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mardi 19 janvier 2016

Otages intimes / Jeanne Benameur aux éditions Actes Sud

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Comment parler de ce roman avec des mots justes ? Depuis la lecture des premières pages de ce magnifique roman, je sais qu’écrire ce billet sera laborieux. Otages intimes pourrait être l’histoire de la résilience d’Etienne, photographe de guerre, libéré après plusieurs mois de captivité. Obnubilé par certaines images, par ses peurs ressenties pendant ce long enfermement, il tente de se reconstruire auprès des gens qu’il aime. Mais Otages intimes va plus loin que cela puisque les mots de Jeanne Benameur résonnent en nous, comme si l’auteur nous chuchotait tous ces mots au creux de l’oreille, comme si toutes les interrogations d’Etienne étaient en réalité les nôtres. Des combats, des blessures, des peurs, chacun d’entre nous en a connus. Toutes ces souffrances ont des causes différentes et des conséquences variables mais elles nous permettent de ressentir tous les mots de Jeanne Benameur au plus profond de soi. Le texte de Jeanne Benameur a résonné au fond de moi tout au long de ma lecture et je sais que je n’oublierai pas un tel roman.

C’est rare que je laisse des citations sur ce blog. Mais aujourd’hui, je voulais partager ce passage qui m’a beaucoup marqué, une magnifique ode aux mamans :

« L’odeur du café chaud, le sourire de sa mère, sa main dans ses cheveux… Et soudain les larmes qu’il n’attendait pas coulent sans qu’il puisse rien retenir… je suis désolé… c’est tout ce qu’il peut dire… Irène le serre contre elle comme lorsqu’il était petit. Comment embrasser toute la désolation d’un homme. »

Je m’arrête là car il me faudrait recopier le livre dans son intégralité…

(Roman lu dans le cadre du Match de la rentrée littéraire 2015 organisé par Price Minister.)

mercredi 4 novembre 2015

Une Traviata / Stéphanie Janicot

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Une Traviata de Stéphanie Janicot fait partie des quelques livres lus ces derniers mois. Comme cette lecture remonte déjà à deux mois, je cède à la facilité de vous livrer le résumé de l'éditeur :

''La cantatrice Sistina Piave vivait pour son art. Elle y renonça par amour pour un riche et beau lord anglais. Les années passèrent. Exilée dans les brumes de l'Angleterre victorienne, délaissée par un mari volage, la belle italienne céderait-elle à la tentation d'un amour oublié, jouerait-elle enfin pour une seule et unique représentation le plus beau des rôles : celui de La Traviata ? Déchirante comme une aria de Verdi, une histoire d'amour vibrante de toutes les passions, subtile et perverse comme un roman anglais, belle et romantique comme un opéra.''

Je souhaitais vous parler de ce livre car je l'ai aimé tout en ayant été particulièrement déçue par la fin. L'histoire de Sistina est particulièrement touchante. Par amour, elle renonce à son art, à son Italie, au soleil. Mais l'arrivée de John Bennett, ami de jeunesse de son mari, va remuer ce passé lointain. Devenu directeur musical, il souhaite faire jouer la Traviata à Sistina pour lui faire prendre conscience de tout ce qu'elle a abandonné.

La Traviata est remarquablement bien écrit. Le lecteur plonge au coeur des salons victoriens avec ses réceptions, ses frivolités, ses conventions. Stéphanie Janicot parle remarquablement bien de l'univers musical et de cet opéra de Verdi en particulier. Et plus les répétitions s'enchaînent, plus les tensions s'exacerbent. La fragilité de Sistina devient de plus en plus palpable. Bref, Une Traviata aurait pu être un grand coup de coeur pour moi s'il n'y avait pas eu le dernier chapitre. LE chapitre de trop. LE chapitre qui efface en quelques pages toute la dimension dramatique du roman. Dommage.

Alors, un conseil, si vous lisait Une Traviata, n'hésitez pas à terminer votre lecture quelques pages avant la fin.

lundi 17 novembre 2014

Le Turquetto / Metin Arditi

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Cela faisait plusieurs mois que je cherchais à emprunter ce roman sans parvenir à mettre la main dessus, si bien que je ne savais plus exactement de quoi il traité lorsque je l’ai commencé. Mais dès les premières pages, je me suis retrouvé auprès du personnage principal, appelé Elie pendant son enfance, puis Le Turquetto lorsqu’il devient peintre, au cœur de Constantinople puis de Venise.

