Midola's blog

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Tag - roman historique

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lundi 1 février 2010

Elle s’appelait Sarah / Tatiana de Rosnay, traduit par Agnès Michaux

Elle s'appelait Sarah

La lecture de Elle s’appelait Sarah nous plonge en plein cœur de la Seconde guerre mondiale et de toutes ses horreurs. Tatiana de Rosnay s’est particulièrement intéressée à la rafle du Vél d’Hiv qui a eu lieu le 16 juillet 1942. Des milliers de femmes et d’enfants ont été enfermés dans des conditions insalubres dans ce vélodrome avant d’être déportés à Drancy ou Beaune-la-Rolande puis Auschwitz.

Elle s’appelait Sarah commence par deux récits parallèles. Le premier est celui de Sarah, une petite fille d’une dizaine d’années qui a connu cette rafle du Vél d’Hiv mais qui est parvenue à s’échapper du camp de Beaune-la-Rolande et à survivre. Le second se passe au début des années 2000. Juila Jarmond, journaliste américaine vivant en France, est amenée à s’intéresser à cette rafle à l’occasion de la commémoration de ce triste événement. Ses recherches vont l’amener à découvrir que l’appartement qui appartient à la famille de son mari et dans lequel elle doit emménager dans quelques semaines appartenait à une famille juive. Julia Jarmond décide de mener son enquête, une enquête qui aura de lourdes conséquences sur sa vie.

La lecture de ce roman m’a permis de me rendre compte que je ne connaissais pas bien ce triste épisode de l’Histoire de France et à été une bonne piqûre de rappel. L’aspect historique de ce roman est vraiment intéressant, l’auteur maîtrise le sujet et nous fournit un récit très documenté. En revanche, je regrette que la partie purement fictionnelle (avec les difficultés que rencontre Julia dans sa propre vie) prenne autant de place jusqu’à éclipser par moment le sujet principal de ce roman.

Dans tous les cas, Elle s’appelait Sarah est un roman qui se lit facilement et qui nous amène à réfléchir sur le devoir de mémoire et sur les conséquences que ces événements ont pu avoir sur les générations suivantes.

Pour en savoir plus sur l'auteur, je vous renvoie au blog de Géraldine qui a eu la chance de l'interviewer !

mardi 22 septembre 2009

Mangez-le si vous voulez / Jean Teulé

Mangez-le si vous voulez

On a beaucoup entendu parler de ce dernier roman de Jean Teulé lors de sa parution il y a quelques mois. Comme à son habitude, l’auteur se fait le romancier de faits historiques méconnus. Cette fois-ci, il nous relate l’abominable journée de torture qu’a vécu un honnête français. Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys se rend au village où il est très apprécié des habitants. Mais sur un malentendu, et surtout sur un véritable coup de folie générale, les villageois le confondent avec un prussien et rivalisent de cruauté pour le faire souffrir. Leur démence ira jusqu’à le brûler vif et le manger.

Si je n’avais pas vu l’émission La Grande librairie où il était invité et où il racontait que tout ce qu’il a écrit dans le roman est vrai, je n’aurais peut-être pas terminé le roman. J’aurais certainement trouvé que ce livre se complaisait dans de la violence gratuite. Maintenant, n’est-ce pas une sorte de curiosité malsaine qui m’a poussé à le lire jusqu’au bout ? Ou alors de l’incrédulité. Comment a-t-on pu faire de telles horreurs ?

Ce court roman est très bien écrit, très vif : Jean Teulé excelle encore une fois dans l’art de raconter l’horreur d’une manière joyeuse. Mais si dans Le magasin des suicides, ça m’a beaucoup amusé, je dois avouer avoir été un peu mal à l’aise en lisant certaines pages… On s’amuse des tortures vécues par un homme qui a existé. Et pour qu’on n’oublie pas ce détail, Jean Teulé place une reproduction d’archives, citant les peines prononcées à l’encontre des tortionnaires…

mardi 24 février 2009

Séraphine / Marie Desplechin

Séraphine

Marie Desplechin nous offre ici un roman historique qui nous plonge dans le Paris la fin du XIXe siècle.

Séraphine vient d’avoir treize et aspire à changer de vie. Orpheline de naissance, elle a été recueillie par le Père Sarrault avant d’être placée en apprentissage chez Jeanne, une couturière. Aidée par sa tante Charlotte (une prostituée) et du Père Sarrault, elle va trouver une place chez Eugène et Marthe qui tiennent un bar. Ca va être l’occasion pour elle de découvrir le monde et la misère qui règnent à Montmarte, ce petit village près de Paris où elle a toujours vécu. Au fil de ses rencontres, Séraphine va également découvrir petit à petit qui étaient ses parents, de fervents acteurs de la Commune.

On oublie très vite qu’il s’agit d’un roman jeunesse ! On s’attache très vite à notre jeune héroïne et aux personnages qui l’entourent. Marie Desplechin nous offre un roman très documenté sur cette période de l’Histoire et remarquablement bien écrit. On pourrait même par moment se croire dans un roman de Zola tant l’auteur a bien retranscrire l’univers du peuple qui se bat chaque jour pour gagner de quoi se nourrir. Comme quoi, on peut s'adresser à des adolescent ou des enfants en ayant une écriture riche !

A noter que ce roman fait écho à un autre roman de Marie Desplechin , Rouge satin, où l'on découvrait le monde de la bourgeoisie. Cet

Séraphine / Marie Desplechin aux éditions L'Ecole des loisirs