Midola's blog

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mercredi 6 février 2013

Hommage à Mario Ramos

Un peu avant Noël, Mario Ramos nous a quitté. C’était un grand nom de la littérature jeunesse, connu pour son grand humour. Les mercredis de l’album (auxquels je compte à nouveau participer régulièrement) lui rendent hommage ce mois-ci en mettant ses albums à l’honneur. Le choix est difficile car chaque album est savoureux. Pour faire simple, j’ai commencé par piocher dans ma bibliothèque. C’est moi le plus fort et C’est moi le plus beau sont deux albums que j’ai raconté de très nombreuses fois à la bibliothèque en m’amusant vraiment beaucoup à chaque fois.

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C’est moi le plus fort / Mario Ramos

Un loup, comme seul Ramos sait les peindre, se promène dans une forêt et demande à chaque personnage qu’il rencontre qui est le plus fort (ou le plus beau). Et à chaque fois, les personnages issus de célèbres contes tremblent en l’apercevant et lui envoie toutes les fleurs qu’il souhaite recevoir. Jusqu’au moment où il rencontre un petit dragon tout vert et tout mignon… L’album C’est moi le plus beau est la suite de C’est moi le plus fort et la chute est vraiment savoureuse.

Mario Ramos aimait les contes et aimait les détourner. Ici, nous croisons donc le petit chaperon rouge, les trois petits cochons…

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Le plus malin / Mario Ramos

Dans Le plus malin, Mario Ramos détourne le célèbre conte du Petit chaperon rouge. Le loup croise le petit chaperon rouge au début de sa balade et décide de se rendre chez la grand-mère pour dévorer grand-mère et petite-fille. Seulement, après avoir enfilé la chemise de nuit de la grand-mère, le loup claque la porte de la maison et se retrouve en chemise de nuit dans la forêt. Et là, les réactions des personnages qu’il croise sont pour le moins surprenantes !

Comme dans les deux albums ci-dessus, on retrouve le même coup de pinceau de Mario Ramos. Ses loups sont reconnaissables entre tous, et sa bêtise aussi ! Ses loups sont particulièrement attachants par toutes leurs mésaventures.

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jeudi 1 novembre 2012

Dans mes yeux / Bastien Vivès

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J’ai découvert Bastin Vivès avec ''Polina'' que j’ai vraiment beaucoup aimé. Avec Dans mes yeux, c’est une toute autre expérience que l’on vit. La rencontre entre une étudiante et un jeune homme dont on ne sait rien. On assiste à leurs rendez-vous comme si l’on était le jeune homme. On voit l’étudiante, on l’entend. On a donc la moitié des informations, au lecteur d’interpréter les regards, les poses, les situations. C’est particulier mais très amusant.

Et puis, toute la BD est constituée de vignettes dessinées au crayon de couleur. Technique peu courante en BD et qui nous fait ensuite regarder nos crayons d’un autre œil ;-)

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mardi 1 mai 2012

J’aime mon papa ; J’aime ma maman / Marie-Pierre Emorine & Karine Quesada aux éditions Scarabéa

j'aime mon papa j'aime ma maman

Deux très jolis albums consacrés aux relations entre l’enfant et ses parents. Chaque double page est consacrée à une scène quotidienne. Un texte de quelques lignes, très rythmé, décrit un des instants privilégiés comme les câlins, les chatouilles, l’heure de l’histoire avant de se coucher, les jeux, etc. Ces scènes sont accompagnées d’illustrations très colorées représentant des enfants et des parents de toutes les nationalités, des ambiances très variées.

Deux beaux albums, très doux, qui ont su éviter de tomber dans le piège de la niaiserie pour évoquer la beauté de cette relation privilégiée entre parents et enfants du monde entier.

