Midola's blog

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jeudi 9 février 2012

La face cachée de Luna / Julie Anne Peters

face cachee de luna

Voilà un auteur qui prend des risques et qui ose aborder un thème vraiment pas commun dans les romans ados: les transsexuels. Depuis sa plus jeune enfance, Liam ne se sent pas bien dans son corps de garçon et se plaît à s’habiller en fille dès qu’il est à l’abri des regards. Sa sœur, Reagan, est la seule personne au courant et elle l’aide autant qu’elle le peut à assumer ce mal être jusqu’au jour où Liam, ou plutôt Luna comme il a décidé de s’appeler, décide qu’il doit dévoiler à son entourage qui il est vraiment… En parallèle, on suit la vie de Reagan, dévorée par les problèmes de son frère et les tentions qui règnent chez eux entre une mère dopée aux calmants et aux excitants et un père macho qui n’admet pas que son fils n’ai pas toutes les passions qu’un garçon est censé avoir : faire du baseball, du foot, de la mécanique… Ce roman aborde de nombreux thèmes : l’acceptation de soi, l’épanouissement personnel, les stéréotypes véhiculés par la société qui exige que l’on entre tous dans un moule tout en offrant un roman bien construit. On vit les malaises des deux jeunes gens (en nous minant presque le moral) et les luttes qu’ils mènent pour accéder au bonheur.

Une chose m’a par contre énervé, c’est le mélange entre la culture américaine et française. Pour être plus compréhensible par les lecteurs français, le traducteur a utilisé le système scolaire français, des références à des émissions télévisées françaises, etc. tout en gardant un roman très ancré dans la civilisation américaine. Je pense qu’il aurait fallu faire un choix ; soit rester aux Etats-Unis (quitte à ajouter quelques notes de bas de page) ou tout transposer en France mais pas faire un mixte des deux qui n’a au final aucun sens. Mais ceci n'est qu'un détail au regard de ce roman à la thématique originale.

samedi 10 décembre 2011

Un autre visage / Benjamin Zephaniah aux éditions Actes Sud Junior

autre visage Pour continuer mes lecture de la collection Actes Sud Junior, je me suis laissée tenter par ce titre au bandeau prometteur : Benjamin Zephaniah Ecrivain et poète Rastafari : plus de 65000 exemplaires vendus au Royaume Uni. Bon, je plaisante, ce n’est pas le bandeau qui m’a donné envie de le lire, au contraire, j’ai plutôt tendance à fuir ce genre de marketing.

Ce roman met en scène un groupe de jeunes adolescents de banlieue qui occupent leurs soirées comme ils peuvent entre « zoner » dans la cité ou aller dans les boîtes de nuit. Mais un soir, deux d’entre eux vont commettre l’erreur de monter dans la voiture de deux types plutôt louches et complètement défoncés. Cette virée en voiture conduira le personnage principal à l’hôpital dans le service des grands brûlés. Martin, qui jouait de son physique avantageux pour se donner en spectacle va devoir apprendre à vivre ave son nouveau visage et affronter le regard des autres.

Les ados se retrouveront assez bien dans ce roman même si nous avons parfois à faire à quelques stéréotypes. L’histoire est assez prenante et le personnage de Martin plutôt attachant. J’ai du mal à juger la manière dont le thème est traité. Le but de l’auteur n’était pas de faire dans le larmoyant mais de montrer que malgré les épreuves que la vie nous réserve, il faut essayer de se relever et de tirer des leçons de ses erreurs. C’est une belle leçon, mais du coup, j’aurais tendance à dire que le roman manque de force. Cela dit, le roman se lit très bien et plaira à de nombreux lecteurs.

lundi 28 novembre 2011

Voie interdite / Anne Vantal aux éditions Actes Sud Junior

voie interdite

C’est la collection Actes Sud Junior qui m’a incité à emprunter ce roman ado. J’avais déjà lu plusieurs romans qui m’avaient plu (Blog et Au rebond de Jean-Philippe Blondel) ou profondément marqué (Orages de Sonia Ristíc). Mais cette fois-ci, je n’ai pas du tout été emballée par ce titre.

En quelques mots : un jeune garçon essaie de se faire oublier de la société en partant (sur)vivre dans un ancien camp de naturistes abandonné depuis de nombreuses années. Au fil des jours, on suit l’installation du jeune homme tel un Robinson Crusoé. Sa solitude ne peut l’empêcher de repenser à ce qui l’a incité à se cacher. On découvre petit à petit la personnalité du narrateur et ce qu’il a commis.

