Midola's blog

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Mot-clé - littérature française

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dimanche 21 avril 2013

Magnus / Sylvie Germain

magnus.jpg Ca faisait longtemps que je voulais lire Magnus de Syvlie Germain, lauréat du Goncourt des lycéens il y a quelques années. De manière générale, j’apprécie énormément les Goncourt des lycéens, mais, là, je dois dire que celui-ci ne m’a pas emballé, ni dans l’histoire, ni dans la forme.

Magnus nous renvoie dans le monde de l’après guerre. Un petit garçon, fils d’un médecin « opérant » dans un camp de concentration, va être confié à un oncle en Angleterre alors que son père est décrété mort au Mexique où il se cachait ,et que sa mère sent sa dernière heure venir à son tour. C’est alors que le garçon va faire d’importantes découvertes sur son enfance dont il n’avait aucun souvenir. Elles vont fortement le perturber et l’inciter à parcourir le monde à la recherche de son véritable « moi ».

Autant le dire, l’histoire ne m’a pas vraiment convaincue et je ne me suis attachée à aucun personnage. Et puis, il m’a manqué un peu de cohérence. J’ai eu parfois l’impression de suivre plusieurs histoires qui ne formaient pas forcément un tout. Quant à la forme, ça n’a guère été mieux car entre chaque chapitre (appelé « fragment ») racontant l’histoire est inséré un texte issu de divers livres. Ces interruptions, mêmes si elles renvoient à l’histoire, m’agacent toujours car elles me freinent dans mon envie d’en savoir plus.

Bref, une rencontre manquée entre Sylvie Germain et moi…

mardi 12 février 2013

Les Docle, tome 2 : Les cinq secrets / Frédéric Petitjean aux éditions Don Quichotte

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Il n’y a pas très longtemps, je vous parlais du premier tome des Dolce où nos cinq magiciens devaient se battre contre le Guilde noire. A la fin du premier volume, ils échappaient de justesse aux sorciers grâce au système de puits qui les envoya chacun dans des directions différentes mais aussi à des époques différentes !

A Paris, au Japon, à Londres ou aux Etats-Unis ; dans le passé en 1923 ou dans les années soixante, ou dans un futur proche seize mois plus tard, tous les magiciens devront se démener pour retrouver les autres sans jamais se mettre en danger. L’épreuve sera plus ou moins compliquée suivant les membres de la famille sachant que pendant ce temps, la Guilde noire continue de les traquer et d’accroître leur pouvoir dans le monde.

Ce deuxième tome est très dense puisqu’il nous conte les aventures des magiciens dispersés dans le monde mais qu’il s’attache aussi à d’autres personnages secondaires qui vont aider nos magiciens à lutter contre la Guilde noire. Et puis la Guilde Noire prend de l’ampleur, elle ne veut pas se contenter d’anéantir les magiciens, elle cherche à asseoir sur pouvoir sur toute la planète en jouant avec la vie des hommes.

Frédéric Petitjean aborde de nombreux sujets à travers ce roman, notamment celui du pouvoir des pays riches qui sont capables de manipuler la planètes entière en contrôler par exemple l’ensemble des chaînes alimentaires et tous les réseaux d’information. Que deviendrait la planète si toutes les informations étaient numérisées puis les disques durs effacés ?

Ce deuxième tome des Dolce est encore une réussite ! Vraiment très bien écrit, on oublie que ce roman est à la base destinée aux ados. Et j'aime ces romans qui s'adressent à tous les lecteurs ! Au fil des deux tomes, on a appris à mieux connaître les protagonistes et à s’y attacher. La dernière page tournée, on devient soudain orphelin. Vivement le troisième et dernier tome !!!

Merci aux éditions Don Quichotte pour cet envoi.

Challenge Petit Bac, catégorie CHIFFRE/NOMBRE petit_bac_2013.jpg

mercredi 23 janvier 2013

Cet été-là / Véronique Olmi

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Trois couples se retrouvent pour le week-end du 14 juillet à Coutainville en Normandie. Le temps est splendide mais il n’empêchera pas les querelles et les vieilles histoires de refaire surface. Dans chaque couple, même ceux qui semblent les plus solides, il y a des hauts et des bas.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman où je n’ai pas pu m’attacher à un seul personnage et où j’ai trouvé la narration trop lente. Certes, le roman est très riche en histoires de vie, en analyses psychologiques. Mais que les trois couples aient tous besoin de prendre de grandes décisions ce week-end du 14 juillet ne m’a pas paru crédible du tout.

