Midola's blog

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Tag - autobiographie

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jeudi 15 janvier 2009

Couleur de peau : miel, tome 2 / Jung

couleur de peau : miel 2

Je n’ai pas mis longtemps à me procurer et à lire ce second et dernier tome de Couleur de peau : miel.

A la fin du premier tome, nous avions laissé Jung, l’auteur et narrateur de la BD, à l’aube de son adolescence. Le second tome est entièrement consacré à cette période de la vie où les choses sont devenues de plus en plus difficiles pour lui. Comment se comporter avec les autres adolescents coréens ? Quelle place a-t-il vraiment dans la famille ? Ses parents l’aiment-ils ? Jung met du temps à obtenir les réponses à toutes ces questions, et certaines lui valent de traverser de très douloureuses épreuves.

Ce second tome est beaucoup plus difficile que le premier, tout simplement parce qu’il traite de l’adolescence, période jamais très facile à traverser, surtout lorsque l’on est un enfant adopté. Mais encore une fois, Jung parvient à ne pas sombrer dans le dramatique grâce à son humour et grâce à la beauté et la douceur de ses dessins.

Un entretien consacré à l’auteur a également été ajouté à ce livre. C’est le Jung, adulte, qui s’exprime et qui développe certains points de la BD. Il explique, entre autre, son envie et sa crainte de se rendre un jour en Corée. Mais le plus intéressant, c’est le compte-rendu de la réception du premier volume. Ces dessins en noir et blanc ont aidé des enfants adoptés et des parents d’adoptés à mieux comprendre leur situation ! Quelques extraits des lettres de remerciements reçues par Jung ont été reproduits. Comme quoi, la bande dessinée est bien plus qu’une lecture de distraction !

vendredi 9 janvier 2009

Couleur de peau : miel, tome 1 / Jung

Couleur de peau : miel 1

Encore une belle découverte dans le domaine de la BD à vous faire partager ! Il s’agit d’un roman graphique autobiographique. Par ses dessins très doux en noir et blanc, Jung nous dévoile son enfance et les tourments qui l’ont traversé. Né à Séoul en 1965, Jung se retrouva seul à l’âge de cinq ans, certainement abandonné par sa mère célibataire, incapable de subvenir à ses besoins dans une société où la femme est loin d’être considérée comme l’égale de l’homme. Recueilli à l’orphelinat, il sera adopté rapidement par une famille belge. Mais malgré une enfance heureuse, entouré de ses quatre frères et sœurs avec qui il est très complice, Jung aura souffert de sa différence et surtout de son abandon inexpliqué. C’est avec beaucoup d’humour et de douceur que Jung nous explique l’Histoire de son pays et les conséquences subies par des milliers de jeunes coréens comme lui.

Un entretien très intéressant à la fin de l’ouvrage explique au lecteur l’importance que les thèmes de l’abandon, du déracinement et de l’identité ont pris dans son travail. Un texte complémentaire, à lire absolument !

Le premier tome s’achève lorsque Jung n’a que 13 ans, j’attends avec impatience de pouvoir me procurer la suite !

mardi 16 décembre 2008

Pourquoi j’ai tué Pierre / Alfred & Olivier Ka

Pourquoi j'ai tué Pirre

Je n’ai pas l’habitude de commenter des Bandes dessinées. Je n’ai d’ailleurs pas l’habitude d’en lire beaucoup ! Mais lorsqu’il m’arrive de me plonger dans l’une d’entre elle (en suivant les précieux conseils de ma chère amie et bibliothécaire Stef ;-), c’est très souvent une révélation. Comment arrive-t-on par de "simples" dessins et de courts textes à faire passer tant de choses ?!

Pourquoi j’ai tué Pierre est justement l’une de ces bandes-dessinées qui m’ont marquées. Tous les chapitres commencent par « J’ai tué Pierre parce que j’ai 7 ans »… « parce que j’ai 8 ans » … « parce que j’ai 35 ans ». On met du temps à comprendre ces phrases. Parce que Pierre est un homme d’église. Parce qu’il est apprécié par les parents du jeune Oliver pourtant baba cool. Olivier passe donc une enfance heureuse jusqu’au moment où tout va basculer, jusqu’au moment où il va subir un traumatisme qui va le suivre toute sa vie... jusqu’à la parution de cette bande dessinée. En effet, cette bande dessinée n’est pas une fiction comme on le croit au départ ; il s’agit d’un témoignage. Le dessin laisse d’ailleurs place à quelques photos vers la fin du livre. Des photos de nos deux auteurs Alfred et Olivier Ka, des photos qui nous font prendre conscience de l’authenticité de l’histoire, des photos qui nous font re-basculer dans la réalité.

Le genre de la bande dessinée permet de faire passer beaucoup de choses très simplement. Lorsque Olivier vivait paisiblement, Pierre nous est représenté comme un bon vivant, souriant, joyeux. Mais il se transforme ensuite en une sorte de monstre à chaque fois que des cauchemars viennent perturber régulièrement la vie d'Olivier. La bande dessinée permet d’alterner planches de dessins colorées et sereines, et planches sombres et angoissantes.

La lecture d'ouvrages comme celui-ci permet de se rappeler que la bande dessinée est un genre noble, un véritable moyen d’expression que l’on a trop souvent tendance à considérer comme des « lectures non sérieuses »…

Le jour où j’ai tué Pierre / Alfred & olivier Ka aux éditions Delcourt