Midola's blog

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dimanche 21 avril 2013

Magnus / Sylvie Germain

magnus.jpg Ca faisait longtemps que je voulais lire Magnus de Syvlie Germain, lauréat du Goncourt des lycéens il y a quelques années. De manière générale, j’apprécie énormément les Goncourt des lycéens, mais, là, je dois dire que celui-ci ne m’a pas emballé, ni dans l’histoire, ni dans la forme.

Magnus nous renvoie dans le monde de l’après guerre. Un petit garçon, fils d’un médecin « opérant » dans un camp de concentration, va être confié à un oncle en Angleterre alors que son père est décrété mort au Mexique où il se cachait ,et que sa mère sent sa dernière heure venir à son tour. C’est alors que le garçon va faire d’importantes découvertes sur son enfance dont il n’avait aucun souvenir. Elles vont fortement le perturber et l’inciter à parcourir le monde à la recherche de son véritable « moi ».

Autant le dire, l’histoire ne m’a pas vraiment convaincue et je ne me suis attachée à aucun personnage. Et puis, il m’a manqué un peu de cohérence. J’ai eu parfois l’impression de suivre plusieurs histoires qui ne formaient pas forcément un tout. Quant à la forme, ça n’a guère été mieux car entre chaque chapitre (appelé « fragment ») racontant l’histoire est inséré un texte issu de divers livres. Ces interruptions, mêmes si elles renvoient à l’histoire, m’agacent toujours car elles me freinent dans mon envie d’en savoir plus.

Bref, une rencontre manquée entre Sylvie Germain et moi…

dimanche 24 mars 2013

Melisande ! que sont nos rêves ? / Hillel Halkin ; traduit par Michèle Hechter aux éditions de la Table Ronde

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Melisande ! Que sont nos rêves ? est un étrange roman dans lequel on entre sans bien comprendre les relations entre les différents personnages. Le narrateur, Hoo, s’adresse à Mellie, une jeune fille qu’il a connu pendant sa jeunesse sans que l’on sache exactement ce que sont leurs relations au moment où Hoo rédige ce texte. Et c’est au fil de la lecture que l’on va comprendre les liens qui unissent ces deux personnes. On découvre la jeunesse de ces personnages, leurs amitiés, leurs amours, leurs doutes.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le récit, notamment pendant la partie consacrée à Ricky, l’ami d’enfance de Hoo et de Melisande. Un drôle de personnage qui se tourne vers la méditation et part en Inde perdre la raison auprès d’un gourou. Puis, la relation entre Hoo et Mellie se construit, leurs vies évoluent au gré des joies et des épreuves. Ces deux personnages sont au final assez proches de nous, ils rencontrent un peu les mêmes épreuves, les mêmes interrogations. Ce qui est passionnant dans ce roman, c’est tout simplement l’histoire d’amour de Hoo et de Mellie et la manière dont elle se construit.

Et puis, l’écriture de Hillel Halkin est vraiment agréable. Pleine de poésie, elle nous porte à travers l’existence de Mellie, Hoo et Ricky et nous fait voyager à travers les Etats-Unis et l’Inde.

Melisande ! que sont les rêves ? est un roman vraiment très agréable à lire, une très belle histoire d’amour dont, hélas ! on ne connaît pas la fin ! On laisse Ho et Mellie sur le point de se retrouver après une très sérieuse dispute… Happy end ou pas ?!

Merci aux éditions de La Table Ronde et à Babelio pour l'envoi.

mercredi 23 janvier 2013

Cet été-là / Véronique Olmi

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Trois couples se retrouvent pour le week-end du 14 juillet à Coutainville en Normandie. Le temps est splendide mais il n’empêchera pas les querelles et les vieilles histoires de refaire surface. Dans chaque couple, même ceux qui semblent les plus solides, il y a des hauts et des bas.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman où je n’ai pas pu m’attacher à un seul personnage et où j’ai trouvé la narration trop lente. Certes, le roman est très riche en histoires de vie, en analyses psychologiques. Mais que les trois couples aient tous besoin de prendre de grandes décisions ce week-end du 14 juillet ne m’a pas paru crédible du tout.