J’ai commencé ce roman un soir avant de me coucher et le lendemain matin, me sont revenues des images qui m’ont demandé quelques secondes pour les identifier comme les premières pages de mon livre et non celles d’un film. Que j’aime cette sensation lorsque les descriptions d’un livre sont si nettes qu’on a l’impression d’avoir vu un film !

Le Turquetto retrace la vie d’un artiste peintre d’origine juive, né à Constantinople au début du XVIe siècle et qui a émigré à Venise à la mort de son père pour exercer sa passion : la peinture. Là-bas, il se fait passer pour chrétien (car la peinture est avant tout religieuse à cette époque et seul un chrétien ne peut peindre des scènes religieuses) et se fait appeler Le Turquetto. D’abord en apprentissage auprès d’un maître, il s’affranchit de sa tutelle et gagne en notoriété. Mais cacher son origine juive n’est pas toujours aisée…

L’histoire de ce « Turquetto » que nous livre Metin Arditi est vraie, ou tout du moins, elle colle au plus près de la réalité, en fonction des archives que l’auteur a pu consulter à ce sujet. Metin Arditi rend hommage à ce grand peintre dont il ne reste plus qu’une seule toile. Lire ce roman, c’est plonger au cœur de la Renaissance, auprès des plus grands noms de peintres de cette période. Et c’est aussi découvrir Constantinople et ses trafics d’esclaves et sa misère, Venise et son épanouissement artistique et surtout l’influence de la Religion dans ces deux sociétés.

Il y encore beaucoup de choses à dire sur ce roman mais je suis contre les billets-fleuve ! Alors, je conclurai en vous conseillant de vous plonger dans cette lecture passionnante et dépaysante. Et moi, je file découvrir les autres titres de cet auteur en espérant qu'ils soient à la hauteur de ce Turquetto !

vendredi 7 novembre 2014

Les demeurées / Jeanne Benameur

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Lorsque l’on parle de Jeanne Benameur, Les Demeurées est le titre qui revient le plus souvent et l’on comprend vite pourquoi. Ce livre a beau être très court, il n’en est pas moins très fort. Les demeurées met en scène La Varienne et sa fille, une mère et une fille pas comme les autres puisque La Varienne est une simple d’esprit. Ce petit roman va nous dévoiler toute l’importance du langage. Langage du corps puisque La Varenne ne parle pas mais parvient à apporter tout l’amour dont la petite Luce a besoin, se dévouant à sa manière entièrement au bien être de sa fille. Et langage verbalisé que la petite Luce va découvrir en faisant une incursion dans le monde de l’école, incursion dans un monde extérieur qui va justement ébranler l’équilibre de cette famille particulière.

Les demeurées est un petit bijou, rempli d’amour et d’émotions. On est à la fois attendri par cette relation très particulière entre mère et fille et à la fois catastrophé à l’idée que la petite Luce reste enfermée dans l’univers de sa mère, ne pouvant communiquer avec l’extérieur et se préparant à une vie bien difficile alors qu’elle possède toutes les capacités pour intégrer le Monde.

Les demeurées fait partie de ces rares, très rares livres qui me donnent envie de les relire un peu plus tard, pour me replonger dans cette poésie et dans cette réflexion.

dimanche 20 juillet 2014

Profanes / Jeanne Benameur

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Après avoir découvert Jeanne Benameur avec ''Les Insurrections singulières'', je me suis attaquée à Profanes, roman qui a eu beaucoup de succès sur la blogosphère l’année passée. Si j’avais déjà beaucoup aimé le premier, j’ai encore plus apprécié celui-ci.

