Midola's blog

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Mot-clé - COUP DE COEUR

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vendredi 26 avril 2013

La mémoire de l'eau / Valérie Vernay & Mathieu Reynès

memoire_de_leau1.jpg memoire_de_leau2.jpg

Encore une BD repérée sur la blogosphère, chez Lasardine (deuxième tentatrice de BD après Noukette ;-) Marion et sa mère viennent habiter la maison laissée par la grand-mère de Marion après son décès. L'occasion pour la mère et la fille de prendre un nouveau départ à deux, le père les ayant lâchement abandonnées. Cette vieille maison se situe dans un petit village de bord de mer, à quelques pas des falaises et d'un phare habité par un vieux fou. Pendant que sa mère part travailler dans le petit restaurant du coin, Marion part explorer les environs et fait la connaissance de Virgil, le vieux fou que tout le monde fui et qui lui révèlera le secret des étranges statues sculptées qu'elle rencontre un peu partout. Une étrange légende plane sur ce village...

J'ai vraiment beaucoup aimé ces deux tomes, très riches dans ses thèmes et la justesse des sentiments. L'histoire en elle-même est passionnante. On court aux côtés de Marion en espérant en apprendre plus sur ces étranges statuettes. Mais on est également touché par la volonté de la fillette d'en apprendre plus sur son grand-père disparu il y a plus de trente ans et dont elle n'avait presque jamais entendu parler. Et puis, le personnage de la mère est également touchant. Arrivée toute seule avec sa fille, elle brave les difficultés pour offrir une vie agréable à sa fille tout en étant un peu rattrapé par son passé en venant vivre dans cette maison où elle a passé les toutes premières années de sa vie. Seule, elle doit faire face aux imprudences de sa fille, et la BD sait rendre l'inquiétude de cette mère.

Bref, une BD a découvrir absolument pour son histoire et pour ses dessins dont je ne vous ai même pas parlé. Les traits sont très simples mais les couleurs sont particulièrement belles, notamment les dessins évoquant la mer.

vendredi 22 février 2013

Le singe de Hartelpool / Wilfrid Lupano & Jérémie Moreau

singe_de_hartelpool.jpg Repéré chez Noukette une fois de plus, je n’ai vraiment pas été déçue. Merci Noukette pour toutes tes excellentes suggestions de BD !

Nous sommes dans la période des conquêtes napoléoniennes, lorsque les français et les anglais se vouent une haine sans borne. Si bien que lorsqu’un bateau français fait naufrage sur la côte britannique, les anglais ont tôt fait d’arrêter le seul survivant et de mener son procès tambour battant avec pour objectif de le pendre haut et court. Ces Anglais sont tellement aveuglés par leur haine qu’ils ne se rendent même pas compte que leur prisonnier est en réalité un singe…

Je me suis vraiment amusée à la lecture de cet album où tous les personnages sont plus idiots les uns que les autres et où le ridicule des deux camps est poussé à l’extrême. Anglais et français se détestent mais sans même savoir pourquoi.

Et pour servir cette pitoyable histoire qui serait réellement arrivée, Jérémie Moreau nous offre de somptueuses illustrations.

A lire pour s’amuser puis pour mesurer l’ampleur de la bêtise humaine.

mardi 12 février 2013

Les Docle, tome 2 : Les cinq secrets / Frédéric Petitjean aux éditions Don Quichotte

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Il n’y a pas très longtemps, je vous parlais du premier tome des Dolce où nos cinq magiciens devaient se battre contre le Guilde noire. A la fin du premier volume, ils échappaient de justesse aux sorciers grâce au système de puits qui les envoya chacun dans des directions différentes mais aussi à des époques différentes !

A Paris, au Japon, à Londres ou aux Etats-Unis ; dans le passé en 1923 ou dans les années soixante, ou dans un futur proche seize mois plus tard, tous les magiciens devront se démener pour retrouver les autres sans jamais se mettre en danger. L’épreuve sera plus ou moins compliquée suivant les membres de la famille sachant que pendant ce temps, la Guilde noire continue de les traquer et d’accroître leur pouvoir dans le monde.