Je crois que j’ai trouvé cette lecture déprimante. Certes, le roman parle de la vie, des sentiments, des blessures infligées par la vie, de l’amitié… Mais je ne m’y suis pas reconnu du tout. A aucun moment leur week-end et leur amitié ne m’ont fait rêver. Je les ai presque tous trouvé aigris, agressifs les uns avec les autres. A très peu de moment ils semblaient heureux d'être tous ensemble. Je suis donc contente que leur escapade ait pris fin pour que je puisse me lancer dans une aventure un peu plus palpitante.

Challenge Petit Bac 2013, catégorie Phénomène météorologique de ma ligne Romans & Cie petit_bac_2013.jpg

jeudi 10 janvier 2013

La petite fille de la Chartreuse / Pierre Péju

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Le billet de Clara il y a quelques semaines m’avait donné très envie de lire ce roman et de découvrir l’histoire de ce libraire, Vollard.

Vollard est un librairie qui vend à la fois du neuf et de l’occasion. Il lit depuis qu’il est tout petit à longueur de journée et a pour particularité de retenir par cœur de longs passages de ses lectures, sans même s’en rendre compte.

La vie de ce libraire est tranquille, entièrement dévouée à sa passion livresque jusqu’au jour où un terrible accident va chambouler sa vie. Un soir, alors qu’il rentrait au volant de sa camionnette, une petite fille va se jeter sous ses roues. Alternativement, nous découvrons alors la vie de Vollard et celle de Thérèse, la mère de la fillette. Deux vies solitaires qui vont se croiser au chevet de la fillette.

Je n’en dis pas plus sur l’histoire qui va nous faire vivre le meilleur comme le pire. Même si l’histoire n’est pas bien gaie, elle m’a beaucoup plu. Et puis, on ne peut pas être insensible aux passages consacrés à la lecture et aux livres ;-)

Par contre, je n’ai pas vraiment aimé l’écriture. J’ai trouvé le style lourd, avec un usage abusif des accumulations.

Une lecture intéressante, donc, mais que je ne garderais probablement pas longtemps en mémoire.

Challenge Petit Bac 2013, catégorie Lieu de ma ligne Romans petit_bac_2013.jpg

samedi 1 décembre 2012

Ma brillante carrière / Miles Franklin ; traduit par Nelly Lhermillier

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Pour cette nouvelle session du Blog-o-club, l’Australie était à l’honneur avec la lecture de Ma brillante Carrière, écrit par Mils Franklin, célèbre féministe australienne du début du XXe siècle.
ma_brillante_carriere.jpg Ma brillante carrière met en scène Sybylla, une jeune fille intrépide et avide de liberté qui exaspère au plus haut point sa mère qui l’éloigne d’elle en la plaçant chez sa grand-mère. Enfin libérée de toutes les lourdes tâches domestiques et celles liées à l’exploitation de son père, Sybylla va connaître pendant plusieurs mois une vie très agréable, entourée de sa grand-mère et de sa tante, deux femmes très aimantes et attentionnées. Pendant ce séjour, Sybylla va faire la connaissance d’un jeune homme « bien sous tous rapports » et qui va tout mettre en œuvre pour conquérir notre héroïne.

Le roman nous fait voyager à travers l’Australie entre le bush où la vie est particulièrement dure et la bourgeoisie australienne où le mode de vie m’a plus d’une fois fait penser à mes lectures de Jane Austen.

J’ai lu Ma brillante carrière avec beaucoup de plaisir mais l’héroïne a eu de cesse de m’exaspérer, passant son temps à se dénigrer et à agresser les hommes qu’elle rencontre. Néanmoins, Sybylla est un personnage moderne puisque le roman date de 1901, époque où les jeunes filles n’avaient qu’un avenir possible : se marier !

Pour terminer, j’aurais voulu souligner un élément qui a un peu gâché ma lecture. Je n’ai trouvé ce livre que dans l’édition « Libra Diffusion » (livres en gros caractères) où j’ai relevé dans les premiers chapitres bon nombre de coquilles, et d’erreurs de genres. Je ne sais pas s’ils font l’économie de saisir manuellement le texte en utilisant la reconnaissance optique, mais il pourrait se fendre d’un véritable relecteur !

Je vous renvoie aux blogs de Sylire et Lisa pour découvrir les autres avis sur cette lecture.

