Ca faisait longtemps que je voulais lire Magnus de Syvlie Germain, lauréat du Goncourt des lycéens il y a quelques années. De manière générale, j’apprécie énormément les Goncourt des lycéens, mais, là, je dois dire que celui-ci ne m’a pas emballé, ni dans l’histoire, ni dans la forme.
Magnus nous renvoie dans le monde de l’après guerre. Un petit garçon, fils d’un médecin « opérant » dans un camp de concentration, va être confié à un oncle en Angleterre alors que son père est décrété mort au Mexique où il se cachait ,et que sa mère sent sa dernière heure venir à son tour. C’est alors que le garçon va faire d’importantes découvertes sur son enfance dont il n’avait aucun souvenir. Elles vont fortement le perturber et l’inciter à parcourir le monde à la recherche de son véritable « moi ».
Autant le dire, l’histoire ne m’a pas vraiment convaincue et je ne me suis attachée à aucun personnage. Et puis, il m’a manqué un peu de cohérence. J’ai eu parfois l’impression de suivre plusieurs histoires qui ne formaient pas forcément un tout. Quant à la forme, ça n’a guère été mieux car entre chaque chapitre (appelé « fragment ») racontant l’histoire est inséré un texte issu de divers livres. Ces interruptions, mêmes si elles renvoient à l’histoire, m’agacent toujours car elles me freinent dans mon envie d’en savoir plus.
Bref, une rencontre manquée entre Sylvie Germain et moi…





