Je crois que j’ai trouvé cette lecture déprimante. Certes, le roman parle de la vie, des sentiments, des blessures infligées par la vie, de l’amitié… Mais je ne m’y suis pas reconnu du tout. A aucun moment leur week-end et leur amitié ne m’ont fait rêver. Je les ai presque tous trouvé aigris, agressifs les uns avec les autres. A très peu de moment ils semblaient heureux d'être tous ensemble. Je suis donc contente que leur escapade ait pris fin pour que je puisse me lancer dans une aventure un peu plus palpitante.

Challenge Petit Bac 2013, catégorie Phénomène météorologique de ma ligne Romans & Cie petit_bac_2013.jpg

vendredi 7 décembre 2012

L’autre moitié de moi-même / Anne-Laure Bondoux

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On m’avait dit beaucoup de bien de ce roman autobiographique de cet auteur ado que j’affectionne particulièrement. Pourtant, je n’ai pas du tout été conquise par cette lecture dont je n’ai pas vraiment compris l’intérêt à part celui, pour l’auteur, de se libérer du poids de ses secrets.

En réalité, peut-être que ce qui me gêne le plus dans ce livre, c’est qu’il soit adressé aux ados. On sent tout le mal-être de l’auteur à travers son roman. Elle en explique les causes mais aussi les découvertes qu’elle a faites sur ses parents. Mais je ne suis pas certaine que les ados comprennent réellement ce qu’elle ressent et pourquoi son mal-être détruit sa vie quotidienne. En le lisant, j’ai trouvé cette lecture vraiment déprimante…

C’est vrai que je ne suis pas une adepte de ces romans autobiographiques où les auteurs se mettent à nu. Et ceux que j’ai lus et appréciés étaient d’un haut niveau (Questions à mon père, Rien ne s'oppose à la nuit) où finalement, on ressortait de notre lecture avec une belle leçon de vie, où le roman ne tournait pas autour de l’auteur lui-même mais d’un autre personnage (le père, la mère) et d’une certaine manière lui rendait hommage.

J'ai beaucoup hésité à écrire ce billet car Anne-Laure Bondoux est une auteur que j'aime vraiment beaucoup. Mais en même temps, peu de chance qu'elle passe par-là. J'espère maintenant que ce roman l'a vraiment aidé à retrouver un bon équilibre et qu'elle nous prépare un nouveau roman aussi passionnants que Le temps des miracles, Linus Hoppe , les larmes de l'assassin ou Pépites !

J'ajoute le lien vers le billet de Hérisson où je vous conseille de lire tous les commentaires. Les échanges y sont vraiment intéressants, d'autant plus que l'auteur y a participé. A priori, je suis l'une des seules à ne pas avoir apprécié cette lecture. J'ai dû passer complètement à côté du sens qu'elle voulait donner à son texte... Dommage.

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vendredi 30 novembre 2012

14 / Jean Echenoz aux éditions de Minuit

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Jean Echenoz est un auteur que j’affectionne tout particulièrement car il sait se renouveler et nous surprendre. Dans 14, il s’agit bien évidemment d’un roman sur la Première Guerre mondiale. Certains diront : « encore la guerre ?! ». Oui, encore la guerre car on a beau lire des ouvrages sur cette période, on ne connaîtra jamais tout dessus. L’histoire que raconte Jean Echenoz n’a rien des récits héroïques, c’est tout simplement l’histoire de cinq hommes partis au combat où certains mourront et d’autres rentreront marqués à vie par les horreurs qu’ils auront vues et vécues. Mais pour ceux qui rentreront et ceux qui sont restés, il va falloir tant bien que mal s’adapter à ces nouvelles vies.