Pour le blog-o-club du mois de mars, c’est l’auteur Henri Bauchau, disparu il y a peu, qui sera à l’honneur. Choix dont je me réjouis car il figure en bonne place dans les auteurs que je voulais découvrir !

vendredi 30 novembre 2012

14 / Jean Echenoz aux éditions de Minuit

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Jean Echenoz est un auteur que j’affectionne tout particulièrement car il sait se renouveler et nous surprendre. Dans 14, il s’agit bien évidemment d’un roman sur la Première Guerre mondiale. Certains diront : « encore la guerre ?! ». Oui, encore la guerre car on a beau lire des ouvrages sur cette période, on ne connaîtra jamais tout dessus. L’histoire que raconte Jean Echenoz n’a rien des récits héroïques, c’est tout simplement l’histoire de cinq hommes partis au combat où certains mourront et d’autres rentreront marqués à vie par les horreurs qu’ils auront vues et vécues. Mais pour ceux qui rentreront et ceux qui sont restés, il va falloir tant bien que mal s’adapter à ces nouvelles vies.

Ce qui est formidable dans le roman de Jean Echenoz, c’est que l’auteur raconte simplement l’histoire de ces hommes, il sait aller à l’essentiel. Son écriture est efficace, épurée. Certains mots résonnent alors longtemps en nous et nous font prendre conscience de ce que nos ancêtres pas si lointains ont enduré.

Un roman à lire sans hésiter.

vendredi 16 novembre 2012

Home / Toni Morrison ; traduit par Christine Laferrière aux éditions Christian Bourgois

home.jpgUne fois n’est pas coutume, j’ai accepté de participer au match littéraire organisé par Price Minister. Et c’est avec Home de Toni Morrison que j’ai joué le double jeu : celui du Match Littéraire et celui de la Lecture commune avec Enna, Saxaoul, Mrs B, Valérie et Tiphanie.

J’ai vu fleurir depuis quelques semaines des billets élogieux, tous plus bien écrits les uns que les autres. Et depuis plusieurs jours, j’essaie en vain d’écrire mon billet sans y parvenir tant ce roman est dense.

Home, c’est l’histoire d’un frère et d’une sœur qui se retrouve après bien des années et des épreuves dans leur ville natale qu’ils s’étaient jurés de quitter pour toujours.

Home, c’est l’histoire d’un frère qui traverse les Etats-Unis pour retrouver sa sœur en grande difficulté et qui revit sa guerre de Corée en même temps.

Home, c’est l’histoire de la ségrégation vécue par ce frère et cette sœur depuis leur plus jeune âge. Ces horreurs auxquels ils ont assisté et qui les ont traumatisés.

Home, c’est encore beaucoup d’autres thèmes encore.

Homeest un roman très riche tant par le thèmes abordés que par sa construction. Sorte de roman choral où les points de vues se succèdent, et les souvenirs se mêlent au récit. J’avoue avoir eu un peu de mal pendant la lecture des premiers chapitre pour comprendre où l’auteur voulait nous emmener (mais peut-être est-ce dû à des conditions de lectures un peu mouvementées). Et puis, une fois que l’on a identifié les personnages et que les différents récits se rejoignent, on est totalement captivé par ce roman très fort.

Je n’ai jamais attribué de note à un roman, c’est bien la première fois que je le fais et je trouve que cela n’a aucun sens puisque je n’ai aucun élément de comparaison. Mais bon, c’est le jeu et je m’y plie. J’attribuerai donc la note de 17/20 : un très bon roman mais qui a failli me perdre au démarrage…

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Allons découvrir les billets de Enna, Mrs B, Valérie, Saxaoul et Tiphanie.

mardi 13 novembre 2012

Beauvoir in love / Irène Frain aux éditions Michel Lafon

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Il y peu de temps, j’ai regardé le film Les amants du Flore, retraçant l’incroyable histoire de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir. Le roman de Irène Frain a donc tout naturellement attiré mon attention lors de l'opération Masse critique de Babélio, c’était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur cette femme exceptionnelle. Hélas ! Le titre porte bien son nom, il ne s’agit au court de ces quatre-cents pages que de l’histoire d’amour entre Simone de Beauvoir et l’écrivain Nelson Algren. Leur histoire est bien évidemment atypique ; Simone de Beauvoir n’accorde pas son amour au premier venu. Mais malgré leurs échanges et leurs visites dans les bas-fonds de Chicago ou de New-York, j’avoue que je me suis assez vite ennuyée. J’ai du mal à dire d’où vient cet ennui car le personnage de Simone de Beauvoir est plutôt fascinant : elle peut se pavaner dans d’élégants habits puis écumer tous les lieux sordides de Chicago aux côté de Nelson Algren sans éprouver la moindre crainte ou dégoût. Elle peut remuer des montagnes pour arriver à ses fins mais se vexer pour un mot de travers.