Eh bien, tout au long du roman, j’ai eu une impression de déjà vu/lu. J’ai trouvé l’écriture plutôt laborieuse, notamment en ce qui concerne les descriptions et puis, surtout, on voit venir le drame avec ses gros sabots… Et pourtant, ce roman semble plutôt apprécié...

Espérons que la prochaine fois je sois plus emballée par cette collection dont j’aime beaucoup la maquette !

jeudi 24 février 2011

La femme du vampire / Nina Blazon ; traduit de l’allemand parNelly Lemaire

femme du vampire

Voici une lecture 100% plaisir ! En le commençant, je pensais lire un roman de fille gentillet sur les vampires et au final, j’ai été agréablement surprise par la richesse de ce texte.

Le roman se passe en Serbie au XVIIIe siècle, à quelques pas de l’Empire Ottoman, où les superstitions et les croyances vont bon train.

Le roman s’ouvre sur la description d’une famille composée d’un père de famille peu aimant et de ses six filles qui représentent un fardeau pour lui depuis que sa femme et sa septième fille sont mortes dans un accident quelques temps auparavant. Si bien que lorsque l’occasion de gagner de l’argent et de se débarrasser de l’une d’elle se présente, il n’hésite pas. C’est comme ça que Jasna se retrouve vendu à un marchand de passage pour qu’elle épouse son fils Danilo.

Le voyage pour arriver dans sa future famille est long et éprouvant et l’accueil pour le moins spécial. Petit à petit, Jasna va tenter de découvrir le secret qui plane sur cette étrange famille rejetée par tout le village et le prêtre en particulier…

Le roman est bien écrit et il inscrit le récit dans l’Histoire du XVIIIe siècle. On tremble pour elle lorsqu’elle entend toutes sortes de bruits la nuit, on s’attache à elle mais aussi aux autres personnages qui cachent tous certaines souffrances.

Bref, un très bon moment de détente pour adultes et ados.

Le billet de Pimprenelle qui m'avait donné envie de le lire.

La femme du vampire / Nina Blazon ; traduit de l’allemand parNelly Lemaire aux éditions du Seuil

mardi 8 février 2011

Un jour / Morris Gleitzman

Jour (un)

Un petit coup de folie en librairie l'autre jour et hop ! je suis repartie avec ce roman ado sous le bras sous les conseils de ma libraire ;-) et parce que j'aime particulièrement les romans des éditions des Grandes Personnes avec leurs angles arrondies. Et ce roman a été une belle surprise !

Nous partons en Pologne, en 1942, au moment où tous les juifs sont arrêtés, tués, maltraités... Morris Gleitzman fait découvrir cette terrible période à ses lecteurs travers le regard naïf de Félix, un jeune garçon juif d'une dizaine d'années que ses parents ont mis à l'abri dans un orphelinat dirigé par des religieuses. Mais Félix est un enfant qui vit dans les histoires que ses parents lui racontaient et celles qu'ils se racontent à longueur de journée, et il n'a absolument pas conscience de ce qui se passe à l'extérieur... Et c'est sa méconnaissance du climat extérieur qui le pousse à fuir l'orphelinat pour partir à la recherche de ses parents. Au fur et à mesure des épreuves qu'il va traverser, il va petit à petit ouvrir les yeux sur cet affreux monde et la folie du nazisme.

''Un jour'' est un roman réussi, l'auteur a su trouver l'équilibre entre l'évocation de l'Histoire et ses horreurs et la candeur des enfants que l'on croise dans le roman. Morris Gleitzman a su transmettre un message d'espoir à travers cette histoire : malgré tous les hommes qui ont commis des actes infâmes, il faut garder espoir dans l'être humain. Et puis le personnage de Félix et de la petit Zelda sont très attachants, ils nous montrent cette terrible période avec leurs yeux d'enfants et leurs difficultés à comprendre la situation, à accepter que les adultes peuvent être cruels.

Un excellent roman à lire sans limité d'âge.

Un jour / Morris Gleitzman traduit par Valérie Le Plouhinec aux éditions Les Grandes Personnes

mercredi 29 décembre 2010

La quête d’Ewilan tome 3 : l’île du destin / Pierre Bottero

ile du destin

La fin de l’année approche à grands pas et avec elle, l’achèvement des challenges ! Ces dernières semaines ont été particulièrement pauvres en lectures, mais j’ai tout de même réussi à terminer le challenge Bottero, lecture qui me convenait parfaitement pendant cette période de fêtes.

