Midola's blog

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lundi 13 mai 2013

Moi, Ambrose, roi du Scrabble / Susin Nielsen ; traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec aux éditions Hélium

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Ambrose est un jeune garçon d’une douzaine d’années, allergique à l’arachide et un peu en marge de la société. Elevé par une mère ultra protectrice, Ambrose ne parvient jamais à se faire des amis ; pire, il devient le bouc émissaire de trois jeunes caïds. Mais depuis que Ambrose suit ses études par correspondance et que sa mère travaille en soirée, Ambrose va s’émanciper en fréquentant Osmo, le voisin du dessus, fraîchement sorti de prison, qui l’accompagnera au club de scrabble…

Moi qui était en panne de lecture depuis plusieurs semaines, j’ai lu avec beaucoup de plaisir de roman intelligent et bien écrit. Ambrose est un jeune garçon attachant bien qu’il n’ait jamais sa langue dans sa poche et accumule les maladresses. On ne peut que plaindre Ambrose et sa maman qui ne parviennent pas à trouver le bonheur. Plane toujours au-dessus d’eux la disparition trop précoce du père d’Ambrose, mort d’une attaque quelques semaines avant sa naissance. La maman d’Ambrose vit dans la crainte décuplée qu’il arrive quelque chose à son fils, et son allergie pour l’arachide n’arrange évidemment pas les choses !

Moi, Ambrose, roi du scrabble est un roman sur les personnes un peu en marge de la société qui essaient, comme elles peuvent, de s’épanouir. Et encore une fois, j’ai aimé que cet auteur pour ados ait une écriture riche qui permette à tout le monde de le lire avec beaucoup de plaisir.

Lu dans le cadre D'un livre à l'autre dunlivreautrebis.JPG

mercredi 1 mai 2013

La fois où je suis devenu écrivain / Vincent Cuvellier

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Vincent Cuvellier offre une belle leçon de vie à ses lecteurs. Lui qui était l’avant-dernier de la classe et qui n’intéressaient pas les professeurs a su trouver, seul, sa vocation : écrivain. Il lui faudra, certes, quinze ans pour devenir un écrivain à part entière mais dès l’adolescence, il ne cessera d’écrire. Entre deux petits boulots, il parviendra à écrire des articles, des nouvelles, des scénarii jusqu’à ce qu’il trouve sa voix : auteur de romans ados.

Mais le roman de Vincent Cuvellier est plus qu’un simple récit autobiographique qui nous raconterait la merveilleuse histoire d’un adolescent passionné par l’écriture. Non, Vincent Cuvellier nous parle d’abord d’un jeune adolescent abandonné par un système scolaire mal fait qui s’est totalement désintéressé de lui malgré sa passion visible pour l’écriture. C’est le roman d’un jeune qui a dû se débrouiller tout seul pour s’en sortir et faire de sa passion un métier.

Une belle leçon de vie qui nous montre qu'il faut aller au bout de ses rêves.

mardi 12 février 2013

Les Docle, tome 2 : Les cinq secrets / Frédéric Petitjean aux éditions Don Quichotte

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Il n’y a pas très longtemps, je vous parlais du premier tome des Dolce où nos cinq magiciens devaient se battre contre le Guilde noire. A la fin du premier volume, ils échappaient de justesse aux sorciers grâce au système de puits qui les envoya chacun dans des directions différentes mais aussi à des époques différentes !

A Paris, au Japon, à Londres ou aux Etats-Unis ; dans le passé en 1923 ou dans les années soixante, ou dans un futur proche seize mois plus tard, tous les magiciens devront se démener pour retrouver les autres sans jamais se mettre en danger. L’épreuve sera plus ou moins compliquée suivant les membres de la famille sachant que pendant ce temps, la Guilde noire continue de les traquer et d’accroître leur pouvoir dans le monde.

Ce deuxième tome est très dense puisqu’il nous conte les aventures des magiciens dispersés dans le monde mais qu’il s’attache aussi à d’autres personnages secondaires qui vont aider nos magiciens à lutter contre la Guilde noire. Et puis la Guilde Noire prend de l’ampleur, elle ne veut pas se contenter d’anéantir les magiciens, elle cherche à asseoir sur pouvoir sur toute la planète en jouant avec la vie des hommes.