Je vous renvoie au blog de l’auteur Karine Quesada et à celui de l’illustratrice Marie-Pierre Emorine pour découvrir leurs autres albums.

mercredi 1 décembre 2010

La petite poule rousse / Pierre Dely et Cécile Hudrisier

petite poule rousse

Voici une nouvelle édition des Mercredis de l’album organisé par Fleur consacrée cette fois-ci à Cécile Hudrisier et Claude Ponti. Deux très grandes pointures de la littérature jeunesse. Si leur travail est très différent l’un de l’autre, ces deux illustrateurs ont pourtant un point commun l’humour qui se cache dans tous les détails de leurs illustrations et qui amuse tout autant les enfants que les parents !

Je n’ai pas choisi Claude Ponti car Ponti est déjà une véritable institution et ses petits poussins connus de tout le monde ou presque. Tellement connus, que je n’en peux plus de ranger ses albums avec ses formats improbables que les enfants empruntent par paquets ! Bon, plus sérieusement, j’ai choisi de vous parler de Cécile Hudrisier car j’aime énormément son travail et ses illustrations qu’elle crée à partir de petits bouts de tissus, de papier, de carton qu’elle agence et colle entre eux pour créer des personnages et des décors sympas.

Mon exemplaire de La petite poule rousse étant au fond d’un carton (déménagement imminent oblige…), je croise les doigts pour que ma mémoire me permette de vous faire part fidèlement de toutes les inventions de cette artiste.

La version du conte que nous offre Pierre Dely m’amuse déjà beaucoup puisque notre petite poule ne se laisse pas faire et ne cède pas face à la gourmandise de ses amis fainéants, elle n’hésite donc pas à se garder une belle part du gâteau, qu’elle mérite amplement ! Et puis, Cécile Hudrisier apporte sa touche à toutes les pages en les truffant de clins de d’œil. Les animaux de la ferme qui se prélassent lisent la revue « Ferme actuelle » par exemple ! C’est un plaisir d’observer attentivement toutes les illustrations pour repérer ces clins d’œil mais aussi pour découvrir tous les matériaux que l’illustratrice à utilisés. On trouve de vrais épis de blé, des morceaux de tissus, de carton ou de laine. Je voudrais aussi parler des couleurs de l’album mais je me rends compte que je ne sais pas le faire. Je peux juste vous dire qu’elles m’inspirent de la douceur, de la sérénité. Et si vous voulez en savoir plus, il vous suffit de vous plonger dedans !

mercredi 10 novembre 2010

Henri Désiré Landru / Chabouté

Landru

Encore un coup de coeur pour Chabouté. Tout ce que je lis de lui, me charme complètement. Pourtant ces illustrations très sombres en noir et blanc n'avaient rien pour me charmer au départ. Et à chaque fois, la magie opère et je me laisse complètement emporter par l'histoire.

En 1921, Henri Désiré Landru se retrouve au tribunal. Il est accusé d'avoir séduit onze femmes et de les avoir attirées dans sa maison de campagne pour les voler, les tuer et les brûler dans le poêle de sa cuisine. Mais l'histoire est beaucoup plus complexe que ça et ce monsieur Landru peut-être pas si monstrueux que ça...

L'illustration en noir et blanc renforce le côté sordide de l'histoire, les ombres y sont très présentes dès que l'on arrive dans la maison de campagne de Landu alors qu'elles s'éclaircissent à Paris lorsque notre "gentleman" séduit ces pauvres femmes.

Je suis fascinée par le travail de Chabouté qui parvient à adapter son dessin aux différents thèmes qu'il aborde dans ses bandes-dessinées : la mer (Tout seul), la forêt (La Bête), la ville... Vivement une nouvelle découverte de cet auteur !

L'avis de Joelle qui semble aimer Chabouté autant que moi !

mercredi 20 octobre 2010

Un petit tourbillon de colère – Charlotte Demanie & Barbara Brun

petit tourbillon de colère

Un petit tourbillon de colère est un album magnifique. Il s’agit de l’histoire d’une petite fille absolument détestable. Jamais contente, elle tape du pied pour montrer son mécontentement, et se montre particulièrement cruelle avec son petit frère qu’elle ne supporte pas. Mais un beau jour, sa grand-mère tente de la faire changer en lui faisant boire une potion bien particulière, une potion qui va lui permettre de changer de peau l’espace de quelques instants pour devenir une flûte de bois ou un lama ou même Sandro. Ces expériences lui permettront peut-être de voir le monde autrement…

Cette belle histoire est accompagnée des jolies illustrations de Barbara Brun aux teintes chaudes et douces.

