Midola's blog

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jeudi 1 septembre 2011

Le roman de monsieur de Molière / Mikhaïl Boulgakov ; traduit du russe par Michel Pétris

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J’avais laissé passé plusieurs sessions du Blog-o-club et en réactivant ce blog il y a quelques semaines, je ne pensais plus participer à ce club de lecture, qui est pourtant l’occasion de faire de belles découvertes mais qui était synonyme de contrainte… Et pourtant je n’ai pas pu résister d’y participer à ma manière. (Rien de tel que la liberté pour avoir envie de faire plein de choses !)


roman de monsieur de Molière

Ce mois-ci, la Russie était à l’honneur avec le roman de Boulgakov : Le maître et Marguerite. Mais ni la médiathèque, ni la librairie ne l’avait... Alors que je me demandais si j’allais le commander, je suis tombé sur Le roman de monsieur de Molière qui ma fort intéressé. Mikhaïl Boulgakov qui était passionné de théâtre, a consacré ce livre à nous raconter la vie de Molière de façon plutôt vivante.

Je connaissais déjà assez bien les grandes lignes de la vie de Molière pour avoir étudié plusieurs de ses pièces au cours de mes études ; mais j’y ai appris (et révisé) beaucoup de choses tant sur sa vie personnelle que sur la genèse de son œuvre. En choisissant d’écrire un roman et non une biographie, Boulgakov prend la liberté de s’adresser directement aux personnages du livre, de retranscrire des dialogues entre Molière et ses acteurs, amis ou avec Louis XIV. Alors, certes, on peut se poser la question de la fiabilité des sources de Boulgakov. On peut. Mais j’y ai renoncé et j’ai dévoré la vie de Molière avec beaucoup de plaisir ! Et dans la mesure où j’ai envie de relire certaines pièces de ce grand homme de théâtre, je pense que Boulgakov a réussi sa mission !

Pour les autres billets du Blog-o-club, je vous renvoie aux billets de Sylire et Lisa.

mercredi 1 septembre 2010

Sula / Toni Morrison

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C’est la rentrée de classes, la rentrée littéraire mais aussi la rentrée du Blog-o-club ! Pour cette rentrée, Sylire et Lisa nous avaient proposé de lire un roman d’un Prix Nobel de littérature. Autant vous dire que le choix n’a vraiment pas été facile puisque la liste des auteurs est très longue et que chaque auteur a écrit plus d’un livre !!! Du coup, je me suis obligée à ne pas trop me poser de questions et à emporter avec moi le premier livre qui me tenterait.

C’est Toni Morrison que je n’avais encore jamais lu qui a eu mes faveurs. Le choix du livre a été plus difficile, et je dois avouer que c’est surtout à l’épaisseur du roman que j’ai choisi de me plonger dans Sula (lorsqu’on part en avion, le moindre gramme dans la valise à son importance ;-)

Sula Sula nous embarque dans une petite communauté noire au fin fond de l’Amérique dans les années 1930 où nous allons découvrir la vie de deux fillettes très différentes mais inséparables. D’un côté, nous avons Sula, une fillette élevée par des femmes qui ont décidé de vivre comme bon leur semble, n’ayant que faire de l’opinion des voisins. Sula n’a donc pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche, contrairement à Nel qui incarne plutôt la sagesse et la bonne éducation que tente de lui donner sa mère. Au cours du roman, Nel et Sula vont grandir et être confrontées à la vie, chacune réagira à sa manière. La vie les séparera mais à quarante ans, elles pourront faire le point sur leurs existences très différentes l’une de l’autre.

Le roman de Toni Morrison est très riche. On y lit les affres que subissent les noirs dans la société américaine de l’époque. Et on va rencontrer des personnages hauts en couleurs, notamment dans la famille de Sula. Sa mère Hannah qui prend et jette les hommes au gré de ses envies. Eva, sa grand-mère, un véritable phénomène qui a dû se battre pour subvenir aux besoins de ses enfants…

Sula est donc un roman de femmes qui se battent pour survivre dans cette société où les noirs ont une vie difficile et où les hommes n’assument pas leurs responsabilités.

Encore une belle découverte grâce au Blog-o-club !

Sula / Toni Morrison aux éditions Christian Bourgois

jeudi 1 juillet 2010

Le charme des après-midi sans fin / Dany Laferrière

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Pour cette session estivale du Blog-o-club, la littérature haïtienne était à l’honneur avec le roman de Dany Laferrière : Le charme d’une après-midi sans fin.


