Entre les bruits / Belinda Cannone
Par Midola le mercredi 9 septembre 2009, 22:32 - Romans - Lien permanent

J’ai lu ce livre cet été mais la rédaction de ce billet s’est avéré plutôt laborieuse. J’ai acheté ce roman pour la simple raison que Belinda Cannone a été l’un de mes professeur de Lettres à la l’université il y a quelques années. Ma curiosité a été piquée au vif, si bien que je suis ressortie de la librairie le livre sous le bras ! Juger le travail de l’un de ses professeurs est une opération bien délicate… Allons-y !
Entre les bruits traite d’un sujet original : l’hyperaccoustie. Jodel a en effet pour particularité de percevoir bien plus de sons que le commun des mortels. C’est vrai que ce don lui est utile dans son métier : il travaille dans la police en écoutant des bandes sons liées à des affaires criminelles pour tenter de trouver LE détail qui parviendra à faire avancer l’enquête. Ce don lui permet également d’apprécier les moindres détails d’une œuvre musicale ou les micros bruits de la nature. Mais cette ultra sensibilité peut très vite se transformer en cauchemar lorsque Jodel se promène en ville ou lorsqu’il cherche le sommeil : la notion de silence n’existe pas pour lui.
Jodel va faire une rencontre inattendue : celle de Jeanne, une fillette de dix ans, hyperacoustique, elle aussi. Il va alors lui apprendre à écouter, l’aider à utiliser ce don. Ces leçons nous sont également utiles : le monde moderne dans lequel nous vivons est un monde bruyant, nous sommes entourés de bruits auxquels nous ne prêtons même plus attention (entendez-vous encore votre frigo ronronner ?)
J’ai beaucoup aimé ces aspects du roman ; on vit avec Jodel et on écoute avec lui tous les sons qu’il perçoit. L’écriture de Belinda Cannone est à la fois poétique et efficace, exprimant ainsi la sensibilité du monde dans lequel évolue Jodel.
Ce qui m’a un peu ennuyé dans ce livre, c’est toute l’histoire parallèle qui mêle Jodel à un groupe de marginaux, d’exilés, de criminels de guerre. Même si ces passages servent au récit pour montrer les transformations de la vie de Jodel, beaucoup de passages m’ont empêché de me plonger de manière constante dans l’univers de ce personnage atypique.
Et pour terminer, une petite citation qui m’a beaucoup plu :
Dans son bureau, il faut avaler rien moins qu’une très grand théière pour se laver de la fatigue, et il met un temps infini à allumer son ordinateur.
Ah ! la magie du thé !
Commentaires
Dommage que le plaisir de lecture y soit irrégulier...
@Géraldine : C'est dommage en effet, vu qu'il y a beaucoup de choses intéressantes. J'adore aussi les moments où elle parle musique !