Midola's blog

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vendredi 26 avril 2013

La mémoire de l'eau / Valérie Vernay & Mathieu Reynès

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Encore une BD repérée sur la blogosphère, chez Lasardine (deuxième tentatrice de BD après Noukette ;-) Marion et sa mère viennent habiter la maison laissée par la grand-mère de Marion après son décès. L'occasion pour la mère et la fille de prendre un nouveau départ à deux, le père les ayant lâchement abandonnées. Cette vieille maison se situe dans un petit village de bord de mer, à quelques pas des falaises et d'un phare habité par un vieux fou. Pendant que sa mère part travailler dans le petit restaurant du coin, Marion part explorer les environs et fait la connaissance de Virgil, le vieux fou que tout le monde fui et qui lui révèlera le secret des étranges statues sculptées qu'elle rencontre un peu partout. Une étrange légende plane sur ce village...

J'ai vraiment beaucoup aimé ces deux tomes, très riches dans ses thèmes et la justesse des sentiments. L'histoire en elle-même est passionnante. On court aux côtés de Marion en espérant en apprendre plus sur ces étranges statuettes. Mais on est également touché par la volonté de la fillette d'en apprendre plus sur son grand-père disparu il y a plus de trente ans et dont elle n'avait presque jamais entendu parler. Et puis, le personnage de la mère est également touchant. Arrivée toute seule avec sa fille, elle brave les difficultés pour offrir une vie agréable à sa fille tout en étant un peu rattrapé par son passé en venant vivre dans cette maison où elle a passé les toutes premières années de sa vie. Seule, elle doit faire face aux imprudences de sa fille, et la BD sait rendre l'inquiétude de cette mère.

Bref, une BD a découvrir absolument pour son histoire et pour ses dessins dont je ne vous ai même pas parlé. Les traits sont très simples mais les couleurs sont particulièrement belles, notamment les dessins évoquant la mer.

mardi 16 avril 2013

Bulles & Nacelle / Renaud Dillies

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Après avoir découvert l’histoire d’Abélard et de son ami Gaston, c’est au tour de la petite souris de Bulles & Nacelle que je me suis attachée.

Une petite souris vit tranquillement chez elle, profitant de sa solitude pour vivre au rythme qui lui chante. Seulement, lorsqu’il (eh oui, notre petite souris est un môssieur) s’attèle à sa tâche d’écrivain, c’est la terrible angoisse de la page blanche qui fait surface… Mais grâce à quelques aventures et quelques rencontres, notre petite souris va enfin comprendre ce qui l’empêche de trouver son inspiration.

J’ai une fois encore beaucoup aimé cette histoire (moins triste heureusement que Abélard !) pleine de poésie, qui nous livre une belle réflexion sur la vie. L’auteur nous montre qu’il n’est pas toujours facile de trouver sa place dans le monde, surtout quand on n’est pas plus grand qu’une souris !

Et puis, les illustrations sont toujours aussi belles. Dillies a vraiment un style bien à lui !

Challenge Petit Bac 2013, catégorie Objet petit_bac_2013.jpg

mardi 2 avril 2013

L’enfance d’Alan : d’après les souvenirs d’Alan Ingram Cope / Emmanuel Guibert

Mise en page 1

J’avais déjà beaucoup entendu parler de « La guerre d’Alan » sans avoir eu l’occasion de lire cette trilogie. Alors, l’opération « La BD fait son festival », organisée par Price Minister, m’a donné l’occasion de commencer par le commencement : avec l’enfance d’Alan ! Et je sais maintenant qu’il faut vraiment que je lise la suite !

Lorsque j’ai reçu la BD j’ai été un peu surprise car je ne m’attendais pas à une illustration aussi sombre. Je savais que le dessin serait en noir et blanc mais le noir occupe une très large place, les blocs de textes sont très souvent écrits en blanc sur fond noir. Mais la lecture se fait très facilement et j’ai beaucoup aimé ces dessins assez dépouillés.