Ce deuxième tome est très dense puisqu’il nous conte les aventures des magiciens dispersés dans le monde mais qu’il s’attache aussi à d’autres personnages secondaires qui vont aider nos magiciens à lutter contre la Guilde noire. Et puis la Guilde Noire prend de l’ampleur, elle ne veut pas se contenter d’anéantir les magiciens, elle cherche à asseoir sur pouvoir sur toute la planète en jouant avec la vie des hommes.

Frédéric Petitjean aborde de nombreux sujets à travers ce roman, notamment celui du pouvoir des pays riches qui sont capables de manipuler la planètes entière en contrôler par exemple l’ensemble des chaînes alimentaires et tous les réseaux d’information. Que deviendrait la planète si toutes les informations étaient numérisées puis les disques durs effacés ?

Ce deuxième tome des Dolce est encore une réussite ! Vraiment très bien écrit, on oublie que ce roman est à la base destinée aux ados. Et j'aime ces romans qui s'adressent à tous les lecteurs ! Au fil des deux tomes, on a appris à mieux connaître les protagonistes et à s’y attacher. La dernière page tournée, on devient soudain orphelin. Vivement le troisième et dernier tome !!!

Merci aux éditions Don Quichotte pour cet envoi.

Challenge Petit Bac, catégorie CHIFFRE/NOMBRE petit_bac_2013.jpg

vendredi 8 février 2013

Olympe de Gouges / Catel & Bocquet ; collection Ecritures aux éditions Casterman

olympe_de_gouges.jpg Je connaissais vaguement le nom d’Olympe de gouges mais c’était tout. Je n’aurais même pas su la situer dans le temps ! Grâce à ce passionnant roman graphique, j’en connais beaucoup plus sur cette femme hors du commun. Née en 1748, mariée à dix-huit ans et veuve presque aussitôt, elle s’affranchit des lois du mariage pour mener ses aventures amoureuses comme elle l’entend. Refusant le mariage à Jacques Biétrix de Rozières, ce dernier lui accorde tout de même une rente à vie qui lui permettra de mener sa vie comme elle l’entend. C’est d’ailleurs pour accompagner son amant qu’elle quitte Montauban et s’installe à Paris.

S’ouvre alors à elle un impressionnant destin. Elle se prend de passion pour le théâtre si bien que sa présence et son avis sont bien vite réclamés dans les théâtres. Quelques années plus tard, elle prend elle-même la plume pour écrire plusieurs pièces de théâtre engagées (sur l’esclavage, la place des femmes dans la société, etc.) puis des textes clairement politiques. Petite provinciale, elle devient fervente défenseuse de la cause citoyenne et féminine au point de se faire de nombreux ennemis pendant la Révolution française et la conduire à l’échafaud.

J’ai vraiment trouvé ce roman graphique passionnant, je l’ai lu comme s’il s’agissait d’un roman. Le graphisme est agréable et nous fait voyager à travers les modes vestimentaires du XVIIIe siècle, les rues de Paris, les théâtres.

Je n’aime pas lire de biographie mais je deviens une véritable adepte des romans graphiques historique et biographique ! De manière assez ludique, j’ai révisé mon histoire de France et découvert un destin peu commun. Et pour les lecteurs plus férus d’Histoire que moi, toute une série de biographies vous permettent d’en apprendre plus sur les nombreux personnages que nous croisons au fil de notre lecture.

Alors, ne vous laissez pas impressionner par l'épaisseur de ce pavé ! Il se lit très facilement et très vite (comme Habibi ;-)

mardi 29 janvier 2013

Les Dolce, tome 1 : La route des magiciens / Frédéric Petitjean aux éditions Don Quichotte

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Les Dolce met en scène la dernière famille de magiciens existant sur la planète. Essayant de se fondre au milieu des humains malgré les particularités liées à leur étrange nature, et de mener une vie agréable, ils vont devoir affronter leurs pires ennemis : la Guilde noire, c’est-à-dire les sorciers malintentionnés cherchant à les erradiquer définitivement.

