Mot-clé - roman policier

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 10 août 2012

Cadres noirs / Pierre Lemaître

cadres noirs

L’été dernier j’avais dévoré Robe de marié de Pierre Lemaître, cette année, je me suis offert le plaisir de me plonger dans une deuxième aventure : Cadres noirs.

Dès le départ on est happé par l’histoire et la vie des personnages. Alain Delambre est un cadre de presque soixante ans au chômage depuis de quatre longues années. Allant de petits boulots en petits boulots, il décide de jouer le tout pour le tout lorsqu’il décroche un entretien pour un poste de RH correspondant tout à fait à son profil. Seulement, l’obtention de ce poste doit passer par un drôle de jeu de rôle : une simulation de prise d’otage où tous les employés ne seront pas au courant qu’il ne s’agit que d’un jeu…

Encore une fois, on se demande où Pierre Lemaître va chercher tout ça ! Les analyses psychologiques, les descriptions de prises d’otages, la vie carcérale… Tout cela a dû demander un immense travail à l’auteur ! L'auteur nous offre un tableau des grandes entreprises qui fait frémir : entre les manipulations, les complots, la violence psychologique ou physique sans oublier ses employés dénués d'amour propre, ça fait froid dans le dos !

Mon seul regret, c’est d’avoir dû le lire par petits bouts. Deux semaines pour lire un polar, c’est difficile pour se remettre dans l’ambiance…

vendredi 1 juin 2012

La demoiselle aux yeux verts / Maurice Leblanc


blogoclub.jpg
Pour cette nouvelle session du Blogoclub, Sylire et Lisa avait choisi de nous faire lire ou relire un texte de Maurice Leblanc, le créateur du célèbre Arsène Lupin. Sous les conseils de mon père qui garde d’excellents souvenirs de ses lectures d’Arsène Lupin, j’ai récupéré un gros volume regroupant plusieurs aventures du gentleman cambrioleur pour y lire « La demoiselle aux yeux verts ». Et en ouvrant le gros volume, sous le titre « La demoiselle aux yeux verts » j’ai découvert une inscription très amusante tracée par ma propre main il y a très très longtemps : « verry good ». J’avais donc lu et beaucoup aimé cette histoire ;-)

demoiselle aux yeux verts Pas facile de résumer une intrigue d’Arsène Lupin sans tout dévoiler. Je me contenterai donc de quelques faits. Notre cambrioleur se met à suivre une belle jeune femme dont les yeux verts l’ont totalement charmé. Seulement, il va très rapidement être amené à la croiser à plusieurs reprises dans des situations délicates où tout concorde pour la faire passer pour une criminelle. Persuadé de son innocence, Arsène Lupin décide de lui porter secours alors que de nombreux hommes plus malintentionnés les uns que les autres tournent autour d’elle.

Même si l’histoire ne manque pas de rebondissements et que notre gentleman-cambrioleur fait preuve de beaucoup d’humour et de perspicacité, je n’ai pas été passionnée par l’histoire (dont je ne me souvenais absolument pas). J’y ai trouvé un côté un peu vieillot, mais certainement parce que j’ai lu beaucoup de polars et de thrillers depuis. Bref, le récit de tous les événements m’a un peu ennuyé. Dommage.

mardi 4 octobre 2011

Robe de marié / Pierre Lemaître

robe de mariée

Ah ! Quel délicieux roman machiavélique ! J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman que je n’arrivais pas à lâcher, et pourtant, au début j’ai eu peur de m’ennuyer. Sophie est une jeune veuve de trente ans qui semble avoir de sérieux problèmes psychiatriques. Elle oublie beaucoup de choses, mais surtout, elle tue sans même s’en rendre compte. Au début j’ai eu peur que tout le roman soit sur ce ton-là. Que l’on suive la fuite de cette femme, recherchée pour plusieurs meurtres. Et puis, vient la seconde partie où l’on comprend que Sophie n’est peut-être pas responsable de tout et qu’elle n’est peut-être pas vraiment folle… Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher l’effet de surprise.

