Midola's blog

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Mot-clé - littérature anglaise

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lundi 29 octobre 2012

La Resquilleuse / Mary Wesley

REsquilleuse

Mary Wesley est un auteur qui a bonne presse en général. On voit régulièrement des billets élogieux sur la blogosphère et ses romans sont toujours empruntés à la médiathèque. Du coup, j’ai pris le premier roman que je trouvais : La Resquilleuse. Et comme bien souvent, lorsqu’on attend beaucoup d’un auteur, on est souvent un peu déçu…

La Resquilleuse est une drôle d’histoire. Matilda a une cinquantaine d’années et n’attend plus grand chose de la vie. Son mari est mort depuis trois ans, son chien l’a suivi de peu, ses quatre enfants se soucient bien peu d’elle. Tout en étant loin de la dépression, Matilda souhaite rejoindre son mari après avoir mis en ordre toutes ses affaires. Mais une rencontre très particulière va l’obliger à remettre son projet de suicide à plus tard…

"La Resquilleuse'' est vraiment un étrange roman car malgré toutes les désillusions que va rencontrer Matilda, tout ce qu’elle va découvrir sur son mari et ses enfants, Matilda n’est pas un personnage triste. Elle ouvre les yeux sur sa vie, avoue qu’elle aime plus ses animaux que les humains qui l’entourent. Il y a beaucoup d’amertume dans ce livre sans qu’il soit véritablement triste, comme si la trahison de ses proches était inévitable.

L’esprit du roman m’a un peu mis mal à l’aise, du coup, il faudra absolument que je me lance dans une autre lecture de cet étrange auteur !

vendredi 12 octobre 2012

Jane Eyre / Charlotte Brontë

jane eyre

Il y a une quinzaine d’années, j’étais allée voir au cinéma l’adaptation de Jane Eyre avec Charlotte Gainsbourg. J’ai donc vu le film à l’âge où j’aurais dû lire le roman… Du coup, j’ai toujours repoussé le moment de le lire en me disant que je connaissais déjà l’histoire… Et puis, avec la nouvelle adaptation, la parution du roman Quand j’étais Jane Eyre de Sheila Kohler et plusieurs billets de la blogosphère, j’ai franchi le pas le cet été. 760 pages avalées en l’espace de quelques jours sous le regard amusé de Monsieur (bon, faut dire que je traînais partout le livre avec moi pour mettre à profit chaque minute libre ;-)

Le roman s’ouvre sur l’enfance malheureuse de Jane Eyre, cette pauvre orpheline recueillie à contre cœur par sa tante qui ne se prive pas pour le maltraiter avant de l’envoyer en pension dans une école très austère pour les orphelines. Jane Eyre est alors seule au monde lorsqu’elle décide de devenir gouvernante. Sa vie va alors changer, elle va rencontrer des personnes qui vont la respecter, l’aimer mais dont elle devra s’éloigner de peur de voir son honneur bafoué. De nombreuses péripéties vont ponctuer la vie de Jane Eyre, des rencontres inattendues vont enrichir sa vie.

Je n’en dis pas plus bien que l’histoire ne soit pas le plus important au final. C’est l’écriture qui est magnifique. Dès les premières lignes on est embarqué par l’auteur dans la vie de Jane, on navigue dans la société victorienne comme s’y on y était. La futilité des personnes riches, l’importance de la religion, le mode de vie de ces immenses manoirs emplis de domestiques... Et puis des personnages attachants ou exaspérants, des descriptions de paysages magnifiques...

Bref, un roman qu’on ne peut résumer en un billet. Plutôt le dévorer donc !