Et puis, les relations avec Sartre sont aussi particulières, leur correspondance presque quotidienne est pour le moins impressionnante mais aussi compliquée. Ils se disent presque tout mais se manipulent également, choisissent le moment d'annoncer telle ou telle chose en escomptant une réaction particulière...

Alors d’où vient cet ennui ? Peut-être tout simplement du style de l’auteur ou de la forme du récit biographique, trop linéaire, trop froid ?

Un caveau de famille / Katarina Mazetti

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Il y a un peu plus d’un an j’avais passé un excellent moment à la lecture du Mec de la tombe d’à côté. Je m’étais vraiment amusée et avais été tentée d’acheter la suite dans la foulée. Mais tous les billets très mitigés m’avaient un peu refroidis. Et j’ai apriori bien fait d’attendre avant de le lire car je me suis plongée dans Le caveau de famille au moment où je suis en congé parental et que je dois assumer un peu les mêmes tâches que Désirée : enfant en bas âge et entretien de la maison. Bon, la très grande différence entre elle et moi, c’est que mon mari n’est pas du tout agriculteur, qu’il sait faire son café, lancer une machine à laver et qu’il ne me considère pas comme la bonne à tout faire. Ouf !

Mais malgré tout, quand on ne travaille pas, on ne peut s’enlever de la tête que c’est à nous de s’occuper au mieux de notre petit intérieur douillet et quand la journée a été remplie de pleurs, de colères et autres imprévus et que le soir la maison est sans dessus dessous et le frigo vide… on culpabilise ! Et alors, on comprend on ne peut mieux le désespoir de Désirée même si ses difficultés sont décuplées.

Du coup, je me suis beaucoup amusée pendant cette lecture. Certes, il y a beaucoup d’exagérations. Benny se transforme en tyran et fait tout ce qu'il peut pour faire de sa bibliothécaire une fermière tandis que Désirée se noie parfois dans un verre d'eau si bien que notre couple n'a plus grand chose à voir avec le premier tome. Mais tant pis, je pense que j'ai autant aimé Caveau de famille que Le mec de la tombe d’à côté.

dimanche 4 novembre 2012

Premier été / Anne Percin

premier été

De nombreux billets élogieux m’avaient donné très envie de lire ce roman. Hélas ! la magie n’a pas du tout opérée chez moi. A plusieurs reprises durant ma lecture, j’ai eu la sensation d’avoir déjà lu ce roman alors que c’était totalement impossible. Drôle de sensation !

Deux jeunes femmes se retrouvent dans la maison de leurs grands-parents, décédés récemment, où elles passaient toutes les vacances lorsqu’elles étaient petites. C’est l’occasion pour l’une d’elle de raconter à sa sœur ce qu’il s’est passé il y a quinze ans durant un été pourtant semblable à d’autres étés, où leurs journées étaient partagées entre la piscine et les garçons. Mais voilà, Catherine fît une drôle de rencontre cet été là…

J’ai trouvé la forme de récit pénible. La jeune femme s’adresse à sa sœur qui est à côté d’elle mais on a l’impression que c’est un journal qu’elle rédige. Il n’y a aucune référence à l’instant présent dès lors qu’elle a entamé son récit. On attend tout au long de l’histoire que le fameux secret soit dévoilé et une fois qu’on connaît le fin mot de l’histoire, que Catherine a fini de parler, il n’y a aucune réaction de sa sœur. Elles reprennent leurs activités où elles les avaient laissées et le roman s’achève. Drôle de fin…

Il y a pourtant des choses intéressantes dans ce roman sur l’adolescence mais je me suis ennuyée. Dommage.

