Fin du monde

J’ai tout d’abord été attirée par les illustrations en bichromie bleutée de cette BD qui donnent aussitôt une drôle d’atmosphère sombre, triste mais douce.

Alors que dehors c’est le déluge et que tout le monde parle de la fin du monde, une jeune femme passe ses journées allongée sur le parquet, à la recherche d’une vérité sur elle-même qui lui échappe. Un appel de l’hôpital lui apprend que son père est dans le coma, après être passé le voir, elle décide de partir en pleine nuit et sous une pluie battante chez son père pour s’occuper du chat. Là-bas, elle fera la rencontre d’une vieille femme venue s’abriter de pluie et qui lui permettra de vivre une drôle d’épreuve. Elle va en effet partir à la rencontre de sa propre enfance et découvrir un lourd secret de famille que son père ne lui a jamais révélé.

La fin du monde est vraiment une bande dessinée étrange, il faut attendre la fin pour comprendre où l’auteur a voulu nous emmener. Il s’agit d’une quête de soi, amenée de manière originale, aussi bien dans son histoire puisqu’elle fait appel au fantastique, que dans son illustration en utilisant des couleurs peu habituelles. Un album vraiment fascinant !

La fin du monde / Tirabosco et Wazem aux éditions Futuropolis