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Une Traviata de Stéphanie Janicot fait partie des quelques livres lus ces derniers mois. Comme cette lecture remonte déjà à deux mois, je cède à la facilité de vous livrer le résumé de l'éditeur :

''La cantatrice Sistina Piave vivait pour son art. Elle y renonça par amour pour un riche et beau lord anglais. Les années passèrent. Exilée dans les brumes de l'Angleterre victorienne, délaissée par un mari volage, la belle italienne céderait-elle à la tentation d'un amour oublié, jouerait-elle enfin pour une seule et unique représentation le plus beau des rôles : celui de La Traviata ? Déchirante comme une aria de Verdi, une histoire d'amour vibrante de toutes les passions, subtile et perverse comme un roman anglais, belle et romantique comme un opéra.''

Je souhaitais vous parler de ce livre car je l'ai aimé tout en ayant été particulièrement déçue par la fin. L'histoire de Sistina est particulièrement touchante. Par amour, elle renonce à son art, à son Italie, au soleil. Mais l'arrivée de John Bennett, ami de jeunesse de son mari, va remuer ce passé lointain. Devenu directeur musical, il souhaite faire jouer la Traviata à Sistina pour lui faire prendre conscience de tout ce qu'elle a abandonné.

La Traviata est remarquablement bien écrit. Le lecteur plonge au coeur des salons victoriens avec ses réceptions, ses frivolités, ses conventions. Stéphanie Janicot parle remarquablement bien de l'univers musical et de cet opéra de Verdi en particulier. Et plus les répétitions s'enchaînent, plus les tensions s'exacerbent. La fragilité de Sistina devient de plus en plus palpable. Bref, Une Traviata aurait pu être un grand coup de coeur pour moi s'il n'y avait pas eu le dernier chapitre. LE chapitre de trop. LE chapitre qui efface en quelques pages toute la dimension dramatique du roman. Dommage.

Alors, un conseil, si vous lisait Une Traviata, n'hésitez pas à terminer votre lecture quelques pages avant la fin.