Je me suis beaucoup amusée à la lecture de ce thriller et vous trouverez de nombreux autres billets sur la blogosphère allant dans ce sens. Mais où Pierre Lemaître est-il allé chercher tout ça ?!

lundi 17 janvier 2011

Le jeu du pendu / Aline Kiner aux éditions Liana Lévi

jeu du pendu

Voici un roman policier comme je les aime, c’est-à-dire un roman policier que je ne peux pas lâcher et qui m’apprend des choses ! Et celui-ci a même un petit plus, il se passe dans le pays d’enfance de Monsieur : la Lorraine ;-)

Tout commence par une adolescente retrouvée morte dans une ravine aux alentours de Metz, ravine causée par les effondrements des mines qui ne sont plus entretenues depuis leurs fermetures. Si cette fois-ci l’hypothèse de l’accident est aussitôt écartée puisque le corps de la jeune fille est entourée d’une corde savamment nouée, il n’est pas sans rappeler un cas très ressemblant survenu il y a un peu plus de dix ans… La police, représentée par Simon Dreemer et Jeanne Modover, va alors mener l’enquête…

La lecture du Jeu du pendu m’a permis d’apprendre des choses sur la Lorraine et notamment les problèmes géologiques causés par la fermeture et le manque d’entretien des mines au Nord de Metz. Des parcelles entières s’effondrent lorsque l’eau s’infiltre dans les galeries, et fragilise les sous-sols. Et puis, le roman nous plonge dans l’Histoire de la Lorraine au moment de la Seconde guerre mondiale et de son annexion par les allemands. Période pas si éloignée de nous…

''Le jeu du pendu'' a vraiment été une lecture agréable mêlant intrigue policière, Histoire, personnages captivants et complexes ; le tout servi par une très belle écriture.

jeudi 6 janvier 2011

La maison où je suis mort autrefois / Keigo Higashino, traduit du japonais par Yutaka Makino

maison ou je suis mort autrefois

Très étrange roman policier japonais dont je ne sais pas exactement quoi penser. Un homme et une femme qui s’étaient aimés au lycée, se retrouvent sept ans plus tard. Cette jeune femme, Sayaka, le recontacte quelques jours plus tard avec une drôle de demande. Elle voudrait qu’il l’accompagne sur les pas de son père, décédé un an plus tôt et qui lui a légué un plan et une clé à tête de lion. Mais cette aventure est bien plus complexe qu’elle ne paraît car Sayaka espère trouver sur les lieux une réponse à une amnésie dont elle souffre depuis son plus jeune âge et une explication à la manière dont elle se comporte avec sa petite fille.

L’enquête est passionnante, on suit les avancées de ces deux personnages qui découvrent la maison à laquelle correspond la clé. Une mystérieuse maison où le temps semble s’être arrêté 23 ans plus tôt… La relation entre Sayaka et Keigo est amusante. Sayaka est mariée mais cache cette escapade à son mari parti en déplacement mais ne semble pas attendre autre chose qu’une aide de cet ancien amour. De son côté Keigo se demande ce qu’attend Sayaka de lui, se remémore leur histoire passée et surveille de près son comportement pour ne pas froisser la jeune femme. Cette retenue et ce souci de clarté dans ses sentiments, m’amène à ce que j’ai moins aimé dans ce roman : l’écriture et notamment les dialogues qui m’ont semblés naïfs et artificiel. A de nombreuses reprises, l’auteur résume le contenu des dialogues, l’avancé de l’enquête de manière à s’assurer que le lecteur ne se perde pas. Je dois avouer que je ne connais pas bien la littérature japonaise et je me suis demandé si cette manière d’écrire était un trait caractéristique de cette littérature.

Mais même si cette sorte de naïveté m’a quelque peu agacée, je dois dire que j’ai été totalement happée par les avancées de l’enquête de Sayaka et Keigo, me permettant de passer un bon moment !

La maison où je suis mort autrefois / Keigo Higashino, traduit du japonais par Yutaka Makino aux éditions Actes Sud

jeudi 21 octobre 2010

Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet / Antoine Bello

Enquete sur la disparition d'E. B.

Ah ! Quelle agréable lecture ! Une lecture qui ne cesse d’étonner son lecteur, de susciter sa curiosité au point de ne pouvoir s’empêcher d’en parler autour de soi et d’exprimer sa curiosité pour la suite du livre. Un roman ORIGINAL !

