Midola's blog

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Tag - science fiction

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jeudi 20 janvier 2011

Voyageur : Futur (cycle 1)/ Pierre Boisserie & Eric Stalner

Voyageur 1

Je me suis lancée dans cette drôle de série SF. Constituée en trois cycles de quatre tomes, nous commençons par le Futur, puis nous passons au Présent pour terminer avec le Passé. Pour le moment, je n’ai lu que le premier cycle et je me félicite d’avoir emprunté les quatre tomes ensemble car il m’a bien fallu les quatre premiers albums pour comprendre à peu près l’intrigue ! Du coup, je préfère vous livrer la présentation de l’éditeur qui sera toujours plus claire que la mienne (tiens, j’aurais peut-être de la lire avant de me plonger dans la série ;-)

Voyageur se compose d'un ensemble de trois séries autour d'un même personnage central, Voyageur, à différents âges et différentes époques : passé, présent et futur. Dans la série du futur, une aventure initiatique dans un Paris futuriste, délabré et privatisé, aux mains d'un groupe financier qui dirige l'Europe, le récit porte sur l'adolescence du héros et l'émergence de sa capacité à voyager d'abord dans l'espace, puis dans le temps.

Je ne suis pas du tout une habituée de BD SF et mes neurones ont dû fonctionner à pein régime pour comprendre l’histoire mais j’ai été totalement captivée par le destin des enfants que l’on sauve de la manipulation du « Père ». En même temps que les enfants, on découvre la ville dans laquelle ils évoluent et les pouvoirs qu’ils développent: la téléportation et le voyage dans le temps. Et puis, les dessins y sont aussi pour beaucoup évidemment. Même si les personnages évoluent dans un univers futuriste, les illustrations restent lisibles et aérées.
voyageur 1 illustrations

Pas besoin de vous dire que je viens de réserver les quatre albums du cycle suivant !

Voyageur / Pierre Boisserie & Eric Stalner aux éditions Glénat

jeudi 19 novembre 2009

Les Orphelins de Naja / Nathalie Legendre

orphelins de Naja

En 2204, la Terre met en place un projet « Terre saine de corps et d’esprit ». Le principe étant d’envoyer sur la planète Naja tous les orphelins et enfants des rues pour qu’ils puissent bénéficier d’un toit et d’une éducation au sein des orphelinats spécifiquement créés pour eux. Ces orphelinats sont gérés par l’Eglise et l’armée.

Mais bien vite, on découvre qu’il existe un réseau de pédophilie orchestré par des hommes d’Eglise. La jeune Kihsana, recrutée par l’armée à 14 ans (si mes souvenirs sont bons), est un agent secret chargé de démanteler ce réseau.

Ce roman aborde un certain nombre de thèmes durs : la pédophilie, le viol, l’enlèvement, l’enrôlement d’enfants dans l’armée… Ces dernières semaines, Les Orphelins de Naja a fait l’objet de nombreuses polémiques au sujet de sa place dans la sélection du Prix Ados d’Ille et Vilaine, prix qui s’adresse aux 13-16 ans. Pour résumer, on le considère comme trop dur, risquant de choquer certains adolescents. J’avoue que j’ai du mal à prendre position dans le débat. Je regrette sincèrement la censure dont ce roman a été frappé pendant une journée en début de semaine dernière. Néanmoins, conseiller ce titre à des adolescents de 13 ans me gêne. J’espère que les établissements scolaires et les bibliothèques qui participeront au prix prendront le temps d’accompagner ce titre.

J’ai également un autre regret à exprimer vis à vis de ce roman, c’est le manque de descriptions de la planète Naja. On sait qu’il y a des orphelinats mais quoi d’autres ? A quoi ressemble-t-elle ? On n’a pas d’éléments pour différencier la Terre de cette planète. Je crois que ce titre aurait gagné en subtilité et en force si l’univers avait été plus construit. Ce roman m’a donc donné l’impression que l’auteur a négligé l’aspect littéraire pour faire passer son message alors que les deux n’étaient évidemment pas incompatibles. Un roman plus long ne m'aurait donc pas gêné.

Les Orphelins de Naja / Nathalie Legendre aux éditions Mango, titre hors série de la coll. « Autres mondes »

dimanche 4 octobre 2009

La fin du monde / Fabrice Colin

Fin du monde colin

La collection « Autres Mondes » a pour principe de proposer des romans de SF ou d’anticipation. Dans ce roman de Fabrice Colin, le lecteur est confronté à un récit pré-apocalyptique : une guerre nucléaire est déclarée, des bombes explosent aux quatre coins du monde, détruisant de grandes villes (Pékin, New-York, Paris, Le Caire…)

Le lecteur vit cette fin du monde à travers les destins de quatre adolescents vivants sur quatre continents différents. Leur seul espoir pour survivre est de parvenir jusqu’à une base secrète au Groenland.

Ce roman est dur. Les adolescents sont confrontés à la mort, la terreur. Ils vivent des instants extrêmement difficiles sans l’aide d’aucun adulte et sans être certains de pouvoir survivre. Certains passages m’ont presque fait penser à ''La Route'' de Cormac McCarthy lorsque tout espoir a quitté l’être humain, lorsqu’il voit sa mort de très près.

Mais si le thème est intéressant, je dois avouer que j’ai été déçue par ce livre. Première fois que Fabrice Colin me déçoit ! Le fait de découvrir la situation dans chaque pays par le biais de quatre ados est bonne, mais on a tout de même tendance à se perdre dans l’histoire. On a quatre destins décrits rapidement, ce qui empêche le lecteur de s’identifier complètement à eux. De plus, certains personnages disparaissent du récit au moment où une bombe explose. On en déduit qu’ils meurent, mais le texte ne le dit pas explicitement, et pour cause… Un dernier paragraphe, plus proche de l’encart publicitaire que de l’épilogue nous apprend que certains personnages ne sont peut-être pas morts et qu’on les retrouvera peut-être dans le second tome ! Eh oui ! Et pour prouver la maladresse de ce texte, je vous livre ce fameux paragraphe :

« Qu’est sur le point de découvrir Xian Phang ? Qu’est-il advenu de Hafsa Abdelazim ? François Verdier est-il bien mort ? Qui est le mystérieux personnage que Jim Thompson a rencontré à l’aéroport ? Toutes les réponses à ces questions – et bien d’autres – dans la suite de La Fin du monde. »

Eh bien moi, ça ne me donne vraiment pas envie de poursuivre. Si l’auteur a besoin de racoler, c’est que son roman est mal construit… Dommage.

La fin du monde / Fabrice Colin aux éditions Mango, coll. Autres Mondes