Ce qui est formidable dans le roman de Jean Echenoz, c’est que l’auteur raconte simplement l’histoire de ces hommes, il sait aller à l’essentiel. Son écriture est efficace, épurée. Certains mots résonnent alors longtemps en nous et nous font prendre conscience de ce que nos ancêtres pas si lointains ont enduré.

Un roman à lire sans hésiter.

dimanche 4 novembre 2012

Premier été / Anne Percin

premier été

De nombreux billets élogieux m’avaient donné très envie de lire ce roman. Hélas ! la magie n’a pas du tout opérée chez moi. A plusieurs reprises durant ma lecture, j’ai eu la sensation d’avoir déjà lu ce roman alors que c’était totalement impossible. Drôle de sensation !

Deux jeunes femmes se retrouvent dans la maison de leurs grands-parents, décédés récemment, où elles passaient toutes les vacances lorsqu’elles étaient petites. C’est l’occasion pour l’une d’elle de raconter à sa sœur ce qu’il s’est passé il y a quinze ans durant un été pourtant semblable à d’autres étés, où leurs journées étaient partagées entre la piscine et les garçons. Mais voilà, Catherine fît une drôle de rencontre cet été là…

J’ai trouvé la forme de récit pénible. La jeune femme s’adresse à sa sœur qui est à côté d’elle mais on a l’impression que c’est un journal qu’elle rédige. Il n’y a aucune référence à l’instant présent dès lors qu’elle a entamé son récit. On attend tout au long de l’histoire que le fameux secret soit dévoilé et une fois qu’on connaît le fin mot de l’histoire, que Catherine a fini de parler, il n’y a aucune réaction de sa sœur. Elles reprennent leurs activités où elles les avaient laissées et le roman s’achève. Drôle de fin…

Il y a pourtant des choses intéressantes dans ce roman sur l’adolescence mais je me suis ennuyée. Dommage.

D’autres avis souvent plus enthousiastes que le mien : Alex-mot-à-mot, Gambadou, Sylire, Clara, et Noukette qui en répertorie énormément.

jeudi 25 octobre 2012

La survivance / Claudie Hunzinger

Survivance

Il y a deux ans, j’avais lu ''Elles vivaient d’espoir'', premier roman de Claudie Hunzinger où elle retraçait le destin de sa mère pendant la seconde guerre mondiale. J’avais tellement aimé ce livre que je me suis presque jeté les yeux fermés sur son nouveau roman. « Presque » parce que le billet de Clara a été l’élément déclencheur qui m’a incité à faire un tour chez mes libraires du coin où il figurait parmi leurs coups de cœurs. Hélas ! je crois que j’attendais trop de cette lecture et c’est une légère déception que j’ai rencontrée…

Jenny et Sils sont deux libraires originaux d’une soixantaine d’années qui sont contraints de déménager. Après de nombreuses recherches infructueuses, leur dernière solution est de se réfugier, eux et leurs innombrables cartons, en pleine montagne à La Survivance, une maison délabrée au confort extrêmement précaire. Et c’est en compagnie de leurs lectures qu’ils vont puiser l’énergie et les idées pour survivre dans ce drôle de refuge.

Le défi qu’il se lance est passionnant. L’un se raccroche surtout à ses livres et à la peinture, tandis que l’autre essaie de se rapprocher de la nature en étudiant tout ce qui l’entoure (et en se documentant grâce à ses livres !). Si bien qu’à de nombreux moments j’ai eu envie de me retrouver là-bas avec eux, respirer le bon air montagnard et communier avec la nature (bon, l’hiver quand il fait un froid de voleur chez eux… ça donne nettement moins envie quand même…). En fait, ce qui m’a gêné par moment dans cette lecture, ce sont les nombreuses références littéraires que je ne connaissais pas et qui m’ont donné l’impression d’être totalement ignare. J’avais l’impression d’être d’un seul coup exclue de ma lecture. Etrange impression plutôt désagréable. Mais peut-être que tous les titres cités vous parleront plus qu’à moi.

Le billet de Keisha qui a beaucoup aimé.

vendredi 5 octobre 2012

La liste de nos envies / Grégoire Delacourt

liste de mes envies

Ca faisait un moment que je voulais lire ce roman et je ne sais pas pourquoi je voyais cette lecture comme divertissante, légère. Eh bien que nenni ! Je suis restée sonnée un moment après l’avoir refermé !

