Club des incorrigibles

Début décembre, Jean-Michel Guenassia a été invité aux Champs Libres à Rennes lors de la rencontre annuel du Goncourt et Goncourt des lycéens. C’est donc en compagnie de Marie N’Diaye, de plusieurs membre de l’Académie Goncourt et de deux lycéennes que l’auteur du Club des incorrigibles optimistes nous a parlé de ce roman. Je vous renvoie au billet de Gambadou qui fait un très bon compte-rendu de cette soirée. Je dois avouer que la prestations de Marie N'Diaye a eu un effet très soporifique sur moi, me demandant beaucoup de concentration pour me réveiller pendant les interventions des autres intervenants... Dommage, car je gardais un excellent souvenir de la rencontre de l'année dernière avec Atiq Rahimi et Catherine Cusset.

A l’issue de cette rencontre, c’est tout naturellement que je me suis plongée dans ce gros roman. Si l’écriture et le style de Jean-Michel Guenassia n’ont rien d’exceptionnels, l’histoire m’a vite passionnée. Ce roman mêle fiction et vérités historiques. Le personnage de Michel, jeune lycéen, est le fil conducteur du récit. Vers la fin des années 50 il se met à fréquenter un bar où se rassemblent bon nombre de réfugiés politiques. Petit à petit, Michel découvre leurs histoires, toutes aussi dures les unes que les autres. La vie de Michel permettent de donner du souffle au récit et d’éviter l’amoncellement de portraits de réfugiés. Elle permet également d'aborder d'autres thèmes non moins importants comme la guerre d'Algérie, les relations familiales ou amoureuses.

Le Club des incorrigibles optimistes est un roman qui se lit très facilement. J’aurais été tentée de parler de roman léger s’il ne mettait pas en lumière les horreurs du régime russe des années 50. A lire si vous avez l’occasion de l’avoir entre les mains.