Frédéric Petitjean aborde de nombreux sujets à travers ce roman, notamment celui du pouvoir des pays riches qui sont capables de manipuler la planètes entière en contrôler par exemple l’ensemble des chaînes alimentaires et tous les réseaux d’information. Que deviendrait la planète si toutes les informations étaient numérisées puis les disques durs effacés ?

Ce deuxième tome des Dolce est encore une réussite ! Vraiment très bien écrit, on oublie que ce roman est à la base destinée aux ados. Et j'aime ces romans qui s'adressent à tous les lecteurs ! Au fil des deux tomes, on a appris à mieux connaître les protagonistes et à s’y attacher. La dernière page tournée, on devient soudain orphelin. Vivement le troisième et dernier tome !!!

Merci aux éditions Don Quichotte pour cet envoi.

Challenge Petit Bac, catégorie CHIFFRE/NOMBRE petit_bac_2013.jpg

mardi 29 janvier 2013

Les Dolce, tome 1 : La route des magiciens / Frédéric Petitjean aux éditions Don Quichotte

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Les Dolce met en scène la dernière famille de magiciens existant sur la planète. Essayant de se fondre au milieu des humains malgré les particularités liées à leur étrange nature, et de mener une vie agréable, ils vont devoir affronter leurs pires ennemis : la Guilde noire, c’est-à-dire les sorciers malintentionnés cherchant à les erradiquer définitivement.

Nous voilà bien loin de Harry Potter et de ses moldus ou de tout autre roman mettant en scène des magiciens (je pense à Tom Cox, Magyk…). Fréderic Petitjean a su créer un monde propre à cette saga passionnante. Exit les baguettes magiques et les sorts jetés à tour de bras, les Dolce ont des pouvoir assez limités sauf lorsqu’ils se trouvent tous réussis et qu’ils mettent leur énergie en commun. Leur magie porte beaucoup sur leur capacité, poussée à l’extrême, à maîtriser leur corps de manière à réaliser des prouesses comme changer la taille de leur corps, courir à une vitesse inhumaine, percevoir des sons à des kilomètres à la ronde, etc. Bref, nos magiciens doivent avoir une certaine maîtrise de leur corps pour réaliser des choses qui dépasse l’humain. Et puis cette famille des Dolce est assez proche d'une famille humaine avec les enfants qui vivent leurs premiers amours ou crises d'adolescence. Pas facile d'être ado et magicien de surcroît !

Parallèlement aux aventures des Dolce, nous suivons l’entrée dans la vie active de Virginie Delondres, une jeune fille tout juste diplômée d’une école de journalisme et qui doit faire ses preuves au journal Daily Eagle. Son travail et l’intérêt que son père porte à un ami d’enfance, vont entraîner Virginie dans les aventures des Dolce.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce premier tome dans lequel je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Frédéric Petitjean offre une histoire passionnante avec des personnages dotés de fortes personnalités. Et puis, ce qui ne gâche rien, Frédéric Petitjean écrit bien (et ça me fait d’autant plus plaisir que je sortais d’un autre roman ados plutôt maladroitement écrit…) et n’hésite pas à utiliser du vocabulaire ! Et je suis certaine que les ados sauront apprécier cette richesse.

En tout cas, je ne vais pas attendre bien longtemps avant d’attaquer la suite, il est déjà sur ma table de nuit !!!

samedi 15 décembre 2012

Jenna Fox, pour toujours / Mary E. Pearson ; traduit par Faustina Fiore aux éditions Les Grandes personnes

jenna_fox_pour_toujours.jpg Jenna Fox se réveille après avoir passé un an et demi dans le coma mais elle souffre d’une étrange amnésie. Elle ne se souvient de rien en ce qui concerne sa propre personne et sa famille mais a des connaissances très précises sur certains sujets d’histoire ou de littérature. Et puis, des souvenirs personnels vont refaire surface, mais des souvenirs qu’elle ne devrait pas être capable de se rappeler. Qui se souvient de ses dix-huit mois ? Jenna Fox va alors mener l’enquête pour comprendre ce qui lui est réellement arrivé et les secrets que lui cache ses parents.

