Midola's blog

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lundi 25 juillet 2011

Le mec de la tombe d’à côté / Katarina Mazetti ; traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

mec de la tombe d'a cote

Voilà un grand classique que je voulais lire depuis longtemps, ce n’est pas tous les jours que l’on note le titre d’un livre promettant de nous faire rire ! A court de lecture pendant mes vacances à la montagne, je suis tombée sur ce roman à la petite librairie du coin. Je n’ai pas résisté et le mauvais temps m’a permis de le lire presque d’une traite. Bilan : J’ai oublié les nuages noirs et les trombes d’eau ; et je me suis détendu les zygomatiques.

L’histoire est très simple, une jeune veuve rencontre au cimetière son « voisin » de tombe qui vient régulièrement entretenir la tombe de ses parents. Si les premières impressions ne sont pas bonnes, ils vont d’un seul coup tomber dans les bras l’un de l’autre. Mais le hic dans cette histoire, c’est que Désirée est une femme de la ville, bibliothécaire de profession et assez indépendante ; tandis que Benny est éleveur de vaches laitières… Deux mondes bien différents !

Les deux personnages ne manquent ni d’humour ni de répartie, ce qui offre au lecteur des dialogues savoureux. Mais au-delà d’être amusante, l’histoire est également une réflexion sur le sens que l’on donne à sa vie, à l’amour, aux sacrifices que l’on est prêt (ou pas) à faire.

Le mec de la tombe d’à côté est un bon petit roman qui m’a permis de passer un excellent moment aux côtés de Désirée et Benny. Une suite existe à ce roman pour ceux qui voudront connaître la suite de leurs aventures : Le caveau de famille. Tout un programme !

mardi 19 juillet 2011

Les cœurs déchiquetés / Hervé Le Corre

coeurs dechiquetes

J’ai choisi ce roman, persuadée que plusieurs de mes lecteurs en avaient vanté la qualité de l’intrigue et de l’écriture. Malheureusement, je suis un peu restée en dehors de l’intrigue et de la vie des personnages, je n’ai pas adhéré à l’intrigue. Je crois que ce qui m’a agacé dans ce roman, c’est justement le déroulement de l’intrigue, pourtant très classique. Deux intrigues indépendantes qui finiront par ce rejoindre à un moment donné.

D’un côté, nous avons l’histoire de Victor, jeune garçon de treize ans qui retrouve chez lui sa mère assassinée après avoir été violemment battue. Une mort étrange pour une femme semblant particulièrement discrète et irréprochable… Placé en famille d’accueil, Victor va devoir essayer de reconstruire sa vie mais l’assassin de sa mère rôde près de lui…

De l’autre côté, nous avons Vilar, le policier qui enquête entre autres sur l’affaire de la mère de Victor ainsi que sur une histoire beaucoup plus personnelle. Son petit garçon, Pablo, a été enlevé quelques années auparavant et Vilar espère toujours le retrouver vivant. Son entourage vient justement de trouver une piste de pédophiles. Tous les espoirs sont permis…

Les cœurs déchiquetés a tout pour être un bon roman. Il est bien écrit, il est riche en rebondissements et on voyage en France entre Bordeaux et le Médoc (ce n’est pas tous les jours !) Mais, je ne sais pas, je n’ai pas réussi à me laisser vraiment attendrir par l’histoire de Victor ni même par celle de Vilar. Soit il manque à ce roman ce petit quelque chose qui engloutit le lecteur dans l’histoire des personnages, soit je ne suis pas réceptive au malheur des autres en ce moment… Je n’ai plus qu’à tester un autre polar ;-)

mercredi 29 juin 2011

Prodigieuses créatures / Tracy Chevalier, traduit par Anouk Neuhoff

prodigieuses creatures

Lors de ma dernière visite de librairie, je me suis laissée tenter par le dernier roman de Tracy Chevalier, l’auteur du célèbre roman La Jeune fille et la perle. Cette fois-ci, Tracy Chevalier délaisse le monde de la peinture pour se plonger dans celui des fossiles. Dans l’esprit d’un roman de Jane Austen, le lecteur suit le destin de trois sœurs destinées à finir vieilles filles et à s’exiler dans une petite commune de bord de mer pour permettre, comme leurs maigres rentes l’exigent. Lorsqu’elles s’installent dans la petite ville de Lyme Regis, chacune des sœurs essaie de trouver une occupation pour occuper ses journées. La plus jeune, pouvant encore envisager de trouver un mari, aime se rendre dans les salons et les bals de la villes, Louise, quant à elle, se passionne pour le jardinage et passe de longues heures à entretenir leur jardin. Enfin, Elisabeth, la plus âgée, se découvre une véritable passion pour la chasse aux fossiles. Et c’est cette passion qui va l’amener à rencontrer Mary Anning, une jeune fille qui contribua beaucoup dans la découverte de fossiles d’animaux non encore identifiés au XIXe siècle.

