Fin du monde colin

La collection « Autres Mondes » a pour principe de proposer des romans de SF ou d’anticipation. Dans ce roman de Fabrice Colin, le lecteur est confronté à un récit pré-apocalyptique : une guerre nucléaire est déclarée, des bombes explosent aux quatre coins du monde, détruisant de grandes villes (Pékin, New-York, Paris, Le Caire…)

Le lecteur vit cette fin du monde à travers les destins de quatre adolescents vivants sur quatre continents différents. Leur seul espoir pour survivre est de parvenir jusqu’à une base secrète au Groenland.

Ce roman est dur. Les adolescents sont confrontés à la mort, la terreur. Ils vivent des instants extrêmement difficiles sans l’aide d’aucun adulte et sans être certains de pouvoir survivre. Certains passages m’ont presque fait penser à ''La Route'' de Cormac McCarthy lorsque tout espoir a quitté l’être humain, lorsqu’il voit sa mort de très près.

Mais si le thème est intéressant, je dois avouer que j’ai été déçue par ce livre. Première fois que Fabrice Colin me déçoit ! Le fait de découvrir la situation dans chaque pays par le biais de quatre ados est bonne, mais on a tout de même tendance à se perdre dans l’histoire. On a quatre destins décrits rapidement, ce qui empêche le lecteur de s’identifier complètement à eux. De plus, certains personnages disparaissent du récit au moment où une bombe explose. On en déduit qu’ils meurent, mais le texte ne le dit pas explicitement, et pour cause… Un dernier paragraphe, plus proche de l’encart publicitaire que de l’épilogue nous apprend que certains personnages ne sont peut-être pas morts et qu’on les retrouvera peut-être dans le second tome ! Eh oui ! Et pour prouver la maladresse de ce texte, je vous livre ce fameux paragraphe :

« Qu’est sur le point de découvrir Xian Phang ? Qu’est-il advenu de Hafsa Abdelazim ? François Verdier est-il bien mort ? Qui est le mystérieux personnage que Jim Thompson a rencontré à l’aéroport ? Toutes les réponses à ces questions – et bien d’autres – dans la suite de La Fin du monde. »

Eh bien moi, ça ne me donne vraiment pas envie de poursuivre. Si l’auteur a besoin de racoler, c’est que son roman est mal construit… Dommage.

La fin du monde / Fabrice Colin aux éditions Mango, coll. Autres Mondes