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samedi 15 décembre 2012

Jenna Fox, pour toujours / Mary E. Pearson ; traduit par Faustina Fiore aux éditions Les Grandes personnes

jenna_fox_pour_toujours.jpg Jenna Fox se réveille après avoir passé un an et demi dans le coma mais elle souffre d’une étrange amnésie. Elle ne se souvient de rien en ce qui concerne sa propre personne et sa famille mais a des connaissances très précises sur certains sujets d’histoire ou de littérature. Et puis, des souvenirs personnels vont refaire surface, mais des souvenirs qu’elle ne devrait pas être capable de se rappeler. Qui se souvient de ses dix-huit mois ? Jenna Fox va alors mener l’enquête pour comprendre ce qui lui est réellement arrivé et les secrets que lui cache ses parents.

Mon résumé est très réducteur car je ne veux pas trop en dévoiler. Mais Jenna Fox, pour toujours aborde de nombreux thèmes importants : l’identité, les progrès de la sciences et ses éventuels débordements, l’éducation, l’amitié, l’amour…

J’ai lu ce roman ados avec vraiment beaucoup de plaisir. Jenna Fox est un personnage attachant avec qui on partager tout ses doutes, ses inquiétudes, ses découvertes bonnes ou mauvaises. Voilà un roman passionnant, intelligent et bien écrit ! Que demander de plus ? Le catalogue des Grandes personnes est décidément excellent !

vendredi 16 novembre 2012

Home / Toni Morrison ; traduit par Christine Laferrière aux éditions Christian Bourgois

home.jpgUne fois n’est pas coutume, j’ai accepté de participer au match littéraire organisé par Price Minister. Et c’est avec Home de Toni Morrison que j’ai joué le double jeu : celui du Match Littéraire et celui de la Lecture commune avec Enna, Saxaoul, Mrs B, Valérie et Tiphanie.

J’ai vu fleurir depuis quelques semaines des billets élogieux, tous plus bien écrits les uns que les autres. Et depuis plusieurs jours, j’essaie en vain d’écrire mon billet sans y parvenir tant ce roman est dense.

Home, c’est l’histoire d’un frère et d’une sœur qui se retrouve après bien des années et des épreuves dans leur ville natale qu’ils s’étaient jurés de quitter pour toujours.

Home, c’est l’histoire d’un frère qui traverse les Etats-Unis pour retrouver sa sœur en grande difficulté et qui revit sa guerre de Corée en même temps.

Home, c’est l’histoire de la ségrégation vécue par ce frère et cette sœur depuis leur plus jeune âge. Ces horreurs auxquels ils ont assisté et qui les ont traumatisés.

Home, c’est encore beaucoup d’autres thèmes encore.

Homeest un roman très riche tant par le thèmes abordés que par sa construction. Sorte de roman choral où les points de vues se succèdent, et les souvenirs se mêlent au récit. J’avoue avoir eu un peu de mal pendant la lecture des premiers chapitre pour comprendre où l’auteur voulait nous emmener (mais peut-être est-ce dû à des conditions de lectures un peu mouvementées). Et puis, une fois que l’on a identifié les personnages et que les différents récits se rejoignent, on est totalement captivé par ce roman très fort.

Je n’ai jamais attribué de note à un roman, c’est bien la première fois que je le fais et je trouve que cela n’a aucun sens puisque je n’ai aucun élément de comparaison. Mais bon, c’est le jeu et je m’y plie. J’attribuerai donc la note de 17/20 : un très bon roman mais qui a failli me perdre au démarrage…

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Allons découvrir les billets de Enna, Mrs B, Valérie, Saxaoul et Tiphanie.

mardi 18 septembre 2012

Arrêtez-moi là / Iain Levison; traduit par Fanchita Gonzalez Batle aux éditions Liana Levi

arrêtez moi là

Je n’avais jamais encore lu cet auteur et je peux dors et déjà vous dire que ça ne sera pas le dernier. Je connaissais ce titre de vu depuis très longtemps et cet arrière de taxi m’a toujours attiré. Comme quoi, nos choix de lecture ne tiennent pas tous à grand chose !