Tracy Chevalier mêle personnages fictifs et grands noms de la science pour rendre compte de l’importance du travail établit par Mary et Elisabeth dans l’étude des fossiles alors que les conventions de l’époque interdisaient toute liberté aux femmes et rechignaient à reconnaître leur mérite. Le lecteur suit toutes les étapes dans la découverte des fossiles et toutes les épreuves que doivent subir les deux femmes.

Mon avis au sujet de ce roman est partagé. J’ai été heureuse de retrouver cette atmosphère et cette écriture assez proche de Jane Austen, mais je dois avouer que le monde des fossiles ne m’a pas passionné plus que cela… Cela dit, la lecture n’a pas été désagréable du tout et j’y ai appris pas mal de choses, tant au niveau des mœurs de l’époque que du monde machiste des scientifiques ! Il ne me reste plus qu’à me plonger dans un « vrai » Jane Austen pour combler ma frustration ;-)

vendredi 18 février 2011

Little Big Bang / Benny Barbash aux éditions Zulma

Little Big Bang

Très peu de lecture en ce moment, mais je suis tombée sur cette petite fable israélienne que j’ai beaucoup aimé.

Un père de famille se trouvant un peu trop d’embonpoint décide de se lancer dans toutes sortes de régimes : le tout pomme, le tout raisin… jusqu’à ce qu’une diététicienne de renommée lui conseille le régime tout olive. Et c’est là que le drame se produit. Le cher monsieur avale un noyau d’olive qui vient se coincer quelque part sous l’oreille et refuse dans ressortir. Quelques jours plus tard, c’est un rameau d’olivier qui commence à lui sortir de l’oreille. Après consultation de quelques médecins et spécialistes, c’est vers un cultivateur d’oliviers que va se tourner notre pauvre monsieur ; mais pour cela, ils vont devoir se rendre sur le territoire palestinien.

Ce conte est très amusant à lire car il nous dépeint l’ambiance d’une famille juive avec des personnages hauts en couleur mais il ne s’arrête pas là puisqu’il aborde discrètement le conflit israélo-palestinien en donnant au lecteur quelques pistes de réflexions. Sans porter de jugement sur le conflit, il se contente de nous en donner quelques éléments sans se départir de son humour.

Une lecture amusante et intelligente, comme je les aime !

Little Big Bang / Benny Barbash traduit de l'hébreu par Doimnique Rotermund aux éditions Zulma

dimanche 30 janvier 2011

La fée Benninkova / Franz Bartelt aux éditions Le Dilettante

fée benninkova

Grosse déception que ce roman car je m’attendais à tout autre chose. A ce que j’avais pu lire rapidement à son sujet, je m’attendais à un conte de fée détourné, drôle et fantastique. Tout commençait bien : une fée affolée parce qu’elle a perdu sa baguette magique et poursuivie par d’affreux lutins noirs, débarque chez Clinty, un homme handicapé qui l’autorise aimablement à utiliser ses toilettes.

En attendant la nouvelle baguette magique que la Poste doit livrer sous les 48 heures, Clinty commence à lui raconter son histoire avec Marylène, la caissière de la superette où il fait ses courses depuis des années. Je n’en dirai pas plus pour ne pas tout dévoiler mais c’est à partir de ce moment que j’ai décroché.

Est-ce parce que je suis trop prude ? Est-ce parce que je m’attendais à un texte plus fantastique ? En tout cas, je ne me suis pas amusée comme je m’y étais attendu. Pourtant j’ai beaucoup aimé l’écriture de ce petit roman, l’auteur parvient à garder une véritable dynamique dans les récits et les dialogues.

Un roman qui n’était pas fait pour moi mais que beaucoup semble adorer au vu des commentaires laissés sur le site des éditions Le Dilettante.

jeudi 27 janvier 2011

Le Signal / Ron Carlson traduit par Sophie Aslanides

Le Signal

J’avais découvert les éditions Gallmeister avec le célèbre roman Sukkwan island. Cette lecture m’avait beaucoup plu. J’avais beaucoup aimé cette angoisse qui monte au fur et à mesure que les pages défilent et l’évocation de cette nature sauvage. Cette fois-ci, je me suis plongée avec le même plaisir dans le dernier titre paru chez cet éditeur, ''Le Signal'' de Ron Carlson.

Ron Carlson nous emmène dans les montagnes du Wyoming en compagnie de Mack et de Vonnie, son ex-femme. Les derniers mois ont été fatals pour le couple ; Mack s’est laissé entraîné sur une mauvaise pente qui l’a tout droit conduit en prison. A sa remise en liberté, Vonnie accepte de faire une dernière randonnée pour clore leur histoire. Le lecteur part alors avec eux sur les sentiers montagneux et ressent leur apaisement une fois en contact avec la Nature. Mais le dernier jour, à quelques heures du retour, tout bascule et la randonnée se transforme en cauchemar…

J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a fait vivre au plus près des personnages. On se délecte du calme de la nature, on entend l’eau de la rivière qui gronde, on voit les poissons se débattre au bout des cannes à pêche ; et puis on tremble aux coups de feu, on retient sa respiration quand les personnages se cachent… Bref, on vit les 222 pages comme si on y était !

