Ce que le jour doit à la nuit

Quelle déception ! Moi qui me réjouissait de retrouver l’écriture de Yasmina Khadra et sa manière d’emporter le lecteur dans un pays lointain et de lui ouvrir les yeux sur certaines réalités, j’ai été vraiment déçue par son dernier roman. J’attendais peut-être trop de l’auteur des Sirènes de Bagdad , de Attentat ou de L’Ecrivain. Peut-être que si j’avais lu ce roman sans en connaître l’auteur je l’aurais trouvé bien. Mais là, je n’ai rien retrouvé de l’auteur que j’aime tant. Pas une seule fois je ne me suis arrêtée pour relire une phrase pour en savourer sa sonorité, sa force. Je ne me suis pas arrêtée mais j’ai eu du mal à aller jusqu’au bout tant ma déception a été forte.

Pourtant le sujet était intéressant. Yasmina Khadra nous invitait à découvrir la vie de Younes, ce jeune algérien qui a subit et vécu la guerre d’Algérie du côté des civils. Sa vie se découpe en plusieurs parties pour permettre à l’auteur d’aborder un maximum de points de vue, tant du côté purement algérien que de celui des français. Mais certains événements semblent plaqués, certaines situations ne sont que des prétextes pour écrire des paragraphes à visées pédagogiques. Des passages maladroits pour un auteur normalement talentueux.

Ce que le jour doit à la nuit n’est peut-être pas un mauvais livre, mais il est tout du moins un livre quelconque. Je n’ai plus qu’à attendre le prochain en espérant que cet auteur, qui compte parmi mes préférés, soit à la hauteur de mes espérances !