Dès les premières pages j’ai été happée par le récit de ce chauffeur de taxi qui se retrouve accusé d’enlèvement d’enfant et de meurtre simplement parce qu’il a ouvert une fenêtre chez l’une de ses clientes. Et là, d’une action totalement anodine, Jeff Sutton voit sa vie totalement basculer... Un long séjour en prison, un avocat pitoyable, une police incompétente (et c’est un euphémisme) et surtout l’absence de doute dans les yeux des gens qu’il rencontre et qui le croit instantanément coupable de ces ignobles actes.

Iain Levison, non sans un grand sens de l’humour, pointe tous les travers de la société américaine : la police, le système juridique, la télévision qui manipule l’opinion publique… Et puis, il nous montre également à quel point une erreur de jugement peut détruire un homme. Car en dix mois de prison, la société a eu le temps d’effacer cet individu indésirable et se refaire une place dans le monde extérieur n’est pas une mince affaire.

J’ai lu ce roman avec beaucoup de plaisir et j’espère retrouver cet esprit grinçant (l’expression de Livre Hebdo) dans ses autres livres.

D'autres avis enthousiastes : Les hirondelles savent lire, Lettres exprès, la Bibliothèque du Dolmen, et plein d'autres...

samedi 1 septembre 2012

La malédiction des colombes / Louise Erdrich; traduit par Isabelle Reinharez

blogoclub.jpg

Nouvelle session du Blogoclub, cette fois-ci consacré aux romans polyphoniques et plus particulièrement à Louise Erdrich et La Malédiction des Colombes.

malediction des colombes Je suis bien embarrassée par cette lecture qui s’est révélée difficile et je dois avouer que si elle n’avait pas fait partie du Blogoclub, je l’aurais abandonnée avant même d’en avoir atteint la moitié. Mais j’aurais certainement eu tort car les choses s’éclairent dans la deuxième moitié du livre.

La Malédiction des colombes nous emmène en Dakota du Nord pour découvrir, sur plusieurs générations, les histoires d’une petite ville à la frontière de la Réserve. La première moitié du roman est une succession d’histoires, à des époques différentes et sans liens apparents entre elles. Arrivée là, je me demandais de quoi parlait exactement le roman… Et puis les chapitres suivants, tout en suivant le même principe d’alterner des narrateurs, finissent pour relier les histoires entre elles. Mais je dois avouer que je n’ai pas tout compris, sûrement parce que je n’ai pas prêté suffisamment d’attention à certains chapitres…

Il y a néanmoins beaucoup des choses intéressantes dans ce roman très dense. On y lit la rivalité entre les blancs et les indiens, la religions (ou les religions) poussée à l’extrême, une belle place est accordée à la musique et à son pouvoir salvateur… Et puis il y a une importante histoire de trahison et de culpabilité qui se répercute sur plusieurs générations.

Au fur et mesure que j’écris ce billet, je me rends compte que je ne peux pas rendre compte de toute sa richesse et que j’ai dû passer à côté de beaucoup de choses. Maintenant que je connais l’histoire et les relations entre les personnages, il faudrait presque que je le relise… Presque…

Rendez-vous sur les blogs de Sylire et Lisa pour lire d'autres avis.

Pour celles et ceux qui habitent dans la région rennaise, Louise Erdrich sera présente aux Champs Libres à Rennes le mercredi 19 septembre à 18h30. Plus d'infos ici.

Ce billet est programmé puisque je suis en vacances. Je répondrai à vos messages et vous rendrai visite dès mon retour.

dimanche 17 juin 2012

De sang et d’ébène / Donna Leon

de sans et d'ebene

Donna Leon figure parmi les plus célèbres auteurs de romans policier aujourd’hui. Ca faisait longtemps que je voulais découvrir les enquêtes de l’inspecteur Brunetti mais je dois avouer que je n’ai pas été subjuguée par cette lecture.