D’autres avis souvent plus enthousiastes que le mien : Alex-mot-à-mot, Gambadou, Sylire, Clara, et Noukette qui en répertorie énormément.

lundi 29 octobre 2012

La Resquilleuse / Mary Wesley

REsquilleuse

Mary Wesley est un auteur qui a bonne presse en général. On voit régulièrement des billets élogieux sur la blogosphère et ses romans sont toujours empruntés à la médiathèque. Du coup, j’ai pris le premier roman que je trouvais : La Resquilleuse. Et comme bien souvent, lorsqu’on attend beaucoup d’un auteur, on est souvent un peu déçu…

La Resquilleuse est une drôle d’histoire. Matilda a une cinquantaine d’années et n’attend plus grand chose de la vie. Son mari est mort depuis trois ans, son chien l’a suivi de peu, ses quatre enfants se soucient bien peu d’elle. Tout en étant loin de la dépression, Matilda souhaite rejoindre son mari après avoir mis en ordre toutes ses affaires. Mais une rencontre très particulière va l’obliger à remettre son projet de suicide à plus tard…

"La Resquilleuse'' est vraiment un étrange roman car malgré toutes les désillusions que va rencontrer Matilda, tout ce qu’elle va découvrir sur son mari et ses enfants, Matilda n’est pas un personnage triste. Elle ouvre les yeux sur sa vie, avoue qu’elle aime plus ses animaux que les humains qui l’entourent. Il y a beaucoup d’amertume dans ce livre sans qu’il soit véritablement triste, comme si la trahison de ses proches était inévitable.

L’esprit du roman m’a un peu mis mal à l’aise, du coup, il faudra absolument que je me lance dans une autre lecture de cet étrange auteur !

jeudi 25 octobre 2012

La survivance / Claudie Hunzinger

Survivance

Il y a deux ans, j’avais lu ''Elles vivaient d’espoir'', premier roman de Claudie Hunzinger où elle retraçait le destin de sa mère pendant la seconde guerre mondiale. J’avais tellement aimé ce livre que je me suis presque jeté les yeux fermés sur son nouveau roman. « Presque » parce que le billet de Clara a été l’élément déclencheur qui m’a incité à faire un tour chez mes libraires du coin où il figurait parmi leurs coups de cœurs. Hélas ! je crois que j’attendais trop de cette lecture et c’est une légère déception que j’ai rencontrée…

Jenny et Sils sont deux libraires originaux d’une soixantaine d’années qui sont contraints de déménager. Après de nombreuses recherches infructueuses, leur dernière solution est de se réfugier, eux et leurs innombrables cartons, en pleine montagne à La Survivance, une maison délabrée au confort extrêmement précaire. Et c’est en compagnie de leurs lectures qu’ils vont puiser l’énergie et les idées pour survivre dans ce drôle de refuge.

Le défi qu’il se lance est passionnant. L’un se raccroche surtout à ses livres et à la peinture, tandis que l’autre essaie de se rapprocher de la nature en étudiant tout ce qui l’entoure (et en se documentant grâce à ses livres !). Si bien qu’à de nombreux moments j’ai eu envie de me retrouver là-bas avec eux, respirer le bon air montagnard et communier avec la nature (bon, l’hiver quand il fait un froid de voleur chez eux… ça donne nettement moins envie quand même…). En fait, ce qui m’a gêné par moment dans cette lecture, ce sont les nombreuses références littéraires que je ne connaissais pas et qui m’ont donné l’impression d’être totalement ignare. J’avais l’impression d’être d’un seul coup exclue de ma lecture. Etrange impression plutôt désagréable. Mais peut-être que tous les titres cités vous parleront plus qu’à moi.

Le billet de Keisha qui a beaucoup aimé.

vendredi 12 octobre 2012

Jane Eyre / Charlotte Brontë

jane eyre

Il y a une quinzaine d’années, j’étais allée voir au cinéma l’adaptation de Jane Eyre avec Charlotte Gainsbourg. J’ai donc vu le film à l’âge où j’aurais dû lire le roman… Du coup, j’ai toujours repoussé le moment de le lire en me disant que je connaissais déjà l’histoire… Et puis, avec la nouvelle adaptation, la parution du roman Quand j’étais Jane Eyre de Sheila Kohler et plusieurs billets de la blogosphère, j’ai franchi le pas le cet été. 760 pages avalées en l’espace de quelques jours sous le regard amusé de Monsieur (bon, faut dire que je traînais partout le livre avec moi pour mettre à profit chaque minute libre ;-)

Le roman s’ouvre sur l’enfance malheureuse de Jane Eyre, cette pauvre orpheline recueillie à contre cœur par sa tante qui ne se prive pas pour le maltraiter avant de l’envoyer en pension dans une école très austère pour les orphelines. Jane Eyre est alors seule au monde lorsqu’elle décide de devenir gouvernante. Sa vie va alors changer, elle va rencontrer des personnes qui vont la respecter, l’aimer mais dont elle devra s’éloigner de peur de voir son honneur bafoué. De nombreuses péripéties vont ponctuer la vie de Jane Eyre, des rencontres inattendues vont enrichir sa vie.

