Je ne suis pas forcément une adepte de l'achat en ligne mais il m'est arrivé de commander mes livres chez Bibliosurf, une librairie indépendante en ligne. Et contrairement aux grandes enseignes (vous connaissez tous leurs noms, pas besoin de leur faire de la pub), j'ai pu constater que je pouvais avoir un vrai échange avec le libraire via un système de messagerie et un véritable travail de la part du libraire pour personnaliser chaque commande. De plus, à titre professionnel, je me suis régulièrement servie de son site et de ses conseils judicieux pour alimenter le fonds de la bibliothèque où je travaille. Alors, pour toutes ces raisons et pour mon souci de défendre les librairies indépendantes (je vous renvoie à l'un des tout premiers billets de ce blog) je me permets de relayer le message que viens de nous envoyer le créateur de cette librairie indépendante en ligne.
Depuis 5 ans, je vous ai moyennement ennuyé avec les billets que je publie sur mon blog professionnel. Mais celui est important. J'aurais aussi pu l'intituler : demain Internet sera à l'image de nos pratiques. La librairie Bibliosurf était jusqu'à ce jour une exception sur le net. Non pour le volume de commandes générées mais par le niveau de son référencement sur Google lequel assurait un trafic quotidien de 4 à 6000 visiteurs. Aujourd'hui, les nouveautés Bibliosurf sont bien référencées sur Google mais disparaissent à une vitesse grand V des premières pages des résultats. C'est redoutable pour le chiffre d'affaire de la librairie qui accuse une baisse de 20% en septembre (par rapport au mois de l'année précédente), baisse qui va s'accélérer encore ce mois avec un CA divisé par 2. La semaine précédente, le CA Bibliosurf papier passe sous celui de la vente de livres numériques (qui représentait avant 15% du CA) avec moins de 800 euros de ventes. Si je peux écrire que Google panda (nouvelle version du moteur mis en place le 15 aout) est en train de tuer Bibliosurf, je peux aussi conclure que je n'ai pas su transformer les millions de visiteurs (adressés par ce moteur) en clients en presque que 5 ans. Même les 10% de trafics directs qui utilisent d'une manière soutenue consomment les outils proposés sur le site sans passer par la case commande. Le compteur des commandes est bloqué à un désespérant 7961 commandes et 11 967 exemplaires vendus. Depuis un mois, j'ai effectué en vain de nombreux changements sur le code pour satisfaire aux nouveaux critères de Google version Panda. En parallèle, je dépense une énergie folle en duo avec ePagine pour sortir une nouvelle version de la librairie numérique (l'annonce est imminente). Mais et c'est la première fois que je ressens cela, j'ai peur que ce soient des dernières cartouches. A l'heure de la mondialisation, des sociétés qui défiscalisent et ne paient même pas la TVA pour des produits dématérialisés vendus en France, il n'est plus possible à un artisan d'exister sur internet. Fait plus grave, Internet n'est plus un réseau de réseaux. Quelques multinationales dénommées Google, Facebook, Amazon ont mis la main dessus et verrouillent à présent toutes possibilités de développement à des sociétés qui se placent sur le même terrain qu'eux. Devenu parano, je vois le référencement massif des notices des librairies en ligne SAUF CELLE DE LA FNAC comme un billard à trois bandes de Google contre Amazon.
Bernard, t'es un pauvre utopiste de gauche. T'es un has-been Tu ne comprends rien au commerce. Le commerce, c'est le prix, le matraquage commercial démultiplié par les réseaux sociaux, et des pratiques de défiscalisation pour libérer des marges financières ! Aussi, je continue encore jusque la fin de l'année 2011 en lançant dans les prochains jours une nouvelle librairie numérique et en escomptant des commandes plus massives à l'approche des fêtes de fin d'année. Irraisonnable, j'ai demandé au père Noël de transformer mon désir en réalité et que le slogan "Je me renseigne et j'achète sur cette librairie" en ligne devienne une réalité. PS : Ma compagne est bibliothécaire catégorie A. Je suis assistant de conservation catégorie B en disponibilité. Si vous avez des propositions de poste en province, n'hésitez pas à envoyer vos offres de postes. A nous deux, nous revendiquons quelques compétences qui devraient dynamiser une bibliothèques !
Il ne vous reste plus qu'à vous rendre sur le site de Bibliosurf : www.bibliosurf.com









Et pour compléter cet article, je
vous conseille également son livre Qui a peur de la littérature ado
?. Je suis en train de le lire et je le trouve passionnant. Elle y
explique notamment ce que les adolescents font de ce qu'ils lisent et en quoi
ces romans aux sujets difficiles peuvent avoir un effet très bénéfique sur ces
ados. J'espère trouver les temps de lui consacrer un billet
prochainement...
Dernière nouveauté : 




Et cette année,
le prix a été décerné à Xavier-Laurent Petit pour son roman
Be Safe ! Je dois avouer que bien souvent je
suis déçue par le vote des ados, ils ont parfois tendance à privilégier des
romans très faciles, et dont l'histoire n'a pas beaucoup d'intérêt. Mais cette
année, je suis vraiment contente de leur choix. Be
Safe traite d'un sujet pas évident : celui de la
guerre en Irak, ce qui montre bien que les ados sont capables
de s'intéresser à ce type de sujet. Xavier-Laurent Petit est un auteur que
j'affectionne particulièrement car il a la faculté d'aborder des sujets
difficiles en les rendant passionnants. Il ne cède pas à la facilité et en est
bien récompensé !