Tout commence avec l’assassinat « Vu compra » ou « vendeur à la sauvette ». L’inspecteur Brunetti ne dispose que de peu d’informations sur cet homme noir tué par bal au milieu d’un groupe d’américains qui n’a rien vu. Mais le temps de faire jouer quelques relations pour essayer d’en apprendre plus sur ces Vu compra et Brunetti se voit retiré l’enquête sous prétexte que le Ministère de l’intérieur doit s’en charger lui-même. Mais la curiosité de Brunetti l’emporte bien évidemment sur les ordres de son supérieur et il continue de mener discrètement l’enquête.

Ce qui m’a frappé à la lecture de ce roman, c’est la légèreté de l’emploi du temps de Brunetti ! Ca fait presque rêver de pouvoir passer une demi-journée à faire semblant de lire le journal sous prétexte d’attendre un coup de fil ou de rentrer chez soi au beau milieu de la journée (en utilisant les véhicules de fonctions) et de sortir manger des pâtisseries avec sa femme…

Le roman n’était pas désagréable à lire mais l’enquête, ou plutôt la manière de mener l’enquête, ne m’a pas passionné. Et j’ai également trouvé que les conversations entre Brunetti et sa femme étaient parfois pénibles car les discours de Paola Brunetti sont souvent un peu trop didactiques à mon goût.

Par contre, les Brunetti sont de bons vivants : entre tous les bons petits plats qu'ils dévorent et les grappa et autres alcools qu'ils boivent à chaque repas ;-)

Je suis contente d’avoir découvert Donna Leon mais je ne suis pas certaine de replonger dans une de ces enquêtes… Tout du moins, pas tout de suite vu tous les autres auteurs qui dois encore découvrir !

jeudi 9 février 2012

La face cachée de Luna / Julie Anne Peters

face cachee de luna

Voilà un auteur qui prend des risques et qui ose aborder un thème vraiment pas commun dans les romans ados: les transsexuels. Depuis sa plus jeune enfance, Liam ne se sent pas bien dans son corps de garçon et se plaît à s’habiller en fille dès qu’il est à l’abri des regards. Sa sœur, Reagan, est la seule personne au courant et elle l’aide autant qu’elle le peut à assumer ce mal être jusqu’au jour où Liam, ou plutôt Luna comme il a décidé de s’appeler, décide qu’il doit dévoiler à son entourage qui il est vraiment… En parallèle, on suit la vie de Reagan, dévorée par les problèmes de son frère et les tentions qui règnent chez eux entre une mère dopée aux calmants et aux excitants et un père macho qui n’admet pas que son fils n’ai pas toutes les passions qu’un garçon est censé avoir : faire du baseball, du foot, de la mécanique… Ce roman aborde de nombreux thèmes : l’acceptation de soi, l’épanouissement personnel, les stéréotypes véhiculés par la société qui exige que l’on entre tous dans un moule tout en offrant un roman bien construit. On vit les malaises des deux jeunes gens (en nous minant presque le moral) et les luttes qu’ils mènent pour accéder au bonheur.

Une chose m’a par contre énervé, c’est le mélange entre la culture américaine et française. Pour être plus compréhensible par les lecteurs français, le traducteur a utilisé le système scolaire français, des références à des émissions télévisées françaises, etc. tout en gardant un roman très ancré dans la civilisation américaine. Je pense qu’il aurait fallu faire un choix ; soit rester aux Etats-Unis (quitte à ajouter quelques notes de bas de page) ou tout transposer en France mais pas faire un mixte des deux qui n’a au final aucun sens. Mais ceci n'est qu'un détail au regard de ce roman à la thématique originale.

jeudi 20 octobre 2011

Mississippi / Hillary Jordan ; traduit par Michèle Albaret-Maatsch

Mississippi

Coup de cœur ! Hillary Jordan nous emmène dans le Mississippi peu de temps après la Seconde guerre mondiale. Laura a déjà une trentaine d’années lorsque Henry se décide à l’épouser. Mais peu de temps après leur mariage, alors que Laura est une femme de la ville, professeur d’anglais, Henry achète des terres et une exploitation de coton et impose à sa femme un tout autre mode de vie. Elle doit faire un trait sur tout son confort et s’habituer aux dures tâches de la ferme, sous le regard désagréable de son beau-père.