Un petit tourbillon de colère – Charlotte Demanie & Barbara Brun aux éditions Grecko

Album lu dans le cadre "Je lis aussi des albums", organisé par Hérisson08

Je lis aussi des albums

vendredi 15 octobre 2010

Le petit voleur - Edouard Manceau

Petit voleur

Eh oui ! Encore un album d’Edouard Manceau ! Ce n’est pas de ma faute, je ne peux pas résister à ses albums qui sont si différents les uns des autres. La dernière fois, je vous avais parlé de Ca se peut ou ça se peut pas, un album grand format dont les illustrations étaient faites de découpages. Cette fois-ci, il s’agit d’un petit album cartonné avec des rabats à l’intérieur.

Tout en noir et orange et en formes géométriques, cet album très très visuel joue avec les caches, comme si derrière le rabat se trouvait une boîte ; L’illustrateur y dépose différents éléments : une lune, une orange, des bouts de ficelle… mais tout disparaît au fur et à mesure… jusqu’à ce qu’apparaisse le fameux petit voleur.

C’est simple mais drôlement efficace. Les adultes se retrouvent comme des enfants, en train d’essayer de deviner ce qu’on trouvera derrière chaque rabat !

Le petit voleur est le troisième album qu’Edouard Manceau produit dan ce format. Il y a deux ans, je vous avais parlé de Nom d’un champignon. Et l’année dernière est sorti Famille Gribouillis, un album sur le thème de la naissance (je vous renvoie au billet de Gaëllou qui parle aussi de Petit voleur d'ailleurs). Edouard Manceau a un véritable don pour utiliser les formes les plus simples et nous faire rêver, petits et grands !

Album lu dans le cadre "Je lis aussi des albums", organisé par Hérisson08

Je lis aussi des albums

mercredi 13 octobre 2010

Cache-cache – Constanze v. Litzing

cache cache

Cache-Cache est un très joli album destinés aux petits. A travers de magnifiques illustrations, l’enfant va devoir retrouver des animaux de la jungle dissimulés dans la double page. Un jeune lion cherche à attraper les animaux de la jungle mais ces derniers savent se dissimuler à travers les feuillages ! A l’enfant d’observer l’illustration pour reconnaître l’animal en question.

Les couleurs et les illustrations sont vraiment magnifiques dans des tons vert et ocre. Je vous renvoie à l’article de Ricochet qui sait mieux parler que moi des techniques utilisées par l’illustratrice. Et si cet album vous plaît, sachez qu’il existe une suite C’est moi le meilleur.

Cache-cache – Constanze v. Litzing aux éditions La Joie de lire

Album lu dans le cadre "Je lis aussi des albums", organisé par Hérisson08

Je lis aussi des albums

lundi 11 octobre 2010

Ca se peut ou ça se peut pas ? – Edouard Manceau

Allez, pour ces prochains jours, je vous propose une petite cure de littérature pour les tout petits. Je me rends compte que les livres destinés à la petite enfance sont très peu commentés alors qu’il existe de petits bijoux !

ca se peut ou ca se peut pas

Premier exemple : Ca se peut ou ça se peut pas ? d’Edouard Manceau. D’ailleurs, est-il nécessaire de présenter cet auteur illustrateur, qui propose des albums très chouettes et très variés qui plaisent beaucoup aux enfants et que les adultes prennent plaisir à raconter. Ca se peut ou ça se peut pas est un album grand format, ce qui n’est pas forcément très courant pour les tous petits, mais les illustrations faites de découpages méritaient bien de figurer en grand ! Le principe de cet album est bête comme chou mais très sympa, Edouard Manceau nous livre des situations incroyables et pose la fameuse question « Ca se peut ou ça se peut pas ? ».

Un exemple ? Deux chats siamois attachés par les moustaches. Ca se peut ou ça se peut pas ? Sur la double page figurent deux magnifiques chats vert pomme reliés par les moustaches ! Les illustrations sont simples, colorées et pleines de douceur.