Mon résumé est très réducteur car je ne veux pas trop en dévoiler. Mais Jenna Fox, pour toujours aborde de nombreux thèmes importants : l’identité, les progrès de la sciences et ses éventuels débordements, l’éducation, l’amitié, l’amour…

J’ai lu ce roman ados avec vraiment beaucoup de plaisir. Jenna Fox est un personnage attachant avec qui on partager tout ses doutes, ses inquiétudes, ses découvertes bonnes ou mauvaises. Voilà un roman passionnant, intelligent et bien écrit ! Que demander de plus ? Le catalogue des Grandes personnes est décidément excellent !

vendredi 7 décembre 2012

L’autre moitié de moi-même / Anne-Laure Bondoux

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On m’avait dit beaucoup de bien de ce roman autobiographique de cet auteur ado que j’affectionne particulièrement. Pourtant, je n’ai pas du tout été conquise par cette lecture dont je n’ai pas vraiment compris l’intérêt à part celui, pour l’auteur, de se libérer du poids de ses secrets.

En réalité, peut-être que ce qui me gêne le plus dans ce livre, c’est qu’il soit adressé aux ados. On sent tout le mal-être de l’auteur à travers son roman. Elle en explique les causes mais aussi les découvertes qu’elle a faites sur ses parents. Mais je ne suis pas certaine que les ados comprennent réellement ce qu’elle ressent et pourquoi son mal-être détruit sa vie quotidienne. En le lisant, j’ai trouvé cette lecture vraiment déprimante…

C’est vrai que je ne suis pas une adepte de ces romans autobiographiques où les auteurs se mettent à nu. Et ceux que j’ai lus et appréciés étaient d’un haut niveau (Questions à mon père, Rien ne s'oppose à la nuit) où finalement, on ressortait de notre lecture avec une belle leçon de vie, où le roman ne tournait pas autour de l’auteur lui-même mais d’un autre personnage (le père, la mère) et d’une certaine manière lui rendait hommage.

J'ai beaucoup hésité à écrire ce billet car Anne-Laure Bondoux est une auteur que j'aime vraiment beaucoup. Mais en même temps, peu de chance qu'elle passe par-là. J'espère maintenant que ce roman l'a vraiment aidé à retrouver un bon équilibre et qu'elle nous prépare un nouveau roman aussi passionnants que Le temps des miracles, Linus Hoppe , les larmes de l'assassin ou Pépites !

J'ajoute le lien vers le billet de Hérisson où je vous conseille de lire tous les commentaires. Les échanges y sont vraiment intéressants, d'autant plus que l'auteur y a participé. A priori, je suis l'une des seules à ne pas avoir apprécié cette lecture. J'ai dû passer complètement à côté du sens qu'elle voulait donner à son texte... Dommage.

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lundi 8 octobre 2012

(Re)play ! / Philippe Blondel

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Encore une fois, Jean-Philippe Blondel nous plonge au cœur du monde ado avec leurs chagrins d’amour, chagrins d’amitié, rivalités, doutes… sur un fond de musique Rock.

J’ai bien aimé (Re)play ! mais je n’ai pas eu de coup cœur comme pour les autres romans ados de Jean-Philippe Blondel, tout simplement parce qu’il aborde un thème assez courant en littérature ados : deux copains qui montent un groupe de musique et qui tombent amoureux de la chanteuse. Cela dit, l’auteur traite très bien le sujet et encore une fois le texte sonne juste. Et c’est vraiment ce qui fait la particularité de Jean-Philippe Blondel. Il sait parler des sentiments des ados, les fait s’exprimer de manière crédible et les jeunes ont des rapports à peu près normaux avec leurs parents. Et encore une fois, on voit le héros du roman mûrir et tirer partie de ses expérience.

Un roman qui m’a légèrement moins plu que les précédents mais Blog et Brise-glace mettaient la barre très haut !

Lire les avis de Saxaoul, Sandrine, Argali, Aurélie et plein d'autres...

samedi 29 septembre 2012

Théa pour l’éternité / Florence Hinckel aux éditions Syros

thea pour l'eternité

Après la fille qui dort qui traité de la narcolepsie, Florence Hinckel s’intéresse cette fois-ci à la maladie du siècle : le désir de rester jeune. Théa a seize ans lorsqu’un scientifique lui propose de participer à une expérience qui révolutionnera bientôt la planète : le programme SENS qui lui permettra de ne plus vieillir. A partir du premier jour du traitement, elle aura la certitude de ne plus vieillir et ne plus tomber malade. Mais il ne s’agit que d’un test… Le remède sera-t-il efficace ? Y aura-t-il des effets secondaires ? Peut-on changer d’avis en cours de route ? Plein de questions vont être abordées à travers ce roman.

