Midola's blog

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mardi 31 mars 2009

Interview de Julien Tixier

Il y a quelques temps, j'avais présenté l'album Le Vieux qui avait un grain dans la tête. Aujourd'hui j'ai l'honneur de vous proposer un interview de Julien Tixier, l'illustrateur de ce très bel album.

  • Les informations vous concernant étant plutôt rares, je serai tentée, pour commencer, de vous demander de vous présenter en quelques mots.


Je viens d’avoir 26 ans et je suis illustrateur en freelance depuis 2004, et pas uniquement illustrateur jeunesse. Le terme « illustrateur jeunesse » me paraît restrictif et je ne sais pas trop ce qu’il signifie. J’illustre des textes qui me correspondent, sans chercher si les dessins que je dois faire s’adressent aux huit ans, neufs ans ou bien vingt, trois mois et quelques jours. Une telle classification appauvrit considérablement l’édition actuelle en la formatant. Cela voudrait dire qu’un illustrateur jeunesse ne saurait pas dessiner des textes adultes ou inversement. Je pense qu’un illustrateur doit savoir dessiner toute sorte de textes en gardant son identité. C’est là que se situe le défi. Effectivement on a forcément des affinités avec certains univers, mais un tel confinement me paraît assez peu valorisant. Pour ma part, mes dessins édités ne sont qu’une très petite partie de l’ensemble de mes illustrations. Celles qui ont lancé ma carrière portaient d’ailleurs sur les œuvres de Ionesco et de Gogol. Le problème, c’est qu’actuellement l’édition française ne publie plus ce genre de textes dits « adultes ».

  • Le vieux qui avait un grain dans la tête est apparemment le premier album que vous avez illustré, comment est né ce projet ?


C’est bien le premier effectivement. J’essaie que tous mes travaux édités aient un lien, une direction artistique commune, tant d’un point de vue graphique que narratif et de l’idée véhiculée. Je ne dessine pas juste pour dessiner. Le dessin pur ne m’intéresse pas ou si peu. Ce sont les thèmes que je peux aborder par le biais de celui-ci qui sont intéressants et qui vont participer peu à peu à une identité artistique propre. Il y a un grand travail de réflexion dans le choix de mes thèmes. Je veux que mes travaux soient reliés par un fil directeur. C’est pourquoi il m’arrive de refuser des projets. Olivier Petit, directeur des Editions Petit à petit, m’avait déjà demandé de faire des albums pour lui sans que je donne suite et puis au Salon de Montreuil 2007, je l’ai croisé avec Dorothée Piatek. Il m’a à nouveau proposé de travailler ensemble, m’a adressé le texte, et j’ai accepté car rapidement j’ai vu comment j’allais pouvoir le faire épouser mon univers.

  • Comment avez-vous abordé le travail d’illustration du texte de Dorothée Piatek ? L’image du vieil homme s’est-elle aussitôt imposée à vous ?


Le vieux a été trouvé très rapidement. Il m’a fallu exactement deux croquis et c’était bon. Je l’ai de suite imaginé barbu à la démarche sympathique mais avec surtout de la dignité. Sinon globalement, pour tout le travail d’illustration, je voulais quelque chose de très peinture et d’assez enlevé mais en allant encore plus loin que ce que je faisais avant. La difficulté importante a été de trouver des cadrages différents alors que l’histoire se déroule dans un espace restreint : un canal. Il fallait les renouveler à chaque fois tout en donnant à chacun une force narrative.

  • Au milieu de l’album vous représentez des instruments de musiques fabuleux : le vibrabois, le tricintre, le corpouette… Qui est à l’origine de ces idées ?


Dorothée pour la totalité, à part le tricintre. Il en fallait un pour boucher un trou dans la composition alors je l’ai improvisé. Pour le reste, c’est Dorothée qui m’avait envoyé des photos et plein de petits croquis. J’ai n’avais plus qu’à piocher. Cela m’a fait gagner un temps précieux.

  • Quel instrument auriez-vous emporté si vous aviez été l’un des enfants de l’histoire ?