Ca se peut ou ça se peut pas ? est un très bel album pour jouer avec les petits et les inciter à observer les illustrations.

Ca se peut ou ça se peut pas ? – Edouard Manceau aux éditions Milan

Album lu dans le cadre "Je lis aussi des albums", organisé par Hérisson08

Je lis aussi des albums

mercredi 6 octobre 2010

Emily Gravett / Mon singe et moi

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Pour cette nouvelle édition des Mercredis de l'albums étaient à l'honneur Mayalen Goust et Emily Gravett. Mon emploi du temps très chargé en ce moment ne m'a pas laissé le temps de partir à la découverte des albums de Mayalen Goust ni même de me replonger dans ceux d'Emily Gravett. Je me fierai donc à ma mémoire pour vous dire quelques mots de l'album "mon singe et moi" d'Emily Gravett. destiné aux jeunes enfants.

mon singe et moi

Cet album nous montre une petite fille et sa peluche en forme de singe en train d'imiter toutes sortes d'animaux : le pingouin, le kangourou ou le lion. Les dessins aux crayons d'Emily Gravett nous offrent un univers plein de douceur et d'espièglerie. Chaque double page est utilisée pour décrire les différents mouvements destinés à nous permettre de reconnaître l'animal singé.

J'ai raconté plusieurs fois cette histoire à des petits et je me suis beaucoup amusé à leur faire deviner les animaux. Dès qu'ils comprennent le fonctionnement du livre, ils reconnaissent assez facilement les animaux en question.

Le dessin d'Emily Gravett est très facilement reconnaissable d'un album à l'autre. Ses animaux et personnages sont souvent placés dans un décor épuré, voir inexistant. On se concentre alors sur les animaux et leur douceur, tout en se laissant bercer par le texte simple mais plein de poésie et de rythme. D'ailleurs, j'aime beaucoup l'album cartonné "Orange, pomme poire" où l'illustratrice joue avec ces trois fruits et l'ours Grégoire.

orange pomme poire

mercredi 2 juin 2010

Yakouba et Kibwé / Dedieu

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Cinquième (déjà ?!) édition des Mercredis de l’album. Cette fois-ci, c’est Dedieu qui était à l’honneur. Mon choix a été très vite fait puisque je suis en admiration devant deux de ses albums : Yakouba et Kibwé.


Kibwé Ces deux albums ont pour thème le rapport entre l’homme et la nature et plus particulièrement entre un jeune homme et un lion. Dans le premier, l’homme laisse la vie sauve à un lion blessé bien qu’il ait eu pour mission de ramener la dépouille d’un lion pour prouver son courage. Dans le second, nous retrouvons à nouveau Yabouba qui garde son troupeau alors que la famine règne dans la région. Le lion Kibwé cherche à nourrir sa famille mais le combat entre l’homme et le lion se clôt sur un non lieu. Aucun des deux ne peut se résigner à tuer son adversaire.

Si ces deux histoires sont magnifiques, leurs illustrations ne font que renforcer la beauté de se respect mutuel. Didieu a choisi des illustrations en noire et blanc ; de simples traits de peinture noire représentant les deux adversaires. Ces peintures extrêmement sobres montrent toute la puissance de ces rencontres.

kibwé ill

mercredi 7 avril 2010

Jésus Betz / Fred Bernard et François Roca

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Nouvelle éditions des mercredis de l’album. Il est 19H30 et je découvre avec horreur que nous somme le 7 avril et que c’était un mercredi de l’album ! Il n’est certes pas trop tard pour publier un billet mais ça ne fait tout de même pas très sérieux. D’autant plus, que sont à l’honneur deux illustrateurs que j’affectionne tout particulièrement : Nathalie Novi et François Roca. Mon choix s’est fait (oui, j’y avais déjà pensé à ce billet quand même !) très facilement car je suis une très très grande fan de François Roca. Impossible de résister à ses peintures ! Et quel bonheur de retrouver tous les ans au moment du Salon de Montreuil le nouvel album créé en partenariat avec son grand amis Fred Bernard.