Bonne lecture !

Le Signal / Ron Carlson aux éditions Gallmeister

lundi 24 janvier 2011

Tout bouge autour de moi / Dany Laferrière

tout bouge autour de moi

On a beaucoup entendu Dany Laferrière sur les ondes ces derniers jours à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Tout bouge autour de moi » où il revient sur ce qu’il a vécu l’année dernière pendant le terrible séisme qui a touché Haïti.

Par de brefs chapitres, l’auteur nous emmène sur place, en Haïti, et nous peint ce pays où tout a été dévasté. Par des anecdotes, des détails, l’auteur nous peint son pays comme il était avant le 12 janvier 2010 et comme il est devenu après. Pour moi qui ne connaissais presque pas ce pays, ce livre est passionnant, il montre la force de caractère de ces habitants qui doivent continuer à vivre malgré cette terrible catastrophe, malgré l’impossibilité de retrouver le pays comme avant.

Dany Laferrière nous offre ici un magnifique témoignage qui tranche par rapport à ce que l’on a pu voir à la télévision car l’auteur s’est attaché à noter toutes les marques de vie, toutes les preuves d’espoir. Bien sûr qu’il y a eu des morts, des destructions, des blessés, des maladies, etc. Mais malgré tout, il faut continuer d’aller de l’avant.

Ce livre fait écho à une autre lecture que j’ai faite il y a quelques mois grâce au blog-o-book : le charme des après-midi sans fin. Dany Laferrière revient quelques semaines après le séisme à Petite-Goâve, cette petite ville dont il parle dans le charme des après-midi sans fin où il a passé son enfance. On imagine à quel point son regard est tout autre. On retrouve néanmoins le style particulier de l'auteur qui parvient à nous faire vivre à ses côtés les heures et les semaines qui ont suivi le séisme. Par ce livre, l'auteur a voulu nous livrer un témoignage de cette catastrophe et il y parvient parfaitement car il a su trouver le ton juste, le recul nécessaire pour placer cette épreuve dans l'Histoire d'Haïti.

lundi 17 janvier 2011

Le jeu du pendu / Aline Kiner aux éditions Liana Lévi

jeu du pendu

Voici un roman policier comme je les aime, c’est-à-dire un roman policier que je ne peux pas lâcher et qui m’apprend des choses ! Et celui-ci a même un petit plus, il se passe dans le pays d’enfance de Monsieur : la Lorraine ;-)

Tout commence par une adolescente retrouvée morte dans une ravine aux alentours de Metz, ravine causée par les effondrements des mines qui ne sont plus entretenues depuis leurs fermetures. Si cette fois-ci l’hypothèse de l’accident est aussitôt écartée puisque le corps de la jeune fille est entourée d’une corde savamment nouée, il n’est pas sans rappeler un cas très ressemblant survenu il y a un peu plus de dix ans… La police, représentée par Simon Dreemer et Jeanne Modover, va alors mener l’enquête…

La lecture du Jeu du pendu m’a permis d’apprendre des choses sur la Lorraine et notamment les problèmes géologiques causés par la fermeture et le manque d’entretien des mines au Nord de Metz. Des parcelles entières s’effondrent lorsque l’eau s’infiltre dans les galeries, et fragilise les sous-sols. Et puis, le roman nous plonge dans l’Histoire de la Lorraine au moment de la Seconde guerre mondiale et de son annexion par les allemands. Période pas si éloignée de nous…

''Le jeu du pendu'' a vraiment été une lecture agréable mêlant intrigue policière, Histoire, personnages captivants et complexes ; le tout servi par une très belle écriture.

jeudi 13 janvier 2011

Rosa Candida / Audur Ava Olafsdottir, traduit par Catherine Eyjolfsson

Rosa candida

Voilà trois fois que j’essaie de rédiger ce billet sans y parvenir. En même temps, vu le nombre de blogueurs à l’avoir lu et commenté, je pourrais me passer de l’exercice du résumé ! Dans Rosa Candida, il est question de roses, de vie, de mort, d’amour, de candeur, d’apprentissage de la vie, de cuisine, d’enfants, de pères, de mères, de frères… de la vie en somme. Arnlojotur décide de partir sur le continent pour restaurer une roseraie abandonnée dans un petit village isolé. C’est une aventure pour lui qui n’a jamais quitté sa famille mais c’en est une aussi pour son père, soucieux d’aider son fils à mener au mieux sa vie. Ce voyage et cet isolement sont l’occasion pour Arnljotur de faire le point après quelques épisodes marquants dans sa vie. Puis un jour, sa vie prend un nouveau tournant lorsqu’on lui demande d’assurer pendant un mois ses responsabilités et son rôle de père…

''Rosa candida'' est vraiment un très joli livre, à la fois simple et complexe, comme peut l’être la vie. On s’attache aux personnages qui débordent d’humanité, on se laisse porter par l’écriture très fluide de l’auteur. C’est une lecture qui offre une bonne bouffée d’oxygène au lecteur.

