Midola's blog

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mercredi 10 mars 2010

Exceptionnelle pause en longue blog

J'ai attendu le plus longtemps possible en me disant que j'allais peut-être réussir à tout mener de front, mais il faut que je me rendre à l'évidence : Midola ne peut pas terminer les préparatifs de son mariage tout en continuant de lire et d'alimenter son blog et même de programmer des billets pour sa semaine de vacances. Alors Midola's blog sommeillera jusqu'à la fin du mois pour revenir avec plein de billets passionnants !

Cela dit, je publierai évidemment mon billet le 17 mars pour dévoiler les magnifiques et délicieux cadeaux que j'ai reçus lors du Swap Irlande organisé par Canel !

A très bientôt !

mardi 9 mars 2010

Je suis une fée (mais pas tout le temps) / Pierre Grosz et Elsa Oriol

je suis fée

Un petit album sur les fées rien que pour le plaisir ! Une petite fille se rend compte qu’elle parvient à transformer des choses certains jours. Elle s’amuse alors à changer les coccinelles de couleur ; mais lorsqu’elle veut transformer la modeste robe de sa meilleure amie le jour d’une grande fête, rien ne se passe…

Si je n’ai pas trouvé le texte sensationnel, j’ai beaucoup aimé les illustrations d’Elsa Oriol pleines de douceur et de poésie. Un joli album sur les thèmes des fées et de l’amitié, un album qui fait du bien en somme.

Elsa Oriol est d’ailleurs l’illustratrice (notamment) de deux autres albums que j’aime beaucoup : Dix petits poussins et La Nouvelle. Je vous laisse visiter son site Internet et découvrir son magnifique travail !

Je suis une fée (mais pas tout le temps) / Pierre Grosz et Elsa Oriol aux éditions kaléidoscope

Et un deuxième album dans le cadre du challenge "Je lui aussi des albums" organisé par Hérisson08.

Je lis aussi des albums

samedi 6 mars 2010

Yanvalou pour Charlie / Lyonel Trouillot

Yanvalou pour charlie

Je suis contente de pouvoir mettre à l'honneur un auteur Haïtien aujourd'hui en présentant ce roman de Lyonel Trouillot.

Le roman s’ouvre sur Mathurin, un jeune homme devenu avocat et menant une vie tranquille à port-au-Prince jusqu’au jour où un jeune garçon nommé Charlie entre dans son bureau en l’appelant « Dieutor ». Surgit alors toute son enfance passée au village qu’il a voulu oublier le jour où il a quitté le village. Même à la mort de ses parents, il n’a pas pris le peine de revenir, faisant une croix sur son passé et sur ses sentiments pour la jeune Anne.

Seulement, l’évocation de son premier prénom va libérer tous ses souvenirs. Et les problèmes de ce jeune garçon qui vient le solliciter l’oblige à renouer avec celui qu’il était il y a quelques années. A partir de cette rencontre, nous allons découvrir la vie dans les villages d’Haïti ; la pauvreté, la violence, la tristesse et la sensation d’abandon que ressentent ses habitants.

Yanvalou pour Charlie est un très beau roman servit par l’écriture poétique de Lyonel Trouillot.

Yanvalou pour Charlie / Lyonel Trouillot aux éditions Actes Sud

mardi 2 mars 2010

Zola Jackson / Gilles Leroy

Zola Jackson

Ce roman se passe à la Nouvelle-Orléans au moment où le terrible ouragan, le Katrina, sévit.

Zola Jackson est une femme de forte nature qui a perdu son mari et son fils. Si bien que lorsqu’on lui propose d’être évacuée au début de l’ouragan, elle refuse d’abandonner sa chienne. Zola Jackson va alors rester toute seule avec sa chienne dans sa maison inondée. Cette solitude va faire remonter de nombreux souvenirs à la mémoire de Zola, nous permettant de découvrir sa vie et sa famille.