Je n’en dis pas plus bien que l’histoire ne soit pas le plus important au final. C’est l’écriture qui est magnifique. Dès les premières lignes on est embarqué par l’auteur dans la vie de Jane, on navigue dans la société victorienne comme s’y on y était. La futilité des personnes riches, l’importance de la religion, le mode de vie de ces immenses manoirs emplis de domestiques... Et puis des personnages attachants ou exaspérants, des descriptions de paysages magnifiques...

Bref, un roman qu’on ne peut résumer en un billet. Plutôt le dévorer donc !

Et moi, il ne me reste plus qu'à me procurer Quand j'étais Jane Eyre...

vendredi 5 octobre 2012

La liste de nos envies / Grégoire Delacourt

liste de mes envies

Ca faisait un moment que je voulais lire ce roman et je ne sais pas pourquoi je voyais cette lecture comme divertissante, légère. Eh bien que nenni ! Je suis restée sonnée un moment après l’avoir refermé !

Jocelyne, marié avec Jocelyn depuis de lingues années, tient une petite mercerie à Arras. Sa vie est très simple, et Jo rêve des petits changements qu’elle pourrait y apporter si elle avait les moyens financiers de le faire. Mais le jour où elle gagne au loto, elle prend peur de cette richesse soudaine et tarde à encaisser le chèque.

Je ne veux pas trop en dire sur l’histoire mais je l’ai trouvé d’une tristesse infinie. Si les « méchants » sont punis, les « gentils » y laissent de nombreuses plumes ! L’auteur nous propose une histoire presque crédible qui fait peur ! Connaît-on vraiment les personnes avec lesquelles on vit ? Jusqu’où l’argent peut-il mener les hommes ?

Bref, une histoire passionnante et terrifiante !

mardi 18 septembre 2012

Arrêtez-moi là / Iain Levison; traduit par Fanchita Gonzalez Batle aux éditions Liana Levi

arrêtez moi là

Je n’avais jamais encore lu cet auteur et je peux dors et déjà vous dire que ça ne sera pas le dernier. Je connaissais ce titre de vu depuis très longtemps et cet arrière de taxi m’a toujours attiré. Comme quoi, nos choix de lecture ne tiennent pas tous à grand chose !

Dès les premières pages j’ai été happée par le récit de ce chauffeur de taxi qui se retrouve accusé d’enlèvement d’enfant et de meurtre simplement parce qu’il a ouvert une fenêtre chez l’une de ses clientes. Et là, d’une action totalement anodine, Jeff Sutton voit sa vie totalement basculer... Un long séjour en prison, un avocat pitoyable, une police incompétente (et c’est un euphémisme) et surtout l’absence de doute dans les yeux des gens qu’il rencontre et qui le croit instantanément coupable de ces ignobles actes.

Iain Levison, non sans un grand sens de l’humour, pointe tous les travers de la société américaine : la police, le système juridique, la télévision qui manipule l’opinion publique… Et puis, il nous montre également à quel point une erreur de jugement peut détruire un homme. Car en dix mois de prison, la société a eu le temps d’effacer cet individu indésirable et se refaire une place dans le monde extérieur n’est pas une mince affaire.

J’ai lu ce roman avec beaucoup de plaisir et j’espère retrouver cet esprit grinçant (l’expression de Livre Hebdo) dans ses autres livres.