Mais Mississippi n’est pas seulement l’histoire de Laura, cette femme qui est prête à beaucoup de sacrifices pourvu que son mari l’aime et qu’elle trouve un certain équilibre. Mais ce roman nous plonge également au cœur des mentalités des campagnes américaines où la ségrégation sévit encore amplement. Ronsel, le fils du métayer qu’emploie Henry, revient de la guerre où il a été considéré pendant quatre ans comme l’égal des blancs. Mais très vite, les habitants de la petite ville s’évertuent de le remettre à sa place…

Mississipi est un roman polyphonique, les différents personnages se relaient chapitres après chapitres pour nous raconter leur histoire et leur vision du monde. Cette multitude de voix enrichit le roman, permettant d’aborder de nombreux sujets propres aux blancs, aux noirs, aux femmes, aux hommes, aux soldats…

Mississippi est vraiment un roman passionnant. Une fois le livre terminé, j’ai gardé pendant plusieurs jours à l’esprit l’ambiance de la ferme du Mississippi.

mercredi 29 juin 2011

Prodigieuses créatures / Tracy Chevalier, traduit par Anouk Neuhoff

prodigieuses creatures

Lors de ma dernière visite de librairie, je me suis laissée tenter par le dernier roman de Tracy Chevalier, l’auteur du célèbre roman La Jeune fille et la perle. Cette fois-ci, Tracy Chevalier délaisse le monde de la peinture pour se plonger dans celui des fossiles. Dans l’esprit d’un roman de Jane Austen, le lecteur suit le destin de trois sœurs destinées à finir vieilles filles et à s’exiler dans une petite commune de bord de mer pour permettre, comme leurs maigres rentes l’exigent. Lorsqu’elles s’installent dans la petite ville de Lyme Regis, chacune des sœurs essaie de trouver une occupation pour occuper ses journées. La plus jeune, pouvant encore envisager de trouver un mari, aime se rendre dans les salons et les bals de la villes, Louise, quant à elle, se passionne pour le jardinage et passe de longues heures à entretenir leur jardin. Enfin, Elisabeth, la plus âgée, se découvre une véritable passion pour la chasse aux fossiles. Et c’est cette passion qui va l’amener à rencontrer Mary Anning, une jeune fille qui contribua beaucoup dans la découverte de fossiles d’animaux non encore identifiés au XIXe siècle.

Tracy Chevalier mêle personnages fictifs et grands noms de la science pour rendre compte de l’importance du travail établit par Mary et Elisabeth dans l’étude des fossiles alors que les conventions de l’époque interdisaient toute liberté aux femmes et rechignaient à reconnaître leur mérite. Le lecteur suit toutes les étapes dans la découverte des fossiles et toutes les épreuves que doivent subir les deux femmes.

Mon avis au sujet de ce roman est partagé. J’ai été heureuse de retrouver cette atmosphère et cette écriture assez proche de Jane Austen, mais je dois avouer que le monde des fossiles ne m’a pas passionné plus que cela… Cela dit, la lecture n’a pas été désagréable du tout et j’y ai appris pas mal de choses, tant au niveau des mœurs de l’époque que du monde machiste des scientifiques ! Il ne me reste plus qu’à me plonger dans un « vrai » Jane Austen pour combler ma frustration ;-)

jeudi 27 janvier 2011

Le Signal / Ron Carlson traduit par Sophie Aslanides

Le Signal

J’avais découvert les éditions Gallmeister avec le célèbre roman Sukkwan island. Cette lecture m’avait beaucoup plu. J’avais beaucoup aimé cette angoisse qui monte au fur et à mesure que les pages défilent et l’évocation de cette nature sauvage. Cette fois-ci, je me suis plongée avec le même plaisir dans le dernier titre paru chez cet éditeur, ''Le Signal'' de Ron Carlson.