J’aurais beaucoup aimé écrire que ce roman m’a énormément plu... Je pense que ce roman intéressera beaucoup les ados (et c’est bien à eux qu’il est destiné), mais mon regard d’adulte m’a plusieurs fois empêché d’adhérer totalement à l’histoire. Certains faits sont nettement simplifiés (le protocole de l’expérience semble très léger par exemple et même très imprudent, les réactions des parents sont parfois improbables…) si bien qu’ils ont gâché le message que l’auteur veut faire passer. Mais je pense que l’auteur n’a pas voulu perdre le « jeune » lecteur en rendant compte de la complexité de telles expériences au profit du message qu’elle souhaite faire passer. Son projet est d’inciter le lecteur à s’interroger sur la vie et le vieillissement et on peut dire que c’est réussit.

Florence Hinckel propose une postface très intéressante pour éclairer les propos du roman et pousser à poursuivre sa réflexion. La science fait d’importants progrès pour soigner certaines maladies et régénérer les cellules abîmées, luttant ainsi contre le vieillissement. Mais jusqu’où la science peut-elle aller dans la quête de l’immortalité ?

Théa pour l’éternité plaira très certainement aux ados qui se retrouveront au travers des histoires d’amitié et d’amour vécues par Théa ainsi que dans les rapports parfois conflictuels avec ses parents. A n’en pas douter, ils s’interrogeront également sur le sens de la vie.

mercredi 26 septembre 2012

Métal Mélodie / Maryvonne Rippert

metal melodie

Luce est une ado rebelle, gothique, en pleine crise d’adolescence et surtout en conflits perpétuels avec sa mère. Si bien que le jour où elle trouve un mot de sa mère lui annonçant qu’elle est partie travailler en Australie pendant quatre mois mais qu’elle lui verse de l’argent sur son compte, ça ne l’intrigue pas plus que ça. Au contraire, elle en profite pour critiquer un peu plus celle qui l’a élevé toute seule comme elle a pu. Mais au bout de quelques semaines… elle commence à ouvrir les yeux et à trouver qu’il y a quelque chose d’étrange dans le comportement de sa mère… Quelques recherches approfondies vont entraîner Luce dans le passé de sa mère qu’elle ne connaît absolument pas et y découvrir des choses sidérantes. Et puis, de fil en aiguille, c’est en Espagne qu’elle va partir pendant l’été en espérant y retrouver son étrange maman.

Bien qu’il y ait certaines invraisemblances dans le roman (comment peut-on ignorer à ce point l’histoire de ses parents ? Comment une mère peut-elle inventer un tel stratagème pour tenir sa fille à l’écart ?), je dois avouer que j'ai dévoré ce livre. Le personnage de Luce est très attachant car d’un côté elle n’a pas froid aux yeux mais ne peut cacher une grande sensibilité derrière ses piercings et la noirceur de ses tenues. Elle évolue beaucoup au fil des semaines et se réjouit elle-même de ce qu’elle est parvenue à faire toute seule.

Et puis toute la partie en Espagne m’a donné envie de partie là-bas, surtout que le temps était gris chez moi au moment je l’ai lu !

Les avis très positifs de Hélène, Enna, Stephie, Theoma, Karine, Noukette, Sandrine, Saxaoul et encore beaucoup d'autres !

lundi 9 juillet 2012

Fuir les Taliban / André Boesberg ; traduit du néerlandais par Emmanuèle Sandron aux éditions Thierry Magnier

fuir les talibans

D’après l’histoire vraie de Sohaïl Wahedi.

Sohaïl a onze ans et vit à Hérât en Afghanistan, ville soumise au régime des Taliban. On suit sa vie de cet enfant qui se rend compte que tout le monde cache des choses et mène à sa manière son combat contre les Talibans. Mais c’est justement ces combats secrets menés par son père qui obligera toute sa famille à fuir l’Afghanistan.

J’aurais envie d’écrire « Ca aurait pu être vraiment bien ». Le sujet est vraiment intéressant. A travers les yeux de cet enfant, on découvre toutes les injustices que la population subie au quotidien et les dangers qu’ils encourent chaque jours. On suit le périple entrepris par cette famille pour tenter d’échapper aux Talibans et trouver la sécurité dans un autre pays. Mais le voyage est long et périlleux. Ce que je reproche à ce roman, c’est un style très, trop simple. Certes, ce roman s’adresse aux ados mais je suis certaine qu’ils sont capables de lire des textes un peu élaborés.

mardi 26 juin 2012

Lettre à mon ravisseur / Lucy Christopher ; traduit par Catherine Gibert

lettre a son ravisseur

Encore une tentation de la blogosphère qui s’est révélée être un très bon moment de lecture.

