cutter

Voilà, c’est plus fort que moi, je ne peux pas résister aux romans des éditions de Minuit. La semaine dernière, Cutter trônait avec fierté sur le présentoir des nouveautés de la Médiathèque depuis au moins trois minutes. Alors, ni vu ni connu, je l’attrape discrètement et le cache derrière ma tasse de thé que j’étais descendu chercher avant de reprendre mon poste en section jeunesse. Et le soir venu, j’ai enfin pu découvrir ce roman dont je n’avais pas du tout entendu parler. Mes premières minutes de lectures furent étranges. J’avais l’impression que ce qui se passait dans le livre était brouillon, je ne comprenais pas tout. Et pour cause !

Cutter, c’est l’histoire d’un jeune garçon, Lucky, qui est pensionnaire dans un Institut parce que sa mère n’est pas capable d’élever ses enfants. En même temps qu’il suit des cours à l’Institut, il travaille comme jardinier avec son oncle chez les Kaltenmuller. Mais un matin, Lucky retrouve monsieur Kaltenmuller mort dans sa voiture, asphyxié par les gaz d’échappements. L’inspecteur Saul, ancien pilote de rallye, arrive alors pour élucider cette mystérieuse mort. S’agit-il d’un suicide ou d’un meurtre déguisé ?

La lecture de ce court roman policier m’a laissé une drôle d’impression. L’intrigue en elle-même n’est pas particulièrement passionnante, elle n’est pas l’élément capital de ce texte. Ce qui importe, c’est l’atmosphère qui règne, le malaise ressenti par Lucky qui se fait manipuler par son oncle et par l’inspecteur. On ressent comme une sorte d’angoisse pour ce pauvre garçon, qui décidément n’a pas de chance dans la vie (ironie du sort lorsque l’on s’appelle Lucky !) C’est justement cette angoisse qui nous oblige à tourner les pages du livre… pour savoir comment ça va finir ! Pour savoir si Lucky va cette fois pouvoir échapper à l’environnement néfaste dans lequel il évolue depuis sa naissance.

Ce roman a été une étrange expérience qu’il faudra que je renouvelle avec un autre titre !

Cutter / Yves Ravey aux éditions de Minuit