L’enfance d’Alan est un témoignage intéressant sur la vie en Californie au début du XXe siècle. Alan Ingram Cope nous fait partager les souvenirs de ses onze premières années de sa vie. Ce sont des épisodes de sa vie qu’il se remémore avec un regard d’adulte. Alan Ingram Cope nous raconte sa famille, ses déménagements, ses découvertes d’enfant, cette Californie encore rurale. Et Emmanuel Guibert illustre ces scènes avec des dessins assez simples mais qui donnent vie à ces lointains souvenirs.

Encore une fois j’ai bien du mal à donner une note, surtout que cet album est très différent d’une BD classique puisque les textes sont très longs. Allez, je me lance, je donne un 14 à ce livre que j’ai beaucoup aimé sur le coup mais dont j’ai déjà oublié beaucoup de choses…

mercredi 27 mars 2013

La Grande Odalisque / Vivès, Ruppert & Mulot

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Un trio de jeunes voleuses entreprennent de voler la Grande Odalisque d’Ingres au musée du Louvres. Autant vous dire que ce n’est pas chose facile même pour des voleuses expérimentées comme elles.

Chacune des jeunes femmes a une personnalité bien affirmée. Alex est la meneuse du groupe, c’est elle qui a les épaules sur la tête et qui vient au secours de Carole. Cette dernière sort d’une déception amoureuse et a quelques difficultés à se concentrer aux moments cruciaux. Et puis, Sam, la dernière arrivée dans la bande est une championne de moto qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot. D’un caractère très vif, il lui faudra du temps pour être acceptée par Carole.

Ce qui est amusant dans cet album en dehors des péripéties liés au vol, ce sont tous les clins d’œil : A Cat’s Eye, à Charlie et ses drôles de dames… Trois jeunes et jolies femmes bravent les dangers en accomplissant des prouesses sportives.

J’ai passé un bon moment à la lecture de cette BD mais elle ne me laissera pas un souvenir impérissable… Et comme je l’ai lu dans le cadre "La Bd fait son festival" proposé par Price Minister, je me dois de lui attribuer une note. Ce sera donc un 13, notamment parce que le dessin m’a un peu laissée de marbre. Le trait est un peu flou mais sans que j’y retrouve la beauté du flou de Polina.

vendredi 22 février 2013

Le singe de Hartelpool / Wilfrid Lupano & Jérémie Moreau

singe_de_hartelpool.jpg Repéré chez Noukette une fois de plus, je n’ai vraiment pas été déçue. Merci Noukette pour toutes tes excellentes suggestions de BD !

Nous sommes dans la période des conquêtes napoléoniennes, lorsque les français et les anglais se vouent une haine sans borne. Si bien que lorsqu’un bateau français fait naufrage sur la côte britannique, les anglais ont tôt fait d’arrêter le seul survivant et de mener son procès tambour battant avec pour objectif de le pendre haut et court. Ces Anglais sont tellement aveuglés par leur haine qu’ils ne se rendent même pas compte que leur prisonnier est en réalité un singe…

Je me suis vraiment amusée à la lecture de cet album où tous les personnages sont plus idiots les uns que les autres et où le ridicule des deux camps est poussé à l’extrême. Anglais et français se détestent mais sans même savoir pourquoi.

Et pour servir cette pitoyable histoire qui serait réellement arrivée, Jérémie Moreau nous offre de somptueuses illustrations.

A lire pour s’amuser puis pour mesurer l’ampleur de la bêtise humaine.

dimanche 17 février 2013

La page blanche / Pénélope Bagieu & Boulet

page_blanche.jpg N’ayant pas tellement aimé Cadavre exquis (d’ailleurs, je me rends compte que je n’ai jamais écrit de billet dessus), je ne voulais pas lire cette nouvelle BD dont tout le monde parle. Mais comme elle fait partie de la sélection du Prix d’un livre à l’autre et vu l’enthousiasme de la bibliothécaire pour Pénélope Bagieu, je suis également repartie avec l’intégrale de Joséphine.