Jesus Betz

Du coup, pour ce billet, il me suffit d’aller piocher dans ma bibliothèque. Enfin, même pas, parce que je sais de quel album je veux vous parler et que je le connais si bien que je n’ai même pas besoin de l’ouvrir pour en voir les illustrations ni me remémorer l’histoire. Cet album, c’est Jésus Betz. C’est par cet album que j’ai découvert ce duo et que j’ai découvert que l’album n’était pas forcément que pour les enfants. Jésus Betz, c’est l’histoire d’un homme tronc qui, toute sa vie, à la fois des personnes méchantes et cruelles et des êtres pleins de bonté et d’amour. Jésus Betz occupera plusieurs emplois, dégradant pour la plupart, jusqu’à ce qu’il rencontre Suma Katra et file un grand amour.

Par ses peintures, Roca a su à merveille rendre compte du climat dans lequel évolue le personnage. Toutes ses illustrations sont très sombres, elles évoquent la noirceur de la rue, de la pauvreté. Mais lorsque Roca représente le milieu du cirque où Jésus Betz trouvera sa place, les tons sombres restent mais sont accompagnés d’une lumière chaleureuse et douce qui mettent les personnages en valeur.

Voilà, mon billet aura été fait un peu rapidement, mais j’espère qu’il traduira correctement mon enthousiasme et mon admiration pour cet illustrateur (et pour les albums faits en duo avec Fred Bernard !)

Vous pouvez également retrouvé mon billet sur leur dernière collaboration : Le Pompier de Liliputa.

mardi 9 mars 2010

Je suis une fée (mais pas tout le temps) / Pierre Grosz et Elsa Oriol

je suis fée

Un petit album sur les fées rien que pour le plaisir ! Une petite fille se rend compte qu’elle parvient à transformer des choses certains jours. Elle s’amuse alors à changer les coccinelles de couleur ; mais lorsqu’elle veut transformer la modeste robe de sa meilleure amie le jour d’une grande fête, rien ne se passe…

Si je n’ai pas trouvé le texte sensationnel, j’ai beaucoup aimé les illustrations d’Elsa Oriol pleines de douceur et de poésie. Un joli album sur les thèmes des fées et de l’amitié, un album qui fait du bien en somme.

Elsa Oriol est d’ailleurs l’illustratrice (notamment) de deux autres albums que j’aime beaucoup : Dix petits poussins et La Nouvelle. Je vous laisse visiter son site Internet et découvrir son magnifique travail !

Je suis une fée (mais pas tout le temps) / Pierre Grosz et Elsa Oriol aux éditions kaléidoscope

Et un deuxième album dans le cadre du challenge "Je lui aussi des albums" organisé par Hérisson08.

Je lis aussi des albums

mercredi 24 février 2010

Y a une pie dans l'poirier… / Martine Bourre

Je lis aussi des albums

Ya une pie J’inaugure aujourd’hui mon challenge « Je lis aussi des albums » avec une illustratrice, une collection et une maison d’édition que j’apprécie énormément : un album de Martine Bourre, publié dans la collection « A petits petons » aux éditions Didier Jeunesse. Cette collection remet au goût du jour les comptines de notre enfance en leur offrant de magnifiques illustrations et en inventant des suites à ces ritournelles. Après Ainsi font, Ah ! les crocodiles, Une poule sur un mur… c’est au tour de Y a une pie dans l'poirier d’être mis à l’honneur. Pour cela, Martine Bourre a abandonné sa technique de collage (je vous renvoie à son album Le Loup et la mésange pour découvrir cette technique) pour celle de la peinture. Comme pour le loup et la mésange, elle a choisit d’utiliser le livre dans toute sa hauteur pour représenter les arbres dans toute leur grandeur. Avec une palette très chaude, Martine Bourre nous donne à voir la nature sous ses plus belles couleurs !

A lire et à chanter à tue-tête toute la journée !