J’ai en effet retrouvé avec beaucoup de plaisir Ewilan et tous ses amis dans la dernière étape de cette trilogie. Après avoir délivré les Sentinelles dans le deuxième tome, Ewilan part maintenant à la recherche de ses parents malgré la menace qui plane au-dessus d’elle : la vengeance d’Eléa.

Dans ce troisième tome des aventures d’Ewilan, les personnages continuent de prendre de l’épaisseurs tandis que de nouveaux font leur apparition (la sœur d’Edwin ) ou leur réapparition (le frère d’Ewilan). Cette nouvelle aventure est également l’occasion pour Ewilan (et pour le lecteur) d’en apprendre plus sur l’histoire de Gwendalavir qui n’est pas sas rappeler certaines légendes que nous connaissons bien (je n’en dirais pas plus pour ne pas ôter toute la surprise ;-)

Ouf ! Voilà un challenge de terminé. Merci beaucoup à __Edelwe__ de nous l’avoir proposé. En hommage à ce génial auteur qui nous a quitté beaucoup trop tôt. Même si cette trilogie figurait depuis longtemps dans ma LAL, il m’a incité à me lancer dedans et à la terminer dans un délais raisonnable. J’avoue que j’ai très envie de continuer à découvrir la suite des aventures d’Ewilan et de ses amis. Et si je n’avais pas d’autres lectures professionnelles en retard, je me serais tout de suite plongée dans la suite !

vendredi 26 novembre 2010

Qui es-tu Alaska ? / John Green

qui es-tu alaska

Qui es-tu Alaska ? est un vrai roman ado sur les ados.

Miles décide d’intégrer un internat pour se détacher de la vie auprès de ses parents et vivre ses propres expériences. Et des expériences, notre jeune héros va en vivre : premières cuites, premiers émois, premières expériences sexuelles, premières cigarettes, mais surtout premières amitiés.

Mon avis sur ce roman est mitigé. D’un côté on retrouve bien l’ambiance de groupes d’ados. Vivant sous le même toit, des complicités se lient, des tensions se créent. Les anciens apprennent les règles aux nouveaux arrivés. Pour Miles, son entrée à l’internat est un véritable apprentissage. Et puis, il y a évidemment la rencontre avec Alaska, cette jeune fille un peu lunatique mais au fort caractère et que tout le monde admire et auquel le lecteur ne peut que s’attacher (c’est une grande lectrice ;-)

En revanche, ce qui m’a gêné dans ce roman, c’est tout d’abord la manière dont l’auteur traite le sujet de l’alcool et des cigarettes. Les ados les découvrent très souvent à cette période car ils ont un goût d’interdit et de liberté mais ce n’est pas non plus une raison pour les faire boire à longueur de temps et à les transformer en véritables fumeurs. Sans tomber dans le texte moralisateur, je pense que l’auteur aurait pu être plus discret sur le thème. L’auteur m’a donné en fait l’impression de vouloir choquer les adultes bien pensants en mettant la dose sur ces sujets délicats, voire tabous (et je ne parle pas des scènes de sexe plutôt crues qui moi, mon beaucoup amusées et qui auront le mérite de décomplexer tous nos jeunes novices).

Et mon autre bémol porte sur l’internat en lui-même que j’ai eu du mal à trouver crédible (à moins que je sois naïve). Existe-t-il vraiment des internats destinés aux ados où les chambres des filles jouxtent celles des garçons, où ils peuvent tranquillement regarder des films X dans un salon sans craindre d’être déranger et où le directeur semble s’amuser des mauvaises blagues de ses élèves ?

Qui es-tu Alaska ? n’a donc pas été un coup de cœur pour moi même si je lui accorde de très bons côtés. L’auteur a su transcrire les relations qui peuvent se nouer entre les ados qu’elles soient bonnes ou mauvaises et les jeunes lecteurs s’y retrouveront très certainement.

dimanche 24 octobre 2010

Treize raisons / Jay Asher

treize raisons

J’avais repéré beaucoup de très bonnes critiques sur la blogosphère et ma libraire me l’a chaleureusement recommandé. Du coup, lorsque le carton est arrivé à la Médiathèque, je me suis jetée dessus. Hélas ! la lecture de ce roman m’a laissé un sentiment de malaise.

Hannah Baker s’est suicidée mais avant de mettre fin à ses jours, elle a enregistré des cassettes sur lesquelles elle explique les treize raisons qui l’ont poussé à passer à l’acte. Ces cassettes sont destinées à être écoutées à tour de rôle par les différentes personnes responsables de son mal-être. C’est en compagnie de Clay que nous allons découvrir cette histoire.

