Midola's blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 1 janvier 2010

Happy New Year !

Le temps passe si vite que nous sommes déjà en 2010 depuis 16 heures sans que j'ai eu le temps de préparer un billet digne de ce nom. Du coup, je lance rapidement tout ce que j'avais à dire aujourd'hui.

Tout d'abord, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2010 en espérant qu'elle vous apporte santé, réussite, joie et de bonnes lectures !

Pour moi l'année s'annonce riche en événements et en voyages ! Du coup, j'espère que j'arriverai à alimenter de manière régulière ce blog. On verra bien...

Blogoclub

Et puis, aujourd'hui était le rendez-vous du Blog-o-club. Primo Levi était à l'honneur pour son roman Si c'est un homme. Comme vous pouvez le constater, je ne publie pas véritablement de billet à cette occasion car j'ai lu ce livre il y a quelques années et je ne souhaitais pas me replonger dans cette lecture. C'est un roman qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie pour mieux comprendre ce qui s'est passé dans ces atroces camps de concentration. Primo Levi le raconte de manière remarquable, sans jamais s'apitoyer sur son sort, ni juger ses bourreaux. Le sujet est difficile mais la lecture n'est pas insoutenable car l'auteur est parvenu à prendre de la distance par rapport à son expérience (distance tout relative puisqu'il a fini par mettre fin à ses jours).

Le prochain rendez-vous du Blog-o-club sera le 1er mars avec Maudit Karma de David Safier ou Saga de Tonio Benacquista.

dimanche 1 novembre 2009

J’irai cracher sur vos tombes / Boris Vian

Blogoclub

Ce mois-ci, le blogoclub s’intéresse à Boris Vian, auteur dont on a beaucoup entendu parler cette année puisqu’on a commémoré le cinquantième anniversaire de sa disparition.

J’avais déjà lu, il y a quelques années le célèbre roman L’écume des jours ; j’ai choisi un autre titre dont j’avais très souvent entendu parler mais sanas savoir exactement de quoi il en retournait : J’irai cracher sur vos tombes. Eh bien, je n’ai pas été déçue du voyage…

Tout d’abord, j’ai découvert à ma grande honte, que je ne connaissais pas grand chose de ce grand écrivain. Ma première découverte a porté sur ce fameux Vernon Sullivan dont Boris Vian se prétendait être le traducteur. Une petite recherche dans mon encyclopédie littéraire (ouf ! j’ai boycotté wikipedia pour une fois) m’a tout de suite révélé que Boris Vian a publié certains de ses romans sous des pseudonymes, dont le fameux Vernon Sullivan. Et pour cause ! J’irai craché sur vos tombes est loin d’être un texte anodin (rien que le titre…)

J'irai cracher sur vos tombes

Les premiers chapitres de ce roman, s’apparente presque à de la simple pornographie (bon, si ce texte a vraiment choqué à sa parution en 1946, il est plutôt soft comparé à du Houllebecq !). Un jeune homme reprend une librairie dans une ville des Etats-Unis et partage son temps libre entre l’alcool et le sexe. Mais plus on avance dans le livre et plus les relations de cet homme avec les femmes deviennent malsaines ; il ira jusqu’à torturer et tuer deux d’entre elles. Mais son comportement n’est pas tout à fait gratuit puisqu’il s’agit d’une vengeance, d'une vengeance à caractère racial. Par petites bribes, on apprend l’histoire de cet homme blanc, né de parents noirs et dont le frère a été tué par lynchage, simplement parce qu’il avait osé tomber amoureux d’une femme blanche.

J’irai cracher sur vos tombes est un roman très violent, tant par les scènes décrites que par les sujets abordés. Il faut bien entendu replacer ce texte dans le contexte américain des années 1940 pour l’appréhender correctement. Cette lecture m’a mise mal à l’aise (notamment une scène de pédophilie qui m’a donné l’impression d’être coupable de lire de telles choses) mais j’avoue ne pas avoir pu le lâcher avant de comprendre de quoi il en retournait. Et on y retrouve l’écriture fluide et propre à Boris Vian, en lisant ce texte ; on entend la voix de l’auteur.

mardi 1 septembre 2009

La tournée d’automne / Jacques Poulin

Blogoclub

Cette fois-ci je m’y suis mieux prise et je suis dans les temps pour publier mon billet pour le blog-o-club. Ce mois-ci, les auteurs canadiens étaient à l’honneur, et en particulier Jacques Poulin.

Je ne connaissais pas cet auteur et n’avait pas voté pour lui (il n’était pas à la bibliothèque où je travaille ;-) : j’avais donc tout à découvrir. La première bonne surprise, c’est que La Tournée d’automne est publié dans la collection Babel aux éditions Actes Sud, collection que j’aime beaucoup. Et le seconde bonne surprise, c’est le thème. Nous suivons la tournée d’automne d’un bibliobus canadien !!! Quoi de plus fantastique pour la bibliothécaire que je suis ?!