Je vous renvoie au Blog-o-book qui a répertorié tous nos billets ici.

Rosa Candida / Audur Ava Olafsdottir, traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson aux éditions Zulma

dimanche 9 janvier 2011

L’Italie si j’y suis / Philippe Fusaro aux éditions La Fosse aux Ours

Italie si j'y sui

Clairement mis à la porte de chez lui par sa femme (je vous laisse savourer la scène de rupture !), Sandro va devoir pour une fois assumer pleinement ses responsabilités en emmenant son fils en vacances. Tous les deux vont alors partir pour un long périple en Italie qui va permettre au père et au fils de se retrouver et à Sandro de faire le point sur sa vie.

Sandro est un personnage amusant car l’auteur joue avec les clichés. Sandro arbore des chemises en lin et voue une passion pour les chaussures en cuir, il écoute des chansons italiennes au volant de son Alfa Roméo décapotable… A côté de lui, son fils Marino (dont je n’ai pas réussi à deviner son âge…) se promène en permanence en tenue de cosmonaute que son grand-père lui a ramené d’un de ses voyages de Russie et discute très souvent avec son ami (imaginaire) Youri Gagarine.

Le père et le fils forment un drôle de couple dans lequel on ne sait pas toujours qui est l’enfant et qui est l’adulte car Marino est lucide et comprend très vite ce qui se passe entre ses parents ou dans le cœur des adultes.

Et puis, Philippe Fusaro nous raconte cette histoire avec beaucoup de style, avec une écriture à la fois imagée et poétique. Et pour donner une petite idée du personnage de Sandro et du style de Philippe Fusaro, je vous livre ce court extrait :

« J’ai sorti une autre cigarette. Je la méritait bien, celle-ci, et me suis lissé la moustache drue et sombre jusqu’à la base du menton. J’ai passé la main dans mes cheveux qui coulent jusque dans la nuque et j’ai essayé d’imaginer un lieu doux et paisible pour cette nuit. »

L’Italie si j’y suis est roman truffé de références littéraires, musicales, géographiques, etc. que j’ai bien conscience de ne pas avoir toutes repérées. Hélas ! Si j’avais le temps, une relecture serait la bienvenue…

jeudi 6 janvier 2011

La maison où je suis mort autrefois / Keigo Higashino, traduit du japonais par Yutaka Makino

maison ou je suis mort autrefois

Très étrange roman policier japonais dont je ne sais pas exactement quoi penser. Un homme et une femme qui s’étaient aimés au lycée, se retrouvent sept ans plus tard. Cette jeune femme, Sayaka, le recontacte quelques jours plus tard avec une drôle de demande. Elle voudrait qu’il l’accompagne sur les pas de son père, décédé un an plus tôt et qui lui a légué un plan et une clé à tête de lion. Mais cette aventure est bien plus complexe qu’elle ne paraît car Sayaka espère trouver sur les lieux une réponse à une amnésie dont elle souffre depuis son plus jeune âge et une explication à la manière dont elle se comporte avec sa petite fille.

L’enquête est passionnante, on suit les avancées de ces deux personnages qui découvrent la maison à laquelle correspond la clé. Une mystérieuse maison où le temps semble s’être arrêté 23 ans plus tôt… La relation entre Sayaka et Keigo est amusante. Sayaka est mariée mais cache cette escapade à son mari parti en déplacement mais ne semble pas attendre autre chose qu’une aide de cet ancien amour. De son côté Keigo se demande ce qu’attend Sayaka de lui, se remémore leur histoire passée et surveille de près son comportement pour ne pas froisser la jeune femme. Cette retenue et ce souci de clarté dans ses sentiments, m’amène à ce que j’ai moins aimé dans ce roman : l’écriture et notamment les dialogues qui m’ont semblés naïfs et artificiel. A de nombreuses reprises, l’auteur résume le contenu des dialogues, l’avancé de l’enquête de manière à s’assurer que le lecteur ne se perde pas. Je dois avouer que je ne connais pas bien la littérature japonaise et je me suis demandé si cette manière d’écrire était un trait caractéristique de cette littérature.

Mais même si cette sorte de naïveté m’a quelque peu agacée, je dois dire que j’ai été totalement happée par les avancées de l’enquête de Sayaka et Keigo, me permettant de passer un bon moment !