Gemma veut prendre un peu l’air loin de ses parents avant que leur avion décolle. Mais elle ne se doute pas qu’en acceptant le café de ce beau jeune homme au café de l’aéroport, sa vie basculerait en l’espace de quelques minutes. C’est cet enlèvement que Gemma nous raconte sous la forme d’une lettre libératrice qu’elle adresse à son ravisseur. Elle passera plusieurs semaines dans le désert Australien auprès de ce jeune homme qui malgré toutes les apparences ne semble pas lui vouloir de mal malgré les apparences et qu'il lui fait vivre.

Même si dès les premières pages on sait que Gemma n’y laissera pas sa vie puisqu’elle nous livre ce récit, ce roman m’a laissé les mains moites plusieurs fois. Tout en étant séduite par son ravisseur, Gemma a bien conscience que ce qu’il lui a fait vivre est inadmissible et c’est le but de cette longue lettre, essayer de comprendre ce qu’elle ressent réellement pour lui.

Lettre à mon ravisseur est un roman qui ne pourra que séduire les ados (et les adultes !) à la recherche de sensations fortes !

mercredi 13 juin 2012

Le faire ou mourir / Claire-Lise Marguier aux éditions du Rouergue

Le faire ou mourir

Ce roman a été très largement critiqué sur la blogosphère dans des termes dithyrambiques, me donnant très envie de découvrir ce roman ado. Eh bien, encore une fois, les blogueurs avait tout à fait raison. Claire-Lise Marguier nous offre un roman de qualité !

Damien est un adolescent un peu transparent chez lui comme au lycée ; jusqu’au jour où il devient ami avec un groupe de gothiques qui s’intéressent réellement à lui. Surtout Samy. Une forte histoire d’amour va naître de cette rencontre mais elle sera contrariée par le père de Damien qui ne supporte pas le mode de vie de son fils et lui mène une vie très dure faite de brimades et d’interdictions.

Claire-Lise Marguier aborde de nombreux thèmes difficiles : l’homosexualité, la scarification, les relations entre parents et frères et sœurs, le regard des autres, l’humiliation, l’amitié, l’amour… Et l’auteur le fait toujours avec des mots justes.

Damien est un ado qui souffre, qui souffre de plus en plus jusqu’au point de devoir laisser exploser cette souffrance. Seulement, il y a plusieurs manières de craquer… et c’est pourquoi l’auteur nous propose deux fins très différentes pour nous montrer comment le destin d’un individu peut basculer d’un côté ou de l’autre.

Le faire ou mourir est un roman très fort qui met tous les sens du lecteur en alerte.

lundi 7 mai 2012

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon / Jasper Fforde ; traduit par Michel Pagel

J’avais remarqué ce livre sur plusieurs blogs mais quelques critiques m’avaient fait hésiter à l’emprunter à la médiathèque. Mais à force de le voir sur le présentoir des nouveautés, j’ai fini par craquer et j’en suis au final bien contente.

"Depuis que Jennifer Strange, 15 ans, a été choisie pour tuer le dernier dragon, elle est la personnalité la plus célèbre de tout le pays. Armée de son épée Exhorbitus, elle décide d'aller d'abord discuter avec la créature mythique. Car les raisons de sa mission sont bien moins nobles qu'elle ne le pensait..."

moi jennifer strange

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon nous emmène dans un univers bien particulier où les magiciens côtoient le commun des mortels et où la population peut louer les services de magiciens pour régler des problèmes de la vie courante, comme refaire une installation électrique en un temps record. Aux frontières de cette société, une dragonnerie, sorte de parc naturel où vivaient les dragons, à l’abri des humains grâce à un puissant sortilège qui désintègre aussitôt les éventuels visiteurs.

Mais une rumeur court que le dernier dragon mourra dimanche, à midi. Et cette mort est loin d’être anodine car elle mettra fin au sortilège de protection de la dragonnerie. Les rois veulent annexer ce territoire pour agrandir leur royaume, les particuliers ou les entreprises veulent s’enrichir en s’appropriant des parcelles. Du côté des magiciens, ils notent une intensification de leurs pouvoirs qui laisseraient augurer un phénomène intéressant les concernant.