Je sens que la rédaction de ce roman va être compliquée tant il y a de choses à dire dessus. Tout d’abord l’intrigue. Non, tout d’abord l’enquêteur ! Achille Dunot, ancien inspecteur qui souffre d’une certaine forme d’amnésie : « Depuis un récent accident, sa mémoire ne forme plus de nouveaux souvenirs, si bien qu’il se réveille chaque matin en ayant tout oublié des événements de la veille. » Mais malgré son amnésie, Achille Dunot va être missionné par l’un de ses amis pour l’aider à démêler l’affaire sur laquelle il travaille, à savoir la disparition d’Emilie Brunet et de son amant. La seule solution pour Achille va être de consigner par écrit tous les soirs les avancées de son enquête pour pouvoir la reprendre le lendemain matin. Et c’est ce journal que nous avons entre les mains.

Il est également important de parler du principal suspect : Claude Brunet, le mari de la victime, éminent spécialiste en neurologie qui souffre lui aussi d’une sorte d’amnésie (réelle ou simulée) liée au traumatisme qu’il aurait subit lors d’un interrogatoire très musclé au poste de police.

Si ces éléments sont déjà savoureux – il faut imaginer le personnage reprendre son journal tous les jours en analysant ses commentaires et doutant parfois de sa capacité à retranscrire tous les événements et discussions de la journée – il faut ajouter que Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet est à la fois un roman policier détourné et une ode à Agatha Christie ! Achille Brunet est fasciné par Hercule Poirot et mène son enquête en se référant aux romans d’Agatha Christie. Et pour aller plus loin, Claude Brunet se passionne à son tour pour tous les romans de cette grande dame du roman policier et ose narguer notre pauvre Achille Dunot en discutant les conclusions des intrigues de l’inspecteur Poirot. (Résultat, j'ai drôlement envie de me replonger dans un roman d'Agatha Christie, ce qui ne m'est pas arrivée depuis le lycée !)

Bref, Antoine Bello nous offre un roman policier vraiment original qui intrigue le lecteur d’un bout à l’autre. Il faudra attendre presque la moitié du roman pour comprendre pourquoi des phrases entières sont barrées et d’autres totalement noircie, rendant la lecture des ces lignes totalement impossibles et qui donne un drôle d’aspect à ce roman. Mais ne comptez pas pour moi pour vous en révéler la raison ! Courrez l’acheter ou l’emprunter !

Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet / Antoine Bello aux éditions Gallimard

mercredi 16 juin 2010

J'attraperai ta mort / Hervé Commère

j'attraperai ta mort

Voilà un roman que j’ai lu avec très peu d’objectivité. Premièrement Stéphanie l’a reçu dans sa bibliothèque. Deuxièmement, cet auteur est normand (comme moi) et vit à Rennes (comme moi)…

Mais même avec mon peu d’objectivité, je ne pense pas me tromper en vous promettant un très bon moment de lecture. L’intrigue était si prenante que je n’ai pas pu le lâcher avant de l’avoir terminé.

Paul Serinen est un perfectionniste dans l’art du vol. commençant avec une cargaison de sacs Vuitton, son ambition le pousse à viser des objets beaucoup plis rares et précieux. Et le dernier vol qu’il commet est si important qu’il aura même des répercussions sur la vie d’un jeune couple qu’il n’aura jamais rencontré mais qui aura tout simplement racheté sa maison après sa mort…

Je n’entre pas dans les détails pour ne surtout pas déflorer le suspens de ce roman. Mais je vous incite vivement à vous plonger dans l’aventure aux multiples rebondissements.

En bonus, deux lien parlant de ce roman et de l’auteur. Le billet de Sylire qui nous raconte la rencontre avec l’auteur à la médiathèque de Landivisiau et l’article de Ouest-France.

J’attraperai ta mort / Hervé Commère aux éditions Bernard Pascuito

jeudi 29 octobre 2009

Mort d’une héroïne rouge / Qiu Xiaolong

Planisphère policiers

Mort d’une héroïne rouge est le troisième titre que j’ai lu dans le cadre du Défi Littérature policière sur les cinq continent.

La lecture de ce roman n’a pas été une lecture trépidante comme pour beaucoup de romans policiers. Il ne s’agit pas ici d’un thriller plein de suspens mais plutôt d’une intrigue policière qui sert de prétexte pour décrire la Chine communiste.