Et moi, il ne me reste plus qu'à me procurer Quand j'étais Jane Eyre...

lundi 28 mai 2012

Vers l’aube / Dominic Cooper ; traduit par Céline Schwaller aux éditions Métailié

vers l'aube

Vers l’aube nous emmène au cœur, ou plutôt aux sur la côte, de l’Ecosse. Murdo Munro est en train de marier sa fille lorsqu’il ouvre les yeux sur la réalité de sa vie. Non, il n’est pas du tout heureux et ne peut pas continuer ainsi. Sur un coup de folie, il brûle sa maison et s’enfuit. Le voilà alors très vite en cavale, sur la côte Ecossaise. Murdo cherche comment prendre un nouveau départ alors qu’il doit être recherché par la police. Et puis surtout, il se cherche. Par plusieurs périples à travers la montagne, où son corps sera rudement mis à l'épreuve, Murdo tente d’y voir plus clair.

Dominic Cooper a un véritable talent pour évoquer la nature. J’avoue que je n’ai pas lu ce roman dans les meilleures conditions car je l’ai lu par petits bouts et pas toujours avec l’esprit disponible. Néanmoins, j’ai beaucoup aimé certaines descriptions, notamment celle d’un orage en montagne. J’ai tremblé en même temps que le tonnerre grondait.

Vers l’aube est un très beau roman sur la nature et sur la recherche de soi.

lundi 7 mai 2012

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon / Jasper Fforde ; traduit par Michel Pagel

J’avais remarqué ce livre sur plusieurs blogs mais quelques critiques m’avaient fait hésiter à l’emprunter à la médiathèque. Mais à force de le voir sur le présentoir des nouveautés, j’ai fini par craquer et j’en suis au final bien contente.

"Depuis que Jennifer Strange, 15 ans, a été choisie pour tuer le dernier dragon, elle est la personnalité la plus célèbre de tout le pays. Armée de son épée Exhorbitus, elle décide d'aller d'abord discuter avec la créature mythique. Car les raisons de sa mission sont bien moins nobles qu'elle ne le pensait..."

moi jennifer strange

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon nous emmène dans un univers bien particulier où les magiciens côtoient le commun des mortels et où la population peut louer les services de magiciens pour régler des problèmes de la vie courante, comme refaire une installation électrique en un temps record. Aux frontières de cette société, une dragonnerie, sorte de parc naturel où vivaient les dragons, à l’abri des humains grâce à un puissant sortilège qui désintègre aussitôt les éventuels visiteurs.

Mais une rumeur court que le dernier dragon mourra dimanche, à midi. Et cette mort est loin d’être anodine car elle mettra fin au sortilège de protection de la dragonnerie. Les rois veulent annexer ce territoire pour agrandir leur royaume, les particuliers ou les entreprises veulent s’enrichir en s’appropriant des parcelles. Du côté des magiciens, ils notent une intensification de leurs pouvoirs qui laisseraient augurer un phénomène intéressant les concernant.

Et puis, pour Jennifer Strange, cette annonce va bouleverser sa vie car elle va être nommer Tueuse de dragon. La dernière tueuse de dragon ! Elle sait qu’elle est donc censée tuer ce dernier dragon le dimanche mais en ignore encore la raison…

Mon résumé me semble bien réducteur mais je ne veux pas non plus trop en dire. Dans tous les cas, Jasper Fforde nous offre un roman loufoque où la sorcellerie est moquée, où les représentants du pouvoir sont ridiculisés et dénués de conscience morale.

C’est un roman très riche qui mériterait presque que je le relise avec un œil plus critique pour y déceler toutes les parodies du monde de la magie, des financiers, de la royauté, des humains…

Je me suis bien amusée à la lecture de ce roman mais je m’y suis parfois perdue au début car Jasper Fforde nous fait entrer dans un monde qui nous est étranger et qu’il nous faut appréhender. Ce qui n’est pas toujours facile et peut décourager certains lecteurs. Je me rappelle avoir ressenti un peu la même chose à la lecture de L’Affaire Jane Eyre. L’auteur sait créer des sociétés vraiment farfelues, presque basées sur l’absurde et le lecteur doit faire confiance à l’auteur pour plonger lui aussi dans ce drôle de monde.