Octave Lassalle est un vieux monsieur qui vit seul depuis de nombreuses années. Au matin de ses quatre-vingt-dix ans, il décide de s’entourer de quatre personnes qui se relayeront tout au long de la journée pour l’assister et lui tenir compagnie jusqu’à ce que son dernier jour arrive. Ces quatre personnes ont des profils très différents et des histoires uniques mais chacune va apporter à Octave Lassalle des éléments de leur vie qui lui permettront de faire la paix avec lui-même. Parce que ce vieux monsieur vit depuis que sa fille s’est tuée dans un accident de voiture et que sa femme a préféré rejoindre son Québec natal. Pendant ces dizaines d’années, Octave Lassalle n’a jamais réussi à faire le deuil de sa fille et ces quatre personnes, chacune à leur manière l’aideront dans cette douloureuse tâche.

Il est très difficile de parler de ce roman car ce qui compte dans ce récit, ce ne sont pas les faits, les paroles mais plutôt tout ce qui est suggéré, tout ce qui n’est pas dit mais qui pourtant se crée sous nos yeux. Car tous les personnages que l’on rencontre nous deviennent familier, parce qu’il y a un peu de nous dans chacun d’eux. Si les quatre personnes chargées de tenir compagnie au vieil homme lui apportent beaucoup, chacun tire un enseignement ce cette expérience, comme s’ils ouvraient un œil neuf sur leur propre vie.

Plutôt que d’écrire des lignes et des lignes sur ce roman sans parvenir à en donner une image fidèle, je vous conseille de vous procurer ce livre et de prendre le temps de vous plonger dedans, de vous immerger de cette ambiance si particulière et de savourer ce texte.

jeudi 30 janvier 2014

Le quatrième mur / Sorj Chalandon

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Avec son dernier roman, Le quatrième mur, Sorj Chalandon m’a encore une fois subjuguée. Et encore une fois, je note que les lycéens ont bon goût puisqu’ils lui ont décerné le prix du Goncourt des lycéens à l’automne dernier. Pourtant, ce roman n’est pas facile, ni par les thème qu’il aborde, ni par sa construction.

Le quatrième mur s’ouvre sur une succession de chapitres mettant en scène des personnages à des époques diverses. J’avoue qu’il m’a fallu une bonne cinquantaine de pages pour relier les épisodes entre eux et comprendre là où l’auteur voulait nous emmener. C’est au Liban, où la guerre fait rage dans les années 80, que Samuel veut monter la pièce de théâtre d’Anouilh, Antigone. Jouer cette pièce en réunissant sur scène des acteurs issus des différents camps serait une preuve que la Paix est possible. Mais une maladie incurable l’empêche de mener à bien ce projet et il fait promettre à Georges, son ami rencontrer pendant les manifestation pro-palestiennes, de le remplacer coûte que coûte. Georges ne mesure pas toutes les conséquences que cette promesse vont avoir dans sa vie. Georges va découvrir la Guerre et toutes ses horreurs.

Pour celui qui ne connait pas Sorj Chalandon, cette lecture sera dure car l’auteur retranscrit à la perfection les tentions entre les camps qui s’opposent et nous donne à voir les atrocités de la guerre (autant que les mots peuvent le faire car on imagine une réalité qui va bien au-delà des mots). Mais lorsqu’on a eu l’occasion de rencontrer Sorj Chalandon et de l’entendre parler de ce livre, on sait que ce qu’il nous donne à voir, il l’a vécu. Ce roman, comme il le dit, l’aide à chasser ses fantômes, à se défaire un peu de tout ce qu’il a vu pendant qu’il couvrait la guerre du Liban en tant que journaliste.

Le quatrième mur est un livre sur la guerre, sur la paix, sur le théâtre, sur la fraternité, sur la violence, sur la vie… Un livre qui soulève beaucoup de questions et qui nous fait prendre du recul sur nos petits tracas du quotidien mais qui nous fait sérieusement douter sur la nature humaine.