D'autres avis enthousiastes : Les hirondelles savent lire, Lettres exprès, la Bibliothèque du Dolmen, et plein d'autres...

samedi 15 septembre 2012

Un dieu animal / Jérôme Ferrari

dieu animal

Ca faisait longtemps que je voulais lire ce roman mais la couverture me faisait toujours peur : cet homme avec un fusil dans les bras regardant au loin…

Billet très difficile à écrire… J’écris, j’efface… j’écris, j’efface. Comment parler de ce roman si dense. Une centaine de pages qu’on ne peut lâcher tout simplement parce qu’il n’y a pas de répits ni dans l’histoire (ou plutôt les histoires) ni dans l’écriture. Pas de paragraphe ni de chapitre, de très longues phrases qui se lisent toute seule mais qui nous emmène au cœur de la vie des deux personnages à une vitesse vertigineuse. Il n’y a pas de répits dans les histoires car un narrateur nous fait passer de l’une à l’autre d’une manière extrêmement fluide.

L’histoire, c’est celle d’un jeune homme que le narrateur tutoie tout au long du livre. Un jeune homme confronté à la guerre depuis sont plus jeune âge mais qui est usé par ces horreurs et qui tente de redonner un sens à sa vie en renouant avec un amour d’adolescence. Cet amour, c’est Magali une jeune femme qui s’est vouée corps et âme à son entreprise et qui se réveille un jour en se demandant si sa vie a un sens. Deux être confrontés à deux mondes difficiles : celui de la guerre et celui de l’entreprise. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que cette nouvelle rencontre les aide à retrouver l’espoir d’un monde meilleur…

Un dieu animal est une lecture courte mais intense qui ne peut laisser le lecteur insensible. Il est confronté à la violence du monde au travers d’une écriture très exigeante. Je suis contente d’avoir enfin osé me plonger dans ce texte mais j’avoue que j’attendrai avant de lire un autre titre de Jérôme Ferrari, histoire de digérer celui-ci.

Les avis de Sylire, Lily, Papillon, et beaucoup d'autres.

dimanche 9 septembre 2012

Grâce / Delphine Bertholon

Grâce

Encore un roman difficile à résumer sans tout dévoiler. Deux récits en alternance : celui de Grâce qui narre certains événements qui ont eu lieu en 1981 alors que Nathan n’avait que quatre ans. Le deuxième récit qui s’intercale entre chaque chapitre est justement celui Nathan devenu adulte et qui est venu passer Noël avec sa mère et sa sœur. Mais cette année-là, le passé les ratrappe…

Pendant une partie du roman on se demande comment les deux récits vont se rejoindre. On sent qu’il y a des non dits dans cette famille, surtout en ce premier jour des vacances. D’autant plus qu’il se passe d’étranges phénomènes dans la maison de Grâce : des vitres brisées, des couteaux plantés au plafond… Est-ce que ce sont des phénomènes paranormaux ? Va-t-on croiser des fantômes ? Et puis, tout s'accélère et se dénoue, Nathan découvre plusieurs lourds secrets sur ses parents, sa soeur, unes des jeunes filles au pair qui s'occupait de li quand il était enfant... De quoi tourmenter ce pauvre Nathan.

Au fur et à mesure du récit, je me suis d'ailleurs attachée à ce personnage de Nathan qui a du mal à refaire surface depuis que sa femme est décédée en donnant naissance aux jumeaux. Il les élève du mieux qu’il peut et veillant à leur faire connaître leur mère. Toutes ces aventures de Noël ne peuvent que nous faire ressentir de la compassion pour lui. J’ai eu plus de mal à m’attacher à Grâce, sûrement parce qu’on la découvre à deux époques à la fois. On a même du mal à faire le lien entre les deux par moment.

J’ai aimé retrouver l’écriture de Delphine Bertholon, mais je dois avouer que ce roman m’a moins passionnée que L’Effet larsen que j’avais vraiment adoré. Une légère déception pour un roman qui a tout de même tenu mon attention éveillée d’un bout à l’autre !

L'avais de Solenn qui a beaucoup aimé, celui de Clara qui a été bien plus déçue que moi.

samedi 1 septembre 2012

La malédiction des colombes / Louise Erdrich; traduit par Isabelle Reinharez

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Nouvelle session du Blogoclub, cette fois-ci consacré aux romans polyphoniques et plus particulièrement à Louise Erdrich et La Malédiction des Colombes.

malediction des colombes Je suis bien embarrassée par cette lecture qui s’est révélée difficile et je dois avouer que si elle n’avait pas fait partie du Blogoclub, je l’aurais abandonnée avant même d’en avoir atteint la moitié. Mais j’aurais certainement eu tort car les choses s’éclairent dans la deuxième moitié du livre.