"Y a une pie dans l'poirier, j'entends la pie qui chante.
Y a une pie dans l'poirier, j'entends la pie chanter.
J'entends, j'entends, j'entends la pie qui chante,
J'entends, j'entends, l'entends la pie chanter."

Y a une pie dans l'poirier / Martine Bourre aux éditions Didier Jeunesse

samedi 20 février 2010

Challenge "Je lis aussi des albums"

Je lis aussi des albums

Encore un petit nouveau ! Cette fois-ci, c'est Hérisson qui nous propose de s'intéresser de plus près aux albums :

Alors lançons nous en coeur dans un nouveau challenge, aux règles simples et avec plusieurs niveaux de difficultés :
Je lis aussi des Albums : (fin en décembre 2010)
Baby Challenge : Lire au moins 2 albums
Petit Challenge : Lire au moins 11 albums (soit un par mois, mais sans date, vous pouvez bien sur tous les lire en mars!)
Big Challenge : Lire au moins 24 albums

Pour plus de détails, je vous renvoie bien évidemment au billet de Hérisson.

mercredi 3 février 2010

Scritch scratch dip clapote ! / Kitty Crowther

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Pour cette troisième édition des Mercredis de l’album, nous avions le choix entre deux illustrateurs récompensés par le prix Baobab au salon du livre de Montreuil en décembre dernier : Kitty Crowther pour Annie du lac et François Place pour La Fille des batailles.

Je dois avouer que ce sont deux illustrateurs que je n’affectionne pas particulièrement mais qui rencontrent un vif succès. Mon choix s’est assez vite fixé sur Kitty Crowther car j’ai eu la chance de voir une expo avec les originaux de Mon ami Jim et Moi et rien et parce que je raconte régulièrement ses albums. Eh oui, les enfants sont très sensibles à ses illustrations si particulières !

Scritch scratch

Les illustrations de Kitty Crowther sont très facilement reconnaissables car elle utilise des crayons de couleurs ! Autre particularité de cette illustratrice, elle affectionne particulièrement le noir. Pour l’album, j’ai choisi Scritch scratch dip clapote, parce que j’ai déjà traumatisé plusieurs enfants avec cette lecture ;-)

Pour résumer brièvement, c’est l’histoire d’une petite grenouille qui a peu de la nuit car dans son lit, elle entend de drôles de bruits « Scritch scratch dip clapote »… Scritch scratch fait la taupe, diip ! fait l’oiseau de nuit, et clapote fait le poisson qui bondit et replonge dans l’eau.

L’illustration est très sombre puisque ça se passe la nuit et qu’elle parle des peurs de la nuit. Kitty Crowther use largement du crayon noir, comme on peut le voir sur la couverture du livre. Ses dessins marquent vivement les jeunes lecteurs qui souvent vivent l’histoire en même temps que la petite grenouille. Je dois avouer que lorsque je la lis, je m’assure que tous les enfants ont bien compris ce qui faisait « Scritch scratch dip clapote » lorsque je vois certains visages un peu crispés… Mais je vous rassure, très souvent les enfants me réclament cet album ! Les enfants aiment se faire peur !

Alors

Et puis, je voudrais également des albums que Kitty Crowther publie pour les tout-petits. Des albums comme Alors ? qui hypnotisent les enfants entre 1 et 3 ans. Une salle où les jouets arrivent les uns à la suite des autres en demandant s’il est là. La salle se remplit jusqu’à ce que le petit garçon arrive et se couche avec tous ses jouets. Les illustrations sont très simples et parlent très bien aux petits, ils attendent alors de savoir qui doit arriver ! Un album qui m’a beaucoup surprise le jour où je l’ai raconté pour la première fois. Je ne m’attendais pas à une telle attention de la part de mon très jeune lectorat. Depuis j’ai renouvelé plusieurs fois l’expérience et ça marche à tous les coups !

samedi 9 janvier 2010

Le Pompier de Lilliputia / Fred Bernard et François Roca

Pompier de Lilliputia

Comme tous les ans (ou presque), j’ai craqué pour le dernier album des deux compères Fred Bernard et François Roca. Impossible de résister aux magnifiques illustrations de Roca et à l’univers toujours magique des récits de Fred Bernard. Après nous avoir conté les histoires incroyables de Jésus Betz, un homme-tronc, de l’Homme Bonsaï qui se transforme en arbre ou de Uma, la petite déesse (et toutes les autres que je me retiens, tant bien que mal, de vous citer) Fred Bernard et François Roca nous dévoile l’histoire vraie de Henry MacQueen, un garçon lilliputien devenu le chef d’une brigade de Pompier à Lilliputia, sorte de Parc d’attraction où ne vivent que des nains.