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon est au final une bonne lecture, très drôle et qu’il ne faut hésiter à lire en traquant les seconds degrés.

vendredi 26 août 2011

Et que le vaste monde poursuive sa course folle / Colum McCann ; traduit par Jean-Luc Piningre

et que le vaste monde poursuive sa course folle Lorsque ce roman est sorti il y a un peu plus d’un an, le presse l’avait encensé. Résultat, ça faisait des mois que je voulais le lire et c’est peut-être pour ça que j’ai été un peu déçue par cette lecture. Peut-être que j’en attendais trop.

Colum McCann nous offre une fresque de la vie New-Yorkaise à travers l’histoire de nombreux personnages. Si au départ ces histoires ne semblent pas avoir de lien les uns avec les autres à part l’évocation de l’exploit mené par un funambule qui relie les Twin Towers en marchant sur son câble métallique, petit à petit l’auteur relie les personnages les uns aux autres.

Certes les descriptions de la société new-yorkaise sont intéressantes, surtout que l’auteur s’intéresse à toutes les couches de la population. Mais pendant un assez long moment, je me suis demandée où l’auteur voulait en venir et s’il n’allait pas se contenter de nous présenter une série d’histoires indépendantes les unes des autres. J’avais déjà ressenti ça en lisant Le Danseur. Ces histoires dans l’histoire finissent souvent par me lasser… même si à la fin tous les morceaux du puzzle finissent par s’assembler.

mardi 2 août 2011

Sur la plage de Chesil / Ian McEwan ; traduit par France Camus-Pichon

sur la plage de Chesil

Voilà une très agréable lecture bien que le sujet ne soit pas des plus joyeux si on y regarde de plus près. Presque tout le roman ne se déroule que sur quelques heures. Florence et Edward viennent de se marier et sont s’apprêtent à vivre leur nuit de noces. Nuit qui ne se révèlera pas idyllique, hélas ! mais plutôt cauchemardesque. Et tandis que les deux jeunes époux appréhendent cette étape de leur nouvelle vie conjugale, le narrateur nous retrace petit à petit l’histoire de leur rencontre. Le lecteur évolue alors dans la société anglaise, à Oxford et à Londres dans une famille très classique pour Florence, un peu plus bohème pour Edward. L’auteur nous raconte une histoire d’amour qui aurait pu être belle mais qui en quelques heures basculent complètement.

J’ai énormément aimé l’écriture de Ian McEwan et les thèmes qu’il aborde : l’histoire, la musique, la famille, le passage à la vie adulte… Et il nous donne ici un exemple très précis des conséquences irrémédiables que peuvent avoir une attitude ou rien que quelques mots. Ces quelques secondes qui font basculer la vie du tout au tout.

mardi 8 février 2011

Un jour / Morris Gleitzman

Jour (un)

Un petit coup de folie en librairie l'autre jour et hop ! je suis repartie avec ce roman ado sous le bras sous les conseils de ma libraire ;-) et parce que j'aime particulièrement les romans des éditions des Grandes Personnes avec leurs angles arrondies. Et ce roman a été une belle surprise !

Nous partons en Pologne, en 1942, au moment où tous les juifs sont arrêtés, tués, maltraités... Morris Gleitzman fait découvrir cette terrible période à ses lecteurs travers le regard naïf de Félix, un jeune garçon juif d'une dizaine d'années que ses parents ont mis à l'abri dans un orphelinat dirigé par des religieuses. Mais Félix est un enfant qui vit dans les histoires que ses parents lui racontaient et celles qu'ils se racontent à longueur de journée, et il n'a absolument pas conscience de ce qui se passe à l'extérieur... Et c'est sa méconnaissance du climat extérieur qui le pousse à fuir l'orphelinat pour partir à la recherche de ses parents. Au fur et à mesure des épreuves qu'il va traverser, il va petit à petit ouvrir les yeux sur cet affreux monde et la folie du nazisme.

