J’avais remarqué ce livre sur plusieurs blogs mais quelques critiques m’avaient fait hésiter à l’emprunter à la médiathèque. Mais à force de le voir sur le présentoir des nouveautés, j’ai fini par craquer et j’en suis au final bien contente.
"Depuis que Jennifer Strange, 15 ans, a été choisie pour tuer le dernier dragon, elle est la personnalité la plus célèbre de tout le pays.
Armée de son épée Exhorbitus, elle décide d'aller d'abord discuter avec la créature mythique. Car les raisons de sa mission sont bien moins nobles qu'elle ne le pensait..."

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon nous emmène dans un univers bien particulier où les magiciens côtoient le commun des mortels et où la population peut louer les services de magiciens pour régler des problèmes de la vie courante, comme refaire une installation électrique en un temps record. Aux frontières de cette société, une dragonnerie, sorte de parc naturel où vivaient les dragons, à l’abri des humains grâce à un puissant sortilège qui désintègre aussitôt les éventuels visiteurs.
Mais une rumeur court que le dernier dragon mourra dimanche, à midi. Et cette mort est loin d’être anodine car elle mettra fin au sortilège de protection de la dragonnerie. Les rois veulent annexer ce territoire pour agrandir leur royaume, les particuliers ou les entreprises veulent s’enrichir en s’appropriant des parcelles. Du côté des magiciens, ils notent une intensification de leurs pouvoirs qui laisseraient augurer un phénomène intéressant les concernant.
Et puis, pour Jennifer Strange, cette annonce va bouleverser sa vie car elle va être nommer Tueuse de dragon. La dernière tueuse de dragon ! Elle sait qu’elle est donc censée tuer ce dernier dragon le dimanche mais en ignore encore la raison…
Mon résumé me semble bien réducteur mais je ne veux pas non plus trop en dire. Dans tous les cas, Jasper Fforde nous offre un roman loufoque où la sorcellerie est moquée, où les représentants du pouvoir sont ridiculisés et dénués de conscience morale.
C’est un roman très riche qui mériterait presque que je le relise avec un œil plus critique pour y déceler toutes les parodies du monde de la magie, des financiers, de la royauté, des humains…
Je me suis bien amusée à la lecture de ce roman mais je m’y suis parfois perdue au début car Jasper Fforde nous fait entrer dans un monde qui nous est étranger et qu’il nous faut appréhender. Ce qui n’est pas toujours facile et peut décourager certains lecteurs. Je me rappelle avoir ressenti un peu la même chose à la lecture de L’Affaire Jane Eyre. L’auteur sait créer des sociétés vraiment farfelues, presque basées sur l’absurde et le lecteur doit faire confiance à l’auteur pour plonger lui aussi dans ce drôle de monde.
Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon est au final une bonne lecture, très drôle et qu’il ne faut hésiter à lire en traquant les seconds degrés.