Charme des après-midi Une lecture bien agréable par cette chaleur caniculaire (on approche des 30°C en Bretagne !!!). Il s’agit d’un roman autobiographique où Dany Laferrière nous parle de son enfance à Petite-Goâve où il vivait avec sa grand-mère. La maison de Da (la grand-mère de Vieux Os) est une sorte de théâtre où tous les habitants de Petit-Goâve ou presque viennent la consulter pour tout et n’importe quoi. Vieux Os, lui, est en quelque sorte le messager de sa grand-mère, courrant à travers toute la ville pour porter des messages aux uns et aux autres. Le charme des après-midi sans fin nous permet de découvrir la vie de cette petite ville haïtienne avec tous ses personnages hauts en couleur qui se connaissent tous les uns les autres. De Thérèse la future mariée à Vava qui fait battre le cœur de Vieux Os. Le roman s’achève au moment où Vieux Os quitte Petit-Goâve pour aller rejoindre sa mère à Port-au-Prince alors qu’un renversement politique semble se dessiner. Il faudra donc lire L’odeur du café pour connaître la suite…

J’ai trouvé cette lecture vraiment très agréable. On se laisse porter par l’écriture emprunte de nostalgie de Dany Laferrière. On sourit face à la naïveté de Vieux Os, on tremble face aux problèmes politiques, on écoute les récits de Da comme s’il s’agissait de notre propre grand-mère. Merci encore au blog-o-club pour cette belle découverte !

Le charme des après-midi sans fin / Dany Laferrière aux éditions du Serpent à plumes

samedi 1 mai 2010

L’affaire Jane Eyre / Jasper Fforde, traduit par Roxane Azimi

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Ouf ! Cela a été difficile mais j’ai réussi à terminer L’Affaire Jane Eyre à temps ! Bon, je m’y prendrai plus tôt la prochaine fois pour me procurer le roman du Blog-o-club ! Du coup, mon billet sera rapide puisqu’il est assez tard et que j’ai encore ma valise à faire pour partir demain matin dans les Châteaux de la Loire ! (oui, oui, vous pouvez me plaindre !)


Affaire Jane Eyre

Alors, l’Affaire Jane Eyre… mon avis est un peu mitigé. J’ai trouvé la première partie un peu longue autour du manuscrit de Martin Chuzzelewit et j’ai quelque fois eu du mal à suivre les opérations ! Mais peut-être que cela est venu du fait que j’ai lu vite et que je ne maîtrise pas toutes les références littéraires citées. Mais la seconde partie en revanche m’a beaucoup plu et m’a vraiment donné envie de me plonger dans Jane Eyre. Eh ! oui, je dois avouer que je n’ai pas encore lu ce chef d’œuvre. J’avancerais comme excuse que j’attendais que mes souvenirs du film s’estompent franchement ;-)

Ce que j’ai le plus aimé dans ce roman, c’est l’idée que les personnages continuent de mener librement leur vie en dehors des passages où ils apparaissent avec les contraintes liées à l’histoire. Je me suis beaucoup amusée à la lecture de ce roman farfelu et de ce monde à la fois proche du notre et totalement improbable. Parce qu’il faut vraiment est dingue de littérature pour jouer avec les personnages des livres et inventer une brigade destinée à protéger les manuscrits et résoudre toutes les affaires mettant en cause des textes ou des auteurs.

Ce roman est plein de références et de réflexions sur l’Histoire et la vie. Il mériterait d’être étudier dans le détail et je regrette un peu d’avoir dû le lire aussi vite.

En tout cas, l’Affaire Jane Eyre est une lecture très divertissante !

L’affaire Jane Eyre / Jasper Fforde, traduit par Roxane Azimi aux éditions Fleuve noir

vendredi 1 janvier 2010

Happy New Year !

Le temps passe si vite que nous sommes déjà en 2010 depuis 16 heures sans que j'ai eu le temps de préparer un billet digne de ce nom. Du coup, je lance rapidement tout ce que j'avais à dire aujourd'hui.

Tout d'abord, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2010 en espérant qu'elle vous apporte santé, réussite, joie et de bonnes lectures !

Pour moi l'année s'annonce riche en événements et en voyages ! Du coup, j'espère que j'arriverai à alimenter de manière régulière ce blog. On verra bien...