''Un jour'' est un roman réussi, l'auteur a su trouver l'équilibre entre l'évocation de l'Histoire et ses horreurs et la candeur des enfants que l'on croise dans le roman. Morris Gleitzman a su transmettre un message d'espoir à travers cette histoire : malgré tous les hommes qui ont commis des actes infâmes, il faut garder espoir dans l'être humain. Et puis le personnage de Félix et de la petit Zelda sont très attachants, ils nous montrent cette terrible période avec leurs yeux d'enfants et leurs difficultés à comprendre la situation, à accepter que les adultes peuvent être cruels.

Un excellent roman à lire sans limité d'âge.

Un jour / Morris Gleitzman traduit par Valérie Le Plouhinec aux éditions Les Grandes Personnes

samedi 1 mai 2010

L’affaire Jane Eyre / Jasper Fforde, traduit par Roxane Azimi

blogoclub.jpg

Ouf ! Cela a été difficile mais j’ai réussi à terminer L’Affaire Jane Eyre à temps ! Bon, je m’y prendrai plus tôt la prochaine fois pour me procurer le roman du Blog-o-club ! Du coup, mon billet sera rapide puisqu’il est assez tard et que j’ai encore ma valise à faire pour partir demain matin dans les Châteaux de la Loire ! (oui, oui, vous pouvez me plaindre !)


Affaire Jane Eyre

Alors, l’Affaire Jane Eyre… mon avis est un peu mitigé. J’ai trouvé la première partie un peu longue autour du manuscrit de Martin Chuzzelewit et j’ai quelque fois eu du mal à suivre les opérations ! Mais peut-être que cela est venu du fait que j’ai lu vite et que je ne maîtrise pas toutes les références littéraires citées. Mais la seconde partie en revanche m’a beaucoup plu et m’a vraiment donné envie de me plonger dans Jane Eyre. Eh ! oui, je dois avouer que je n’ai pas encore lu ce chef d’œuvre. J’avancerais comme excuse que j’attendais que mes souvenirs du film s’estompent franchement ;-)

Ce que j’ai le plus aimé dans ce roman, c’est l’idée que les personnages continuent de mener librement leur vie en dehors des passages où ils apparaissent avec les contraintes liées à l’histoire. Je me suis beaucoup amusée à la lecture de ce roman farfelu et de ce monde à la fois proche du notre et totalement improbable. Parce qu’il faut vraiment est dingue de littérature pour jouer avec les personnages des livres et inventer une brigade destinée à protéger les manuscrits et résoudre toutes les affaires mettant en cause des textes ou des auteurs.

Ce roman est plein de références et de réflexions sur l’Histoire et la vie. Il mériterait d’être étudier dans le détail et je regrette un peu d’avoir dû le lire aussi vite.

En tout cas, l’Affaire Jane Eyre est une lecture très divertissante !

L’affaire Jane Eyre / Jasper Fforde, traduit par Roxane Azimi aux éditions Fleuve noir

lundi 1 février 2010

Elle s’appelait Sarah / Tatiana de Rosnay, traduit par Agnès Michaux

Elle s'appelait Sarah

La lecture de Elle s’appelait Sarah nous plonge en plein cœur de la Seconde guerre mondiale et de toutes ses horreurs. Tatiana de Rosnay s’est particulièrement intéressée à la rafle du Vél d’Hiv qui a eu lieu le 16 juillet 1942. Des milliers de femmes et d’enfants ont été enfermés dans des conditions insalubres dans ce vélodrome avant d’être déportés à Drancy ou Beaune-la-Rolande puis Auschwitz.