Et puis, pour Jennifer Strange, cette annonce va bouleverser sa vie car elle va être nommer Tueuse de dragon. La dernière tueuse de dragon ! Elle sait qu’elle est donc censée tuer ce dernier dragon le dimanche mais en ignore encore la raison…

Mon résumé me semble bien réducteur mais je ne veux pas non plus trop en dire. Dans tous les cas, Jasper Fforde nous offre un roman loufoque où la sorcellerie est moquée, où les représentants du pouvoir sont ridiculisés et dénués de conscience morale.

C’est un roman très riche qui mériterait presque que je le relise avec un œil plus critique pour y déceler toutes les parodies du monde de la magie, des financiers, de la royauté, des humains…

Je me suis bien amusée à la lecture de ce roman mais je m’y suis parfois perdue au début car Jasper Fforde nous fait entrer dans un monde qui nous est étranger et qu’il nous faut appréhender. Ce qui n’est pas toujours facile et peut décourager certains lecteurs. Je me rappelle avoir ressenti un peu la même chose à la lecture de L’Affaire Jane Eyre. L’auteur sait créer des sociétés vraiment farfelues, presque basées sur l’absurde et le lecteur doit faire confiance à l’auteur pour plonger lui aussi dans ce drôle de monde.

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon est au final une bonne lecture, très drôle et qu’il ne faut hésiter à lire en traquant les seconds degrés.

samedi 17 mars 2012

Café givré / Suzanne Selfors ; traduit par Marie Hermet aux éditions Flammarion

café givré

Dernier coup de cœur de ma libraire jeunesse, je n’ai pas pu résister devant ce roman et je l’en remercie car j’ai passé un très bon moment en compagnie de Katrina, Vincent, Elisabeth, Malcom, Anna, etc.

Je peine à résumer ce roman. Je ne veux ni le réduire à une intrigue banale, ni en dévoiler trop… C’est l’histoire d’un café traditionnel norvégien qui peine à faire face à la concurrence d’un nouveau café ouvert juste à côté. C’est l’histoire de Katrina qui travaille depuis toujours dans le café de sa grand-mère se qui se désespère de la défaillance des comptes ces derniers temps. C’est l’histoire de Malcom, un jeune homme, beau comme un ange, tombé pour aider Katrina grâce à une sorte de magie. C’est l’histoire d’une amitié très forte entre trois amis. C’est l’histoire d’adolescents qui se cherchent et d’interrogent sur leur avenir. C’est une belle leçon de vie.

Eh bien, voilà, je n’en dirai pas plus. J’espère vous avoir donné suffisamment de bonnes raisons de lire cette belle histoire.

samedi 3 mars 2012

Le chagrin du Roi mort / Jean-Claude Mourlevat

chagrin du roi mort

Le Chagrin du Roi mort est de ce genre de livre que je voulais lire tout en repoussant le moment de m’y mettre par peur d’être déçue. Comme tous les romans de Mourlevat, il a eu beaucoup de succès dès sa sortie en librairie. Mais cette fois-ci, ma bibliothécaire (ça fait bizarre de se retrouver à la place du lecteur…) me l’a mis entre les mains en me disant qu’il fallait l’avoir lu. Sur ces bonnes paroles, je me suis exécutée et je n’ai évidemment pas été déçue !

''Le Chagrin du Roi mort'' est un peu comme ''Le Combat d’hiver''. Une fois qu’on l’a refermé et qu’on a vécu toutes les épreuves des personnages, on se dit qu’il y a des auteurs qui ne prennent pas les ados pour de fragiles créatures effarouchées. Jean-Claude Mourlevat sait dresser des tableaux apocalyptiques et transmettre au lecteur toute une palette de sentiments. On tremble au milieu des champs de bataille, on vibre dans les moments de joie, on vit au plus près des personnages. Et Jean-Claude Mourlevat n’a pas peut de ne pas offrir un véritable happy end, car dans ses romans, subsiste toujours à la fin une ombre avec laquelle les personnages devront continuer à vivre.

