Elle s'appelait Sarah

La lecture de Elle s’appelait Sarah nous plonge en plein cœur de la Seconde guerre mondiale et de toutes ses horreurs. Tatiana de Rosnay s’est particulièrement intéressée à la rafle du Vél d’Hiv qui a eu lieu le 16 juillet 1942. Des milliers de femmes et d’enfants ont été enfermés dans des conditions insalubres dans ce vélodrome avant d’être déportés à Drancy ou Beaune-la-Rolande puis Auschwitz.

Elle s’appelait Sarah commence par deux récits parallèles. Le premier est celui de Sarah, une petite fille d’une dizaine d’années qui a connu cette rafle du Vél d’Hiv mais qui est parvenue à s’échapper du camp de Beaune-la-Rolande et à survivre. Le second se passe au début des années 2000. Juila Jarmond, journaliste américaine vivant en France, est amenée à s’intéresser à cette rafle à l’occasion de la commémoration de ce triste événement. Ses recherches vont l’amener à découvrir que l’appartement qui appartient à la famille de son mari et dans lequel elle doit emménager dans quelques semaines appartenait à une famille juive. Julia Jarmond décide de mener son enquête, une enquête qui aura de lourdes conséquences sur sa vie.

La lecture de ce roman m’a permis de me rendre compte que je ne connaissais pas bien ce triste épisode de l’Histoire de France et à été une bonne piqûre de rappel. L’aspect historique de ce roman est vraiment intéressant, l’auteur maîtrise le sujet et nous fournit un récit très documenté. En revanche, je regrette que la partie purement fictionnelle (avec les difficultés que rencontre Julia dans sa propre vie) prenne autant de place jusqu’à éclipser par moment le sujet principal de ce roman.

Dans tous les cas, Elle s’appelait Sarah est un roman qui se lit facilement et qui nous amène à réfléchir sur le devoir de mémoire et sur les conséquences que ces événements ont pu avoir sur les générations suivantes.

Pour en savoir plus sur l'auteur, je vous renvoie au blog de Géraldine qui a eu la chance de l'interviewer !