A travers ce roman, on suit l’évolution du terrible ouragan (et dire que je le lisais pendant que la terrible tempête sévissait dimanche !) et la détresse des personnes isolées. Mais Zola Jackson est avant tout un roman sur une femme et sur une mère aimant son fils au point de ne pouvoir accepter la personne qui partage sa vie.

Vient le moment où je dois donner mon avis… Ce roman est bien écrit, le sujet très bien traité mais il ne m’a pas touché plus que ça. Dommage.

Zola Jackson / Gilles Leroy au Mercure de France

samedi 27 février 2010

La double vie d’Anna Song / Minh Tran Huy

Double vie d'Anna Song

Ca faisait un moment que je voulais lire ce roman, on en avait pas mal entendu parler à sa sortie il y a quelques mois car il s’inspire d’un fait réel. En 2007, un scandale avait éclaté dans le monde de la musique lorsque la musicienne Joyce Hatto a été accusée d’avoir utilisé les enregistrements d’autres musiciens pour créer ses propres disques.

La double vie d’Anna Song alterne d’une part entre des extraits de journaux révélant « l’affaire Anna Song » au fur et à mesure que l’on découvre que les disques d’Anna Song ne sont pas ses propres enregistrements mais des versions piratées de grands musiciens. Et d’autre part, avec le récit fait par Paul Desroches de sa rencontre avec Anna lorsqu’ils étaient enfants et qu’il épousera quelques années plus tard.

Mais ce roman n’est pas seulement l’histoire de cette supercherie, c’est surtout une histoire d’amour. Paul Desroches est tombé fou amoureux d’Anna dès le premier jour où il a fait sa connaissance lorsqu’ils n’avaient qu’une dizaine d’années.

Enfin, à travers ce roman, Minh Tran Huy nous fait voyager au Viêtnam, son pays d'origine et celui d'Anna Song.

La double vie d'Anna Song était donc un très joli roman d’amour et de musique à lire sans modération.

La double vie d’Anna Song / Minh Tran Huy aux éditions Actes Sud

mercredi 24 février 2010

Y a une pie dans l'poirier… / Martine Bourre

Je lis aussi des albums

Ya une pie J’inaugure aujourd’hui mon challenge « Je lis aussi des albums » avec une illustratrice, une collection et une maison d’édition que j’apprécie énormément : un album de Martine Bourre, publié dans la collection « A petits petons » aux éditions Didier Jeunesse. Cette collection remet au goût du jour les comptines de notre enfance en leur offrant de magnifiques illustrations et en inventant des suites à ces ritournelles. Après Ainsi font, Ah ! les crocodiles, Une poule sur un mur… c’est au tour de Y a une pie dans l'poirier d’être mis à l’honneur. Pour cela, Martine Bourre a abandonné sa technique de collage (je vous renvoie à son album Le Loup et la mésange pour découvrir cette technique) pour celle de la peinture. Comme pour le loup et la mésange, elle a choisit d’utiliser le livre dans toute sa hauteur pour représenter les arbres dans toute leur grandeur. Avec une palette très chaude, Martine Bourre nous donne à voir la nature sous ses plus belles couleurs !

A lire et à chanter à tue-tête toute la journée !

"Y a une pie dans l'poirier, j'entends la pie qui chante.
Y a une pie dans l'poirier, j'entends la pie chanter.
J'entends, j'entends, j'entends la pie qui chante,
J'entends, j'entends, l'entends la pie chanter."

Y a une pie dans l'poirier / Martine Bourre aux éditions Didier Jeunesse

dimanche 21 février 2010

Lily et Braine / Christian Gailly

Lily et Braine

Ne sachant pas tellement résister aux romans des éditions de Minuit et encore moins lorsqu’il s’agit de Christian Gailly, je me suis plongé dans son dernier roman : Lily et Braine. Comme le disait Stéphanie dans un de ses derniers billets, ce roman est déroutant car il laisse le lecteur avec de nombreuses questions.