La Malédiction des colombes nous emmène en Dakota du Nord pour découvrir, sur plusieurs générations, les histoires d’une petite ville à la frontière de la Réserve. La première moitié du roman est une succession d’histoires, à des époques différentes et sans liens apparents entre elles. Arrivée là, je me demandais de quoi parlait exactement le roman… Et puis les chapitres suivants, tout en suivant le même principe d’alterner des narrateurs, finissent pour relier les histoires entre elles. Mais je dois avouer que je n’ai pas tout compris, sûrement parce que je n’ai pas prêté suffisamment d’attention à certains chapitres…

Il y a néanmoins beaucoup des choses intéressantes dans ce roman très dense. On y lit la rivalité entre les blancs et les indiens, la religions (ou les religions) poussée à l’extrême, une belle place est accordée à la musique et à son pouvoir salvateur… Et puis il y a une importante histoire de trahison et de culpabilité qui se répercute sur plusieurs générations.

Au fur et mesure que j’écris ce billet, je me rends compte que je ne peux pas rendre compte de toute sa richesse et que j’ai dû passer à côté de beaucoup de choses. Maintenant que je connais l’histoire et les relations entre les personnages, il faudrait presque que je le relise… Presque…

Rendez-vous sur les blogs de Sylire et Lisa pour lire d'autres avis.

Pour celles et ceux qui habitent dans la région rennaise, Louise Erdrich sera présente aux Champs Libres à Rennes le mercredi 19 septembre à 18h30. Plus d'infos ici.

Ce billet est programmé puisque je suis en vacances. Je répondrai à vos messages et vous rendrai visite dès mon retour.

mardi 14 août 2012

La Théorie du Panda / Pascal Garnier aux éditions Zulma

Théorie du panda

Euh… comment dire que je n’ai pas tout compris au roman ? Ah bah, voilà, c’est dit. Première petite déception avec cet auteur dont j’avais adoré Lune captive dans un œil mort ou Comment va la douleur ?.

Abandonné au bout de quelques pages avant de partir en vacances (ce n’était pas le bon moment), je l’ai repris hier en lisant presque d’une traite.

Gabriel loge dans un petit hôtel en Bretagne sans avoir d’objectif précis à part nouer des liens avec des personnes en difficulté et leur accorder du temps, leur rendre des services, leur cuisiner de bons petits plats. Petit à petit, par des sortes de flash back, on en apprend un peu plus sur Gabriel qui ne semble pas si parfait qu’il en a l’air (enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre…)

Bon, si je n’ai pas tout compris, ça n’enlève rien au talent de Pascal Garnier. Dès les premières lignes on y retrouve sa plume, son univers, son humour grinçant lorsqu’il s’agit de décrire le malheur des gens. Alors, oui, j’ai quand même passé un excellent moment.

vendredi 10 août 2012

Cadres noirs / Pierre Lemaître

cadres noirs

L’été dernier j’avais dévoré Robe de marié de Pierre Lemaître, cette année, je me suis offert le plaisir de me plonger dans une deuxième aventure : Cadres noirs.

Dès le départ on est happé par l’histoire et la vie des personnages. Alain Delambre est un cadre de presque soixante ans au chômage depuis de quatre longues années. Allant de petits boulots en petits boulots, il décide de jouer le tout pour le tout lorsqu’il décroche un entretien pour un poste de RH correspondant tout à fait à son profil. Seulement, l’obtention de ce poste doit passer par un drôle de jeu de rôle : une simulation de prise d’otage où tous les employés ne seront pas au courant qu’il ne s’agit que d’un jeu…

Encore une fois, on se demande où Pierre Lemaître va chercher tout ça ! Les analyses psychologiques, les descriptions de prises d’otages, la vie carcérale… Tout cela a dû demander un immense travail à l’auteur ! L'auteur nous offre un tableau des grandes entreprises qui fait frémir : entre les manipulations, les complots, la violence psychologique ou physique sans oublier ses employés dénués d'amour propre, ça fait froid dans le dos !

Mon seul regret, c’est d’avoir dû le lire par petits bouts. Deux semaines pour lire un polar, c’est difficile pour se remettre dans l’ambiance…

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