La maison où je suis mort autrefois / Keigo Higashino, traduit du japonais par Yutaka Makino aux éditions Actes Sud

dimanche 2 janvier 2011

Mon vieux et moi / Pierre Gagnon

mon vieux et moi

Joli petit roman consacré à l’adoption d’une personne âgée. Si, si ! A force de se rendre à la maison de retraite où séjourne sa tante, le narrateur s’attache à Léo, un vieux monsieur de 99 ans. Si bien que lorsque sa tante décède, il décide d’accueillir chez lui Léo malgré les mises en garde de son entourage.

Après les formulaires administratifs et les mises aux normes de sa maison, le narrateur commence une nouvelle vie en compagnie de Léo. En s’engageant dans cette aventure, il sait que tout ne sera pas facile et il rend compte des bons moments comme des plus difficiles.

Ce roman, fait de cours chapitres, est empli de tendresse et de petites réflexions sur la vie et sur la vieillesse.

Mon vieux et moi / Pierre Gagnon aux éditions Autrement

samedi 4 décembre 2010

La couleur des sentiments / Kathryn Stockett, traduit par Pierre Girard

couleur des sentiments

La couleur des sentiments ou comment rester scotchée sur le canapé au lieu de faire ses cartons… Au moment où ce billet sera publié, je serai en effet en train de déménager en espérant que j’arrive à rattraper mon retard car je n’ai rien pu faire avant d’avoir terminé les 525 pages de ce roman ! Et quel bonheur que s’immerger dans une lecture de cette manière, de penser toute la journée aux personnages que l’on retrouvera le soir (et puis le midi entre deux bouchées).

La couleur des sentiments nous emmène dans le Mississipi, dans les années 60 lorsque la ségrégation bat son plein. A cette époque, les familles bourgeoisie américaine avaient à leur service des bonnes noires qu’elles étaient très loin de traiter comme leurs égaux. Miss Skeeter qui appartient pourtant à cette bourgeoisie trouve de plus en plus choquant la manière dont ses amies traitent leurs bonnes. Et elle qui rêve de devenir écrivain décide de se lancer dans un grand projet risqué : recueillir le témoignage d’une douzaine de bonnes sur leurs conditions de travail et leurs relations avec leurs employeurs. Mais les noirs sont extrêmement méfiants vis à vis des blancs qui ne les respectent pas. Miss Skeeter va alors trouver de l’aide dans les personnes d’Aibileen et de Minny, deux bonnes au fort caractère. Toutes les trois se réuniront secrètement pour avancer dans ce vaste projet.

Le roman alterne justement entre les récits de ces trois femmes, nous permettant de nous faire une idée, presque au quotidien, de ce qui se passe à Jackson tant du côté des blancs que des noirs.

La couleur des sentiments est un roman intelligent qui montre la complexité des relations entre les noirs et les blancs car il y a heureusement des familles où tout se passe bien et où les blancs traitent avec respect leurs bonnes et où ces bonnes ont plaisir à travailler.

On y lit aussi surtout la peur de l’autre. Les blancs craignent ce que les autres blancs risquent de penser d’eux s’ils sont « trop » gentils avec leur bonne. Certaines personnes très influentes ont vite fait de réduire à néant la vie sociale d’une personne qui se montrerait trop conciliante avec une personne noire.

Le roman est fluide et l’alternance des récits empêche toute monotonie. Les trois femmes ont chacune un caractère différent, ce qui permet de passer par toute sorte de sentiments et de situations. L’auteur parvient à maintenir trois écritures distinctes tout au long du roman et à accrocher le lecteur de la première à la dernière ligne.

Il y aurait des milliers de choses à ajouter à ce billet. Je n’ai pas parlé de l’inscription du roman dans l’Histoire et pourtant, pendant les quelques années que dure la rédaction du livre, on peut voir évoluer les rapports entre les noirs et les blancs. On entend parler de Rosa Parks, de Martin Luther King…

Bon, je m’arrête là, j’ai des cartons à terminer ;-)

lundi 22 novembre 2010

Pour l’amour du chocolat / José Carlos Carmona

pour l'amour du chocolat

Quand on voit la couverture et le titre, comment peut-on résister ? Je me suis donc laisser tenter par cette courte lecture. Il m’aura en effet fallu une petite heure pour arriver à bout de cette sympathique lecture.

Pour l’amour du chocolat est une mini saga familiale centrée sur Alma Trap, violoncelliste et passionnée de littérature qui partira vivre aux Etats Unis, et Adrian Troadec, amoureux secrètement d’Alma et qui fondera une grande entreprise de chocolat en Suisse.

La particularité de ce roman réside dans le fait que l’auteur se contente de rendre compte des grands événements de la vie des personnages tout en parsemant le récit de repères Historiques. On ne connaît pas grand chose du caractère des personnages, l’auteur n’hésite pas à faire des sauts dans le temps. Du coup, la passivité des personnages face à leur propre vie paraît d’autant plus ridicule face aux événements historiques qui ont lieu aux mêmes moments. Les personnages évoluent tout de même en même temps que la seconde guerre mondiale sans se sentir concernés puisqu’ils vivent en Suisse.