Si je ne m’attendais pas à ce style de roman et que j’y ai parfois trouvé quelques longueurs, j’ai néanmoins beaucoup apprécié de me plonger ans cette civilisation que je connaissais à peine (et il me reste encore beaucoup de choses à découvrir !)

mort d'une héroîne rouge L’intrigue : le corps d’une femme est repêché dans un canal près de la ville de Shangaï. C’est l’inspecteur principal Chen qui va avoir pour mission d’élucider cette affaire. Et quelle affaire ! Le corps de cette femme n’est autre que celui d’une travailleuse modèle de la nation et ce crime semble impliquer de hautes personnalités. Dans la Chine communiste, une affaire politique de cette ampleur est délicate et peut être étouffée si elle dévoile des faits nuisibles pour le Parti. L’inspecteur Chen devra se battre pour que justice soit rendue.

Je suis vraiment contente de cette lecture. Ce roman figurait depuis quelques années dans ma PAL malgré toutes les bonnes critiques que j’avais pu entendre. Et ça été pour moi un premier pas vers la littérature asiatique qui ne m’attirait pas plus que cela.

Mort d’une héroïne rouge / Qiu Xiaolong, traduit de l’anglais par Franchita Gonzalez Batlle

lundi 31 août 2009

Le Poète / Michael Connelly

Le Poète

Heureusement qu’il y a les vacances pour prendre le temps de lire des policiers ! Cet été, j’ai essayé de me « restreindre » aux titres que j’ai sélectionné pour le défi « Littérature policière sur les cinq continents ». Le temps file mine de rien ! Le Poète (n’) est donc (que) le deuxième roman que je lis pour ce défi. Après la très bonne découverte de Cocaïne et Tralala de Kerry Greenwood, je me suis lancée dans une lecture plus « classique » avec l’auteur américain Michael Connelly, que je n’avais encore jamais lu malgré son immense succès.

Pour en résumer très brièvement l’intrigue : le frère jumeau de Jack McEvoy est retrouvé mort dans sa voiture, une balle dans la tête. Tout porte à croire que c’est un suicide. Seulement, Jack ne veut pas y croire et de file en aiguille, il découvre que non seulement son frère a été assassiné mais il découvre d’autres cas similaires. Un individu parvient à déguiser tous ses crimes en suicide. Dès que le FBI a vent de l’affaire de ces faux-suicides de policiers, il tente d’écarter Jack. Mais Jack refuse de lâcher l’affaire. Et si journaliste et FBI travaillaient main dans la main ?

Le Poète est un vrai thriller américain, on y retrouve tous les ingrédients indispensables : un serial killer, le FBI, le monde peu scrupuleux du journalisme. Je dois avouer que je me suis laissée embarquer par l’enquête de Jack McEvoy pour tenter de démasquer l’assassin de son frère. Michael Connelly joue avec le lecteur et le mène en bateau jusqu’au bout. Pour a ma part, je trouve qu’il est allé trop loin, la fin est tellement invraisemblable m’a déçu.

Michael Connelly est considéré comme un excellent auteur de romans policiers. Certes, il se débrouille bien, mais je pense avoir été plus surprise par d’autres auteurs comme Harlan Coben (même si on se lasse très vite du schéma qu’il a tendance à utiliser dans tous ses romans) ou encore Michael Koryta découvert récemment. Peut-être que je me lasse tout simplement de ce genre de policiers après tout. Il ne me reste plus qu’à lire un second titre de cet auteur pour me forger une opinion plus précise à son sujet !

jeudi 20 août 2009

Allers sans retour / Jean-Hugues Oppel

allers sans retour

Allers sans retour est un court roman policier. D’un côté le tueur qui commet tranquillement ses meurtres, de l’autre la police qui tente d’élucider ces mystérieux crimes. On est évidemment très loin des romans policiers « adultes » mais tout se tient. L’intérêt de ce roman, c’est la découverte du milieu carcéral, très bien décrit par l’auteur, j’y ai appris plein de choses ! Eh oui !

Bref un roman facile, à lire à la plage.

Allers sans retour / Jean-Hugues Oppel ; éditions Syros, collection Rat Noir

- page 1 de 2