Lily et Braine est l’histoire de Braine, un homme revenu chez lui après deux ans d’absence passés dans l’armée et où il a été très gravement blessé. Il doit alors réapprendre à vivre avec sa femme, Lily, son fils, Louis et la chienne, Lucie. Mais un jour, une femme contact Braine pour lui proposer de remonter son ancien groupe de jazz et de jouer dans la boîte de nuit qu’elle compte ouvrir en ville. La vie de Braine va alors être chambouler pour « le meilleur et pour le pire » (citation empruntée à notre chère Stéphanie ;-)

Ce roman est remarquablement bien écrit, le rythme des phrases parvient à épouser le fil des pensées des personnages, leurs doutes, leurs énervements, leurs incompréhensions.

Mais ce roman n’explique pas tout ce qui se passe. Le lecteur prend en cours de route l’histoire de ses personnages sans expliquer véritablement ce qui a poussé Braine à s’engager dans l’armée et ce qui lui est arrivé là-bas ni pourquoi il avait abandonné la musique alors qu’il semblait particulièrement doué.

Ce qui m’a la plus dérouté c’est la place du chien. On lui a donné un véritable prénom et on la considère comme une enfant, comme la sœur de Louis. On ne peut même pas dire qu’il comble une envie d’un deuxième enfant puisque Lily est enceinte…

Dans l’ensemble j’ai aimé ce roman même si je suis un peu restée sur ma faim. Je voulais savoir comment tout cela allait se terminer, si Braine allait s’en sortir, j’espérais aussi comprendre son histoire. Et puis, je me suis laissée bercer par l’écriture atypique de Christian Gailly. Cet auteur n'a pas son pareil pour parler de musique et de jazz en particulier. Je vous renvoie à son roman Un soir au club. Une belle expérience !

Lily et Braine / Christian Gailly aux éditions de Minuit

samedi 20 février 2010

Challenge "Je lis aussi des albums"

Je lis aussi des albums

Encore un petit nouveau ! Cette fois-ci, c'est Hérisson qui nous propose de s'intéresser de plus près aux albums :

Alors lançons nous en coeur dans un nouveau challenge, aux règles simples et avec plusieurs niveaux de difficultés :
Je lis aussi des Albums : (fin en décembre 2010)
Baby Challenge : Lire au moins 2 albums
Petit Challenge : Lire au moins 11 albums (soit un par mois, mais sans date, vous pouvez bien sur tous les lire en mars!)
Big Challenge : Lire au moins 24 albums

Pour plus de détails, je vous renvoie bien évidemment au billet de Hérisson.

jeudi 18 février 2010

Le Sommeil du caïman / Antonio Soler traduit de l'espagnol par Françoise Rosset

Sommeil du caiman

A quelques mois de la retraite, le réceptionniste d’un hôtel de Toronto voit sa vie chamboulée lorsqu’un vieux monsieur lui réserve une chambre. Ce client, il l’a connu il y a des années en Espagne lorsque le pays était encore soumis au franquisme et dont les événements l’ont conduit à l’exil. Suite à cette rencontre, tous les souvenirs enfouis au fin fond de la mémoire du narrateur vont refaire surface petit à petit. Le roman va alors osciller entre les moments présents et les moments passés sans toujours bien comprendre ce qui se passe. Au fil des souvenirs qui reviennent à la mémoire du narrateur, nous comprenons petit à petit ce qui s’est passé entre ces deux hommes et les efforts qu’il a dû faire des années durant pour tenter de tout oublier.

