
Troisième roman du Blog-o-trésor et deuxième déception… Si j’avais hâte que Verlaine meure dans O Verlaine de Jean Teulé, ce n’est rien comparé aux Cavaliers. D’ailleurs, je dois avouer que je n’ai même pas eu le courage d’attendre la mort de l’insupportable héros du roman. Eh oui ! J’ai fini par déclarer forfait au bout de trois semaines de lecture laborieuse (363 pages sur… 587 quand même !!!)
Exceptionnellement, je vous livre une copie de la quatrième de couverture car je suis incapable de résumer objectivement ce roman :
« Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu'il nous ait contées: Les personnages atteignent une dimension épique: Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer... Le grand Toursène fidèle à sa légende de Tchopendoz toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms: « Aïeul de tout le monde »... Enfin, Jehol "le Cheval Fou", dont la présence tutélaire et « humaine » plane sur cette chanson de geste... Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et primitifs. Et pourtant le souffle de la fable et du mythe les anime et nourrit le roman. »
Je crois que ce qui m’a vraiment insupporté c’est la fierté déplacé du personnage principal. Ouroz s’est cassé la jambe et préfère la laisser pourrir que de se soigner, que d’accepter l’aide des personnes qui l’entourent. Il est odieux, maltraite son cheval et son serviteur. Bref, il fait preuve de tous les sentiments que je déteste. C’est pourquoi, au bout de 360 pages, j’ai saturé.
Je reconnais toutefois qu’il y a de très beaux passages dans ce roman. Joseph Kessel nous fait voyager à travers l’Afghanistan et nous fait découvrir toutes sortes de peuples et de coutumes. Même ses descriptions de combats de béliers sont belles, elles expriment tout le caractère sauvage de ces animaux, leur courage.
C’est donc un étrange roman : avec de nombreuses qualités littéraires mais un héros exécrable !
Heureusement, le dernier titre qu’il me reste à découvrir pour le Blog-o-trésor devrait être plus prometteur : Les Cerfs volants de Kaboul. A suivre…

J’avais
choisi ce roman de Jean Teulé pour le défi Blog-o-trésor parce
que j’avais beaucoup aimé Magasin des suicides et parce que Verlaine
est l’un des rares poètes qui me parle vraiment. Mais malgré ça et malgré
toutes les critiques enjouées pour ce roman, je me suis fortement ennuyée en le
lisant. Certes, Jean Teulé fournit un roman très documenté sur la vie du poète
où il est parvenu à recréer l’atmosphère de cette vie désordonnée et
autodestructrice de l’artiste. Mais au bout de quelques dizaines de pages,
j’avais hâte qu’il meurt pour qu’on n’en parle plus !