Eh bien, après une lecture sans interruption de Page blanche, je dois avouer que j’ai beaucoup aimé. Certes, je ne la placerai pas parmi mes coups de cœur, mais j’ai passé un très bon moment en compagnie de notre drôle d’amnésique. Eh oui, il faut bien avouer que c’est une chance pour elle d’avoir perdu la mémoire de tout ce qui concerne sa vie privée. Avec un regard neuf, elle peut rectifier le tir et s’ouvrir au monde.

Le dessin et les couleurs sont agréables et l’histoire est bien pensée. A lire lorsque l’on a besoin de se détendre.

Lu dans le cadre "D'un livre à l'autre". dunlivreautrebis.JPG et pour le Challenge Petit Bac 2013, catégorie couleur de ma ligne BD petit_bac_2013.jpg

vendredi 8 février 2013

Olympe de Gouges / Catel & Bocquet ; collection Ecritures aux éditions Casterman

olympe_de_gouges.jpg Je connaissais vaguement le nom d’Olympe de gouges mais c’était tout. Je n’aurais même pas su la situer dans le temps ! Grâce à ce passionnant roman graphique, j’en connais beaucoup plus sur cette femme hors du commun. Née en 1748, mariée à dix-huit ans et veuve presque aussitôt, elle s’affranchit des lois du mariage pour mener ses aventures amoureuses comme elle l’entend. Refusant le mariage à Jacques Biétrix de Rozières, ce dernier lui accorde tout de même une rente à vie qui lui permettra de mener sa vie comme elle l’entend. C’est d’ailleurs pour accompagner son amant qu’elle quitte Montauban et s’installe à Paris.

S’ouvre alors à elle un impressionnant destin. Elle se prend de passion pour le théâtre si bien que sa présence et son avis sont bien vite réclamés dans les théâtres. Quelques années plus tard, elle prend elle-même la plume pour écrire plusieurs pièces de théâtre engagées (sur l’esclavage, la place des femmes dans la société, etc.) puis des textes clairement politiques. Petite provinciale, elle devient fervente défenseuse de la cause citoyenne et féminine au point de se faire de nombreux ennemis pendant la Révolution française et la conduire à l’échafaud.

J’ai vraiment trouvé ce roman graphique passionnant, je l’ai lu comme s’il s’agissait d’un roman. Le graphisme est agréable et nous fait voyager à travers les modes vestimentaires du XVIIIe siècle, les rues de Paris, les théâtres.

Je n’aime pas lire de biographie mais je deviens une véritable adepte des romans graphiques historique et biographique ! De manière assez ludique, j’ai révisé mon histoire de France et découvert un destin peu commun. Et pour les lecteurs plus férus d’Histoire que moi, toute une série de biographies vous permettent d’en apprendre plus sur les nombreux personnages que nous croisons au fil de notre lecture.

Alors, ne vous laissez pas impressionner par l'épaisseur de ce pavé ! Il se lit très facilement et très vite (comme Habibi ;-)

vendredi 1 février 2013

Thorgal, tome 1 : La magicienne trahie / Jean Van Hamme & Grzegorz Rosinski

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Notre rencontre avec Thorgal commence fort… Attaché à un rocher, par son ennemi et éventuelle beau-père, pour qu’il périsse noyé dans quelques heures. Mais une étrange femme rousse viendra le sauver à la condition qu’il s’engage à la servir pendant un an. C’est alors que les aventures commencent.

J’ai pris plaisir à lire cet album où les actions se succèdent assez rapidement et où se mêlent aventure, lutte de pouvoir, fantastique… mais j’avoue qu’il y a peu de chance que je lise la suite, j’ai vraiment beaucoup de mal à m’investir dans la lecture d’une série complète.

Il faut dire aussi que le dessin m’a paru vieillot (en même temps, je lisais déjà des aventures de Thorgal lorsque j’étais plus jeune) et les couleurs très vives (quelle horreur que ce jaune paille pour les personnages blonds !).