Le roman est remarquablement bien écrit et les flashs back bien utilisés, sauf que le lecteur peine à comprendre ce qui s’est réellement passé au départ… Il faut vraiment s’armer de patience et se concentrer sur l’écriture si on ne veut pas que le livre nous glisse des mains. Un roman peut-être pas passionnant mais intéressant dans sa construction et son écriture.

lundi 15 février 2010

Mon année tome 1 : Printemps / Taniguchi et Morvan

Mon année 1

Capucine est une enfant de huit ans, presque normale. Presque seulement, parce qu’elle est porteuse de trisomie 21… Mais ça ne se remarque à peine, d’autant plus que ses parents font tout pour la stimuler et l’aider à grandir comme tous les autres enfants. Seulement, les choses sont parfois compliquées pour cette petite fille qui pourtant fait preuve de beaucoup de bonne volonté. Mais cette bande dessinée est aussi l’histoire de ses parents qui doivent assumer le choix qu’ils ont fait de garder l’enfant alors qu’une IVG était encore possible ; l’histoire de ses parents qui parfois ne savent plus comment réagir face à cette petite fille pas comme les autres.

Cette bande dessinée nous fait donc évoluer dans deux mondes différents, celui des parents et celui un peu magique de Capucine. Les dessins de Taniguchi apportent beaucoup de douceur à cette histoire pleine d’émotions. C’est la première fois que je vois des dessins en couleurs de Taniguchi. A la place du traditionnel blanc et noir de ses mangas, nous avons ici des couleurs pâles et douces. Mon année est une très belle réussite qui comptera quatre tomes, quatre saisons de la vie de Capucine.

Un point important à noter au sujet de cette BD, c'est qu'elle est le fruit d'une collaboration inhabituelle : celle d'un scénariste français, Morvan, et d'un dessinateur japonais, Taniguchi. je vous renvoie à une interview de Jean David Morvan où il explique le déroulement de ce projet.

Mon année tome 1 : Printemps / Taniguchi et Morvan aux éditions Dargaud

vendredi 12 février 2010

La Saga Mendelson tome 1 : Les exilés / Fabrice Colin

Saga Mendelson 1

Si Fabrice Colin m’avait quelque peu avec son roman ''La fin du monde'' , il s’est très largement rattrapé avec La Saga Mendelson. Cette trilogie est à mi-chemin entre le roman et le documentaire puisqu’elle a pour objectif de retracer la vie de la famille Mendelson à travers cinq générations. Les livres sont donc constitués d’extraits de journaux intimes, d’interviews, de photos. Fabrice Colin n’intervient que pour tout ordonner et créer les liens entre les différents éléments. Et le résultat est vraiment passionnant.

Dans ce premier tome, nous suivons le parcours de la famille Mendelson, cette famille juive originaire de Russie, contrainte de fuir en Autriche puis aux Etats-Unis pour échapper aux menaces antisémites et à la guerre. Personnellement, j’ai appris beaucoup de choses grâce à cette lecture. Je me suis rende compte que je ne connaissais pas les événements antisémites qui ont eu lieu en Russie au début du XIXe siècle (notamment le pogrom de 1905), j’ai révisé les raisons exactes du déclenchement de la Première guerre mondiale, j’ai découvert la passion d’Adolf Hitler pour les arts et l’architecture et ses conditions de vie très précaires à la mort de sa mère. Et lorsque les Mendelson arrivent aux Etats Unis, c’est le monde du cinéma américain que l’on découvre.

Ce roman se lit très facilement, l’auteur parvient à garder son fil conducteur sans se perdre dans des digressions historiques. Il parvient à se restreindre aux éléments nécessaires pour comprendre l’histoire de cette famille dont les membres deviennent très vite attachants.

J’avais lu beaucoup de billets positifs sur la blogosphère et je ne suis vraiment pas déçue par cette lecture que je recommande chaudement à mon tour ! Vivement que je mette la main sur le second tome ! (le troisième devrait paraître d’ici peu).

Et j'allais oublier de souligner la très belle couverture de François Roca !

mardi 9 février 2010

Le signe de la lune / Bonet & Munuera

signe de la lune

Le signe de la lune est véritable merveille graphique. Tout en noir et blanc et agrémenté de quelques touches de rouge (le manteau de la jeune Artémis), les auteurs nous plongent au cœur d’une forêt près d’un village espagnol dans les années 1920. Cette bande dessinée nous dévoile un conte bien étrange où la lune exerce une incroyable fascination sur la jeune Artémis au point de mettre en péril la vie de son jeune frère.