Nous voilà bien loin de Harry Potter et de ses moldus ou de tout autre roman mettant en scène des magiciens (je pense à Tom Cox, Magyk…). Fréderic Petitjean a su créer un monde propre à cette saga passionnante. Exit les baguettes magiques et les sorts jetés à tour de bras, les Dolce ont des pouvoir assez limités sauf lorsqu’ils se trouvent tous réussis et qu’ils mettent leur énergie en commun. Leur magie porte beaucoup sur leur capacité, poussée à l’extrême, à maîtriser leur corps de manière à réaliser des prouesses comme changer la taille de leur corps, courir à une vitesse inhumaine, percevoir des sons à des kilomètres à la ronde, etc. Bref, nos magiciens doivent avoir une certaine maîtrise de leur corps pour réaliser des choses qui dépasse l’humain. Et puis cette famille des Dolce est assez proche d'une famille humaine avec les enfants qui vivent leurs premiers amours ou crises d'adolescence. Pas facile d'être ado et magicien de surcroît !

Parallèlement aux aventures des Dolce, nous suivons l’entrée dans la vie active de Virginie Delondres, une jeune fille tout juste diplômée d’une école de journalisme et qui doit faire ses preuves au journal Daily Eagle. Son travail et l’intérêt que son père porte à un ami d’enfance, vont entraîner Virginie dans les aventures des Dolce.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce premier tome dans lequel je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Frédéric Petitjean offre une histoire passionnante avec des personnages dotés de fortes personnalités. Et puis, ce qui ne gâche rien, Frédéric Petitjean écrit bien (et ça me fait d’autant plus plaisir que je sortais d’un autre roman ados plutôt maladroitement écrit…) et n’hésite pas à utiliser du vocabulaire ! Et je suis certaine que les ados sauront apprécier cette richesse.

En tout cas, je ne vais pas attendre bien longtemps avant d’attaquer la suite, il est déjà sur ma table de nuit !!!

vendredi 18 janvier 2013

Lydie / Jordi Lafebre & Zidrou aux éditions Dargaud

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Camille accouche d’une petite fille morte-née. Un drame, même pour une simple d’esprit comme Camille. Alors, lorsque son esprit un peu dérangé décrète que la petite Lydie est revenue, tout le monde dans le quartier joue le jeu. Tant est si bien que les années passent, Lydie grandit, tombe malade (et le docteur accepte de se déplacer en pleine nuit au chevet d’une enfant imaginaire), va à l’école (l’institutrice lui donne des notes), etc. Jusqu’au jour où…

Voilà une magnifique bande dessinée, pleine d’humanité et d’amour. N’est-il pas dit que l’amour peut faire des miracles d’ailleurs ? Tous les personnages ou presque sont attachants et ceux qui ne le sont pas sont tout de même drôles.

En ce qui concerne le graphisme, même si je ne peux pas dire que j’ai aimé (les visages de certains personnages font un peu peur…), il colle vraiment bien avec l’atmosphère de l’histoire avec ses teintes un peu sépia. Une histoire d’un autre temps.

Un grand coup de cœur que je ne peux que vous conseiller !

Challenge petit Bac 2013, catégorie prénom de ma ligne BD petit_bac_2013.jpg

samedi 15 décembre 2012

Jenna Fox, pour toujours / Mary E. Pearson ; traduit par Faustina Fiore aux éditions Les Grandes personnes

jenna_fox_pour_toujours.jpg Jenna Fox se réveille après avoir passé un an et demi dans le coma mais elle souffre d’une étrange amnésie. Elle ne se souvient de rien en ce qui concerne sa propre personne et sa famille mais a des connaissances très précises sur certains sujets d’histoire ou de littérature. Et puis, des souvenirs personnels vont refaire surface, mais des souvenirs qu’elle ne devrait pas être capable de se rappeler. Qui se souvient de ses dix-huit mois ? Jenna Fox va alors mener l’enquête pour comprendre ce qui lui est réellement arrivé et les secrets que lui cache ses parents.