Je suis contente d’avoir relu un album de cette série que j’avais découverte au début de mon adolescence et à laquelle je n’avais peut-être pas tout compris. Merci Yaneck pour ton challenge Classic' BD qui nous incite à nous replonger vers certains titres !

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samedi 26 janvier 2013

Sortilèges : Livre I / Dufaux & Munuera aux éditions Dargaud

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Après une grosse déception avec Fraternty, je reprends l’illustrateur Munuera mais je change le scénariste. Résultat : J’attends le tome 2 avec impatience !!!

Un monde du haut avec une belle reine, un monde du bas avec un beau Prince. Des rivalités, des coups bas, des histoires de famille, de l’amour, de la sorcellerie, etc. Le tout servi avec les magnifiques dessins de Munuera.

Le premier tome pose l’histoire et les personnages. Des complots et des aventures sont annoncées, j’espère vite me procurer le tome suivant !

vendredi 18 janvier 2013

Lydie / Jordi Lafebre & Zidrou aux éditions Dargaud

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Camille accouche d’une petite fille morte-née. Un drame, même pour une simple d’esprit comme Camille. Alors, lorsque son esprit un peu dérangé décrète que la petite Lydie est revenue, tout le monde dans le quartier joue le jeu. Tant est si bien que les années passent, Lydie grandit, tombe malade (et le docteur accepte de se déplacer en pleine nuit au chevet d’une enfant imaginaire), va à l’école (l’institutrice lui donne des notes), etc. Jusqu’au jour où…

Voilà une magnifique bande dessinée, pleine d’humanité et d’amour. N’est-il pas dit que l’amour peut faire des miracles d’ailleurs ? Tous les personnages ou presque sont attachants et ceux qui ne le sont pas sont tout de même drôles.

En ce qui concerne le graphisme, même si je ne peux pas dire que j’ai aimé (les visages de certains personnages font un peu peur…), il colle vraiment bien avec l’atmosphère de l’histoire avec ses teintes un peu sépia. Une histoire d’un autre temps.

Un grand coup de cœur que je ne peux que vous conseiller !

Challenge petit Bac 2013, catégorie prénom de ma ligne BD petit_bac_2013.jpg

dimanche 13 janvier 2013

Coupures irlandaises / Kris & Vincent Bailly aux éditions Futuropolis

coupures_irlandaises.gifDeux ados partent un mois en séjour linguistique en Irlande dans les années 1980 pendant les affrontements entre catholiques et protestants.

Le point de vue de la BD est vraiment celui de deux jeunes qui assistent à certains affrontements et discussions houleuses sans en saisir la gravité.

Dans une sorte de post-face, l’auteur nous avoue ne pas comprendre comment leurs parents on pu les laisser partir en Irlande à cette époque alors que le conflit était tout de même médiatisé. Et c’est le sentiment qui m’a suivi tout au long de ma lecture ; je n’ai pas réussi à considérer cette histoire comme véridique, tant elle paraît improbable !

Coupures irlandaises est un album intéressant mais qui ne m’a pas emballée plus que cela. Je m’attendais à plus de faits historiques pour mieux comprendre ce conflit que j’ai vraiment découvert avec mes lecture de Sorj Chalandon.

dimanche 6 janvier 2013

Le viandier de Polpette : l'ail des ours / Olivier Milhaud & Julien Neel aux éditions Gallimard

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Le comte Fausto de Scaramanda a fait du manoir où il vit une auberge bien particulière où toutes les personnes qui y travaillent ou y séjournent ont un caractère bien trempé. Le comte, lui-même, est un drôle de personnage : un grand enfant qui se dévoilera au fur et à mesure que l’on avance dans notre lecture.

Les personnages sont vraiment drôles et attachants, les situations parfois comiques surtout lorsque l’on sait que notre homme-enfant doit faire face à la visite de son père qu’il n’a pas vu depuis quinze ans ! Et au milieu de tout cela, notre cuisinier - viandier de Polpette - nous offre de nombreuses recettes pour régaler personnages et lecteurs !

