Mains rouges

Ca y est ! Mon premier roman de la rentrée littéraire ! Il était temps ! J’avais repéré ce titre depuis un moment. L’histoire avait piqué ma curiosité et la couverture me plaisait.

Les mains rouges commence de manière à captiver aussitôt l’attention du lecteur : le narrateur tient un guichet de réservations d’hôtel à la gare de Copenhague lorsqu’une jeune fille lui demande de garder sa clef de consigne qu’elle viendra récupérer le lendemain. Mais les jours passent sans qu’elle réapparaisse… Le narrateur ne recroisera cette femme que quinze ans plus tard, elle lui racontera alors toute son histoire et surtout l’origine des liasses de billets de banque placées dans la consigne de la gare.

Ce roman est l’histoire d’une culpabilité dévorante : comment un acte commis avec inconscience dans sa jeunesse peut ronger un être humain. Des années plus tard, cette femme est rattrapée par son passé et comprend enfin à quel abominable acte elle participé. Mais doit-elle se sentir coupable puisqu’elle ne savait pas vraiment ce qu’elle faisait à l’époque ?

J’ai beaucoup de mal à établir un jugement sur ce roman. Il y a un grand décalage entre le début très rythmé et plein de mystère et le déroulement du procès. Les personnages ont fini par m’agacer. Elle par son côté versatile, lui par sa passivité.

Dans l’ensemble, les critiques sont élogieuses. Peut-être suis-je passée à côté de quelque chose.

Les mains rouges / Jens Christian Grondahl, traduit par Alain Gnaedig aux éditions Gallimard