Jocelyne, marié avec Jocelyn depuis de lingues années, tient une petite mercerie à Arras. Sa vie est très simple, et Jo rêve des petits changements qu’elle pourrait y apporter si elle avait les moyens financiers de le faire. Mais le jour où elle gagne au loto, elle prend peur de cette richesse soudaine et tarde à encaisser le chèque.

Je ne veux pas trop en dire sur l’histoire mais je l’ai trouvé d’une tristesse infinie. Si les « méchants » sont punis, les « gentils » y laissent de nombreuses plumes ! L’auteur nous propose une histoire presque crédible qui fait peur ! Connaît-on vraiment les personnes avec lesquelles on vit ? Jusqu’où l’argent peut-il mener les hommes ?

Bref, une histoire passionnante et terrifiante !

samedi 15 septembre 2012

Un dieu animal / Jérôme Ferrari

dieu animal

Ca faisait longtemps que je voulais lire ce roman mais la couverture me faisait toujours peur : cet homme avec un fusil dans les bras regardant au loin…

Billet très difficile à écrire… J’écris, j’efface… j’écris, j’efface. Comment parler de ce roman si dense. Une centaine de pages qu’on ne peut lâcher tout simplement parce qu’il n’y a pas de répits ni dans l’histoire (ou plutôt les histoires) ni dans l’écriture. Pas de paragraphe ni de chapitre, de très longues phrases qui se lisent toute seule mais qui nous emmène au cœur de la vie des deux personnages à une vitesse vertigineuse. Il n’y a pas de répits dans les histoires car un narrateur nous fait passer de l’une à l’autre d’une manière extrêmement fluide.

L’histoire, c’est celle d’un jeune homme que le narrateur tutoie tout au long du livre. Un jeune homme confronté à la guerre depuis sont plus jeune âge mais qui est usé par ces horreurs et qui tente de redonner un sens à sa vie en renouant avec un amour d’adolescence. Cet amour, c’est Magali une jeune femme qui s’est vouée corps et âme à son entreprise et qui se réveille un jour en se demandant si sa vie a un sens. Deux être confrontés à deux mondes difficiles : celui de la guerre et celui de l’entreprise. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que cette nouvelle rencontre les aide à retrouver l’espoir d’un monde meilleur…

Un dieu animal est une lecture courte mais intense qui ne peut laisser le lecteur insensible. Il est confronté à la violence du monde au travers d’une écriture très exigeante. Je suis contente d’avoir enfin osé me plonger dans ce texte mais j’avoue que j’attendrai avant de lire un autre titre de Jérôme Ferrari, histoire de digérer celui-ci.

Les avis de Sylire, Lily, Papillon, et beaucoup d'autres.

mardi 14 août 2012

La Théorie du Panda / Pascal Garnier aux éditions Zulma

Théorie du panda

Euh… comment dire que je n’ai pas tout compris au roman ? Ah bah, voilà, c’est dit. Première petite déception avec cet auteur dont j’avais adoré Lune captive dans un œil mort ou Comment va la douleur ?.

Abandonné au bout de quelques pages avant de partir en vacances (ce n’était pas le bon moment), je l’ai repris hier en lisant presque d’une traite.

Gabriel loge dans un petit hôtel en Bretagne sans avoir d’objectif précis à part nouer des liens avec des personnes en difficulté et leur accorder du temps, leur rendre des services, leur cuisiner de bons petits plats. Petit à petit, par des sortes de flash back, on en apprend un peu plus sur Gabriel qui ne semble pas si parfait qu’il en a l’air (enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre…)

Bon, si je n’ai pas tout compris, ça n’enlève rien au talent de Pascal Garnier. Dès les premières lignes on y retrouve sa plume, son univers, son humour grinçant lorsqu’il s’agit de décrire le malheur des gens. Alors, oui, j’ai quand même passé un excellent moment.

vendredi 10 août 2012

Cadres noirs / Pierre Lemaître

cadres noirs

L’été dernier j’avais dévoré Robe de marié de Pierre Lemaître, cette année, je me suis offert le plaisir de me plonger dans une deuxième aventure : Cadres noirs.