J’ai également beaucoup aimé le graphisme et les couleurs douces de l’album, rendant la lecture vraiment agréable. Merci encore une fois à la blogosphère pour ce judicieux conseil de lecture !

Le billet de Faelys, Noukette, Enna, Violette, Joelle et beaucoup d'autres !

Challenge Petit Bac 2013, catégorie Animal de ma ligne BD petit_bac_2013.jpg

jeudi 3 janvier 2013

Le goût du chlore / Bastien Vivès

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Première déception à la lecture d’un album de Bastien Vivès. Le goût du chlore nous entraîne toutes les semaines à la piscine où le personnage principal doit se rendre pour fortifier son dos. C’est là qu’il fait la connaissance avec une jeune fille qu’il retrouve à chaque fois ou presque. Jusqu’à ce que la BD se termine sans que je ne comprenne la fin. Et rester sur ma faim, j’ai horreur de ça !

La fin en queue de poisson est néanmoins le seul reproche que je fais à cette BD car j’ai encore aimé cette histoire épurée où Bastien Vivès parvient à recréer l’atmosphère de la piscine. On a l’impression de sentir le chlore et d’entendre le brouhaha propre à cet espace.

Un album à lire pour l'ambiance mais pas pour l'histoire...

Challenge Petit Bac 2013, catégorie Aliment/Boisson de ma ligne BD petit_bac_2013.jpg

mardi 11 décembre 2012

Fraternity / Diaz Canales & Munuera

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J’avais repéré cette BD sur la blogosphère et quand on sait que Diaz Canales est le scénariste de Blacksad et Munuera l'illustrateur du Signe de la lune, on ne peut que se jeter dessus. Hélas ! L’attente était grande et la déception le fût presque tout autant… J’avoue ne pas avoir le courage de résumer ces deux tomes où je n’ai pas tout compris. Je vous livre du coup la présentation faite par l’éditeur :

Depuis l'aube des temps, l'homme cherche sans succès un modèle de société parfaite. Au milieu du XIXe siècle, Robert McCorman, un riche visionnaire, croit que le moment attendu est enfin arrivé. Soutenu par un groupe hétérogène d'hommes et de femmes portes par des idéaux, il fonde la colonie de New Fraternity, aux Etats Unis, véritable semence au coeur du nouveau monde. Hélas, la jeune nation américaine se déchire dans une guerre fratricide, réveillant ainsi de vieux démons. Emile, un garçon sauvage, est découvert dans la proche forêt : il rejoint la colonie sous la protection de Fanny Zoetrope, une femme d'exception. Emile sera alors le témoin d'événements dramatiques qui s'enchaîneront après l'intrusion de déserteurs. Pendant ce temps, une étrange et inquiétante créature rode autour du village, semant le doute et nombre d'interrogations. Quel est le lien entre cette créature et Emile ? New Fraternity survivra-t-elle à cette nouvelle menace ?

Cette BD était pourtant prometteuse mais je suis passée complètement à côté. En revanche, les illustrations sont vraiment magnifiques. Munuera sait donner une atmosphère bien particulière, entre réalité et fantastique.

mardi 4 décembre 2012

Zombillénium / Arthur Pins aux éditions Dupuis

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Zombillénium est une série qui a beaucoup de succès depuis sa sortie. Les deux déjà parus nous entraîne au cœur d’un parc d’attraction bien particulier puisque les employés sont tous de vrais zombis, loup-garou, sorcières et autres monstres effroyables.

On assiste à la transformation d’humains en monstres, on découvre l’organisation strict mais particulière du parc d’attraction, les réactions des humains vivants à proximité du parc…

Les personnages sont attachants car au final très humains et plein d’humour. On les retrouve dans beaucoup de situations quotidiennes : la machine à café du boulot, les réunions de travail, les discutions entre collègues… En réalité, ce sont surtout leurs émotions qui sont décuplées et qui les rendent monstrueux.

