superbe. Julien Tixier a choisit des couleurs chaudes et sombres pour illustrer l’histoire de ce personnage dont on ne connaît pas grand-chose mais qui fascine.

Vieux qui avait un grain détail

Le vieux qui avait un grain dans la tête est un album qui s’adresse aux enfants à partir de 7 ans et qui ne laissera pas indifférents les adultes. Certains albums sont vraiment comme les BD, ce sont d’excellents moyens pour faire passer certains messages, pour faire rêver, pour interpeller les lecteurs…

Le vieux qui avait un grain dans la tête / Dorothé Piatek et Oliv’ ; illustré par Julien Tixier ; aux éditions Petit à petit, 2008

Pour information, l'album vient d'être nominé pour le Prix Chronos 2009.

Si vous voulez en savoir plus sur l'auteur, je vous renvoie vers un billet d'Emmyne qui a eu la chance d'interviewer l'auteur !

samedi 10 janvier 2009

Le Loup et la mésange / Muriel Bloch; ill. par Martine Bourre

Loup et la mésange

Une petite mésange au sommet d'un arbre. Un loup affamé au pied du mêmen arbre... Pas besoin d'en dire plus.

Le Loup et la mésange fait partie de ces albums que je ne me lasse pas de raconter, raconter, et raconter lors de mes animations... Non seulement l'histoire est amusante et le texte très vivant, mais cet album a également une illustration très originale. L'illustratrice, Martine Bourre, crée ses personnages et ses décors à partir d'éléments qu'elle récupère : laine, paille, pain, circuit électroniques... (la liste est particulièrement longue et variée !). Dans Le Loup et la mésange, quelques morceaux d'écorces d'arbres se transforment en un loup affamé.

détail le loup et la mésange

Dans Le Cerf, des feuilles mortes ressemblant à de la dentelle servent de chemin à l'effroyable chasseur.

détail Le grand cerf

Pour en revenir à mon album fétiche, je vous livre l'un de mes passages favoris, à lire dans un seul souffle, et qui déclenche systématiquement éclat de rire et émerveillement chez mes jeunes lecteurs :

Et la mésange se déchaîne

A coup de bec et de recette !

Ca patapoume dans le ventre du loup !

Un beau raffut, un ramd'am, un boucan,

Le loup a mal partout.

J'allais oublier de vous parler de la mise en page ! Un livre qui s'ouvre à la verticale pour mieux admirer le magnifique arbre fait de morceaux de carton et de feuilles. Dommage que le droit d'auteur m'interdise de vous en montrer plus, je vous aurez bien scanné tout le livre pour être certain que personne ne passe à côté d'une telle merveille !

Détail loup

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