etrange disparition d'esme Lennox

Et voilà, une visite sur le blog de Lilly avant ma virée à la médiathèque et je suis repartie avec La disparition d’Esme Lennox sous le bras. Eh bien, j’ai drôlement bien fait de succomber à la tentation (alors que des dizaines de livres attendent dans ma bibliothèque...) car j’ai passé un très bon moment de lecture. Avalé en moins de 48 heures entre les nombreux pleurs de mon-affreux-bébé-lecteurs-qui-commence-à-faire-ses-dents…

Comment résumer cette histoire un brin compliqué ? Ma flémardise me pousse à faire un petit copier/coller de la présentation de l’éditeur Belfond :

A Édimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ?

Je ne dirais pas que c’est un chef d’œuvre mais simplement que c’est une histoire très distrayante. On navigue entre deux époques entre les souvenirs de Esme et de sa sœur Kitty et le monde actuel dans lequel se débat la Iris. Petit à petit, toute l’histoire se met en place et la terrible vérité finit par éclater.

En creusant un peu, on peut y lire une peinture de la société Ecossaise du début du vingtième siècle et la terrible soumission que doivent subir les femmes à cette époque. Bonnes à faire potiche et à se marier, elles avaient intérêt à bien se tenir. On peut aussi s’effarer de la domination des hommes sur les femmes, pouvant les interner pour des raisons plus que douteuses. En refermant ce roman, on ne peut que se féliciter de vivre en 2012 même si j’ai bien conscience que de nombreuses femmes sont encore mal traitées que ce soit en France ou plus largement dans le monde.

Voilà un livre très agréable à lire entre deux lectures plus exigeantes ou pendant les vacances.