Mon résumé est très réducteur car je ne veux pas trop en dévoiler. Mais Jenna Fox, pour toujours aborde de nombreux thèmes importants : l’identité, les progrès de la sciences et ses éventuels débordements, l’éducation, l’amitié, l’amour…

J’ai lu ce roman ados avec vraiment beaucoup de plaisir. Jenna Fox est un personnage attachant avec qui on partager tout ses doutes, ses inquiétudes, ses découvertes bonnes ou mauvaises. Voilà un roman passionnant, intelligent et bien écrit ! Que demander de plus ? Le catalogue des Grandes personnes est décidément excellent !

samedi 10 novembre 2012

Rosalie Blum / Camille Jourdy aux éditions Actes Sud

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Voilà une trilogie que j’ai dévorée en l’espace de 24 heures. Dans le premier tome, on fait la découverte de Vincent, une trentaine d’années. Il tient un salon de coiffure dans une petite vile de province et vit dans l’appartement sité juste en dessous de celui de sa mère chez qui il se rend quotidiennement pour prendre ses repas et vérifier que tout va bien pour cette drôle de femme un peu loufoque. Et puis un jour, il tombe sous le charme d’une épicière qu’il commence à suivre très régulièrement.

Dans le second tome, nous avons la version de Rosalie Blum qui découvre qu’un jeune, apparemment pas dangereux, la suit très souvent. Elle met sa nièce et ses copine sur le coup pour tenter de découvrir ce qu’il cherche.

Et puis dans le troisième tome, c’est la rencontre entre les deux équipes ! On découvre un peu mieux ces personnages attachants. Mais je ne vous en dis pas plus !

J’ai beaucoup aimé cette série qui met en scène des personnages comme on peut en croiser tous les jours dans la rue. Leurs vies quotidiennes n’ont rien d’extraordinaires et c’est ce qui les rend attachant. Et puis, il y a tout de même un suspens tout au long des trois tomes. Comment ces « filatures » vont-elles se terminer ?

Et puis j’ai beaucoup aimé l’illustration de ces BD. Des couleurs chaudes, des dessins pleins de douceur et d’humour. Et puis, le format des romans graphiques, avec leurs couvertures souples, est vraiment agréable à manipuler. Bref, un coup de coeur tant pour la fond que pour la forme !

jeudi 1 novembre 2012

Dans mes yeux / Bastien Vivès

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J’ai découvert Bastin Vivès avec ''Polina'' que j’ai vraiment beaucoup aimé. Avec Dans mes yeux, c’est une toute autre expérience que l’on vit. La rencontre entre une étudiante et un jeune homme dont on ne sait rien. On assiste à leurs rendez-vous comme si l’on était le jeune homme. On voit l’étudiante, on l’entend. On a donc la moitié des informations, au lecteur d’interpréter les regards, les poses, les situations. C’est particulier mais très amusant.

Et puis, toute la BD est constituée de vignettes dessinées au crayon de couleur. Technique peu courante en BD et qui nous fait ensuite regarder nos crayons d’un autre œil ;-)

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mardi 23 octobre 2012

Chats en art et en poésie / Metropolitan museum of art

chats !

Tout est dit dans le titre : un magnifique ouvrage consacré aux chats où poèmes et splendides illustrations viennent décrire nos chères bêtes à poils. Les textes nous font voyager à travers les époques et pourtant, ce sont toujours les mêmes traits de caractère que l’on retrouve : fourberie, élégance, paresse… Les illustrations, elles aussi, sont très variées : elles nous font voyager à travers les siècle mais aussi à travers le monde. Chat égyptien, japonais, américain ou anglais, tous nous parviennent à nous charmer !

Je n’en dirai pas plus car il est impossible de rendre compte de ce magnifique livre édité chez Gautier-Languereau. Dépêchez-vous de vous le procurer !

vendredi 12 octobre 2012

Jane Eyre / Charlotte Brontë

jane eyre

Il y a une quinzaine d’années, j’étais allée voir au cinéma l’adaptation de Jane Eyre avec Charlotte Gainsbourg. J’ai donc vu le film à l’âge où j’aurais dû lire le roman… Du coup, j’ai toujours repoussé le moment de le lire en me disant que je connaissais déjà l’histoire… Et puis, avec la nouvelle adaptation, la parution du roman Quand j’étais Jane Eyre de Sheila Kohler et plusieurs billets de la blogosphère, j’ai franchi le pas le cet été. 760 pages avalées en l’espace de quelques jours sous le regard amusé de Monsieur (bon, faut dire que je traînais partout le livre avec moi pour mettre à profit chaque minute libre ;-)