Blogoclub

Et puis, aujourd'hui était le rendez-vous du Blog-o-club. Primo Levi était à l'honneur pour son roman Si c'est un homme. Comme vous pouvez le constater, je ne publie pas véritablement de billet à cette occasion car j'ai lu ce livre il y a quelques années et je ne souhaitais pas me replonger dans cette lecture. C'est un roman qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie pour mieux comprendre ce qui s'est passé dans ces atroces camps de concentration. Primo Levi le raconte de manière remarquable, sans jamais s'apitoyer sur son sort, ni juger ses bourreaux. Le sujet est difficile mais la lecture n'est pas insoutenable car l'auteur est parvenu à prendre de la distance par rapport à son expérience (distance tout relative puisqu'il a fini par mettre fin à ses jours).

Le prochain rendez-vous du Blog-o-club sera le 1er mars avec Maudit Karma de David Safier ou Saga de Tonio Benacquista.

dimanche 1 novembre 2009

J’irai cracher sur vos tombes / Boris Vian

Blogoclub

Ce mois-ci, le blogoclub s’intéresse à Boris Vian, auteur dont on a beaucoup entendu parler cette année puisqu’on a commémoré le cinquantième anniversaire de sa disparition.

J’avais déjà lu, il y a quelques années le célèbre roman L’écume des jours ; j’ai choisi un autre titre dont j’avais très souvent entendu parler mais sanas savoir exactement de quoi il en retournait : J’irai cracher sur vos tombes. Eh bien, je n’ai pas été déçue du voyage…

Tout d’abord, j’ai découvert à ma grande honte, que je ne connaissais pas grand chose de ce grand écrivain. Ma première découverte a porté sur ce fameux Vernon Sullivan dont Boris Vian se prétendait être le traducteur. Une petite recherche dans mon encyclopédie littéraire (ouf ! j’ai boycotté wikipedia pour une fois) m’a tout de suite révélé que Boris Vian a publié certains de ses romans sous des pseudonymes, dont le fameux Vernon Sullivan. Et pour cause ! J’irai craché sur vos tombes est loin d’être un texte anodin (rien que le titre…)

J'irai cracher sur vos tombes

Les premiers chapitres de ce roman, s’apparente presque à de la simple pornographie (bon, si ce texte a vraiment choqué à sa parution en 1946, il est plutôt soft comparé à du Houllebecq !). Un jeune homme reprend une librairie dans une ville des Etats-Unis et partage son temps libre entre l’alcool et le sexe. Mais plus on avance dans le livre et plus les relations de cet homme avec les femmes deviennent malsaines ; il ira jusqu’à torturer et tuer deux d’entre elles. Mais son comportement n’est pas tout à fait gratuit puisqu’il s’agit d’une vengeance, d'une vengeance à caractère racial. Par petites bribes, on apprend l’histoire de cet homme blanc, né de parents noirs et dont le frère a été tué par lynchage, simplement parce qu’il avait osé tomber amoureux d’une femme blanche.

J’irai cracher sur vos tombes est un roman très violent, tant par les scènes décrites que par les sujets abordés. Il faut bien entendu replacer ce texte dans le contexte américain des années 1940 pour l’appréhender correctement. Cette lecture m’a mise mal à l’aise (notamment une scène de pédophilie qui m’a donné l’impression d’être coupable de lire de telles choses) mais j’avoue ne pas avoir pu le lâcher avant de comprendre de quoi il en retournait. Et on y retrouve l’écriture fluide et propre à Boris Vian, en lisant ce texte ; on entend la voix de l’auteur.

mardi 1 septembre 2009

La tournée d’automne / Jacques Poulin

Blogoclub

Cette fois-ci je m’y suis mieux prise et je suis dans les temps pour publier mon billet pour le blog-o-club. Ce mois-ci, les auteurs canadiens étaient à l’honneur, et en particulier Jacques Poulin.

Je ne connaissais pas cet auteur et n’avait pas voté pour lui (il n’était pas à la bibliothèque où je travaille ;-) : j’avais donc tout à découvrir. La première bonne surprise, c’est que La Tournée d’automne est publié dans la collection Babel aux éditions Actes Sud, collection que j’aime beaucoup. Et le seconde bonne surprise, c’est le thème. Nous suivons la tournée d’automne d’un bibliobus canadien !!! Quoi de plus fantastique pour la bibliothécaire que je suis ?!