Là, je ne peux vraiment pas vous répondre. Probablement celui qui fait le plus de bruit. Mais il faudrait que je les teste, car je ne suis pas convaincu qu’il sorte un quelconque son de tous les instruments !

  • Pour le vieux qui avait un grain dans la tête, vous utilisez l’acrylique. Utilisez-vous volontiers d’autres techniques ?


Pour des illustrations peinture, l’acrylique est ma technique favorite. Je n’aime pas la gouache. L’huile est aussi sympa que l’acrylique et presque similaire dans l’approche mais plus contraignante en raison principalement du temps de séchage. D’une manière générale, je réserve l’huile lorsque je fais des toiles. Sinon, lorsque je travaille pour des illustrations personnelles ou en vue d’autres projets je peux aussi très bien utiliser d’autres techniques : crayon, stylo, et photoshop. Ca me permet d’aborder différemment les choses et d’explorer de nouvelles voies.



  • Quelques recherches sur Internet m’ont permis de découvrir que vous aviez également réalisé les couvertures de plusieurs romans pour la jeunesse. Comment se passe ce type de travail ? Etes-vous libre de choisir le thème de l’illustration ou vous demande-t-on un travail bien précis dès le départ ?


J’ai la chance d’avoir réalisé ces couvertures pour les Editions Bayard et d’avoir travaillé avec une super directrice artistique. C’est-à-dire quelqu’un qui fait confiance à l’illustrateur, en ne le prenant pas comme un simple exécutant à qui on dirait « je voudrais un ciel gris, avec trois personnages au premier plan qui font du tricot… ». Si elle fait appel à tel illustrateur et pas à un autre, c’est pour que justement sa personnalité ressorte. C’est comme dans un restaurant : le client choisit parmi une carte, mais il n’a pas le culot d’imposer au chef ses propres plats. Mais certains directeurs artistiques l’ont. Et ça ne surprend presque personne. Moi toujours. Donc je propose librement deux ou trois pistes. Un choix est fait ensuite par l’éditeur, choix qui rejoint généralement le mien, puis je modifie et améliore deux ou trois points et je réalise la couverture.

  • Avez-vous d’autres projets liés à la littérature de jeunesse ? ou à d’autres domaines ?


Dans l’édition j’ai des projets personnels en cours mais rien de définitif. J’ai toujours aimé écrire et donc j’ai deux ou trois textes sous le coude mais qui doivent mûrir et dont je dois définir comment les illustrer et sous quelle forme. Illustration pour certains, BD pour d’autres ? Mais il y a aussi plein d’autres domaines comme l’animation par exemple qui pourrait me tenter. Tout avance pas à pas. Peut-être qu’aucun ne verra le jour, mais aucun ne se perd réellement. On rebondit sur l’un pour en créer un nouveau. Je suis aussi intervenant dans l’enseignement supérieur pour des étudiants qui ont presque mon âge. C’est une chouette expérience. Vraiment. On apprend beaucoup et on progresse plus vite.

  • Quel est l’album de votre enfance qui vous a le plus marqué ?


Je n’ai pas beaucoup lu étant enfant et je ne me souviens pas beaucoup d’albums en particulier. Je suis venu au dessin très tard vers l’âge de 16 ou 17 ans. J’ai par contre lu beaucoup de BD. Mais là aussi j’étais très sélectif. Je préférais les univers un peu sombres, allumés, exacerbés comme ceux de Loisel, Tardi, Bilal ou Yslaire. Pour moi Sambre de Yslaire est la référence. Quand la bd sort de son cadre ludique comme simple produit de divertissement pour adolescent et devient un art, elle devient Sambre.

  • Y a-t-il une question à laquelle vous auriez aimé répondre et que je ne vous ai pas posée ?