Dès le départ on est happé par l’histoire et la vie des personnages. Alain Delambre est un cadre de presque soixante ans au chômage depuis de quatre longues années. Allant de petits boulots en petits boulots, il décide de jouer le tout pour le tout lorsqu’il décroche un entretien pour un poste de RH correspondant tout à fait à son profil. Seulement, l’obtention de ce poste doit passer par un drôle de jeu de rôle : une simulation de prise d’otage où tous les employés ne seront pas au courant qu’il ne s’agit que d’un jeu…

Encore une fois, on se demande où Pierre Lemaître va chercher tout ça ! Les analyses psychologiques, les descriptions de prises d’otages, la vie carcérale… Tout cela a dû demander un immense travail à l’auteur ! L'auteur nous offre un tableau des grandes entreprises qui fait frémir : entre les manipulations, les complots, la violence psychologique ou physique sans oublier ses employés dénués d'amour propre, ça fait froid dans le dos !

Mon seul regret, c’est d’avoir dû le lire par petits bouts. Deux semaines pour lire un polar, c’est difficile pour se remettre dans l’ambiance…

dimanche 5 août 2012

Et puis Paulette… / Barbara Constantine

et puis paulette

Il y a deux ou trois ans, j’avais beaucoup aimé Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom et c’est avec plaisir que je me suis replongée dans l’atmosphère des romans de Barabara Constantin. Même si j’ai moins été emballée cette fois-ci car je connaissais déjà le style de l’auteur, j’ai passé un très bon moment de lecture.

Le principe de ce roman est simple : Ferdinand vit maintenant seul dans sa grande ferme et propose à une, puis deux, puis… de venir s’installer chez lui. Si au départ, c’est pour les dépanner, toute une chaîne de solidarité se met en place et la vie s’organise en fonction des spécialités de chacun. La "solidarvioc" comme la nomme l'un des personnages regroupe des vieux mais aussi des jeunes, voire des très très jeunes... qui apportent tous un petit quelque chose dans cette grande ferme qui avait perdue son âme.

Cette lecture a été très agréable mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il manque de profondeur. Certains personnages sont abandonnés en court de récit sans qu’on sache ce qu’ils vont devenir. Certes cette légèreté en fait un roman très facile à lire mais le thème est intéressant et aurait mérité d’être plus poussé. Et mon cynisme ne peut m’empêcher de me demander ce que cette colocation hétéroclite donnera dans quelques mois, voire quelques années… J’imagine les pires scénarios ;-)

lundi 16 juillet 2012

Les autos tamponneuses / Stéphane Hoffmann

autos tamponneuses

C’est en promenant sur le blog de Gambadou juste avant de partir à la Médiathèque que j’ai eu envie de lire ce roman qui m’intriguait beaucoup et qui l’avait bien amusée.

Pierre et Hélène sont mariés depuis presque quarante ans lorsque Pierre décide de prendre sa retraite. Seulement, Hélène qui vivait tranquillement dans sa maison dans le Golfe du Morbihan pendant que Pierre travaillait à Paris, voit d’un mauvais œil l’idée d’avoir son mari sur son dos à longueur de temps.

La première partie est une succession de scènes drôles où l’on découvre des personnages égocentriques, soucieux des apparences et méprisant leurs proches. Au moment où je commençais à me lasser un peu de ces personnages assez antipathiques et que je m’inquiétais que tout le livre continue sur le même ton, les masques commencent à tomber et on découvre des personnages plus humains qu’il n'y paraît.

Je ne dirais pas que c’est un grand roman mais on passe un bon moment de lecture en navigant au milieu des clichés de la bourgeoisie de province.

vendredi 13 juillet 2012

No et moi / Delphine de Vigan

no et moi

Ayant beaucoup aimé ma lecture de Rien ne s’oppose à la nuit, j’ai eu envie de découvrir l’un de ses romans précédent. Mon choix s’est porté un peu par hasard sur ''No et moi'', sûrement parce que c’est l’un de ses plus connu (en tout cas c’est le titre qui me parlait le plus) et il fût bon. Impossible de le refermer avant de connaître l’histoire de ces deux jeunes filles.