Je remercie au passage Enna qui m’a fait découvrir cet auteur il y a deux ans. J’ai déjà eu la chance de le rencontrer à deux reprises pour l’entendre parler de ''Retour à Killibegs'' et du Quatrième mur. Il sera à nouveau présent au salon du livre de Rennes, Rue des livres, au mois de mars, et je compte bien l’entendre encore nous parler de ses activités de journaliste et d’écrivain, deux métiers qui nous ouvrent les yeux sur le monde. Mais quelque chose me dit que les "blogueurs de l'ouest" y seront aussi ;-)

Challenge Petit Bac 2014, organisé par Enna Catégorie Objet de ma ligne romans & Cie petit_bac_2014.jpg

jeudi 23 janvier 2014

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea / Roman de Puertolas

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J’ai lu ce titre dans le cadre du prix D’un livre à l’autre mais je dois avouer que j’avais repéré ce titre depuis bien longtemps sur la blogosphère.

Pour ceux qui ne savent pas encore de quoi il en retourne, je vous en livre quelques mots. Un beau matin, un fakir tout droit arrivé d’Inde, monte dans un taxi parisien en direction du célèbre magasin suédois, proposant des lits à clous à un tarif défiant toute concurrence. Ce fakir est un véritable escroc complètement fauché qui a abusé de la générosité des habitants de son village pour se faire payer son billet d’avion. Et lorsque le vendeur habillé du magasin (dont je souhaite taire le nom car il n’a pas besoin de publicité gratuite) lui annonce que son lit ne sera disponible que le lendemain matin, notre charmant fakir décide d’économiser une chambre d’hôtel en passant la nuit dans le magasin. Seulement, en se cachant dans une armoire métallique, il n’imaginait pas que ça serait le début d’un long périple à travers le monde entier… Un périple qui lui permettra de changer de vie grâce aux différentes rencontres qu’il fera.

Je dois avouer que j’ai eu du mal à accrocher au départ. Je crois que je n’ai pas tellement le sens de l’humour en matière littéraire. Et puis, je me suis laissée prendre par les aventures ahurissantes du fakir au nom imprononçable. Cette lecture a été une bonne distraction mais je crois qu’il ne m’en reste déjà plus grand chose… D’ailleurs, mon billet s’arrête ici.

Lu dans le cadre du Challenge Petit Bac 2014 d'Enna. Catégorie VERBE de ma ligne romans & Cie petit_bac_2014.jpg

mercredi 8 janvier 2014

Les Insurrections singulières / Jeanne Benameur

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Les insurrections singulières de Jeanne Benameur met en scène Antoine, un homme qui aborde un nouveau tournant dans sa vie. Agé d’une petite quarantaine d’années, il est contraint de revenir vivre chez ses parents après s’être séparé de Karima. Ce retour en arrière est en plus accompagné d’une crise à l’usine où il travaille. Les patrons ont décidé de délocaliser l’usine, des licenciements sont annoncés, les grèves et manifestations se succèdent sans que les choses n’avancent. Antoine est donc à uns sorte de point mort où plus rien ne va dans sa vie ; jusqu’à ce qu’il rencontre Marcel, un bouquiniste sur le marché, avec qui il se lie d’amitié. Et c’est en lui offrant une autobiographie de Jean de Monlevade qu’Antoine va avoir un déclic. Monlevade, au Brésil, est la ville où son usine doit être délocalisée. C’est donc accompagné de son nouvel et fidèle ami qu’Antoine va partir au Brésil pour tenter de découvrir comment les ouvrier brésiliens vivent et perçoivent le travail à l’usine. Et c’est au court de ce séjour qu’Antoine va se réconcilier avec lui-même et trouver sa voie.

Les insurrections singulières a beau être un court roman, il est dense et foisonne de questions qui résonnent en nous, qui nous forcent à nous interroger sur le sens de notre vie, sur les choix que l’on hésite à faire. Jeanne Benameur montre au lecteur qu’il est important de croire en ses rêves et qu’il ne faut pas se contenter de faire ce que les autres (parents, frères et sœurs, amis…) attendent de nous. Il faut se donner les moyens de vivre nos rêves et de s’épanouir dans une vie qui nous corresponde.

Et puis Jeanne Benameur a su trouver un rythme dans ses phrases qui traduit fidèlement le chaos qui règne dans l’esprit d’Antoine au début du livre. Ce livre est le premier que je lis de cet auteur et je sais déjà que je me plongerai à nouveau avec plaisir dans un autre de ses romans.