J’aimerai surtout poser une question à beaucoup d’éditeurs : accepteraient-ils de travailler pour les sommes qu’ils proposent ? Je ne veux pas casser l’ambiance mais c’est un problème qu’un jour il faudra résoudre. Parce qu’il est déjà posé depuis longtemps. Je ne tiens pas à passer pour un aigri de l'édition (car je n'ai pas à l'être) et à mes yeux ce n'est pas justement le problème de l'argent qui est important. Car quand on choisit ce métier, on sait que c'est un métier d'incertitudes ou de chance, donc il serait inutile de pleurer sur des revenus variables. Non, je tente de mettre le doigt sur un problème de respect de l'illustrateur et donc de respect de l'art et de la création en général qui n'a plus beaucoup sa place dans l'édition actuelle (à part certains éditeurs dont j'ai déjà parlé, et il y en a d'autres malheureusement peu nombreux). La façon de rémunérer est un exemple de ce non respect. Il faut savoir que pour un album nous sommes payés avec des droits d'auteur. Nous recevons un première somme sous forme d'avance sur droits (qui vont de 1500 à 3000 euros environ) avec environ 4% de droits d'auteurs que nous touchons après avoir "rembourser" cette avance sur droits. Dans ces cas, cela va encore: à nous de faire un hit pour vivre. Mais bien souvent les droits d'auteurs sont de 1,5 ou 2%. Ce qui fait que dans de nombreux cas, il faut vendre 6000, 20000 voire 30000 albums pour toucher des droits alors qu'en même temps l'éditeur nous prévient qu'il ne sera tiré que 2000 (ça arrive) ou 4000 exemplaires maximum (ce qui est déjà beaucoup). Donc il est impossible d'être rémunéré, à part les 2000 euros de départ pour 3 à 4 mois de travail. '' C'est cela que j'appelle un non respect.''

Autre exemple croustillant mais courant: j'étais en dédicace au dernier salon de Montreuil. J'avais donc un badge marqué illustrateur. Je me promène entre les stands et je m'arrête devant celui d'une grosse maison pour regarder leur catalogue. On me tombe dessus et on me dit (alors que je n'ai rien demandé!!!), que l'on ne reçoit pas les illustrateurs. Il y actuellement un énorme mépris de la part des éditeurs. Le problème, c'est qu'aucun secteur ne respectant et ne nourrissant pas ces acteurs ne peut tenir à terme. Et c'est la qualité qui en est la première victime.


Je remercie infiniment Julien Tixier pour d'avoir joué le jeu de l'interview et de nous avoir apporté son témoignage sur le métier d'illustrateur. J'espère que nous aurons très bientôt l'occasion de découvrir la suite de son travail !

lundi 26 janvier 2009

interview d'Elodie Coudray

Elodie Coudray, illustratrice de livres pour enfants, a eu l'extrême gentillesse de répondre à quelques questions au sujet de l'album "Le Jardin de Tonio".


  • Comment est né ce projet ? Connaissiez-vous déjà Dorothé Piatek personnellement ou est-ce elle qui a pensé à vous pour illustrer son texte ?

E.C. : J'ai rencontré Dorothée Piatek en 2006, année où elle m'a offert d'illustrer le texte du "Prince au Grands Pieds" (paru l'année suivante aux Ed. Petit à Petit). L'année dernière, en rentrant du Festival de Rouen, Dorothée m'avait fait l'amitié de me laisser lire le texte d'un futur album ("Le vieux qui avait un grain dans la tête"), et elle y avait joint l'histoire de Tonio, "comme ça, pour avoir mon avis"... J'avais été extrèmement émue par ce texte, je le trouvais fort et tout simplement très beau... La belle surprise fut d'apprendre que Dorothée et Olivier Petit (éditeur des Editions Petit à Petit) avaient pensé à moi pour l'illustrer...

  • Comment s’est passée votre collaboration ? Est-ce une vision totalement personnelle de l’univers de Tonio ou bien est-ce une représentation commune à l’auteur et à vous ?