Alors, c’est vrai, dès que l’on se plonge dans cette lecture on ne peut plus lâcher le roman, on veut savoir ce qui a pu pousser Hannah à se tuer. Mais le ton presque enjouée de cette jeune fille quelques heures avant d’avaler ses cachets ne m’a pas convaincu ; tout comme le stratagème qu’elle met en place : quel est le but de cette chaîne d’écoute si restreindre ? Ouvrir les yeux à ces ados cruels et les inciter à mieux se comporter à l’avenir ? Alors, oui, ça fonctionnera certainement avec ce gentil Clay qui n’a rien à se reprocher. Mais pour la personne responsable involontairement d’un accident ? Il s’agit de lui donner mauvaise conscience à vie ? De la pousser au suicide ? De faire de tous les autres des complices maintenant qu’ils savent ce qui s’est passé ?

Hannah a certes de bonnes raisons de souffrir mais le ton et l’humour qu’elle utilise permet de garder de la distance. Peut-être trop d’ailleurs, car je n’y ai pas cru un moment. Elle analyse toutes les situations avec tant de précision, avec tant de recul, qu'on ne comprend pas comment elle a pu aller jusqu'au bout. Le mot qui me venait à l'esprit en lisant la fin du roman était plutôt vengeance que suicide. Je m'attendais même à la voir réapparaître ! En tout cas, rassurons les mamans d’ados, ce roman ne donnera pas d’idées morbides à leurs enfants.

Je vous renvoie aux billets de Theoma et Saxaoul et Canel qui comme moi n'ont pas été totalement convaincues ainsi qu'à Mille et une page, Lael , Ankya, Clarabel et beaucoup d'autres !

Treize raisons / Jay Asher aux éditions Albin Michel

samedi 9 octobre 2010

Les frontières de glace (Quête d’Ewilan, tome 2) / Pierre Bottero

Edelwe proposait il y a quelques mois un challenge pour rendre hommage à Pierre Bottero, célèbre auteur de romans pour ados, qui s’est tué dans un accident de moto. J’ose espérer arriver à la fin de ce challenge contrairement à celui consacré à la SF que je n’ai pas commencé et qui me semble bien mal parti… Pourquoi faut-il que nous ayons toujours les yeux plus gros que le ventre ?!

Ewilan 2 Bref, je vous disais avoir beaucoup aimé le premier tome dans ce billet-ci, et je vais pouvoir faire la même chose dans celui-là. J’ai emmené ce roman pendant mes vacances cet été et j’ai retrouvé cette sensation d’être complètement embarquée avec les personnages. Pas moyens de poser le livre, même quand il s’agissait de mettre le nez dans le guide touristique pour organiser la journée du lendemain et j’ai terminé les deux dernières pages en embarquant dans l’avion du retour !

Ewilan a pour mission de délivrer les Sentinelles, garantes de la Paix. Ewilan et ses compagnons vont affronter de nombreux adversaires, tous plus terribles les uns que les autres. Si on suit avec plaisir ces aventures, c’est que l’ambiance est plutôt bonne au sein du groupe. Chacun a ses qualités et ses défauts et dans ce second épisode, les personnages se dévoilent un peu plus encore, donnant de l’épaisseur au récit. Comme dans tout groupe, il y a des tensions, des disputes mais aussi beaucoup de bonne humeur et c'est pour ça qu'on s'attache au groupe !

Plus que le dernier tome de la trilogie, avant de passer aux suivantes : « Les Mondes d’Ewilan » et celle « Marchombres ». Eh bien, oui, dans les deux premiers tomes on voit déjà arriver les aventures futures !

lundi 20 septembre 2010

Souviens-toi de la lune – Stéphane Servant

Souviens toi de la lune

Drôle d’expérience que la lecture de ce roman ado ! Nous voici plongé dans un village américain, Carrefour, perdu au fond de la campagne et où l’avenir des jeunes n’a rien de mirobolant. David, lui, se destine à travailler dans un garage alors que la mécanique ne le passionne vraiment pas. Mais à Carrefour, il est mal vu d’aimer les études et encore de rêver devenir un écrivain…

David lit donc en cachette des élèves de sa classe, en cachette de son père qui le prend pour un bon à rien dans ces moments-là. Mais la rencontre avec Lebreton, un écrivain du coin qui a connu un succès planétaire, va totalement bouleverser sa vie. Une chose étrange va petit à petit prendre possession de lui, un peu comme dans la Métamorphose de Kafka (roman souvent cité dans le livre) et l’amenant à commettre des actes plus qu’étranges…