Le roman s’ouvre sur l’enfance malheureuse de Jane Eyre, cette pauvre orpheline recueillie à contre cœur par sa tante qui ne se prive pas pour le maltraiter avant de l’envoyer en pension dans une école très austère pour les orphelines. Jane Eyre est alors seule au monde lorsqu’elle décide de devenir gouvernante. Sa vie va alors changer, elle va rencontrer des personnes qui vont la respecter, l’aimer mais dont elle devra s’éloigner de peur de voir son honneur bafoué. De nombreuses péripéties vont ponctuer la vie de Jane Eyre, des rencontres inattendues vont enrichir sa vie.

Je n’en dis pas plus bien que l’histoire ne soit pas le plus important au final. C’est l’écriture qui est magnifique. Dès les premières lignes on est embarqué par l’auteur dans la vie de Jane, on navigue dans la société victorienne comme s’y on y était. La futilité des personnes riches, l’importance de la religion, le mode de vie de ces immenses manoirs emplis de domestiques... Et puis des personnages attachants ou exaspérants, des descriptions de paysages magnifiques...

Bref, un roman qu’on ne peut résumer en un billet. Plutôt le dévorer donc !

Et moi, il ne me reste plus qu'à me procurer Quand j'étais Jane Eyre...

vendredi 5 octobre 2012

La liste de nos envies / Grégoire Delacourt

liste de mes envies

Ca faisait un moment que je voulais lire ce roman et je ne sais pas pourquoi je voyais cette lecture comme divertissante, légère. Eh bien que nenni ! Je suis restée sonnée un moment après l’avoir refermé !

Jocelyne, marié avec Jocelyn depuis de lingues années, tient une petite mercerie à Arras. Sa vie est très simple, et Jo rêve des petits changements qu’elle pourrait y apporter si elle avait les moyens financiers de le faire. Mais le jour où elle gagne au loto, elle prend peur de cette richesse soudaine et tarde à encaisser le chèque.

Je ne veux pas trop en dire sur l’histoire mais je l’ai trouvé d’une tristesse infinie. Si les « méchants » sont punis, les « gentils » y laissent de nombreuses plumes ! L’auteur nous propose une histoire presque crédible qui fait peur ! Connaît-on vraiment les personnes avec lesquelles on vit ? Jusqu’où l’argent peut-il mener les hommes ?

Bref, une histoire passionnante et terrifiante !

mercredi 26 septembre 2012

Métal Mélodie / Maryvonne Rippert

metal melodie

Luce est une ado rebelle, gothique, en pleine crise d’adolescence et surtout en conflits perpétuels avec sa mère. Si bien que le jour où elle trouve un mot de sa mère lui annonçant qu’elle est partie travailler en Australie pendant quatre mois mais qu’elle lui verse de l’argent sur son compte, ça ne l’intrigue pas plus que ça. Au contraire, elle en profite pour critiquer un peu plus celle qui l’a élevé toute seule comme elle a pu. Mais au bout de quelques semaines… elle commence à ouvrir les yeux et à trouver qu’il y a quelque chose d’étrange dans le comportement de sa mère… Quelques recherches approfondies vont entraîner Luce dans le passé de sa mère qu’elle ne connaît absolument pas et y découvrir des choses sidérantes. Et puis, de fil en aiguille, c’est en Espagne qu’elle va partir pendant l’été en espérant y retrouver son étrange maman.

Bien qu’il y ait certaines invraisemblances dans le roman (comment peut-on ignorer à ce point l’histoire de ses parents ? Comment une mère peut-elle inventer un tel stratagème pour tenir sa fille à l’écart ?), je dois avouer que j'ai dévoré ce livre. Le personnage de Luce est très attachant car d’un côté elle n’a pas froid aux yeux mais ne peut cacher une grande sensibilité derrière ses piercings et la noirceur de ses tenues. Elle évolue beaucoup au fil des semaines et se réjouit elle-même de ce qu’elle est parvenue à faire toute seule.

