
J’avais laissé passé plusieurs sessions du Blog-o-club et en réactivant ce blog il y a quelques semaines, je ne pensais plus participer à ce club de lecture, qui est pourtant l’occasion de faire de belles découvertes mais qui était synonyme de contrainte… Et pourtant je n’ai pas pu résister d’y participer à ma manière. (Rien de tel que la liberté pour avoir envie de faire plein de choses !)

Ce mois-ci, la Russie était à l’honneur avec le roman de Boulgakov : Le maître et Marguerite. Mais ni la médiathèque, ni la librairie ne l’avait... Alors que je me demandais si j’allais le commander, je suis tombé sur Le roman de monsieur de Molière qui ma fort intéressé. Mikhaïl Boulgakov qui était passionné de théâtre, a consacré ce livre à nous raconter la vie de Molière de façon plutôt vivante.
Je connaissais déjà assez bien les grandes lignes de la vie de Molière pour avoir étudié plusieurs de ses pièces au cours de mes études ; mais j’y ai appris (et révisé) beaucoup de choses tant sur sa vie personnelle que sur la genèse de son œuvre. En choisissant d’écrire un roman et non une biographie, Boulgakov prend la liberté de s’adresser directement aux personnages du livre, de retranscrire des dialogues entre Molière et ses acteurs, amis ou avec Louis XIV. Alors, certes, on peut se poser la question de la fiabilité des sources de Boulgakov. On peut. Mais j’y ai renoncé et j’ai dévoré la vie de Molière avec beaucoup de plaisir ! Et dans la mesure où j’ai envie de relire certaines pièces de ce grand homme de théâtre, je pense que Boulgakov a réussi sa mission !
Pour les autres billets du Blog-o-club, je vous renvoie aux billets de Sylire et Lisa.
Sula nous embarque dans une petite communauté noire au fin fond de l’Amérique dans les années 1930 où nous allons découvrir la vie de deux fillettes très différentes mais inséparables. D’un côté, nous avons Sula, une fillette élevée par des femmes qui ont décidé de vivre comme bon leur semble, n’ayant que faire de l’opinion des voisins. Sula n’a donc pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche, contrairement à Nel qui incarne plutôt la sagesse et la bonne éducation que tente de lui donner sa mère.
Au cours du roman, Nel et Sula vont grandir et être confrontées à la vie, chacune réagira à sa manière. La vie les séparera mais à quarante ans, elles pourront faire le point sur leurs existences très différentes l’une de l’autre.
Une lecture bien agréable par cette chaleur caniculaire (on approche des 30°C en Bretagne !!!). Il s’agit d’un roman autobiographique où Dany Laferrière nous parle de son enfance à Petite-Goâve où il vivait avec sa grand-mère. La maison de Da (la grand-mère de Vieux Os) est une sorte de théâtre où tous les habitants de Petit-Goâve ou presque viennent la consulter pour tout et n’importe quoi. Vieux Os, lui, est en quelque sorte le messager de sa grand-mère, courrant à travers toute la ville pour porter des messages aux uns et aux autres.
Le charme des après-midi sans fin nous permet de découvrir la vie de cette petite ville haïtienne avec tous ses personnages hauts en couleur qui se connaissent tous les uns les autres. De Thérèse la future mariée à Vava qui fait battre le cœur de Vieux Os.
Le roman s’achève au moment où Vieux Os quitte Petit-Goâve pour aller rejoindre sa mère à Port-au-Prince alors qu’un renversement politique semble se dessiner. Il faudra donc lire L’odeur du café pour connaître la suite…



Ca faisait
longtemps que je voulais lire ce texte de Le Clézio et c’est grâce au
Blog-o-blog que je me suis enfin plongée dedans. J’ai vraiment
beaucoup aimé ce roman, en partie autobiographique, qui nous fait découvrir
l’Afrique de l’époque coloniale à travers trois
personnages.