Elle s’appelait Sarah commence par deux récits parallèles. Le premier est celui de Sarah, une petite fille d’une dizaine d’années qui a connu cette rafle du Vél d’Hiv mais qui est parvenue à s’échapper du camp de Beaune-la-Rolande et à survivre. Le second se passe au début des années 2000. Juila Jarmond, journaliste américaine vivant en France, est amenée à s’intéresser à cette rafle à l’occasion de la commémoration de ce triste événement. Ses recherches vont l’amener à découvrir que l’appartement qui appartient à la famille de son mari et dans lequel elle doit emménager dans quelques semaines appartenait à une famille juive. Julia Jarmond décide de mener son enquête, une enquête qui aura de lourdes conséquences sur sa vie.

La lecture de ce roman m’a permis de me rendre compte que je ne connaissais pas bien ce triste épisode de l’Histoire de France et à été une bonne piqûre de rappel. L’aspect historique de ce roman est vraiment intéressant, l’auteur maîtrise le sujet et nous fournit un récit très documenté. En revanche, je regrette que la partie purement fictionnelle (avec les difficultés que rencontre Julia dans sa propre vie) prenne autant de place jusqu’à éclipser par moment le sujet principal de ce roman.

Dans tous les cas, Elle s’appelait Sarah est un roman qui se lit facilement et qui nous amène à réfléchir sur le devoir de mémoire et sur les conséquences que ces événements ont pu avoir sur les générations suivantes.

Pour en savoir plus sur l'auteur, je vous renvoie au blog de Géraldine qui a eu la chance de l'interviewer !

mercredi 8 juillet 2009

La couleur de la haine / Malorie Blackman

Couleur de la haine

La couleur de la haine, fait suite au roman ''Entre chiens et loups'' que j’avais lu il y a quelques semaines. Si vous ne connaissez pas cette trilogie, allez plutôt lire le billet précédent car celui-ci risque de vous dévoiler une partie de l’intrigue.

Ce deuxième tome est consacré à la naissance et à la petite enfance de la fille de Sephy : Callie-Rose. De mère Prima et de père Nihil, Callie est un bébé métisse. Situation plus que compliquée dans cette société où l’on ne se mélange pas, où les noirs (Primas) sont au pouvoir et les blancs (Nihils) considérés comme des moins que rien. Sephy va devoir évoluer pratiquement seule au milieu de cette société malveillante. Comment va-t-elle pouvoir offrir à sa petite fille le moyen de grandir sereinement dans cet environnement rempli de haine ?

J’ai encore été séduite par le roman de Malorie Blackman même si je l’ai trouvé un peu moins fort que le premier (l’effet de surprise n’est plus là, c’est normal). Comme dans le premier tome, l’auteur traite de l’intolérance et du racisme. Mais cette fois-ci elle l’aborde par le biais d’un bébé métisse, rendant la situation d’autant plus intolérable. Malorie Blackman aborde aussi le thème de la maternité. Sephy écrit régulièrement tout ce qu’elle ressent dans un petit livre qu’elle donnera à sa fille quand elle sera plus grande, pour lui permettre de comprendre d’om elle vient et comment elle a grandi. Ces lettres sont pleines de la détresse que ressent Sephy à ne pas pouvoir offrir à sa fille un environnement stable et serein.

J’ai hâte de lire le troisième et dernier tome, en espérant qu’il sera à la hauteur de mes espérances !

p.69 « Callie, je veux être honnête avec toi. Je veux toujours l’être. Mais ce n’est pas facile. Quand j’étais enceinte, que tu étais en moi, je te détestais. Tu étais en vie alors que ton père ne l’était plus. Je te détestais et je détestais le monde entier pour cette raison. Mais à présent que tu es près de moi, contre mon cœur, j’éprouve une espèce de paix. »

Ce titre fera également partie de ma bibliographie sur le thème mère-fille. Pour plus d'explication, allez faire un tour ici.

mercredi 27 mai 2009

Entre chiens et loups / Malorie Blackman

Entre chiens et loups

Entre chiens et le loups et le premier roman d’un trilogie de Malorie Blackman, auteur à succès en Angleterre. Malgré toutes les bonnes critiques que j’avais lues à l’époque où ces romans sont sortis, j’avais gardé l’idée d’une trilogie gentillette pour ados. Une histoire d’amour entre une jeune fille noire et un jeune homme blanc dans une société raciste, avec comme originalité d’avoir inversé les rôles : les blancs sont dominés par les noirs.