Et puis, le graphisme est agréable. Je suis totalement incapable d’en parler, il me manque de sérieuses connaissances techniques… Mais, je dirai qu’il y a un petit air de dessin animé qui donne de la vie aux personnages.

Une série sympa à lire quand on veut se détendre et qu’on est ouvert aux monstres en tous genres !

mardi 27 novembre 2012

Trop n’est pas assez / Ulli Lust

trop n'est pas assez

Trop n’est pas assez raconte deux mois de la vie de Ulli, jeune autrichienne de 17 ans traversant une très sérieuse période punk. Pendant ces deux mois, elle partira pour l’Italie puis en Sicile en compagnie de Edi, tout aussi jeune qu’elle mais encore plus déjantée. Elles prennent alors la route sans rien d’autre sur elle que leurs vêtements et quelques pièces de monnaie. Ensuite, elles vont de rencontres en rencontres et en échange de quelques coucheries trouvent toujours plus ou moins un coin où dormir et de quoi se restaurer.

J’ai lu cet album il y a quelques semaines et j’avoue ne toujours pas trop savoir quoi en penser. D’un côté, je sais que j’ai été accaparée par cette histoire, intriguée de savoir comment ça allait se terminer. Et en même temps, l’inconscience de ces deux jeunes filles m’a exaspérée ; de même que le comportement des italiens dans les années 80, tous plus libidineux les uns que les autres. Mais néanmoins, Ulli apprend de ces expériences plutôt sordides et en ressort blessée mais plus forte ; contrairement à Edi qui aurait plongé dans la drogue et la prostitution de manière irrémédiable si Ulli n’avait pas veillé sur elle.

J’ai donc été envoûtée mais révoltée par ce récit.

jeudi 22 novembre 2012

Abélard / Dillies & Hautière

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Noukette avait grandement attisé ma curiosité avec cette courte série et c’est avec bonheur que j’ai réussi à mettre la main dessus ! Alors, pour te rassurer Noukette, oui, j’ai beaucoup aimé cette BD même si je ne m’attendais pas à la chute…

Abélard est un petit moineau d’une naïveté sans borne qui vivait dans une région très agréable, entouré d’amis et où la vie était très douce. Mais le jour où Abélard rencontre Epilie, il décide de se rendre aux Etats-Unis pour trouver la machine qui permet de voler et ainsi cueillir un bouquet d’étoiles ! Et au court de son long périple, Abélard va faire la rencontre de Gaston, un gros ours brun particulièrement grognon.

L’histoire est à la fois magnifique et terriblement triste. Abélard se confronte à la dure réalité de la vie, à la méchanceté des autres qui peut aller particulièrement violente. J’ai beaucoup aimé le principe du chapeau d’Abélard. Tous les jours Abélard trouve un papier dans son chapeau, sur lequel est noté une sorte de maxime lié à ce qu’il vit. Ces drôles de phrases n’ont pas toujours un véritable sens (en tout cas, je ne les ai pas toutes comprises…) mais elles incitent à la réflexion sur le sens de la vie. Et puis l’amitié entre le moineau et l’énorme ours est amusante, on voit l’ours mal léché s’attendrir au fil de leur périple et prendre notre petit moineau sous son aile (sans l’ombre d’un jeu de mot ;-)

Et puis, je garde le meilleur pour la fin (car j’ai une dent contre l’auteur qui s’est révélé très dur avec notre pauvre Abélard), le graphisme. Magnifique ! Tous les personnages sont des animaux, ce qui amplifie leur caractère : difficile d’imaginer un taureau compréhensif et doux comme un agneau !

Ne connaissant pas grand chose aux techniques artistiques (ça serait une idée de créer un atelier avec des artistes pour nous expliquer leurs méthodes de travail) je vous laisse admirer un extrait de la BD. Ce que je peux en dire, c’est que j’ai aimé les couleurs, le dessin et la qualité du papier. Les pages sont épaisses, particulièrement agréables à toucher.