En rédigeant ce billet, je me rends compte que j’ai entamé ma lecture du roman sans en connaître l’histoire et que ça a été un plus de se laisser porter par les événements sans avoir la moindre idée de ce qui arriverait. Tout ce que j’en dirai du coup, c’est que c’est l’histoire de deux frères élevés comme des jumeaux mais dont l’un d’eux sera enlevé à l’âge de dix ans. Le reste, à vous de le découvrir lors d’une lecture passionnante.

lundi 20 février 2012

Brise-Glace / Jean-Philippe Blondel aux éditions Actes Sud Junior

brise glace

C’est encore avec grand plaisir que j’ai retrouvé la plume de Jean-Philippe Blondel. Je ne connais de lui que ses romans ados pour le moment, mais à chaque fois je suis charmée par sa manière de retranscrire le monde des ados d’aujourd’hui. Certes, je ne suis plus ados depuis quelques temps (enfin, ça dépend de quel point de vue on se place…) mais, j’ai toujours l’impression que ça sonne juste. Il essaie, dans la mesure du possible, de ne pas tomber dans les grands clichés (drogue, alcool, suicide…).

Brise-glace nous entraîne dans la vie d’Adrien, un jeune garçon qui tente par tous les moyens possibles de passer inaperçu dans le nouveau lycée qu’il fréquente. Mais Thibaud va se prendre d’amitié pour lui et tenter de le faire reprendre contact avec la société.

Ce roman est à la fois un roman sur l’amitié et l’adolescence mais aussi sur le mal-être et la culpabilité. Sans vouloir en raconter trop sur l’histoire, on se doute assez vite que quelque chose ne tourne pas rond dans la vie d’Adrien et qu’il cache quelque chose. Au fil des pages et de son amitié pour Thibaud, il va parler de ce qu’il a vécu et du poids des souvenirs qu’il porte.

Philippe-Blondel propose ici un roman fort qu’il traite remarquablement bien. Adrien vit avec un poids très lourd à porter mais l’auteur s’est bien gardé d’en faire un ado dépressif ou se complaisant dans l’autodestruction. Non, son état psychologique est bien plus complexe que ça et du coup, beaucoup plus intéressant.

Les avis enthousiastes de Clara, Saxaoul, Aurelle, InColdBlog et plein d'autres.

jeudi 9 février 2012

La face cachée de Luna / Julie Anne Peters

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Voilà un auteur qui prend des risques et qui ose aborder un thème vraiment pas commun dans les romans ados: les transsexuels. Depuis sa plus jeune enfance, Liam ne se sent pas bien dans son corps de garçon et se plaît à s’habiller en fille dès qu’il est à l’abri des regards. Sa sœur, Reagan, est la seule personne au courant et elle l’aide autant qu’elle le peut à assumer ce mal être jusqu’au jour où Liam, ou plutôt Luna comme il a décidé de s’appeler, décide qu’il doit dévoiler à son entourage qui il est vraiment… En parallèle, on suit la vie de Reagan, dévorée par les problèmes de son frère et les tentions qui règnent chez eux entre une mère dopée aux calmants et aux excitants et un père macho qui n’admet pas que son fils n’ai pas toutes les passions qu’un garçon est censé avoir : faire du baseball, du foot, de la mécanique… Ce roman aborde de nombreux thèmes : l’acceptation de soi, l’épanouissement personnel, les stéréotypes véhiculés par la société qui exige que l’on entre tous dans un moule tout en offrant un roman bien construit. On vit les malaises des deux jeunes gens (en nous minant presque le moral) et les luttes qu’ils mènent pour accéder au bonheur.

Une chose m’a par contre énervé, c’est le mélange entre la culture américaine et française. Pour être plus compréhensible par les lecteurs français, le traducteur a utilisé le système scolaire français, des références à des émissions télévisées françaises, etc. tout en gardant un roman très ancré dans la civilisation américaine. Je pense qu’il aurait fallu faire un choix ; soit rester aux Etats-Unis (quitte à ajouter quelques notes de bas de page) ou tout transposer en France mais pas faire un mixte des deux qui n’a au final aucun sens. Mais ceci n'est qu'un détail au regard de ce roman à la thématique originale.

samedi 10 décembre 2011

Un autre visage / Benjamin Zephaniah aux éditions Actes Sud Junior

autre visage Pour continuer mes lecture de la collection Actes Sud Junior, je me suis laissée tenter par ce titre au bandeau prometteur : Benjamin Zephaniah Ecrivain et poète Rastafari : plus de 65000 exemplaires vendus au Royaume Uni. Bon, je plaisante, ce n’est pas le bandeau qui m’a donné envie de le lire, au contraire, j’ai plutôt tendance à fuir ce genre de marketing.

