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lundi 5 janvier 2015

C’est moi qui éteins les lumières / Zoyâ Pirzâd aux éditions Zulma

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Cela faisait longtemps que je voulais lire cet auteur (et comme toujours les semaines, les mois, les années passent..) et il y a quelques temps, à la médiathèque, je suis tombée par hasard sur ce roman, C’est moi qui éteins les lumières, qui vient d’être réédité en version poche. Eh bien, je regrette de ne pas avoir pris le temps plus tôt de me plonger dans les romans de cet auteur iranien qui connaît un très grand succès dans son pays.

C’est moi qui éteins les lumières est une sorte de Desperate Housewives à l’iranienne (bon plus soft tout de même). Clarisse vit à Abadan, près de Téhéran. Elle est mère d’Armen, jeune garçon en pleine crise d’adolescence et de jumelles espiègles. Son quotidien, consacré entièrement au bien être de sa famille, est réglé au millimètre, entre les goûters des enfants, les sorties au Club, les cours de piano, et les visites régulières de sa sœur et de sa mère. Mais toute cette mécanique va se gripper avec l’arrivée de nouveaux voisins en face de chez eux. Emile débarque dans sa vie, accompagné de sa mère au comportement étrange et de sa fille, Emilie qui devient aussitôt amie avec ses enfants.

Dès les premières pages, je me suis sentie bien dans l’univers de Clarisse où tout semble sous contrôle. Et puis, avec la rencontre de ces nouveaux voisins et avec la multiplication des intrigues, Clarisse se révolte face à cette vie qu’elle consacre aux autres et où personnes ne s’intéresse réellement à elle.

Cette petite révolution, ce besoin d’émancipation, se développe tout doucement, par petites bribes. Et on ne peut que soutenir Clarisse dans cette envie de changement. Ce petit roman est plein de finesse, très lumineux et très vivant. Cette histoire universelle malgré la distance et les différences de culture qui séparent nos pays fût une lecture vraiment très agréable.