Les billets de Sylire, Géraldine, Noukette, etc.

lundi 9 décembre 2013

Meurtres pour rédemption / Karine Giebel

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Un billet élogieux chez Mrs B il y a quelques semaines m’avait donné très envie de me plonger dans ce polar. Pas disponible dans le rayonnages de la médiathèque, je l’ai réservé et j’ai été assez surprise quand au bout de quelques jours on me tend un énorme pavé de 989 pages (la bibliothécaire a bien rigolé en le tendant, sachant que j’avais déjà une énorme pile de livres devant moi…). Bref, je me demandais si j’allais avoir le courage de me plonger dans cette longue aventure, moi qui n’aime pas passer trop temps sur un même livre. Eh bien, oui, j’ai dévoré ce livre en moins de deux semaines. Mais je dois avouer que je n’en suis pas encore totalement ressortie, j’ai un peu de mal à passer à autre chose tant cette lecture a été intense.

En effet, ''Meurtres pour rédemption'' se lit en apnée. Impossible de se détendre en tournant les pages de ce thriller vraiment très dur. Pour vous donner les grandes lignes, les trois-quarts du roman se passe dans une prison de femme où l’héroïne, Marianne, vingt-et-un an, emprisonnée à perpétuité pour les meurtres de plusieurs personnes, se fait tabasser par les détenus, les surveillantes, les matons, etc. Bon, je vous rassure, elle a du répondant cette petite Marianne, ce n’est pas un hasard si elle excellait en karaté avant son emprisonnement. Et puis, on vient la voir un jour au parloir en lui proposant un deal : elle tue une personne en échange de sa liberté…

Bon, en lisant mon résumé, on pourrait avoir l’impression qu’il ne s’agit que de violence dans ce livre. Hors, non, il est aussi question d’Amour, d’Amitié avec des grands A qui donne à ce récit une grande force et qui nous oblige à tourner les pages.

A cette lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander jusqu’à quel point ce livre était fidèle à la réalité. A quel point certains détenus peuvent faire l’objet de haine et de règlement de compte aussi cruels. Comme les être humains peuvent-ils être capables de tant de cruauté.

Bref, un excellent roman (pour passer de bonnes fêtes de fin d’année ;-)

lundi 25 novembre 2013

La vie d’une autre / Frédéric Deghelt

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En commençant ce roman que j’avais repéré sur la blogosphère, je ne pensais pas y trouver une véritable leçon de vie. Je n’aurai jamais imaginé qu’elle aurait autant d’impact sur ma vie personnelle.

Marie se réveille un matin en ayant oublié les douze dernières années de sa vie, y compris son mariage et la naissance de ses trois enfants. Elle va avouer son état à certaines personnes et le cacher à d’autres en espérant retrouver rapidement la mémoire. Mais, chose surprenante, elle va décider de ne rien dire à son mari, Pablo. Si dans ses souvenirs, elle vient tout juste de le rencontrer, elle va devoir, en un quart de seconde, assumer sa vie de famille sans rien laisser paraître ! Aidée par certaines personnes, elle va petit à petit comprendre certains événements de sa vie qui pourraient expliquer cette perte de mémoire.

Je ne sais pas comment vous parler de ce livre dont ma lecture a été vraiment très personnelle. Et comme ce blog n’a pas vraiment vocation à étaler mes états d’âme, je me contenterai de dire qu’elle m’a fait reprendre conscience que notre vie devenait ce qu’on en faisait. En tournant la dernière page, je me suis rendue compte que j’avais retrouvé plein d’énergie me permettant d’appréhender différemment les contraintes du quotidien (qui peuvent parfois peser très lourd avec un jeune enfant à la maison…), gardant mon énergie pour profiter de la vie.

Je ne suis pas certaine que cette lecture résonne de la même manière chez chaque lecteur, je crois que j’ai surtout eu la chance de le lire au bon moment.

J’arrête là mon billet même si j’ai bien conscience de ne pas vous parler du livre en lui-même. Mais très égoïstement, au lieu d’essayer d’analyser un peu plus ma lecture et de vous faire part des nombreux thèmes abordés dans le livre, je préfère ne conserver que mon ressenti. Et puis, vous trouverez de nombreux billets très complets sur la blogosphère !

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