Et là, surprise ! Je viens de terminer le premier tome qui me laisse estomaquée. Passées les premières pages qui peuvent donner une impression de déjà vu (mais il faut bien poser les personnages et le décor), on embarque très vite dans un cercle infernal. Malorie Blackman ne ménage pas la sensibilité des lecteurs en soumettant les personnages à des épreuves terribles. L’histoire d’amour impossible, proche de celle de Roméo et Juliette, permet de créer le lien entre les différents événements mais ne tombe pas dans la mièvrerie ; de toute manière on ne leur en laisse pas le temps.

La société dans laquelle vivent Sephy et Callum, n’a rien de moderne. A la tête de la société, les noirs, appelés les Primas. En bas de l’échelle, les blancs, nommé les Nihils ou les Néants… Les Primas méprisent totalement les Nihils, les prenants pour des être très inférieurs. Ce comportement n’a d’autre effet que de provoquer la haine et la violence chez ce peuple opprimé. Sephy et Callum vont être les victimes de cette lutte, ne parvenant ni l’un ni l’autre à convaincre ne serait-ce que leur entourage proche que blancs et noirs sont égaux.

Une petite anecdote pour finir. Après avoir tourné la dernière page, je me suis précipitée pour allez chercher la suite (qui devrait entrer dans ma rubrique relation mère/fille d’ailleurs). Je le pose sur mon bureau et là une jeune lectrice me demande si elle peut l’emprunter ! Conclusion, je me suis fait piquer ma lecture ! Espérons qu’elle le lise rapidement !!!

Entre chiens et loups / Malorie Blackman aux éditions Milan, coll. Macadam

vendredi 8 mai 2009

Maison de Dickens

Et me voilà de retour parmi vous après quelques jours de vacances bloguesques et un court séjour à Londres. Je n’ai pas tellement eu le temps de lire bien évidemment mais je vous ai rapporté quelques photos de la maison de Dickens et de la British Library (que je vous présenterai un peu plus tard).

Commençons donc par mon cher ami Dickens ! Après lui avoir consacré pas mal de temps en lisant De grandes espérances, c’est sa petite maison londonienne, où il vécut de 1837 à 1839, que je viens de visiter. Une maison bien anglaise comme vous pouvez le constater :

Maison de Dickens

Au sous-sol de cette maison, une bibliothèque rassemblant des différentes éditions et traductions des romans de Dickens :

bibliothèque dickens

Et pour finir, le salon de Dickens où il aimait s’installer en compagnie de sa famille pour écrire Oliver Twist.

salon dickens

Un petit musée agréable à visiter pour découvrir la vie de ce célèbre auteur anglais du XIXe siècle.

jeudi 23 avril 2009

Seul sur la mer immense / Michael Morpurgo

seul sur la mer immense

Voilà un roman que j’ai lu avec beaucoup de plaisir ! Edité dans une collection jeunesse, il s’adresse pourtant à tout lecteur, aussi bien jeunes ados qu’adultes. A la fois roman d’aventure et roman d’apprentissage, Seul sur la mer immense embarque le lecteur dès la première page pour une longue traversée.