Lou Bertignac est une jeune lycéenne de treize ans (elle a déjà sauté deux classes) qui s’engage dans un moment de panique à produire un exposé sur les jeunes femmes sans abris. C’est ainsi, qu’elle entre en contact avec No et qui accepte de lui parler un peu d’elle. Mais vivant d’en un cadre familiale un peu perturbée, Lou va beaucoup s’attacher à No et une sorte d’amitié va se lier entre elles. Une amitié entre une jeune fille surdouée et une jeune SDF est-elle réellement possible ?

No est moi est un roman fort sur la condition humaine. On y rencontre beaucoup de personnes (adultes ou enfants) blessées par la vie. On est confronté à la dépression, l’alcool, le rejet de l’autre, le manque de confiance, l’abandon... Mais Delphine de Vigan maîtrise suffisamment ces domaines pour ne pas tomber dans le larmoyant. (En lisant ''Rien ne s’oppose à la nuit'', le livre qu’elle a écrit sur sa mère, on a appris à quel point l’auteur avait été confronté personnellement à plusieurs de ces situations.)

''No et moi'' est l’histoire d’êtres qui souffrent à des degrés divers mais qui connaissent des périodes de répits et de bonheur. Le ton de Delphine de Vigan sonne toujours juste, ce qui rend la lecture du roman agréable malgré les sujets difficiles.

Il y aurait des milliers de choses à dire sur ce roman et sur sa justesse mais j’en raconterais beaucoup trop sur Lou, No et Lucas. Ah tiens, je ne vous en avais pas parlé de Lucas ? Eh bien, vous savez ce qu'il vous reste à faire :-;

vendredi 22 juin 2012

L’origine de la violence / Fabrice Humbert aux éditions Le Passage

origine de la violence

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman sans en pour autant en connaître le sujet. Je suis tombée dessus par hasard à la médiathèque et les premières lignes m’ont accrochée au point de prévenir à la maison qu’il fallait qu’on me laisse un maximum de temps de lecture pendant le week-end ! Et même si le sujet n’est pas très gai, que ça fait du bien de se plonger entièrement dans une histoire et de se laisser imprégner par les personnages et les ambiances !

L’origine de la violence va nous emmener dans les méandres de la seconde guerre mondiale, de la France d’avant guerre à l’Allemagne nazi et les conséquences que les exterminations peuvent encore avoir soixante-dix plus tard.

Tout démarre avec une banale visite scolaire d’un lycée français au camp de Buchenwald où l’un des professeurs va tomber nez à nez avec une photo qui va bouleverser sa vie. Sur ce cliché datant de 1942, il y voit un homme ressemblant trait pour trait à son père. De retour en France, par curiosité, il va essayer de connaître son identité. Et de fil en aiguille il va découvrir un lourd secret de famille.

La première partir du roman est consacrée aux conditions de vie que l’homme de la photo a connu au camp de Buchenwald. Et encore une fois j’ai été stupéfaite par les horreurs que j’ai pu y lire. Ce n’est pourtant pas le premier livre que je lis sur le sujet mais j’en arrive toujours à me demander à un moment donné si l’auteur n’invente pas tout ça. Mais non, je sais qu’un auteur, même avec une imagination débridée et perverse, ne pourrait pas imaginer le quart de ce que ces détenus ont pu subir dans ces camps de concentrations.

Mais Fabrice Humbert a su ancrer l’Histoire dans une histoire de famille vraiment intéressante et accorder une histoire d’amour avec une jeune et belle allemande à notre professeur, permettant ainsi au lecteur de souffler un peu.

L’origine de la violence a été une lecture vraiment passionnante que je ne peux que vous conseillé si vous ne l’avez pas déjà lu.

lundi 23 avril 2012

Rouler / Christian Oster

rouler

Ah ! quel bonheur de retrouver les romans de Chritian Oster. Jusque-là, tous ceux que j’ai lus se ressemblent fortement et sont en même temps très différents. Ils mettent à chaque fois en scène un homme qui quitte son domicile sans but défini et se laisse porter par les hasards de la vie. Dans Rouler, c’est encore le cas. Un homme part en voyage à bord de sa voiture sans avoir de destination en tête. Il roule au gré de ses envies et de ses rencontres et le lecteur suit tous ses doutes, ses réactions face aux situations qu’il rencontre. Et petit à petit, on en apprend un peu plus sur l’origine de son voyage et son besoin de se retrouver.