Pour l’amour du chocolat a été une drôle de lecture. Je l’ai tout d’abord trouvée très légère, on survole la vie des personnages à toute vitesse. Et en écrivant ce billet, je me rends compte de tout ce qu’à réussi à faire passer José Carlos Carmona en mettant en parallèle ces petites vies presque insignifiantes que les personnages gâchent par manque de caractère et l’Histoire avec un très grand H. Une belle leçon de vie au final.

Et le chocolat ? me direz vous. Il adoucit tout simplement les duretés de la vie…

Pour l’amour du chocolat / José Carlos Carmona et traduit par François Rosso aux éditions Grasset

samedi 13 novembre 2010

Elles vivaient d’espoir / Claudie Hunzinger

elles vivaient d'espoir

Claudie Hunzinger a retrouvé le journal que tenait sa mère dans sa jeunesse et c’est à partir de ces écrits qu’elle nous livre ce beau roman. Elles vivaient d’espoir retrace le destin de deux femmes : Emma, la mère de l’auteur et Thérèse, une amie/amante d’Emma. Ces deux femmes ont été très proches dans les années 30 lorsqu’elles préparaient les concours de l’enseignement jusqu’à ce qu’un homme les sépare et que l’Histoire les rattrape. Emma vivra la seconde guerre mondiale en Alsace, mariée à un allemand lié au parti nazi, tandis que Thérèse rejoindra le parti communiste en Bretagne où elle s’investira dans la Résistance.

Lorsque j’ai commencé ce roman la première fois, il m’est tombé des mains au bout de quelques pages. Mais lorsque je l’ai repris quelques jours plus tard et que j’ai avancé dans le livre, je ne l’ai plus lâché. L’auteur garde une certaine distance tout au long du livre, une distance nécessaire pour nous transmettre le plus objectivement possible le destin de ces deux femmes. Emma a beau être sa mère, elle restera Emma tout au long du roman.

Elles vivaient d’espoir est un impressionnant témoignage de ce qu’à pu être la seconde guerre mondiale, comment deux femmes extrêmement proches ont pu vivre cette période de manière extrêmement différente. Ce roman trace également le portrait de deux femmes qui assument pleinement leurs choix même si elles connaissent des moments difficiles. La vie de Thérèse m’a d’autant plus marqué qu’elle compte parmi les membres les plus actifs de la Résistance en Ile et Vilaine et qu’elle a tristement finit ses jours à la Prison Jacques Cartier de Rennes… Je vous renvoie à deux articles parlant d'elle, Thérèse Pierre, ici et .

Claudie Hunzinger signe ici un premier d'une très grande qualité.

Clara a elle aussi beaucoup aimé ce roman.

Elles vivaient d’espoir / Claudie Hunzinger aux éditions Grasset

dimanche 31 octobre 2010

L’Effet Larsen / Delphine Bertholon

effet larsen

J’ai terminé ce roman il y a quelques jours mais je peine à écrire ce billet. Toutes mes tentatives ne me semblent pas rendre compte de la densité de ce roman que j’ai particulièrement aimé.

Au départ, Nola. Une jeune fille qui l’année de ses dix-huit ans voit sa vie basculer. Six mois plus tôt, elle habitait dans une jolie maison de Montreuil avec ses parents jusqu’au jour où son père est victime d’un fou armé. En attendant la vente du salon de coiffure, Nola et sa mère sont contrainte de déménager dans un affreux immeuble parisien particulièrement bruyant. Même si c’était dur de faire face au décès du père de Nola, les deux femmes avaient affronté la situation avec courage. Et puis, pendant l’été, la mère de Nola a commencé à basculer dans une forte dépression qui se manifeste surtout par une hyperacousie. Nola doit alors tenter de se reconstruire, de retrouver un sens à sa vie tout en veillant sur sa mère comme elle peut et en travaillant comme serveuse dans un bar du quartier.

Malgré les sujets difficiles abordés et les épreuves que traversent ces deux femmes, ce roman est plein d’espoir et plein de vie. Certes, il y a des passages durs, très durs. On traverse les épreuves avec Nola, on retient notre respiration quand les choses encore plus mal, mais Nola est quelqu’un de particulièrement forte qui ne se laisse pas abattre ; et jamais l’auteur ne tombe dans le pathos. L’écriture de Delphine Bertholon est, elle aussi, très vive. Grâce au rythme des phrases et aux onomatopées, elle parvient à transcrire l’ambiance de cet affreux appartement et le tourment de la maman. Mais elle traduit aussi la vivacité de Nola et son envie de s’en sortir.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman que je n’arrivais pas à lâcher, totalement engloutie dans l’histoire. J’ai beaucoup aimé l’écriture de Delphine Bertholon, une écriture jeune, une façon de parler plutôt actuelle et mille petits sujets transversaux abordés : l’art, la peinture, la lecture, les sciences, Sant-Malo, les secrets de famille. Ah oui ! les secrets de famille ! Je ne vous en ai pas parlé… Mais c’est pour vous en laisser la surprise à la lecture !