Tournée d'automne

Le Chauffeur (c’est ainsi qu’il se fait appeler) s’apprête à effectuer son ultime tournée lorsqu’il fait la connaissance de Marie. Cette française est venue passer l’été au Canada avec tout un groupe d’amis artistes. Tandis qu’elle s’occupe de l’organisation et de l’intendance, eux donnent des spectacles mêlant jonglerie, chant, funambulisme…

Le courant passe si bien entre eux que Marie persuade ses amis de suivre Le Chauffeur dans sa tournée. Le Chauffeur et Marie peuvent ainsi continuer à faire connaissance et partager de longues discussions. La Tournée d’Automne est un roman tout en douceur sur le sens de la vie, le temps qui passe, la solitude, les relations humaines. Si le bibliobus n’est qu’un élément du contexte, j’aimerai drôlement le visiter ! Et j’adorerais entendre plus souvent les bibliothécaires tenir le même discours de notre héros, c’est-à-dire que les livres sont faits pour être lus, empruntés, prêtés par un maximum de lecteurs !

J'ai également beaucoup apprécié l'écriture de Jacques Poulain, simple et emprunte de poésie. Cela dit, il y a de fortes chances pour que j’oublie très rapidement ce roman, mais j’aurai passé un excellent moment de lecture.

dimanche 1 mars 2009

Onitsha / Le Clézio

Blogoclub

Onitsha Ca faisait longtemps que je voulais lire ce texte de Le Clézio et c’est grâce au Blog-o-blog que je me suis enfin plongée dedans. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, en partie autobiographique, qui nous fait découvrir l’Afrique de l’époque coloniale à travers trois personnages.

Le début du récit commence avec le long voyage qu’entreprennent Fintan et sa mère. Ils partent de Nice pour rejoindre le père de l’enfant qui travaille pour la United Africa et que Fintan ne connaît pas encore. La longue traversée nous est retranscrite à travers les yeux de ce garçon de douze ans, impatient de faire connaissance avec son mystérieux père et de découvrir l’Afrique dont sa mère lui parle tant.

Mais une fois arrivés sur le sol africain, le roman prend trois voix différentes. Toujours celle de Fintan qui est déçu par le père autoritaire qu’il découvre mais qui aime sa nouvelle vie pleine de liberté et son amitié avec Bony, un jeune africain qui lui fait découvrir son pays. Il y a également la voix de la mère qui découvre cette Afrique colonisée où les noirs sont exploités et mal traités, où elle est contrainte de surveiller ses manières et de ne pas prendre les noirs en affection, où elle doit supporter l’hypocrisie du colonialisme. Enfin, il y a la voix du père de Fintan. Il travaille pour l United Africa depuis plusieurs années mais ne supporte que difficilement le comportement de tout ces colonisateurs. Ce qui le pousse à rester là-bas, c’est la quête qu’il a entreprise à travers les mythes africains. Il ne peut quitter ce territoire sans avoir enfin découvert la « Reine noire ».

L’écriture de Le Clézio est fluide, elle traduit la langueur qui règne à bord du bateau puis sur le sol africain.

C’était les soirées que Maou préférait. Maintenant que le navire approchait des côtes d’Afrique, il y avait une langueur dans l’air, au crépuscule, un souffle tiède qui frôlait le pont et lissait la mer. Assis dans des chiliennes côte à côte, Maou et Fintan se parlait doucement. C’était l’heure de la promenade.

Onitsha est un très beau récit pendant lequel le lecteur vit au plus près des personnages et auxquels il s’attache. On suit leurs découvertes, leurs déceptions, leurs émerveillements dans ce pays dont ils attendaient tant.

samedi 24 janvier 2009

Le Blogoclub

Blogoclub

Il est tant que je vous parle de ma dernière folie blogesque : le blogoclub. En fait, je vais plutôt vous donner l’explication claire des organisateurs : Lisa et Sylire

Il s'agit de lire un ouvrage en commun tous les deux mois. Lisa et moi-même suggérons un thème, puis chaque membre qui le souhaite propose un titre (de préférence un livre sorti en Poche). Nous établissons une liste, que nous soumettons au vote de chaque participant. Pour une raison évidente, il n'est pas possible de voter pour le livre que l'on a soumis au vote. A la date convenue, chacun met en ligne son avis sur le livre qui recueilli le maximum de suffrages.. Lisa et moi–même recensons, à la fin de nos billets respectifs, les liens vers les blogs participants.

Pour en savoir plus sur le club, je vous renvoie au billet officiel.

Voilà encore de quoi m'occuper...