Fuir

J’ai découvert Jean-Philippe Toussaint avec son roman La Salle de bain. Cette lecture achevée, je m’étais dit : plus jamais ! Pour moi, ce roman n’avait ni queue ni tête, aucun intérêt. Mais comme il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, je me suis fier à un commentaire enthousiaste de ma chère Stéphanie. C’est donc avec Fuir, paru en 2005 que j’ai tenté cette seconde expérience. Et là… pffff… je suis perplexe… Si le ton est très différent de La Salle de bain, ce roman n’a pas réussi à susciter mon intérêt.

Pendant les trois quarts du roman, le personnage principal se trouve parachuté en Chine, soit disant pour remplir une mission à la demande de son amie, Marie. A son arrivée, il est pris en charge par un type, Zhang Xiangzhi, qui le promène à droite et à gauche sans que le narrateur ait bien compris qui il était et ce qu’il faisait.

Apprenant la mort du père de Marie, il décide de rentrer pour assister aux obsèques. Mais avant cela, il passe une dernière journée à Shangaï qui se termine par une fuit incompréhensible à travers toute la ville, montés à trois sur une moto.

Puis, le dernier quart se passe sur l’île d’Elbe où est enterré le père de Marie. Ils se retrouvent tous les deux là-bas ) jouer au chat et à la souris. Il est question du chagrin de Marie, un peu de leur relation mais absolument pas de son voyage en Chine. Où est le lien ?

Ce roman est certes très bien écrit, mais je suis perplexe quant à son sens… Dommage.

Fuir / Jean-Philippe Toussaint aux éditions de Minuit