Stéphane Servant nous offre ici un roman qui traite à la fois de la littérature et du pouvoir de l’imagination, et de l’importance de se donner les moyens de réussir dans la vie. Je dois avouer que ce roman m’a parfois un peu dérouté car l’intrigue est assez complexe par moment. On navigue entre le réel et le fantastique en se demandant jusqu'où l'auteur va nous emmener. Mais une chose est sûre, c'est que j'ai été incapable de lâcher le roman avant de l'avoir terminé ! Je pense que ce roman devrait plaire aux ados dans la mesure où il retranscrit bien cet univers à cheval entre l'enfance et le monde adulte. Les nombreuses références musicales et cinématographiques sont d'ailleurs très parlante.

Souviens-toi de la lune – Stéphane Servant aux éditions du Rouergue

vendredi 25 juin 2010

Hunger Games / Suzanne Collins

Hunger games

Ca y est ! Après avoir bavé d’envie devant tous vos billets, j’ai enfin lu Hunger Games ! Hélas !, je ne sais pas si c’est parce que j’attendais beaucoup de ce roman ou parce que je perds l’habitude de la littérature ados mais j’ai été un peu déçue.

Pour ceux qui viennent qui sortent de leur longue hibernation, je vous retrace en quelques mots l’intrigue du livre : tous les ans vingt-quatre ados sont tirés aux sorts pour amuser la galerie. Ils sont enfermés dans une sorte d’arène et le but du « jeu » et de tuer ses adversaires et d’être le seul survivant.

Certes, le scénario est original mais cette idée de faire s’entre-tuer des ados en les tirant au sort et d’imposer à leur famille de suivre ces horreurs à la télé… eh bien, ça me gène. Pourtant, je ne suis assez bon public d’histoires un peu glauques ; mais c’est peut-être l’entière gratuité de ce jeu et de cette cruauté sans borne. Ce jeu est organisé pour les privilégiés et pourrait le comparer à un croisement entre un combat de chiens amélioré et Koh Lanta. Mais être privilégié impose-t-il d’être cruel et avide d’un tel spectacle ? Et quel intérêt d’imposer aux villages défavorisés un tel spectacle puisqu’il ne s’agit pas d’une punition ni d’un moyen de pression.

Pourtant, le roman comporte de bonnes choses. J’ai beaucoup aimé le début où l’on découvre l’univers de Katniss et l’histoire de sa société même si j’aurais bien aimé que l’auteur nous en dise plus. Et il faut avouer que le roman est prenant, on veut savoir ce qui va arriver aux différents participants ! Mais là encore, je n’ai pas réussi à trembler pour Katniss même dans les pires situations…

Bon, est-ce que j’ose une dernière critique ? J’ai des scrupules à critiquer ce roman que vous avez été si nombreuses à aimer… Mais tant puis, mon blog est là pour ça. Mon dernier énervement sera pour la fin du roman et la maladresse des transitions de l’auteur. Quel est l’intérêt de la colère du jury à la fin, à part celle de justifier une suite ?. Vous l’aurez compris, la fin m’a déçue et l’envie de poursuivre cette série me manque vraiment. Mais il y a tant d’autres livres à lire ;-)

mercredi 23 juin 2010

Caulfield / Harald Rosenlow Eeg

Caulfield

Une fois de plus, Klaus va intégrer un nouveau collège où le conseiller principal ne sera autre que sa propre mère... Mais quelques jours après leur arrivée, un de ses camarades de classe de Klaus est mystérieusement poussé sous un train. D’autres événements étranges vont inciter Klaus à essayer de comprendre ce qui se passe dans cet étrange collège et surtout découvrir qui est ce mystérieux Caulfield dont le nom est parfois prononcé mais dont personne ne veut lui parler.

Caulfield est un roman prenant, bien écrit, bien mené, qui offre pour une fois un bon thriller aux grands ados.

De plus, ses nombreuses références à Caulfield et à l’Attrape-Cœur, ne peut que nous inciter à nous plonger dans l’œuvre de Salinger !

Caulfield / Harald Rosenlow Eeg aux éditions Thierry Magnier

mercredi 28 avril 2010

La Quête d’Ewilan, tome 1 : d’un monde à l’autre / Pierre Bottero

d'un monde à l'autre

En commençant à rédiger ce billet, je me rends compte que j’ai oublié de rédiger mon article sur le challenge qu’a proposé Edelwe au moment où Pierre Bottero quittait notre monde d’une manière bien tragique. Edelwe nous proposait de rendre hommage à ce grand auteur de la littérature jeunesse en nous engageant à lire l’une de ses trilogies. Je vous renvoie à son billet pour plus de renseignements sur ce challenge.