Ron Carlson nous emmène dans les montagnes du Wyoming en compagnie de Mack et de Vonnie, son ex-femme. Les derniers mois ont été fatals pour le couple ; Mack s’est laissé entraîné sur une mauvaise pente qui l’a tout droit conduit en prison. A sa remise en liberté, Vonnie accepte de faire une dernière randonnée pour clore leur histoire. Le lecteur part alors avec eux sur les sentiers montagneux et ressent leur apaisement une fois en contact avec la Nature. Mais le dernier jour, à quelques heures du retour, tout bascule et la randonnée se transforme en cauchemar…

J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a fait vivre au plus près des personnages. On se délecte du calme de la nature, on entend l’eau de la rivière qui gronde, on voit les poissons se débattre au bout des cannes à pêche ; et puis on tremble aux coups de feu, on retient sa respiration quand les personnages se cachent… Bref, on vit les 222 pages comme si on y était !

Bonne lecture !

Le Signal / Ron Carlson aux éditions Gallmeister

samedi 4 décembre 2010

La couleur des sentiments / Kathryn Stockett, traduit par Pierre Girard

couleur des sentiments

La couleur des sentiments ou comment rester scotchée sur le canapé au lieu de faire ses cartons… Au moment où ce billet sera publié, je serai en effet en train de déménager en espérant que j’arrive à rattraper mon retard car je n’ai rien pu faire avant d’avoir terminé les 525 pages de ce roman ! Et quel bonheur que s’immerger dans une lecture de cette manière, de penser toute la journée aux personnages que l’on retrouvera le soir (et puis le midi entre deux bouchées).

La couleur des sentiments nous emmène dans le Mississipi, dans les années 60 lorsque la ségrégation bat son plein. A cette époque, les familles bourgeoisie américaine avaient à leur service des bonnes noires qu’elles étaient très loin de traiter comme leurs égaux. Miss Skeeter qui appartient pourtant à cette bourgeoisie trouve de plus en plus choquant la manière dont ses amies traitent leurs bonnes. Et elle qui rêve de devenir écrivain décide de se lancer dans un grand projet risqué : recueillir le témoignage d’une douzaine de bonnes sur leurs conditions de travail et leurs relations avec leurs employeurs. Mais les noirs sont extrêmement méfiants vis à vis des blancs qui ne les respectent pas. Miss Skeeter va alors trouver de l’aide dans les personnes d’Aibileen et de Minny, deux bonnes au fort caractère. Toutes les trois se réuniront secrètement pour avancer dans ce vaste projet.

Le roman alterne justement entre les récits de ces trois femmes, nous permettant de nous faire une idée, presque au quotidien, de ce qui se passe à Jackson tant du côté des blancs que des noirs.

La couleur des sentiments est un roman intelligent qui montre la complexité des relations entre les noirs et les blancs car il y a heureusement des familles où tout se passe bien et où les blancs traitent avec respect leurs bonnes et où ces bonnes ont plaisir à travailler.

On y lit aussi surtout la peur de l’autre. Les blancs craignent ce que les autres blancs risquent de penser d’eux s’ils sont « trop » gentils avec leur bonne. Certaines personnes très influentes ont vite fait de réduire à néant la vie sociale d’une personne qui se montrerait trop conciliante avec une personne noire.

Le roman est fluide et l’alternance des récits empêche toute monotonie. Les trois femmes ont chacune un caractère différent, ce qui permet de passer par toute sorte de sentiments et de situations. L’auteur parvient à maintenir trois écritures distinctes tout au long du roman et à accrocher le lecteur de la première à la dernière ligne.

Il y aurait des milliers de choses à ajouter à ce billet. Je n’ai pas parlé de l’inscription du roman dans l’Histoire et pourtant, pendant les quelques années que dure la rédaction du livre, on peut voir évoluer les rapports entre les noirs et les blancs. On entend parler de Rosa Parks, de Martin Luther King…

Bon, je m’arrête là, j’ai des cartons à terminer ;-)

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