Ce qui est incroyable avec les romans de Christian Oster, c’est qu’on s’identifie toujours aux personnages principaux même s’ils nous énervent aussi parfois. On vit les scènes au plus près du personnage en se demandant ce que nous ferions à sa place. Et tout le temps que durent ces lectures, je garde à l’esprit tout au long de la journée ces atmosphères très particulières.

Bref, j’aime beaucoup Christian Oster (tout autant pour ses romans adultes que pour ses romans enfants très très drôles) et ne peut que vous conseiller de vous plonger dedans !

lundi 5 mars 2012

Les années / Annie Ernaux

Années

Ce roman était resté quelques semaines sur ma table de nuit au moment de sa sortie il y deux ou trois ans sans que je réussisse à me plonger dedans. Et puis la semaine dernière, j’ai ouvert le livre, lu les premières pages et je ne me suis plus arrêtée.

Je sens que je vais avoir du mal à parler de ce livre un peu spécial. C’est un roman autobiographique sans totalement être un roman. C’est une histoire tout en étant l’Histoire. En fait, Annie Ernaux nous offre un témoignage sur la société dans laquelle elle vit depuis sa naissance dans les années 40. En nous parlant de sa propre vie sans jamais vraiment entrer dans les détails d’ailleurs, elle ne dit jamais « je ». Le cheminement de sa vie est celui de beaucoup d’autres femmes de son époque.

Pour les personnes qui sont de la génération d’Annie Ernaux, elles retrouveront leur enfance, puis leurs débuts dans la vie active, etc. Pour ceux qui, comme moi, sont nés bien après, ils liront une partie de ce roman comme un témoignage et apprendront beaucoup de choses sur la vie de leurs parents, surtout avant mai 68 ! J’ai encore du mal à imaginer que l’avortement n’était pas légalisé, la pilule non généralisée et la peine de mort encore de vigueur.

J’ai beaucoup aimé lire ce roman et j’espère qu’il me restera beaucoup plus longtemps en mémoire que les autres titres que j’ai lu d’elle mais dont je ne me souviens absolument pas… (J’en connais une qui, si elle vient toujours sur ce blog, doit bondir sur sa chaise en lisant ces dernières lignes ;-)

jeudi 16 février 2012

Retour à Killybegs / Sorj Chalandon

retour a killybegs

On m’avait prévenu que je ne serai pas déçue par cette lecture et on avait tout à fait raison ! Encore un coup de cœur pour cet auteur que ne cesse de m’émerveiller. Il n’y a pas longtemps, je vous parlais de ''Mon traître'' où un luthier français nous racontait l’histoire d’une trahison, celle de son ami Tyrone Meehan, qui pendant trente ans a menti à tout son entourage et à toute l’Irlande en se disant combattant de l’IRA alors qu’il fournissait aux Anglais des informations capitales sur les actions de l’IRA. Dans Retour à Killybegs, nous avons cette fois-ci la même histoire mais racontée par Tyrone Meehan lui-même. Consignant toute sa vie dans un carnet, il explique comment il a été obligé de trahir son pays et toutes les personnes qu’il aimait. C’est l’occasion pour le lecteur (moi en l’occurrence) de mieux comprendre le combat que l’IRA a mené et les sacrifices que les irlandais étaient près à faire dès leur plus jeune âge. Il y évoque notamment les conditions de vie dans les prisons anglaises où les combattants de l’IRA avaient décrétaient la grève de l’hygiène et des vêtements, le célèbre épisode dit des couvertures.