Ce roman met en scène un groupe de jeunes adolescents de banlieue qui occupent leurs soirées comme ils peuvent entre « zoner » dans la cité ou aller dans les boîtes de nuit. Mais un soir, deux d’entre eux vont commettre l’erreur de monter dans la voiture de deux types plutôt louches et complètement défoncés. Cette virée en voiture conduira le personnage principal à l’hôpital dans le service des grands brûlés. Martin, qui jouait de son physique avantageux pour se donner en spectacle va devoir apprendre à vivre ave son nouveau visage et affronter le regard des autres.

Les ados se retrouveront assez bien dans ce roman même si nous avons parfois à faire à quelques stéréotypes. L’histoire est assez prenante et le personnage de Martin plutôt attachant. J’ai du mal à juger la manière dont le thème est traité. Le but de l’auteur n’était pas de faire dans le larmoyant mais de montrer que malgré les épreuves que la vie nous réserve, il faut essayer de se relever et de tirer des leçons de ses erreurs. C’est une belle leçon, mais du coup, j’aurais tendance à dire que le roman manque de force. Cela dit, le roman se lit très bien et plaira à de nombreux lecteurs.

lundi 28 novembre 2011

Voie interdite / Anne Vantal aux éditions Actes Sud Junior

voie interdite

C’est la collection Actes Sud Junior qui m’a incité à emprunter ce roman ado. J’avais déjà lu plusieurs romans qui m’avaient plu (Blog et Au rebond de Jean-Philippe Blondel) ou profondément marqué (Orages de Sonia Ristíc). Mais cette fois-ci, je n’ai pas du tout été emballée par ce titre.

En quelques mots : un jeune garçon essaie de se faire oublier de la société en partant (sur)vivre dans un ancien camp de naturistes abandonné depuis de nombreuses années. Au fil des jours, on suit l’installation du jeune homme tel un Robinson Crusoé. Sa solitude ne peut l’empêcher de repenser à ce qui l’a incité à se cacher. On découvre petit à petit la personnalité du narrateur et ce qu’il a commis.

Eh bien, tout au long du roman, j’ai eu une impression de déjà vu/lu. J’ai trouvé l’écriture plutôt laborieuse, notamment en ce qui concerne les descriptions et puis, surtout, on voit venir le drame avec ses gros sabots… Et pourtant, ce roman semble plutôt apprécié...

Espérons que la prochaine fois je sois plus emballée par cette collection dont j’aime beaucoup la maquette !

jeudi 24 février 2011

La femme du vampire / Nina Blazon ; traduit de l’allemand parNelly Lemaire

femme du vampire

Voici une lecture 100% plaisir ! En le commençant, je pensais lire un roman de fille gentillet sur les vampires et au final, j’ai été agréablement surprise par la richesse de ce texte.

Le roman se passe en Serbie au XVIIIe siècle, à quelques pas de l’Empire Ottoman, où les superstitions et les croyances vont bon train.

Le roman s’ouvre sur la description d’une famille composée d’un père de famille peu aimant et de ses six filles qui représentent un fardeau pour lui depuis que sa femme et sa septième fille sont mortes dans un accident quelques temps auparavant. Si bien que lorsque l’occasion de gagner de l’argent et de se débarrasser de l’une d’elle se présente, il n’hésite pas. C’est comme ça que Jasna se retrouve vendu à un marchand de passage pour qu’elle épouse son fils Danilo.

Le voyage pour arriver dans sa future famille est long et éprouvant et l’accueil pour le moins spécial. Petit à petit, Jasna va tenter de découvrir le secret qui plane sur cette étrange famille rejetée par tout le village et le prêtre en particulier…

Le roman est bien écrit et il inscrit le récit dans l’Histoire du XVIIIe siècle. On tremble pour elle lorsqu’elle entend toutes sortes de bruits la nuit, on s’attache à elle mais aussi aux autres personnages qui cachent tous certaines souffrances.

Bref, un très bon moment de détente pour adultes et ados.

Le billet de Pimprenelle qui m'avait donné envie de le lire.

La femme du vampire / Nina Blazon ; traduit de l’allemand parNelly Lemaire aux éditions du Seuil

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