Je me suis donc engagée à lire la trilogie « Les Mondes d’Ewilan ». Ca fait si longtemps que je conseille cette série aux ados de ma bibliothèque, qu’il était grand temps que je m’y mette !

Voici le premier tome lu avec grand plaisir ! Depuis trois mois que je travaille en section adulte, j’avais mis mes romans ados un peu de côté et c’est avec grand plaisir que je me suis lancée dans cette grande aventure ! Je ne me lancerai pas dans un grand résumé puisque la toile regorge de billets et de sites consacrés aux romans de Pierre Bottero mais je vais juste vous en donner les grandes lignes.

Camille mène une vie presque banale jusqu’au jour où elle commence à vivre de drôles d’expériences et à se retrouver parachutée dans un monde parallèle où elle semble être attendue pour sauver le monde. Ce monde parallèle est vraiment bien imaginé avec des créatures incroyables plus terrifiantes les unes que les autres. Dans ce monde, Camille possède un don particulier, celui d’interférer dans la réalité en la modifiant grâce au dessin.

Les choses se mettent en place dans ce premier tome et donne très envie de lire la suite pour retrouver Camille et Salim, son acolyte. Camille est une jeune fille pleine de ressources qui prend les choses du bon côté malgré l’univers peu aimant dans lequel elle a grandit. Très vite en comprend que Camille appartient à l’autre monde et on a de la peine pour elle lorsqu’elle doit rejoindre ses parents adoptifs. Je n’en dirais pas plus pour ce premier tome et je m’arrange pour trouver rapidement la suite !

La Quête d’Ewilan, tome 1 : d’un monde à l’autre / Pierre Bottero

vendredi 2 avril 2010

Blog / Philippe Blondel aux éditions Actes Sud

Blog Blondel

Eh bien voilà un très chouette roman ado que j’ai lu d’une traite. Un jeune lycéen se confie à nous pour nous expliquer un événement qui a marqué sa vie. Depuis près de quatre ans, il tient un blog sur lequel il raconte sa vie d’ado et ses états d’âme en pensant n’être lu que par quelques-uns uns de ses amis. Mais un jour, il découvre que son père a trouvé l’adresse de son « journal intime électronique ». Le jeune homme se trouve si blessé et trahit qu’il décide de ne plus jamais adresser la parole à son père. Le climat devient alors extrêmement difficile au sein de la maison jusqu’au jour où son père dépose devant la porte de sa chambre un vieux carton contenant des photos et le journal intime qu’il tenait pendant sa jeunesse. La lecture de ces cahiers va lui révéler un terrible secret de famille.

Ce roman traite particulièrement bien à la fois les états d’âme que peuvent connaître les ados mais aussi la difficulté des secrets de famille et les relations parents-enfants. Les adolescents ont des préjugés sur leurs parents, les parents veulent à tout prix protéger leurs enfants sans se rendre compte qu’ils ont besoin de connaître l’histoire de leur famille. Le roman est très bien écrit et Jean-Philippe Blondel a su tenir un style proche de ce que pourrait être un ado sans jamais tomber dans la caricature. Il en profite pour souligner de manière intelligente le problème d’Internet et de son absence de confidentialité.

Bref, un roman intelligent, sensible, bien écrit et très prenant.

Blog / Philippe Blondel aux éditions Actes Sud

vendredi 12 février 2010

La Saga Mendelson tome 1 : Les exilés / Fabrice Colin

Saga Mendelson 1

Si Fabrice Colin m’avait quelque peu avec son roman ''La fin du monde'' , il s’est très largement rattrapé avec La Saga Mendelson. Cette trilogie est à mi-chemin entre le roman et le documentaire puisqu’elle a pour objectif de retracer la vie de la famille Mendelson à travers cinq générations. Les livres sont donc constitués d’extraits de journaux intimes, d’interviews, de photos. Fabrice Colin n’intervient que pour tout ordonner et créer les liens entre les différents éléments. Et le résultat est vraiment passionnant.