Le roman est absolument passionnant car on y apprend beaucoup de choses sans même s’en rendre compte. L’auteur nous emmène au cœur des combats, des prisons, des familles et nous fait participer à cette lutte pour l’indépendance. Ce que je trouve admirable chez cet auteur, c’est qu’il sait aller à l’essentiel. Dans un style concis et efficace, il nous emmène au cœur de l’action. Sorj Chalandon a également réussi cet exercice délicat de donner deux versions d’une même histoire sans qu’on ait l’impression de redites. Au contraire, on sent bien à quel point les deux versions sont complémentaires.

Bref, un énorme coup de cœur pour cette lecture d’autant plus passionnant quand on a lu ''Mon traître'' au préalable.

samedi 4 février 2012

La Promesse de l’aube / Romain Gary

Promesse de l'aube

J’avais lu il y a une dizaine d’années La Vie devant soi de Romain Gary que j’avais vraiment beaucoup aimé et dont je garde encore des images très nettes. Et il y a quelques semaines, Audouchoc publiait un billet très élogieux sur la Promesse de l’aube. Le début d’année et les bonnes résolutions aidant, je me suis lancée dans cette lecture.

Je dois avouer que j’ai failli abandonner la lecture de ce roman mais que sa renommée m’a obligé à poursuivre. Et quelle chance ! Car plus j’avançais dans le roman et plus j’étais captivé par cette histoire d’inspiration autobiographique.

La Promesse de l’aube reprend de manière chronologique la vie de Romain Gary et de son attachement pour sa mère. D’origine russe, la mère et le fils vivent quelques années en Pologne avant de gagner la France, terre de rêve et d’espoir pour la mère de Romain Gary qui rêve d’un grand destin pour son fils.

C’est tout la période de l’enfance qui m’a passablement ennuyée. La mère de Romain Gary était à la fois totalement dévouée au bonheur et au bien-être de son fils tout en exigeant beaucoup de lui. Bien des scènes m’ont parues excessives comme les habillages et les exploits que le jeune narrateur essaie d’accomplir pour tenter de se conformer à ce que sa mère attend de lui.

Mais une fois arrivés en France et notre jeune héros un peu indépendant, les choses deviennent beaucoup plus intéressantes, d’autant plus que l’auteur nous offre un témoignage sur la vie pendant la seconde guerre mondiale. Plus on avance dans le récit et plus les anecdotes sonnent justes. J’ai trouvé que le ton changeait à partir du moment où l’on entre dans le monde adulte.

Au final, La Promesse de l’aube est un roman à la fois sur l’amour d’une mère pour son fils. Elle était prête à remuer ciel et terre pour son fils qu’elle voyait plus brillant que tous les autres enfants puis adultes de la Terre. C’est également un roman sur l’amour d’un enfant puis d’un homme pour sa mère et qui tentera le maximum pour atteindre pour s’attirer la fierté de sa mère. Et puis, c’est un témoignage sur la vie pendant la seconde guerre mondiale et toutes les atrocités que ces hommes ont vécues. Romain Gary en profite pour rendre hommage à tous les hommes qu’il a rencontré et qui sont mort pour la France.

Malgré un début difficile, je suis vraiment contente d’avoir découvert ce texte que je garderai longtemps en mémoire.

vendredi 27 janvier 2012

L’Amant / Marguerite Duras

Amant

Depuis le temps qu’il fallait que je le lise, ça y est, c’est fait. De ça, j’en suis très contente. Par contre, j’ai mauvaise conscience de devoir dire que je n’y ai pas vu le grand chef d’œuvre dont tout le monde parle… Autant j’avais été emportée par ma lecture de ''__Barrage contre le Pacifique__'', autant, là, je suis restée en dehors du texte. Ce n’était peut-être pas le bon moment ou j’aurais peut-être dû commencer par celui-ci avant de me lancer dans Barrage contre le Pacifique. On y retrouve pourtant l’étrange ambiance familiale où la communication est totalement absente, la solitude des individus face à leur vie, le besoin des héroïnes de trouver un homme qui leur apporteront un peu de réconfort charnel ou matériel. On retrouve également le personnage du frère qui ne se soucie pas de sa sœur ni de sa mère et place son propre intérêt au-dessus de tout.

Il y a beaucoup de similitudes entre ces deux romans mais L’Amant ne m’aura pas emporté comme Barrage contre le Pacifique.

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