Et puis toute la partie en Espagne m’a donné envie de partie là-bas, surtout que le temps était gris chez moi au moment je l’ai lu !

Les avis très positifs de Hélène, Enna, Stephie, Theoma, Karine, Noukette, Sandrine, Saxaoul et encore beaucoup d'autres !

vendredi 13 juillet 2012

No et moi / Delphine de Vigan

no et moi

Ayant beaucoup aimé ma lecture de Rien ne s’oppose à la nuit, j’ai eu envie de découvrir l’un de ses romans précédent. Mon choix s’est porté un peu par hasard sur ''No et moi'', sûrement parce que c’est l’un de ses plus connu (en tout cas c’est le titre qui me parlait le plus) et il fût bon. Impossible de le refermer avant de connaître l’histoire de ces deux jeunes filles.

Lou Bertignac est une jeune lycéenne de treize ans (elle a déjà sauté deux classes) qui s’engage dans un moment de panique à produire un exposé sur les jeunes femmes sans abris. C’est ainsi, qu’elle entre en contact avec No et qui accepte de lui parler un peu d’elle. Mais vivant d’en un cadre familiale un peu perturbée, Lou va beaucoup s’attacher à No et une sorte d’amitié va se lier entre elles. Une amitié entre une jeune fille surdouée et une jeune SDF est-elle réellement possible ?

No est moi est un roman fort sur la condition humaine. On y rencontre beaucoup de personnes (adultes ou enfants) blessées par la vie. On est confronté à la dépression, l’alcool, le rejet de l’autre, le manque de confiance, l’abandon... Mais Delphine de Vigan maîtrise suffisamment ces domaines pour ne pas tomber dans le larmoyant. (En lisant ''Rien ne s’oppose à la nuit'', le livre qu’elle a écrit sur sa mère, on a appris à quel point l’auteur avait été confronté personnellement à plusieurs de ces situations.)

''No et moi'' est l’histoire d’êtres qui souffrent à des degrés divers mais qui connaissent des périodes de répits et de bonheur. Le ton de Delphine de Vigan sonne toujours juste, ce qui rend la lecture du roman agréable malgré les sujets difficiles.

Il y aurait des milliers de choses à dire sur ce roman et sur sa justesse mais j’en raconterais beaucoup trop sur Lou, No et Lucas. Ah tiens, je ne vous en avais pas parlé de Lucas ? Eh bien, vous savez ce qu'il vous reste à faire :-;

mardi 26 juin 2012

Lettre à mon ravisseur / Lucy Christopher ; traduit par Catherine Gibert

lettre a son ravisseur

Encore une tentation de la blogosphère qui s’est révélée être un très bon moment de lecture.

Gemma veut prendre un peu l’air loin de ses parents avant que leur avion décolle. Mais elle ne se doute pas qu’en acceptant le café de ce beau jeune homme au café de l’aéroport, sa vie basculerait en l’espace de quelques minutes. C’est cet enlèvement que Gemma nous raconte sous la forme d’une lettre libératrice qu’elle adresse à son ravisseur. Elle passera plusieurs semaines dans le désert Australien auprès de ce jeune homme qui malgré toutes les apparences ne semble pas lui vouloir de mal malgré les apparences et qu'il lui fait vivre.

Même si dès les premières pages on sait que Gemma n’y laissera pas sa vie puisqu’elle nous livre ce récit, ce roman m’a laissé les mains moites plusieurs fois. Tout en étant séduite par son ravisseur, Gemma a bien conscience que ce qu’il lui a fait vivre est inadmissible et c’est le but de cette longue lettre, essayer de comprendre ce qu’elle ressent réellement pour lui.