Dans ce premier tome, nous suivons le parcours de la famille Mendelson, cette famille juive originaire de Russie, contrainte de fuir en Autriche puis aux Etats-Unis pour échapper aux menaces antisémites et à la guerre. Personnellement, j’ai appris beaucoup de choses grâce à cette lecture. Je me suis rende compte que je ne connaissais pas les événements antisémites qui ont eu lieu en Russie au début du XIXe siècle (notamment le pogrom de 1905), j’ai révisé les raisons exactes du déclenchement de la Première guerre mondiale, j’ai découvert la passion d’Adolf Hitler pour les arts et l’architecture et ses conditions de vie très précaires à la mort de sa mère. Et lorsque les Mendelson arrivent aux Etats Unis, c’est le monde du cinéma américain que l’on découvre.

Ce roman se lit très facilement, l’auteur parvient à garder son fil conducteur sans se perdre dans des digressions historiques. Il parvient à se restreindre aux éléments nécessaires pour comprendre l’histoire de cette famille dont les membres deviennent très vite attachants.

J’avais lu beaucoup de billets positifs sur la blogosphère et je ne suis vraiment pas déçue par cette lecture que je recommande chaudement à mon tour ! Vivement que je mette la main sur le second tome ! (le troisième devrait paraître d’ici peu).

Et j'allais oublier de souligner la très belle couverture de François Roca !

jeudi 21 janvier 2010

Les Monts de l’Eléphant / Jean-François Chabas

Les Monts de l'éléphant

De manière générale, je n’accroche pas plus que ça aux romans de Jean-François Chabas, qui pourtant jouit d’une véritable notoriété dans le domaine de la littérature jeunesse. Mais cette fois-ci, j’ai eu un coup de cœur pour ce petit roman Le Mont de l’Eléphant.

En 150 pages, Henri de Lespagne nous fait le récit de sa vie. Né dans une famille noble extrêmement fortunée et élevée par une mère totalement rongée par le souci de l’apparence et l’égoïsme, Henri va assister à la destruction de sa famille. Petit à petit, il décidera alors de se détacher de ses origines et de sa mère pour mener une vie très médiocre qui s’éclairera enfin avec la rencontre de Promesse

Jean-François Chabas manie avec brio l’humour cinglant. Il n’épargne rien au portrait de la mère sans cœur qui n’a d’autre centre d’intérêt que sa fortune :

- Police ! Ouvrez ! Ouvrez ou on enfonce la porte !

- Ah, non ! Elle est d'époque !

Eh oui ; ainsi en allait-il du cerveau d'Anne de Lespagne née Castries. Elle n'a pas réfléchi plus loin que la sauvegarde de l'huisserie.

On rit beaucoup dans ce roman au ton mordant. Mais l’histoire de Henri, de ses frères et sœurs et de son père n’ont pourtant pas grand chose de drôle. Quatre êtres en souffrances qui subiront à des degrés divers la cruauté et l’indifférence de cette femme.

lundi 28 décembre 2009

Le temps des miracles / Anne-Laure Bondoux

Temps des miracles

Voilà un roman dont on a déjà beaucoup entendu parler sur les blogs et dans les revues spécialisée. Et pour cause !

Impossible de faire un résumé clair de ce roman sans en dévoiler tout le suspens. De quoi ça parle ? D’un enfant mi-français, mi-russe trouvé dans un train accidenté au fin fond du Caucase. Il est alors recueilli par Gloria, une femme pleine de courage et d’amour. Du courage il en faut en Russie au début des années 80, lorsque la guerre les menace. C’est pourquoi, lorsque la vie devient trop difficile, elle décide d’emmener Koumaïl, maintenant âgé de 12 ans, en France avec l’espoir de retrouver sa mère.

Le voyage va être difficile, Koumaïl va apprendre beaucoup de choses de ce voyage, de ses rencontres et plus encore de ses premières années en France, qui ne se passent évidemment pas comme il le pensait.

Ce roman est une véritable merveille. Il est difficile mais plein d’espoir et d’amour.

samedi 12 décembre 2009

Le Prince des nuages / Christophe Galfard

Prince des nuages

J’avais découvert ce titre sur le blog d’Emmyne, il y a déjà quelques mois de ça. J’ai sauté sur l’occasion lorsqu’il est enfin arrivé à la Médiathèque ! Le billet d’Emmyne était élogieux,, et à juste titre !

Le Prince des nuages est un roman à la fois intelligent et passionnant ! Sous des airs de roman fantastique, ce livre met en scène les problèmes écologiques que nous connaissons aujourd’hui, plus particulièrement celui du réchauffement climatique.