On fera l’aller en compagnie de Arthur Hobhouse. A l’âge de six ans il est contraint de quitter l’Angleterre à bord d’un navire à destination de l’Australie où il est censé trouver une nouvelle famille. Il laisse en Angleterre Kitty, sa grande sœur, qui lui donnera avant qu’il parte une petite clef. Toute sa vie il l’a portera autour du cou avec l’espoir de retourner en Angleterre et de retrouver cette sœur dont il ne se souvient plus. Mais Arthur connaîtra une vie très difficile, l’empêchant de réaliser ce rêve. Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il commence les préparatifs de ce grand voyage. Mais ce n’est pas lui qui partira en mer rejoindre l’Angleterre et trouver Kitty, c’est Allie, sa fille, qui partira seule, à bord Kitty IV, le voilier qu'il a construit. C’est elle qui essayera d’aller jusqu’au bout de ce rêve, pour honorer sa mémoire.

Cette histoire est donc racontée en deux temps, à deux voix. Mais dans les deux récits successifs, l’intérêt du lecteur reste le même. On suit les aventures du père puis de la fille avec beaucoup d’attention, espérant très fort que tout s’arrange et que l’on découvre l’utilité de la petite clef porte-bonheur. Un récit passionnant, émouvant, extrêmement bien écrit. Bref, des romans comme on aimerait en lire plus souvent !

Prix 2008 des libraires indépendants britanniques.

samedi 28 mars 2009

La Reine des lectrices / Alan Bennett

Reine des lectrices

Un vrai régal ! Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas autant ri en lisant (à part avec L’Autofictif évidemment !) De nombreux blogs avaient écrit des billets élogieux sur ce livre, "Le Monde des livres" également et ils avaient entièrement raison ! Alan Bennett a une excellente idée en imaginant la reine d’Angleterre devenir addicted aux livres ! Avec beaucoup d’humour Alan Bennett nous brosse le portrait d’une reine attachante, tout en l’entourant de conseillers on ne peut plus méprisables et incultes.

Et surprise ! Ma laborieuse lecture des Grandes espérances de Dickens m’a servi puisque l’auteur se réfère aux personnages miss Havisham et Mr Pip ! Youpi !

Et plutôt que de vous donner un résumé du livre qui ne vous apportera pas grand chose, je préfère vous citer un passage très représentatif de l’humour de la Reine d’Alan Bennett et qui m’a particulièrement fait rire… même lorsqu’on apprécie beaucoup Proust.... Voici donc comment elle présente l’un de nos plus grands auteurs au ministre des affaires étrangères :

« Le pauvre homme souffrait le martyre, en raison de son asthme, et faisait partie de ces gens qui auraient parfois besoin de se secouer un peu. Mais la littérature n’est pas avare en individus de ce genre. Le plus curieux, en ce qui le concerne, c’est que lorsqu’il trempait un gâteau dans une tasse de thé (pratique par ailleurs répugnante), toute sa vie remontait à sa mémoire. Je dois avouer que j’ai testé sa méthode, sans l’ombre d’un résultat. »

Suit une anecdote sur les gâteaux qu’elle mangeait lorsqu’elle était enfant que je vous aurais volontiers livré si le droit d’auteur me l’autorisait… Vous n’avez plus qu’à vous procurer le livre pour découvrir ce roman très british !