Mais la vie de Henry n’a pas toujours été facile, surtout lorsqu’il lisait du mépris dans le regard de son père. Henry nous montre qu’il ne faut pas hésiter à prendre sa vie en main et que quelle que soit sa différence, on peut réussir dans la vie et trouver sa place.

L’écriture de Fred Bernard nous embarque aussitôt dans l’histoire et nous fait voyager au milieu des somptueuses illustrations de François Roca. Je crois qu’il est l’illustrateur qui me fascine le plus. Je suis toujours comme hypnotisée par ses peintures et je les reconnais toujours au premier coup d’œil. Bon j’arrête ici mon éloge. Vous aurez compris : achetez-le, lisez-le et offrez-le ! (l’album, pas Roca…)

Le Pompier de Lilliputia / Fred Bernard et François Roca aux éditions Albin Michel

Et ça vous étonne si je vous dis que j'ai le calendrier avec les illustrations des albums de Fred Bernard et François Roca dans le salon ?

mercredi 2 décembre 2009

Le Géant aux oiseaux / Rebecca Dautremer

Mercredis de l'album

Pour cette deuxième édition des Mercredis de l’album, nous avions le choix entre deux grands noms féminins de l’illustration jeunesse : Martine Bourre et Rebecca Dautremer. Connaissant bien le travail de Martine Bourre puisque j’ai travaillé il y a deux ans avec les maternelles sur les originaux du Petit cochon têtu et que j’ai déjà publié un billet sur Le Loup et la mésange, mon album préféré, j’ai décidé de m’intéresser de plus près au travail de Rebecca Dautremer.

J’ai eu beaucoup de mal à arrêter mon choix sur un titre. Tous sont vraiment magnifiques ! J’ai surtout hésité entre Cyrano et Le Géant aux oiseaux. Si c’est le second qui l’a emporté, c’est tout simplement parce que j’associe surtout les illustrations de Rebecca Dautremer aux couleurs chaudes : rouges et oranges. Cyrano a des illustrations plus froides, dans les bleus et gris.

géant aux oiseaux

Le Géant des oiseaux est une histoire simple et belle. Un géant vit seul, rejeté par tous les habitants du village. Mais un jour, il recueille un jeune oisillon et lui offre sa protection. A partir de ce jour, le Géant ne sera plus jamais seul et sera l’ami des oiseaux.

Rebecca Deautremer utilise très souvent la gouache. Dans le Monde des livres du vendredi 27 novembre, elle explique que grâce à cette technique, « l’image se construit en se densifiant, en montant ». Ses tableaux sont ainsi pleins de reliefs et de profondeurs.

L’adjectif qui me vient aussitôt à l’esprit quand j’observe les illustrations de Rebecca Dautremer, c’est « aérien ».

Aérien parce que l’illustratrice tourne autour des personnages en nous les présentant tantôt en contre-plongée, tantôt vus de haut ou de dos. Bref, les compositions varient et donnent du dynamisme à l’album. Ainsi, le Géant peut-il nous apparaître gigantesque lorsqu’il est peint en contre-plongée, tandis qu’un portrait lui donnera une apparence plus humaine.

Aérien aussi parce que Rebecca Dautremer insère presque systématiquement des feuilles ou des pétales qui volent autour de la composition. La nature est présente partout et ajoute de la poésie, de la légèreté même aux passages les plus tristes. Dans Le Géant aux oiseaux, ce sont surtout des feuilles et des oiseaux qui voltigent à chaque page, venant compenser le côté imposent du géant.