On y découvre également la vie de ces villages campagnards des bandes rivales se créent, où les plus forts n’hésitent pas à désigner des souffre-douleur… Le signe de la lune aborde de nombreuses questions sur la culpabilité, sur les peurs d’enfant, la vie.

Bref, une véritable réussite tant au niveau des somptueuses illustrations que du scénario.

Signe de la lune ill

Comme j’ai bien conscience de la pauvreté de mon analyse (j’ai beau m’entraîner, j’ai toujours beaucoup de mal à parler des bandes dessinées), je vous renvoie au site Le Comptoir de la BD qui parle beaucoup mieux que moi de cette merveille et qui a même interviewé Manuera ! C’est ici et  !

Le signe de la lune / Bonet & Munuera aux éditions Dargaud

samedi 6 février 2010

Les Ames sœurs / Valérie Zénatti

Ames soeurs

Je connaissais déjà Valérie Zénatti en tant qu’excellent auteur de romans pour la jeunesse (Une bouteille dans la mer de Gaza et Quand j’étais soldate). Cette fois-ci, c’est l’auteur adulte que j’ai découvert. Et là encore, j’ai vraiment été séduite !

Tout commence de manière très simple ; une femme, mère de trois enfants et employée d’une entreprise où elle ne se sent pas bien, décide de s’offrir un peu de temps pour elle. Du temps rien que pour elle, du temps pour terminer le roman qu’elle vient d’acheter. L’histoire de ce dernier aussi semble simple : l’histoire d’amour entre une jeune photographe et un jeune homme. Mais au fil des pages, on en apprend plus sur la vie de ces deux femmes. On découvre les épreuves qu’elles ont traversées dans la vie et comment elles les ont dépassées. Ce roman est une belle réflexion sur la vie de femme, sur les lourdes responsabilités d’être mère de famille.

Ce roman m’a beaucoup touché et je pense que beaucoup de mères de famille s’y retrouveront. L’écriture de Valérie Zénatti est comme toujours efficace, belle et précise. J’ai particulièrement aimé les passages où elle parle de la photographie. Je vous en offre du coup un extrait en espérant que l’auteur me pardonnera la longueur de cette citation :

« Une vie se construit pas à pas, jour après jour, mais un portrait, c’est tout le contraire. Lorsque j’appuie sur le déclencheur de mon appareil, je raconte une histoire en commençant par la fin ; je saisis l’instant ultime, j’immobilise une microseconde du présent et ensuite seulement, en découvrant ce que je saisis, je peux deviner ce que racontent les traces fixées sur le papier et tenter de remonter le cours d’une vie. »

Les Ames sœurs / Valérie Zénatti aux éditions de L’Olivier

mercredi 3 février 2010

Scritch scratch dip clapote ! / Kitty Crowther

mercredis_de_l_album.jpg

Pour cette troisième édition des Mercredis de l’album, nous avions le choix entre deux illustrateurs récompensés par le prix Baobab au salon du livre de Montreuil en décembre dernier : Kitty Crowther pour Annie du lac et François Place pour La Fille des batailles.

Je dois avouer que ce sont deux illustrateurs que je n’affectionne pas particulièrement mais qui rencontrent un vif succès. Mon choix s’est assez vite fixé sur Kitty Crowther car j’ai eu la chance de voir une expo avec les originaux de Mon ami Jim et Moi et rien et parce que je raconte régulièrement ses albums. Eh oui, les enfants sont très sensibles à ses illustrations si particulières !

Scritch scratch

Les illustrations de Kitty Crowther sont très facilement reconnaissables car elle utilise des crayons de couleurs ! Autre particularité de cette illustratrice, elle affectionne particulièrement le noir. Pour l’album, j’ai choisi Scritch scratch dip clapote, parce que j’ai déjà traumatisé plusieurs enfants avec cette lecture ;-)

Pour résumer brièvement, c’est l’histoire d’une petite grenouille qui a peu de la nuit car dans son lit, elle entend de drôles de bruits « Scritch scratch dip clapote »… Scritch scratch fait la taupe, diip ! fait l’oiseau de nuit, et clapote fait le poisson qui bondit et replonge dans l’eau.

