lune indienne

Il y a quelques temps, Lael avait publié un billet élogieux sur Lune indienne. Ce roman avait donc rejoint la petite pile de droite sur mon bureau et sommeillait tranquillement, jusqu’à ce que la semaine dernière je plonge mon nez dedans. Et bien, j’ai eu du mal à le ressortir avant de l’avoir terminé ! Lune indienne fait partie de ces romans intelligents, où le lecteur, qu’il soit ado ou adulte, se laisse complètement emporter par l’histoire.

Olli menait une vie paisible en Allemagne jusqu’au jour où sa mère lui apprend qu’il vont bientôt déménager dans une Réserve indienne, dans l’Ouest américain. Là-bas, ils retrouveront Rodney Bad Hand, l’homme qu’elle aime et qu’elle doit épouser prochainement. Olli n’a d’autres solutions que de suivre sa mère en laissant dernière lui Nina, sa petite amie.

Lune indienne est donc le récite d’un adolescent de quinze ans qui se retrouve contraint de vivre à des milliers de kilomètres de chez lui au milieu d’un peuple dont il ne connaît rien. Olli va avoir beaucoup de mal à supporter cette nouvelle vie très loin de celle qu’il avait en Europe. Mais malgré toute sa tristesse, Olli va réussir à se montrer objectif. Certes, il voudrait être ailleurs et retournera en Allemagne dès qu’il aura atteint la majorité, mais il reconnaît tout de même que la Réserve Lakota recèle des merveilles tant dans ses paysages que dans la force de ce peuple qui se bat pour préserver son identité.

Ce roman aborde de nombreux thèmes comme la différence, le racisme, la pauvreté, l’identité, le handicap, la solidarité… On y apprend beaucoup de choses sans que le ton ne soit aucun moment didactique. Olli fait même preuve de beaucoup d’humour.

Bref, Lune indienne est un roman intelligent où tout sonne juste. Rien n’est ni tout blanc, ni tout noir, mais les personnages essaient de s’adapter du mieux qu’ils peuvent. Et du coup, lorsque le roman s’est achevé, je suis resté encore un bon moment avec l’esprit très loin, dans cette Réserve indienne !

Lune indienne / Antje Babendererde aux éditions Bayard jeunesse