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En attendant que vous vous délectiez de ces deux tomes, je vous laisse de quoi réfléchir un peu :

« Chaque illusion perdu est une vérité trouvée. »

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Les billets de Noukette, les gridouills et Lasardine.

samedi 10 novembre 2012

Rosalie Blum / Camille Jourdy aux éditions Actes Sud

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Voilà une trilogie que j’ai dévorée en l’espace de 24 heures. Dans le premier tome, on fait la découverte de Vincent, une trentaine d’années. Il tient un salon de coiffure dans une petite vile de province et vit dans l’appartement sité juste en dessous de celui de sa mère chez qui il se rend quotidiennement pour prendre ses repas et vérifier que tout va bien pour cette drôle de femme un peu loufoque. Et puis un jour, il tombe sous le charme d’une épicière qu’il commence à suivre très régulièrement.

Dans le second tome, nous avons la version de Rosalie Blum qui découvre qu’un jeune, apparemment pas dangereux, la suit très souvent. Elle met sa nièce et ses copine sur le coup pour tenter de découvrir ce qu’il cherche.

Et puis dans le troisième tome, c’est la rencontre entre les deux équipes ! On découvre un peu mieux ces personnages attachants. Mais je ne vous en dis pas plus !

J’ai beaucoup aimé cette série qui met en scène des personnages comme on peut en croiser tous les jours dans la rue. Leurs vies quotidiennes n’ont rien d’extraordinaires et c’est ce qui les rend attachant. Et puis, il y a tout de même un suspens tout au long des trois tomes. Comment ces « filatures » vont-elles se terminer ?

Et puis j’ai beaucoup aimé l’illustration de ces BD. Des couleurs chaudes, des dessins pleins de douceur et d’humour. Et puis, le format des romans graphiques, avec leurs couvertures souples, est vraiment agréable à manipuler. Bref, un coup de coeur tant pour la fond que pour la forme !

jeudi 1 novembre 2012

Dans mes yeux / Bastien Vivès

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J’ai découvert Bastin Vivès avec ''Polina'' que j’ai vraiment beaucoup aimé. Avec Dans mes yeux, c’est une toute autre expérience que l’on vit. La rencontre entre une étudiante et un jeune homme dont on ne sait rien. On assiste à leurs rendez-vous comme si l’on était le jeune homme. On voit l’étudiante, on l’entend. On a donc la moitié des informations, au lecteur d’interpréter les regards, les poses, les situations. C’est particulier mais très amusant.

Et puis, toute la BD est constituée de vignettes dessinées au crayon de couleur. Technique peu courante en BD et qui nous fait ensuite regarder nos crayons d’un autre œil ;-)

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vendredi 19 octobre 2012

Le souffle court / Delphine Le Lay & Alexis Horellou aux éditions Les enfants rouges

souffle court

Une jeune femme travaille dans un café où tous les soirs elle sert une bière à un jeune homme peu bavard pour lequel elle s’amourache. « On se voit tout le temps ici, et on ne se connaît pas finalement. On s’entendrait biens si ça se trouve. » Leur histoire commence alors, un peu poussive car Olivier ne parle pas beaucoup et semble cacher des choses…

La BD est surprenante car arrivée vers les deux tiers, l’histoire est à nouveau racontée mais du point de vu du jeune homme. Des scènes sont rejouées sous nos yeux et on comprend alors pourquoi Olivier se montre parfois fuyant…

J’ai bien aimé cet album en noir et blanc où les dessins sont très doux bien que parfois très sombres. Et puis, la lecture est surprenante car on ne s’attend pas à l’issue de l’histoire. Elle aborde un thème peu traité mais pourtant important, il faut vivre avec son passé mais ce n’est pas toujours facile. (Bon, je suis un peu énigmatique mais je ne veux pas trop en dire… Dur dur !) Bref, une BD a découvrir dans laquelle il faut laisser les illustrations nous imprégner doucement et nous raconter l’histoire de ces deux jeunes gens.

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