L’illustration est très sombre puisque ça se passe la nuit et qu’elle parle des peurs de la nuit. Kitty Crowther use largement du crayon noir, comme on peut le voir sur la couverture du livre. Ses dessins marquent vivement les jeunes lecteurs qui souvent vivent l’histoire en même temps que la petite grenouille. Je dois avouer que lorsque je la lis, je m’assure que tous les enfants ont bien compris ce qui faisait « Scritch scratch dip clapote » lorsque je vois certains visages un peu crispés… Mais je vous rassure, très souvent les enfants me réclament cet album ! Les enfants aiment se faire peur !

Alors

Et puis, je voudrais également des albums que Kitty Crowther publie pour les tout-petits. Des albums comme Alors ? qui hypnotisent les enfants entre 1 et 3 ans. Une salle où les jouets arrivent les uns à la suite des autres en demandant s’il est là. La salle se remplit jusqu’à ce que le petit garçon arrive et se couche avec tous ses jouets. Les illustrations sont très simples et parlent très bien aux petits, ils attendent alors de savoir qui doit arriver ! Un album qui m’a beaucoup surprise le jour où je l’ai raconté pour la première fois. Je ne m’attendais pas à une telle attention de la part de mon très jeune lectorat. Depuis j’ai renouvelé plusieurs fois l’expérience et ça marche à tous les coups !

lundi 1 février 2010

Elle s’appelait Sarah / Tatiana de Rosnay, traduit par Agnès Michaux

Elle s'appelait Sarah

La lecture de Elle s’appelait Sarah nous plonge en plein cœur de la Seconde guerre mondiale et de toutes ses horreurs. Tatiana de Rosnay s’est particulièrement intéressée à la rafle du Vél d’Hiv qui a eu lieu le 16 juillet 1942. Des milliers de femmes et d’enfants ont été enfermés dans des conditions insalubres dans ce vélodrome avant d’être déportés à Drancy ou Beaune-la-Rolande puis Auschwitz.

Elle s’appelait Sarah commence par deux récits parallèles. Le premier est celui de Sarah, une petite fille d’une dizaine d’années qui a connu cette rafle du Vél d’Hiv mais qui est parvenue à s’échapper du camp de Beaune-la-Rolande et à survivre. Le second se passe au début des années 2000. Juila Jarmond, journaliste américaine vivant en France, est amenée à s’intéresser à cette rafle à l’occasion de la commémoration de ce triste événement. Ses recherches vont l’amener à découvrir que l’appartement qui appartient à la famille de son mari et dans lequel elle doit emménager dans quelques semaines appartenait à une famille juive. Julia Jarmond décide de mener son enquête, une enquête qui aura de lourdes conséquences sur sa vie.

La lecture de ce roman m’a permis de me rendre compte que je ne connaissais pas bien ce triste épisode de l’Histoire de France et à été une bonne piqûre de rappel. L’aspect historique de ce roman est vraiment intéressant, l’auteur maîtrise le sujet et nous fournit un récit très documenté. En revanche, je regrette que la partie purement fictionnelle (avec les difficultés que rencontre Julia dans sa propre vie) prenne autant de place jusqu’à éclipser par moment le sujet principal de ce roman.

Dans tous les cas, Elle s’appelait Sarah est un roman qui se lit facilement et qui nous amène à réfléchir sur le devoir de mémoire et sur les conséquences que ces événements ont pu avoir sur les générations suivantes.