J'avoue que dans un premier temps, je m'empare du texte de l'auteur sans trop lui demander son avis: j'ai besoin de m'approprier le texte dans son ensemble et durant les semaines ou même les mois qui me sont nécessaires à faire émerger les personnages et leur univers, je ne montre pas forcément grand chose à l'auteur... J'essaie de ne pas répéter le texte mais de lui apporter un autre niveau de lecture, d'y faire éventuellement la place à une petite histoire parallèle. Quand je commence à saisir les personnages principaux, j'organise une "rencontre" avec l'auteur sous forme de croquis poussés au crayon ou à la peinture; par chance, ma vision des personnages n'a jusqu'à présent pas heurté leur parent de plume... (sourire) Souvent, tant que je ne suis pas arrivée à ce que je veux, je préfère ne rien montrer, mais j'essaie d'expliquer là où je veux aller et malgré cette phase de travail en solitaire, l'esprit de l'album se discute bien sûre avec l'auteur. Par exemple, pour "Le Jardin de Tonio", je "voyais" beaucoup de blanc (du papier)... C'était important de mon point de vue, du fait que ce récit était comme une réminiscence, comme on aurait écouté un ami nous rapporter un fait de son enfance: des images apparaissent alors et laissent d’avantage la place au ressenti et à l’imagination qu’à la précision des lieux ou des objets... C’est d'ailleurs un album sans prouesse technique, où l’illustration se couche derrière le texte. Je veux dire par là qu’en tant qu’illustratrice, je ne me suis pas attachée à "bien dessiner"; les proportions, les mains ou tout autre détail peuvent être approximatifs, ce n’était pas ma priorité. Avant toute chose, je voulais faire ressortir l’amour qui émane de cette tranche de vie, donner à sentir la tendresse, la chaleur qui réunit les êtres, quelque soit leur âge ou leur milieu… Nous ne voulions pas un fini "léché", mais des traits plus ouverts que dans "Le Prince aux Grands Pieds", que les traits de construction restent parfois apparents, que la couleur et les ombres vibrent…

Lorsqu'un duo auteur/illustrateur monte un projet ensemble, c'est un peu différent de la collaboration plus habituelle où l'illustrateur travaille avec le directeur artistique d'une maison d'édition, souvent sans rencontrer l'auteur, celui-ci découvrant parfois le livre à sa sortie en librairie... Etant dans le premier cas, Dorothée connaît mon univers et le terrain est relativement propice à la confiance quant à ce que je ferai de ses mots; on peut dire qu'elle me laisse le champs libre... Dans les images du "Jardin de Tonio", la vision de son univers m'est propre, mais elle est passée au crible des mots de Dorothée, alors il y a forcément de nous deux dans ces dessins...

  • Quels sont les différentes étapes de votre travail dans la création d’un album ?

Je lis d'abord plusieurs fois le texte... Dans la marge ou au dos des feuillets, je commence à croquer quelques minuscules images qui me viennent spontanément, parfois évoquées par une seule phrase. Après avoir laisser mon esprit errer quelques temps, je reprends le texte pour effectuer un premier découpage, afin d'asseoir la pagination de l'album. Je peux respecter le découpage initial de l'auteur, et ses paragraphes, mais si cela n'abîme pas le texte je pousse quelques phrases un peu plus avant ou plus après _j'y reviendrai d'ailleurs plusieurs fois, et soumettrai mon découpage final au consentement de l'auteur puis de l'éditeur... Parmi mes premiers croquis spontanés, je regarde quelles images me font toujours envie, et je les place en priorité sous forme de vignettes représentant les pages du livre (chemin de fer) sur une feuille A4 pour avoir une vue d'ensemble rapide... Je poursuis alors le crayonné, les images manquantes, j'affine les détails, je me documente, je commence parfois des recherches couleur... J'essaie d'être attentive au rythme de l'album, à l'ordre de succession des plans (éloignés, rapprochés, frontaux, etc...) Il arrive souvent que certaines pages soient plus faibles d'autres; il faudra alors y accorder d'avantage d'importance, changer totalement l'angle de vue peut-être?... Quand j'ai dégrossi l'ensemble et que je tiens la plupart de mes planches au crayonné, je les envoie à l'auteur pour recueillir son avis. Une fois le découpage et le crayonné aboutis et validés par l'éditeur, je passe à la mise en couleur. En général, je commence par la couverture. Celle-ci et 3-4 premières planches seront rendues 2 à 3 mois plus tôt car elles serviront de support aux représentants commerciaux de la maison d'édition...