L’histoire se passe dans les airs et sur les nuages qui sont devenus des lieux d’habitation depuis que la Terre a été dévastée par les Hommes. Tom et Tristam vivent sur le Blueberry, un nuage spécialement conçu pour protéger Myrtille, la fille du Roi des Nuages du Nord, des attaques du Tyran. Ce dernier cherche à prendre le contrôle de tous les nuages en utilisant le réchauffement climatique comme arme de guerre. Mais les sbires du Tyran parviennent à capturer Myrtille et tous les habitants du Blueberry. Seuls Tom et Trsitam parviennent à prendre la fuite à bord d’une moto des airs…

Si la trame du récit est assez classique, elle fonctionne tout de même à la perfection. On suit avec intérêt les aventures des jeunes héros qui circulent d’un nuage à l’autre, découvrant les mystères du ciel. Tout au long du livre ont été insérées des pages documentaires, fournissant des informations scientifiques en lien avec le récit.

Une second tome est prévu pour poursuivre les aventures de Tristam et Myrtille sur Terre. Vivement sa parution !

Pour plus de renseignement sur ce roman, je vous renvoie au billet d’Emmyne et surtout à l’interview de l’auteur qu’elle a mise en ligne.

Le Prince des nuages / Christophe Galfard ; ill. par Vincent Dutrait aux éditions Pocket Jeunesse

samedi 5 décembre 2009

Au Rebond / Jean-Philippe Blondel

Au rebond

Que feriez-vous si votre meilleur ami ne donnait plus signe de vie et ne se rendait plus au lycée ? C’est ce qui arrive à Alexandre. Un beau jour, plus aucune nouvelle de Christian. Après avoir envisagé un départ impromptu aux Bahamas avec son père (comme ça lui arrive de temps en temps), Alexandre commence à s’inquiéter sérieusement. Sur les conseils de sa mère, il va mener une enquête pour tenter de retrouver son meilleur ami.

Au Rebond est un roman social où sont mis en valeur les notions d’amitié et d’entraide. Ce roman met en scène deux adolescents et leurs mères qui tentent de refaire surface après le départ de leur mari. Les notions de volonté et d’estime de soi sont mises en avant de manière intelligente. Même si l’histoire est un peu loufoque, elle fonctionne bien et donne une belle leçon de vie.

Au Rebond / Jean-Philippe Blondel aux éiitions Actes Sud

jeudi 19 novembre 2009

Les Orphelins de Naja / Nathalie Legendre

orphelins de Naja

En 2204, la Terre met en place un projet « Terre saine de corps et d’esprit ». Le principe étant d’envoyer sur la planète Naja tous les orphelins et enfants des rues pour qu’ils puissent bénéficier d’un toit et d’une éducation au sein des orphelinats spécifiquement créés pour eux. Ces orphelinats sont gérés par l’Eglise et l’armée.

Mais bien vite, on découvre qu’il existe un réseau de pédophilie orchestré par des hommes d’Eglise. La jeune Kihsana, recrutée par l’armée à 14 ans (si mes souvenirs sont bons), est un agent secret chargé de démanteler ce réseau.

Ce roman aborde un certain nombre de thèmes durs : la pédophilie, le viol, l’enlèvement, l’enrôlement d’enfants dans l’armée… Ces dernières semaines, Les Orphelins de Naja a fait l’objet de nombreuses polémiques au sujet de sa place dans la sélection du Prix Ados d’Ille et Vilaine, prix qui s’adresse aux 13-16 ans. Pour résumer, on le considère comme trop dur, risquant de choquer certains adolescents. J’avoue que j’ai du mal à prendre position dans le débat. Je regrette sincèrement la censure dont ce roman a été frappé pendant une journée en début de semaine dernière. Néanmoins, conseiller ce titre à des adolescents de 13 ans me gêne. J’espère que les établissements scolaires et les bibliothèques qui participeront au prix prendront le temps d’accompagner ce titre.

J’ai également un autre regret à exprimer vis à vis de ce roman, c’est le manque de descriptions de la planète Naja. On sait qu’il y a des orphelinats mais quoi d’autres ? A quoi ressemble-t-elle ? On n’a pas d’éléments pour différencier la Terre de cette planète. Je crois que ce titre aurait gagné en subtilité et en force si l’univers avait été plus construit. Ce roman m’a donc donné l’impression que l’auteur a négligé l’aspect littéraire pour faire passer son message alors que les deux n’étaient évidemment pas incompatibles. Un roman plus long ne m'aurait donc pas gêné.

Les Orphelins de Naja / Nathalie Legendre aux éditions Mango, titre hors série de la coll. « Autres mondes »

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