Et puis, les illustrations de Rebecca Dautremer, c’est aussi le plaisir d’observer tous les détails comme la petite souris appuyée sur le pied du Géant.

Le Géant aux oiseaux / Rebecca Dautremer aux éditions Gautier-Languéreau, 2000

Vous trouverez des liens vers d'autres blogs et d'autres albums sur le site des Mercredis de l'album.

lundi 12 octobre 2009

Jean & Jeanne / Yves Pinguilly, ill. par Aurélie Blanz

Jean et Jeanne

Ce conte est une adaptation d’un conte des frères Grimm paru sous le titre « Jorinde et Joringel ». Un récit qui rassemble tous les ingrédients pour faire un beau conte : une affreuse sorcière, des amoureux, des sortilèges. Une vieille et hideuse sorcière a l’habitude de transformer les belles jeunes filles en oiseaux et de les enfermer ensuite dans une petite cage qu’elle garde précieusement dans son château. Seulement, lorsque Jeanne est ainsi enlevée par la sorcière, Jean met tout en œuvre pour retrouver celle qu’il aime !

Un très beau conte accompagné des magnifiques illustrations d’Aurélie Blanz. Dans un style qui s’approche du travail de Rebecca Dautremer ou d’Eric Puybaret, Aurélie Blanz a choisi des couleurs chaudes et des dessins à la fois doux et vivants. Encore un coup de coeur pour ce conte que je ne connaissais pas et surtout pour ces illustrations qui nous invitent si bien à la rêverie.

Jean & Jeanne / Yves Pinguilly, ill. par Aurélie Blanz aux éditions Vilo Jeunesse

mercredi 7 octobre 2009

Anthony Browne

Mercredis de l'album

Voici notre premier rendez-vous des Mercredis de l’album. Ce mois-ci, nous avions le choix entre deux grands noms de l’illustration de livres pour enfants : Anhtony Browne et Tomi Ungerer. Le choix a été difficile… très difficile. Mais pour finir, c’est Anthony Browne qui l’a emporté, bien que je sache déjà que la rédaction de ce billet va être particulièrement difficile. Comment expliquer clairement ce que je ressens lorsque je me plonge dans son univers si particulier ?! Presque tous ses albums se ressemblent, si bien qu’on pourrait croire qu’il se répète : les mêmes singes, les mêmes bananes disséminés dans l’illustration façon « mais où est Charlie ? », la même manière de parodier les tableaux des grands peintres… Eh bien justement, c’est là que réside le génie d’Anthony Browne ! Chaque nouvelle illustration est une invitation au rêve, un entraînement intensif pour les zygomatiques, un exercice d’attention pour essayer de détecter un maximum de références. On n’a jamais fini de découvrir un nouveau détail dans ses tableaux, si bien qu’on ne se lasse pas de lire et relire ses albums. Et ça marche à tous les âges, mêmes les petits de la crèche aiment retrouver le personnage de Marcel dans les albums qui leur sont destinés (J’aime les livres, Ma maman, Ce que j’aime faire…)

Tableaux de Marcel A la médiathèque l’année dernière, j’ai reçu des classes de maternelles autour du thème des Arts. J’ai utilisé l’album Les tableaux de Marcel qui est une suite de parodie de tableaux de grands peintres (Van Gogh, Miro, Millet…). Le but de l’activité était de leur faire trouver les différences entre le vrai tableau et celui d’Anthony Browne. Les enfants se sont pris au jeu et ont étudié les détails des deux illustrations. Eh bien, même en tant qu’adulte, ça nous permet de découvrir ou redécouvrir en détail des œuvres de maître qu’on ne prend pas la peine de regarder attentivement. Reste ensuite à déterminer la version que l’on préfère !

Les époux Arnofini de Van Eyck

Epoux arnofini browne
Epoux Arnolfini van eyck



Ces deux reproductions ne vous permettront évidemment pas d’apprécier à sa juste valeur le travail d’Anthony Browne, c’est pourquoi vous n’avez plus qu’à vous diriger chez votre meilleure librairie ou médiathèque !

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