Les avis enthousiastes de Géraldine, Keisha, Aifelle et Clara.

L’Effet Larsen – Delphine Bertholon aux éditions JC Lattès

jeudi 28 octobre 2010

Bifteck / Martin Prévost

bifteck

Si je n’avais pas lu autant de louanges à son sujet (sur les blogs, les journaux et les librairies), jamais, au grand jamais, je n’aurais eu l’idée d’ouvrir un tel livre ! Ce roman, écrit par le réalisateur de Séraphine, nous offre ici une sorte de conte très surprenant ! André, jeune boucher breton, découvre les joies de la chair en tout genre. Elevé dans l’amour de la viande, André devient très vite le digne hériter de la boucherie familiale. Mais très vite également, André devient l’amant le plus en vue de tout Plomeur. Résultat ? A peine sorti de l’adolescence, André se retrouve papa de sept enfants que les mères lui abandonnent au fur et à mesure sur le pas de la porte.

Jusque-là, Martin Provost nous offre un récit drôle où le jeune boucher découvre la vie avec une ingénuité désarmante. Dès les premières pages, le lecteur sait qu’il va évoluer dans un monde à part et s’amuse beaucoup :

« Elevé au lait entier, le jeune André évolua rapidement dans la tradition ancestrale en travaillant au magasin dès l’âge de cinq ans. A sept, il savait déjà tenir la caisse, à huit, égorger son premier mouton, à dix, vous désosser une épaule en deux temps trois mouvements et l’entrelarder sous votre nez, façon bouchère. »

Mais par crainte d’un mari jaloux, André est contraint de fuir sa Bretagne avec ses enfants. Il décide d’embarquer sur un voilier et de partir à l’aventure sur la mer. Seul avec ses sept enfants en bas-âge, il veille sur eux. (Tout ce passage où notre père de famille se consacre entièrement à la survie de ses enfants m’a beaucoup fait penser à l’album Le papa qui avait dix enfants de Bénédicte Guettier.)

Mais vient ensuite la dernière partie du texte à laquelle je n’ai pas du tout accroché, celle où tout l’équipage débarque sur une île… On tombe alors dans le fantastique… et là, l’auteur m’a complètement perdue.

Bitfeck est donc une lecture très surprenante et malgré la fin qui ne m’a pas du tout convaincue, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dedans si vous le voyez passer pas loin de vous. Cette courte lecture vous fera passer un agréable moment, et déclenchera forcément chez vous quelques sourires.

Bifteck / Martin Prévost aux éditions Phébus

jeudi 21 octobre 2010

Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet / Antoine Bello

Enquete sur la disparition d'E. B.

Ah ! Quelle agréable lecture ! Une lecture qui ne cesse d’étonner son lecteur, de susciter sa curiosité au point de ne pouvoir s’empêcher d’en parler autour de soi et d’exprimer sa curiosité pour la suite du livre. Un roman ORIGINAL !

Je sens que la rédaction de ce roman va être compliquée tant il y a de choses à dire dessus. Tout d’abord l’intrigue. Non, tout d’abord l’enquêteur ! Achille Dunot, ancien inspecteur qui souffre d’une certaine forme d’amnésie : « Depuis un récent accident, sa mémoire ne forme plus de nouveaux souvenirs, si bien qu’il se réveille chaque matin en ayant tout oublié des événements de la veille. » Mais malgré son amnésie, Achille Dunot va être missionné par l’un de ses amis pour l’aider à démêler l’affaire sur laquelle il travaille, à savoir la disparition d’Emilie Brunet et de son amant. La seule solution pour Achille va être de consigner par écrit tous les soirs les avancées de son enquête pour pouvoir la reprendre le lendemain matin. Et c’est ce journal que nous avons entre les mains.

Il est également important de parler du principal suspect : Claude Brunet, le mari de la victime, éminent spécialiste en neurologie qui souffre lui aussi d’une sorte d’amnésie (réelle ou simulée) liée au traumatisme qu’il aurait subit lors d’un interrogatoire très musclé au poste de police.

Si ces éléments sont déjà savoureux – il faut imaginer le personnage reprendre son journal tous les jours en analysant ses commentaires et doutant parfois de sa capacité à retranscrire tous les événements et discussions de la journée – il faut ajouter que Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet est à la fois un roman policier détourné et une ode à Agatha Christie ! Achille Brunet est fasciné par Hercule Poirot et mène son enquête en se référant aux romans d’Agatha Christie. Et pour aller plus loin, Claude Brunet se passionne à son tour pour tous les romans de cette grande dame du roman policier et ose narguer notre pauvre Achille Dunot en discutant les conclusions des intrigues de l’inspecteur Poirot. (Résultat, j'ai drôlement envie de me replonger dans un roman d'Agatha Christie, ce qui ne m'est pas arrivée depuis le lycée !)