  • Vous dites que « Le Jardin de Tonio » vous tient particulièrement à cœur. Avez-vous un attachement particulier aux jardins ouvriers que vous avez su représenter comme de véritables havres de paix ?

Tout ce qui semble un tant soit peu fragile me touche... Ces jardins ouvriers faits de bric et de broc, leurs gros choux éclos entre deux fils tordus et une plaque rouillée peuvent être porteurs d'une douce poésie... Au-delà du paysage qu'ils offrent ou que l'on imagine, vous remarquerez que même s'ils sont aménagés à partir de matériaux de récupération, ils sont parfaitement entretenus, parfois tirés au cordeau, et puis j'aime l'idée de ces jardins où rien ne se perd... Ces jardins ouvriers disparaissent mais dans les grandes villes ont voit réapparaître ce que l'on nomme aujourd'hui des "jardins familiaux". Cela tient à des initiatives politiques et sociales: ramener de la verdure au coeur des villes, apprendre aux enfants ce qu'est une fleur ou un légume, leur apprendre comment ça pousse, à en prendre soin... Et puis plus bêtement, avoir un jardin, cela permet de se nourrir et à l'heure où on nous bassine sur le prix des fruits et des légumes, le "bien-manger" et la crise, c'est aussi une réalité économique...

  • Le monde extérieur est presque inexistant de vos illustrations jusqu’à l’arrivée de ce diabolique supermarché. On retrouve néanmoins une affiche, près du hall d’entrée de l’immeuble, annonçant une session de slam. Je vous sais illustratrice, mais peut-être écrivez-vous aussi ?

C'est vrai, je n'ai quasiment pas représenté la cité où vivent Tonio, Frida et les enfants!... Pour être honnête, je ne ressentais pas vraiment de plaisir à l'idée de dessiner des immeubles, mais j'essayais aussi de me souvenir ce que c'était que d'habiter entouré de bâtiments pas particulièrement attrayants: ça ne donne pas toujours envie de regarder dehors, alors on met des rideaux colorés à ses fenêtres, des fleurs si on a un bout de balcon... C'est bien sûre une vision personnelle, et mes personnages se créent leurs jardins intérieurs, ils nourrissent le jardin et l'appartement de Tonio de leurs rires, de leur gaieté et de leur agitation... La vue plongeante sur le supermarché ou l'affiche sont des clins d'oeil à mon ancien quartier parisien _j'habitais Belleville, un quartier vivant avec beaucoup de gens aux fenêtres... (sourire) Et non, je n'écris pas. Pour l'instant, je me pose avec plaisir sur les mots des autres...

  • Enfin, je serais curieuse de connaître les illustrateurs qui vous inspirent particulièrement.

Depuis l'enfance, j'ai toujours eu beaucoup de plaisir devant des illustrations très détaillées, comme celles du suédois Carl Larsson ou de l'américain Winsor McCay, le créateur de Little Nemo. J'aimais aussi les illustrations de Lisbeth Zwerger, appréciant par la suite la façon dont elle mène ses plans à une certaine abstraction, tout comme Rébecca Dautremer d'ailleurs, dont j'apprécie ainsi la force des cadrages. J'aime aussi les illustrations de Tardi, Juanjo Guarnido, la fausse simplicité de Sempé, Marc Boutavant, l'onirisme des illustrations d'Elodie Nouhen... J'en oublie forcément, car les illustrateurs, entre autres, sont des "bouffeurs" d'images mais mes goûts et mes envies me poussent vers divers horizons et émerveillements: Gustav Klimt, Egon Schiele, les Nabis, Charles Rennie Mackintosh, les créations textiles Liberty, les monstres marins, les films d'Emir Kusturica et de Caro et Jeunet, les sculptures des Lalanne, de Barry Flanagan ou de Patrick Dougherty, les machines de François Delarozière...


Je tiens à remercier chaleureusement Elodie Coudray pour ses réponses passionnantes et vous conseille d'aller visiter son propre blog où vous pourrez continuer à découvrir son univers.