Lettre à mon ravisseur est un roman qui ne pourra que séduire les ados (et les adultes !) à la recherche de sensations fortes !

vendredi 22 juin 2012

L’origine de la violence / Fabrice Humbert aux éditions Le Passage

origine de la violence

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman sans en pour autant en connaître le sujet. Je suis tombée dessus par hasard à la médiathèque et les premières lignes m’ont accrochée au point de prévenir à la maison qu’il fallait qu’on me laisse un maximum de temps de lecture pendant le week-end ! Et même si le sujet n’est pas très gai, que ça fait du bien de se plonger entièrement dans une histoire et de se laisser imprégner par les personnages et les ambiances !

L’origine de la violence va nous emmener dans les méandres de la seconde guerre mondiale, de la France d’avant guerre à l’Allemagne nazi et les conséquences que les exterminations peuvent encore avoir soixante-dix plus tard.

Tout démarre avec une banale visite scolaire d’un lycée français au camp de Buchenwald où l’un des professeurs va tomber nez à nez avec une photo qui va bouleverser sa vie. Sur ce cliché datant de 1942, il y voit un homme ressemblant trait pour trait à son père. De retour en France, par curiosité, il va essayer de connaître son identité. Et de fil en aiguille il va découvrir un lourd secret de famille.

La première partir du roman est consacrée aux conditions de vie que l’homme de la photo a connu au camp de Buchenwald. Et encore une fois j’ai été stupéfaite par les horreurs que j’ai pu y lire. Ce n’est pourtant pas le premier livre que je lis sur le sujet mais j’en arrive toujours à me demander à un moment donné si l’auteur n’invente pas tout ça. Mais non, je sais qu’un auteur, même avec une imagination débridée et perverse, ne pourrait pas imaginer le quart de ce que ces détenus ont pu subir dans ces camps de concentrations.

Mais Fabrice Humbert a su ancrer l’Histoire dans une histoire de famille vraiment intéressante et accorder une histoire d’amour avec une jeune et belle allemande à notre professeur, permettant ainsi au lecteur de souffler un peu.

L’origine de la violence a été une lecture vraiment passionnante que je ne peux que vous conseillé si vous ne l’avez pas déjà lu.

mercredi 13 juin 2012

Le faire ou mourir / Claire-Lise Marguier aux éditions du Rouergue

Le faire ou mourir

Ce roman a été très largement critiqué sur la blogosphère dans des termes dithyrambiques, me donnant très envie de découvrir ce roman ado. Eh bien, encore une fois, les blogueurs avait tout à fait raison. Claire-Lise Marguier nous offre un roman de qualité !

Damien est un adolescent un peu transparent chez lui comme au lycée ; jusqu’au jour où il devient ami avec un groupe de gothiques qui s’intéressent réellement à lui. Surtout Samy. Une forte histoire d’amour va naître de cette rencontre mais elle sera contrariée par le père de Damien qui ne supporte pas le mode de vie de son fils et lui mène une vie très dure faite de brimades et d’interdictions.

Claire-Lise Marguier aborde de nombreux thèmes difficiles : l’homosexualité, la scarification, les relations entre parents et frères et sœurs, le regard des autres, l’humiliation, l’amitié, l’amour… Et l’auteur le fait toujours avec des mots justes.

Damien est un ado qui souffre, qui souffre de plus en plus jusqu’au point de devoir laisser exploser cette souffrance. Seulement, il y a plusieurs manières de craquer… et c’est pourquoi l’auteur nous propose deux fins très différentes pour nous montrer comment le destin d’un individu peut basculer d’un côté ou de l’autre.

Le faire ou mourir est un roman très fort qui met tous les sens du lecteur en alerte.

mardi 22 mai 2012

Habibi / Craig Thompson

Habibi

Il y a quelques années (au moment où j’ai commencé à lire des bandes dessinées), je m’étais plongée une après-midi entière dans la précédente BD de Craig Thompson : Blankets. La dernière page tournée, je n’arrivais pas à croire que j’avais été capable de lire une BD de plus de six cents pages, et qui plus est une BD en noir et blanc ! Lorsque Habibi est sorti il y a quelques semaines, pas besoin de vous dire que tous les billets élogieux m’avaient grandement donné envie de la lire ! Et grâce à Gambadou qui me l’a très gentiment prêté, j’ai pu découvrir ce magnifique album. Et comme pour Blankets, j’ai été surprise de lire presque d’une traite ces 700 pages.