La Reine des lectrices / Alan Bennett aux éditions Denoël, 2009

vendredi 13 février 2009

De grandes espérance / Charles Dickens

De Grandes Espérances

Il m’aura fallu pas loin d’un mois pour arriver au bout des 606 pages des Grandes espérances de Dickens (il faut dire que j’ai eu trois autres romans à lire dans le cadre de mon travail entre temps…). Je regrette la lecture hachée que j’ai eu de ce roman, j’avais à chaque fois un peu de mal à me remettre dans l’ambiance de ce texte et à me rappeler les multiples personnages qui ont tous un rôle important dans l’histoire. Ce roman m’a beaucoup surpris, d’autant que je l’avais un peu acheté au hasard. Je voulais lire un roman de Dickens (autre que Oliver Twist) et c’était le seul en rayon. Au début, j’ai eu du mal à me replonger dans cette écriture du XIXe siècle (il serait d’ailleurs sage que j’intercale plus souvent des classiques dans mes lectures !). Les phrases sont longues, les tournures anciennes, le vocabulaire riche, je me suis revue à la fac avec mes chers amis Flaubert ou Balzac ;-) De grandes espérances, s’est tout d’abord présenté à moi comme un classique roman initiatique : un jeune garçon d’un milieu modeste est pris en charge par un mystérieux bienfaiteur qui veut en faire un gentleman. Mais petit à petit des fils de tendent dans le récit au fur et à mesure des épisodes et De grandes espérance se transforme presque en un roman policier ! J’aurais du mal à donner un avis clair sur cette lecture. J’ai lu trop distraitement la première moitié du roman pour en saisir tout l’intérêt et il était trop tard pour que j’en reprenne la lecture quand je me suis trouvée happée par le fil du récit et les multiples rebondissements. Peut-être que j’ai trop pris l’habitude des romans ou des films contemporains où les actions se succèdent sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle. Du coup, je me suis un peu ennuyée de cette lenteur et de ces multiples détails. Il est grand temps que je reprenne de bonnes habitudes ! Bref, j’ai conscience d’être passée à côté de beaucoup de choses dans ce roman et je le regrette. Peut-être aurais-je un jour le courage de le reprendre ?

Je tiens tout de même à terminer ce billet en vous donnant un exemple des talents de conteur de Charles Dickens.Parce qu’il y a de savoureux passages dans ce roman ! L’auteur est particulièrement doué pour dresser des portraits très éloquents de ses personnages :

Je découvris un homme sec, court de stature, ayant une figure de bois, carrée, dont les traits semblaient avoir été dégrossis au moyen d’un ciseau ébréché. Il y avait quelques endroits qui auraient formé des fossettes si l'instrument eût été plus fin et la manière plus délicate, mais qui, de fait n'étaient que des échancrures : le ciseau avait tenté trois ou quatre de ces embellissements sur son nez, mais il les avait abandonnés sans faire le moindre pour les aplanir.

samedi 22 novembre 2008

L'affaire Jennifer Jones

jennifer jones

L’Affaire Jennifer Jones a reçu le prix du meilleur roman ado en Angleterre et il le mérite amplement ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman d’une traite ! Mes yeux ont souffert hier soir, mais il était impossible que je me couche sans connaître la fin !

Ce roman nous explique comment Jennifer Jones, qui vient de sortir de prison après le meurtre de sa meilleure amie lorsqu’elle avait dix ans, essaie de reprendre une vie normale sous une nouvelle identité. Ce roman est extrêmement bien construit car il mêle la découverte de la nouvelle vie d’Alice tout en expliquant petit à petit l’affaire Jennifer Jones. C’est au fur et à mesure que l’on comprend toutes les circonstances de cet accident. En aucun cas il ne s’agit pour l’auteur de minimiser les faits. Le but de ce récit est plutôt de montrer qu’il est possible de changer, que la justice est là pour aider les personnes comme Jennifer. Ce roman montre également à quel point les médias sont horribles, racoleurs, qu’ils n’hésitent pas à détruire la vie d’une jeune fille s’ils peuvent vendre plus de numéros.

Tout en subtilité, on assiste aux doutes, aux remords de la jeune fille. Elle n’ose faire l’amour avec son petit ami car elle se demande si elle a le droit à ce bonheur. Il s’agit évidemment d’un roman dur puisqu’il nous montre une jeune fille qui vit son adolescence, son passage à la vie adulte avec des personnes auxquelles elle doit mentir, être séparée des personnes qu’elle aime et qui l’aiment. A la fin du roman, Alice devra à nouveau changer d’identité et de ville pour échapper aux journalistes, elle devra laisser derrière elle Frankie, son premier amour…

L’affaire Jennifer Jones / Anne Cassidy aux édition Milan, coll. Macadam, 2006