Bref, Antoine Bello nous offre un roman policier vraiment original qui intrigue le lecteur d’un bout à l’autre. Il faudra attendre presque la moitié du roman pour comprendre pourquoi des phrases entières sont barrées et d’autres totalement noircie, rendant la lecture des ces lignes totalement impossibles et qui donne un drôle d’aspect à ce roman. Mais ne comptez pas pour moi pour vous en révéler la raison ! Courrez l’acheter ou l’emprunter !

Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet / Antoine Bello aux éditions Gallimard

samedi 16 octobre 2010

Le plomb dans le cassetin / Jean Bernard-Maugiron aux éditions Buchet Chastel

du plomb dans le cassetin

Drôle de petit roman. Victor, correcteur de nuit dans un journal régional, essaie d’écrire un article sur son métier. Chaque chapitre sera une nouvelle tentative mais une tentative différente de la précédente, nous apportant à chaque fois de nouveaux éléments. Pour ceux qui ont quelques connaissance dans l’édition (de journaux ou de livres) c’est amusant car on y lit toutes les évolutions techniques de ces dernières décennies. Mais plus on avance dans le roman et plus on se pose des questions sur Victor. Qui est-il vraiment ? Si le premier article décrit de manière très scientifique son travail, au fur et à mesure on se rend compte que l’esprit de notre narrateur est un peu… dérangé, jusqu’à atteindre son paroxysme dans les dix dernières pages du roman qui déroutent franchement le lecteur.

Plus je pense à ma lecture et plus je me dis que ce roman est riche. Au départ, on peut prendre ce roman comme l’histoire un peu déjantée d’un homme un peu simple qui travaille dans un journal. Mais en fait, il s’agit aussi d’une réflexion sur le travail de l’édition (journaux ou livres, le principe et le même) et de toutes ses évolutions. Si au départ, des hommes étaient formés pour des tâches manuelles et répétitives, ces tâches ont été supprimées et les hommes replacés à des postes qui ne leur correspondent pas forcément. Ce qui entraîne non seulement un mal être pour certains d’entre eux, mais aussi dégradation du journal avec des publications truffées de fautes.

Et puis, il s’agit aussi d’un roman sur le monde du travail en général. Cet homme vit depuis des années entourées des mêmes collègues qui, d’après les descriptions qu’en fait le narrateur ne semblent pas des plus épanouies. Il ne lie aucun liens avec eux, et eux ne semblent pas non plus noter les changements qui s’opèrent chez Victor. Chacun travaille pour soi, sans se soucier de son voisin.

Moi qui n’aime pas les longs billets, je me force à m’arrêter ici. Mais je suis certaine qu’il y a encore beaucoup à dire sur ce petit roman. Et dire que sans mon blog je n’aurais peut-être pas vu tout ça ! Du plomb dans le cassetin est un roman qui démarre comme une petite lecture amusante (car on rit de bon nombre de situations et réflexions du narrateur) puis, l’atmosphère devient plus lourde, insinuant un certain malaise au fil des pages.

vendredi 1 octobre 2010

Enlèvement avec rançon / Yves Ravey aux éditions de Minuit

enlèvement avec rançon

J’avais découvert avec Yves Ravey l’année dernière avec son roman Cutter dont jamais bien a aimé l’ambiance. Du coup, je me suis ruée sur son dernier roman en espérant y revivre le même type d’expérience. Mais la magie n’a pas tout à fait opéré cette fois-ci.

Deux frères qui ne se sont pas revus depuis vingt ans se retrouvent le temps d’orchestrer un enlèvement et de récupérer une très intéressante rançon. Nous sommes loin d’un thriller américain, mais ça tombe bien car ce n’est absolument pas l’intention de l’auteur. Son ambition est beaucoup plus subtile car il joue avec les intentions des ravisseurs. Le lecteur ne sait jamais exactement jusqu’où les deux frères sont solidaires. Mais certains retournements de situations sont trop complexes pour m’avoir véritablement tenue en haleine. Beaucoup de petits détails donnés au début du roman ne jouent un rôle qu’à la fin, rendant l’attente énervante. On se doute qu’il va se passer des choses, mais elles arrivent lentement !

Cela dit, j’aime beaucoup l’écriture d’Yves Ravey car il parvient à nous faire entrer dans le quotidien des personnages, à nous faire vivre dans la même pièce qu’eux. Peut-être que cette impression vient tout simplement de la capacité de l’auteur à transcrire très simplement les actions des personnages sans se soucier de ce qui se passe en dehors de la pièce.

Qui se dévoue pour le lire et me donner son impression ? Je manque de retours sur cet auteur.

Enlèvement avec rançon / Yves Ravey aux éditions de Minuit

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