Tournée d'automne

Le Chauffeur (c’est ainsi qu’il se fait appeler) s’apprête à effectuer son ultime tournée lorsqu’il fait la connaissance de Marie. Cette française est venue passer l’été au Canada avec tout un groupe d’amis artistes. Tandis qu’elle s’occupe de l’organisation et de l’intendance, eux donnent des spectacles mêlant jonglerie, chant, funambulisme…

Le courant passe si bien entre eux que Marie persuade ses amis de suivre Le Chauffeur dans sa tournée. Le Chauffeur et Marie peuvent ainsi continuer à faire connaissance et partager de longues discussions. La Tournée d’Automne est un roman tout en douceur sur le sens de la vie, le temps qui passe, la solitude, les relations humaines. Si le bibliobus n’est qu’un élément du contexte, j’aimerai drôlement le visiter ! Et j’adorerais entendre plus souvent les bibliothécaires tenir le même discours de notre héros, c’est-à-dire que les livres sont faits pour être lus, empruntés, prêtés par un maximum de lecteurs !

J'ai également beaucoup apprécié l'écriture de Jacques Poulain, simple et emprunte de poésie. Cela dit, il y a de fortes chances pour que j’oublie très rapidement ce roman, mais j’aurai passé un excellent moment de lecture.

dimanche 1 mars 2009

Onitsha / Le Clézio

Blogoclub

Onitsha Ca faisait longtemps que je voulais lire ce texte de Le Clézio et c’est grâce au Blog-o-blog que je me suis enfin plongée dedans. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, en partie autobiographique, qui nous fait découvrir l’Afrique de l’époque coloniale à travers trois personnages.

Le début du récit commence avec le long voyage qu’entreprennent Fintan et sa mère. Ils partent de Nice pour rejoindre le père de l’enfant qui travaille pour la United Africa et que Fintan ne connaît pas encore. La longue traversée nous est retranscrite à travers les yeux de ce garçon de douze ans, impatient de faire connaissance avec son mystérieux père et de découvrir l’Afrique dont sa mère lui parle tant.

Mais une fois arrivés sur le sol africain, le roman prend trois voix différentes. Toujours celle de Fintan qui est déçu par le père autoritaire qu’il découvre mais qui aime sa nouvelle vie pleine de liberté et son amitié avec Bony, un jeune africain qui lui fait découvrir son pays. Il y a également la voix de la mère qui découvre cette Afrique colonisée où les noirs sont exploités et mal traités, où elle est contrainte de surveiller ses manières et de ne pas prendre les noirs en affection, où elle doit supporter l’hypocrisie du colonialisme. Enfin, il y a la voix du père de Fintan. Il travaille pour l United Africa depuis plusieurs années mais ne supporte que difficilement le comportement de tout ces colonisateurs. Ce qui le pousse à rester là-bas, c’est la quête qu’il a entreprise à travers les mythes africains. Il ne peut quitter ce territoire sans avoir enfin découvert la « Reine noire ».

L’écriture de Le Clézio est fluide, elle traduit la langueur qui règne à bord du bateau puis sur le sol africain.

C’était les soirées que Maou préférait. Maintenant que le navire approchait des côtes d’Afrique, il y avait une langueur dans l’air, au crépuscule, un souffle tiède qui frôlait le pont et lissait la mer. Assis dans des chiliennes côte à côte, Maou et Fintan se parlait doucement. C’était l’heure de la promenade.

Onitsha est un très beau récit pendant lequel le lecteur vit au plus près des personnages et auxquels il s’attache. On suit leurs découvertes, leurs déceptions, leurs émerveillements dans ce pays dont ils attendaient tant.

samedi 24 janvier 2009

Le Blogoclub

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Il est tant que je vous parle de ma dernière folie blogesque : le blogoclub. En fait, je vais plutôt vous donner l’explication claire des organisateurs : Lisa et Sylire

Il s'agit de lire un ouvrage en commun tous les deux mois. Lisa et moi-même suggérons un thème, puis chaque membre qui le souhaite propose un titre (de préférence un livre sorti en Poche). Nous établissons une liste, que nous soumettons au vote de chaque participant. Pour une raison évidente, il n'est pas possible de voter pour le livre que l'on a soumis au vote. A la date convenue, chacun met en ligne son avis sur le livre qui recueilli le maximum de suffrages.. Lisa et moi–même recensons, à la fin de nos billets respectifs, les liens vers les blogs participants.

Pour en savoir plus sur le club, je vous renvoie au billet officiel.

Voilà encore de quoi m'occuper...