Cette fois-ci, Craig Thompson nous emmène dans le monde arabe pour nous faire découvrir toute sa culture à travers une histoire d’amour entre Dodola et Zam. On y lit la religion, la condition des femmes, la pauvreté, l’esclavage, les contes de Mille et une nuits, l’art arabe… Craig Thompson nous offre un travail épatant, qu’il s’agisse des informations transmises à travers cette passionnante histoire ou du travail graphique. Cette bande dessinée est absolument magnifique, mêlant calligraphies et dessins très soignés. C’est incroyable que des illustrations en noir et blanc parviennent à traduire tant de choses (la violence, la sensualité, l’onirisme, l’espoir…)
habibi ill

Habibi est vraiment une bande dessinée magnifique que j’aurai très certainement plaisir à relire d’ici quelques temps et qui m’a vraiment donné envie de lire les Contes des Mille et une nuits !

lundi 23 avril 2012

Rouler / Christian Oster

rouler

Ah ! quel bonheur de retrouver les romans de Chritian Oster. Jusque-là, tous ceux que j’ai lus se ressemblent fortement et sont en même temps très différents. Ils mettent à chaque fois en scène un homme qui quitte son domicile sans but défini et se laisse porter par les hasards de la vie. Dans Rouler, c’est encore le cas. Un homme part en voyage à bord de sa voiture sans avoir de destination en tête. Il roule au gré de ses envies et de ses rencontres et le lecteur suit tous ses doutes, ses réactions face aux situations qu’il rencontre. Et petit à petit, on en apprend un peu plus sur l’origine de son voyage et son besoin de se retrouver.

Ce qui est incroyable avec les romans de Christian Oster, c’est qu’on s’identifie toujours aux personnages principaux même s’ils nous énervent aussi parfois. On vit les scènes au plus près du personnage en se demandant ce que nous ferions à sa place. Et tout le temps que durent ces lectures, je garde à l’esprit tout au long de la journée ces atmosphères très particulières.

Bref, j’aime beaucoup Christian Oster (tout autant pour ses romans adultes que pour ses romans enfants très très drôles) et ne peut que vous conseiller de vous plonger dedans !

samedi 3 mars 2012

Le chagrin du Roi mort / Jean-Claude Mourlevat

chagrin du roi mort

Le Chagrin du Roi mort est de ce genre de livre que je voulais lire tout en repoussant le moment de m’y mettre par peur d’être déçue. Comme tous les romans de Mourlevat, il a eu beaucoup de succès dès sa sortie en librairie. Mais cette fois-ci, ma bibliothécaire (ça fait bizarre de se retrouver à la place du lecteur…) me l’a mis entre les mains en me disant qu’il fallait l’avoir lu. Sur ces bonnes paroles, je me suis exécutée et je n’ai évidemment pas été déçue !

''Le Chagrin du Roi mort'' est un peu comme ''Le Combat d’hiver''. Une fois qu’on l’a refermé et qu’on a vécu toutes les épreuves des personnages, on se dit qu’il y a des auteurs qui ne prennent pas les ados pour de fragiles créatures effarouchées. Jean-Claude Mourlevat sait dresser des tableaux apocalyptiques et transmettre au lecteur toute une palette de sentiments. On tremble au milieu des champs de bataille, on vibre dans les moments de joie, on vit au plus près des personnages. Et Jean-Claude Mourlevat n’a pas peut de ne pas offrir un véritable happy end, car dans ses romans, subsiste toujours à la fin une ombre avec laquelle les personnages devront continuer à vivre.

En rédigeant ce billet, je me rends compte que j’ai entamé ma lecture du roman sans en connaître l’histoire et que ça a été un plus de se laisser porter par les événements sans avoir la moindre idée de ce qui arriverait. Tout ce que j’en dirai du coup, c’est que c’est l’histoire de deux frères élevés comme des jumeaux mais dont l’un d’eux sera enlevé à l’âge de dix ans. Le reste, à vous de le découvrir lors d’une lecture passionnante.

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