maison ou je suis mort autrefois

Très étrange roman policier japonais dont je ne sais pas exactement quoi penser. Un homme et une femme qui s’étaient aimés au lycée, se retrouvent sept ans plus tard. Cette jeune femme, Sayaka, le recontacte quelques jours plus tard avec une drôle de demande. Elle voudrait qu’il l’accompagne sur les pas de son père, décédé un an plus tôt et qui lui a légué un plan et une clé à tête de lion. Mais cette aventure est bien plus complexe qu’elle ne paraît car Sayaka espère trouver sur les lieux une réponse à une amnésie dont elle souffre depuis son plus jeune âge et une explication à la manière dont elle se comporte avec sa petite fille.

L’enquête est passionnante, on suit les avancées de ces deux personnages qui découvrent la maison à laquelle correspond la clé. Une mystérieuse maison où le temps semble s’être arrêté 23 ans plus tôt… La relation entre Sayaka et Keigo est amusante. Sayaka est mariée mais cache cette escapade à son mari parti en déplacement mais ne semble pas attendre autre chose qu’une aide de cet ancien amour. De son côté Keigo se demande ce qu’attend Sayaka de lui, se remémore leur histoire passée et surveille de près son comportement pour ne pas froisser la jeune femme. Cette retenue et ce souci de clarté dans ses sentiments, m’amène à ce que j’ai moins aimé dans ce roman : l’écriture et notamment les dialogues qui m’ont semblés naïfs et artificiel. A de nombreuses reprises, l’auteur résume le contenu des dialogues, l’avancé de l’enquête de manière à s’assurer que le lecteur ne se perde pas. Je dois avouer que je ne connais pas bien la littérature japonaise et je me suis demandé si cette manière d’écrire était un trait caractéristique de cette littérature.

Mais même si cette sorte de naïveté m’a quelque peu agacée, je dois dire que j’ai été totalement happée par les avancées de l’enquête de Sayaka et Keigo, me permettant de passer un bon moment !

La maison où je suis mort autrefois / Keigo Higashino, traduit du japonais par Yutaka Makino aux éditions Actes Sud