
Voilà un auteur qui prend des risques et qui ose aborder un thème vraiment pas commun dans les romans ados: les transsexuels. Depuis sa plus jeune enfance, Liam ne se sent pas bien dans son corps de garçon et se plaît à s’habiller en fille dès qu’il est à l’abri des regards. Sa sœur, Reagan, est la seule personne au courant et elle l’aide autant qu’elle le peut à assumer ce mal être jusqu’au jour où Liam, ou plutôt Luna comme il a décidé de s’appeler, décide qu’il doit dévoiler à son entourage qui il est vraiment… En parallèle, on suit la vie de Reagan, dévorée par les problèmes de son frère et les tentions qui règnent chez eux entre une mère dopée aux calmants et aux excitants et un père macho qui n’admet pas que son fils n’ai pas toutes les passions qu’un garçon est censé avoir : faire du baseball, du foot, de la mécanique… Ce roman aborde de nombreux thèmes : l’acceptation de soi, l’épanouissement personnel, les stéréotypes véhiculés par la société qui exige que l’on entre tous dans un moule tout en offrant un roman bien construit. On vit les malaises des deux jeunes gens (en nous minant presque le moral) et les luttes qu’ils mènent pour accéder au bonheur.
Une chose m’a par contre énervé, c’est le mélange entre la culture américaine et française. Pour être plus compréhensible par les lecteurs français, le traducteur a utilisé le système scolaire français, des références à des émissions télévisées françaises, etc. tout en gardant un roman très ancré dans la civilisation américaine. Je pense qu’il aurait fallu faire un choix ; soit rester aux Etats-Unis (quitte à ajouter quelques notes de bas de page) ou tout transposer en France mais pas faire un mixte des deux qui n’a au final aucun sens. Mais ceci n'est qu'un détail au regard de ce roman à la thématique originale.





Sula nous embarque dans une petite communauté noire au fin fond de l’Amérique dans les années 1930 où nous allons découvrir la vie de deux fillettes très différentes mais inséparables. D’un côté, nous avons Sula, une fillette élevée par des femmes qui ont décidé de vivre comme bon leur semble, n’ayant que faire de l’opinion des voisins. Sula n’a donc pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche, contrairement à Nel qui incarne plutôt la sagesse et la bonne éducation que tente de lui donner sa mère.
Au cours du roman, Nel et Sula vont grandir et être confrontées à la vie, chacune réagira à sa manière. La vie les séparera mais à quarante ans, elles pourront faire le point sur leurs existences très différentes l’une de l’autre.