Pour en savoir plus sur l'auteur, je vous renvoie au blog de Géraldine qui a eu la chance de l'interviewer !

samedi 30 janvier 2010

Rébétiko : la mauvaise herbe / David Prudhomme

Voici une bande dessinée que je regrette d’avoir lue trop vite. Trop vite, sans avoir pris le temps de lire le prologue que je n’avais pas remarqué. Du coup, j’ai loupé beaucoup de choses car je n’ai pas tout compris. Il ne me restera plus qu’à la relire !

Ce qu’il faut savoir avant de commencer, c’est que nous sommes en Grèce dans les années 1930, à un moment où une dictature se met en place et interdit aux musiciens, appréciateurs de haschisch, de jouer le rébétiko. Comme vous pouvez le voir sur le clip, cette musique, qui est née dans les années 1920, s’apparente au fado ou au tango.

Rébétiko

David Prudhomme nous permet de prendre la mesure de cet art en nous présentant quelques-uns de ces musiciens qui doivent se cacher pour laisser s’exprimer leurs émotions. Au fond des troquets, sur une barque au beau milieu de l’eau, en pleine nuit, imprégnés par la fumée, nous sommes dans un monde à part où tous les sentiments passent par cette musique. Les dessins sont magnifiques et nous transmettent très bien cette ambiance si particulière.

Et pour en savoir beaucoup plus sur le Rébétiko et sur la BD, je vous renvoie au blog mis en ligne par l'auteur.

Rébétiko : la mauvaise herbe / David Prudhomme aux éditions Futuroplis

mercredi 27 janvier 2010

Tom petit Tom, tout petit homme Tom / Barbara Constantine

Tom petit homme

Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à lire un roman, du coup, je vais le gratifier d’un tag « Coup de cœur ». Rien que ça !

A onze ans, Tom est un garçon très débrouillard. Il vit avec sa mère, Joss, qui l’a eu alors qu’elle n’avait que treize ans et qui l’élève comme elle peut en ayant du mal à faire la part des choses entre ses responsabilités de mère et ses envies de jeune fille. Très souvent livré à lui-même, Tom mène sa petite vie entre l’école et la maison de Madeleine. Madeleine est une vieille femme de quatre-vingt-treize ans que Tom a sauvée alors qu’elle était tombée au fond de son jardin et chez qui il vient jardiner tous les jours. Petit à petit, tous les personnages que Tom rencontrent vont faire connaissance les uns avec les autres, apportant de la sérénité et du bonheur à chacun.

Tom petit Tom, tout petit homme Tom est un roman très agréable à lire, touchant car tous les personnages essaient de faire au mieux avec les moyens qu’ils ont. Certains lecteurs pourront reprocher à l’auteur un trop plein de bons sentiments ; peut-être mais ça a bien fonctionné avec moi. J’ai également aimé l’écriture de Barbara Constantine, simple et piquante. L’humour ne manque pas dans ce texte où Joss n’hésite pas à tourner en ridicule ce qui la blesse.

Bref, un roman que j’ai vraiment pris plaisir à lire !

Tom petit Tom, tout petit homme Tom / Barbara Constantine aux éditions Calmann-lévy

lundi 25 janvier 2010

Tag : 3 bonnes résolutions que je ne tiendrai pas

3 bonnes résolutions

Taguée il y a déjà quelques temps par Catherine de La Culture se partage, je prends enfin le temps de faire le choix de trois résolutions que je ne tiendrai pas.

La première bonne résolution que je ne tiendrai pas : me contenter de lire les livres de ma PAL ! Mais vu que je change de fonction au sein de la médiathèque où je travaille et que je deviens responsable de la section adulte… Je ferai mieux de transformer cette bonne résolution en « je ne lirai pas un seul livre de ma PAL cette année ! »

La seconde : Ne plus dire à chaque fois que je vois un toutou « J’VEUX UN CHIEN !!! ». C’est au-dessus de mes forces. Mais pour le moment, j’arrive à résister. Ouf ! Tant que je n’ai pas de jardin, pas de chien. (Bah, je sais ce que c’est que de se lever le matin pour sortir son chien dans le froid et sous la pluie…)

pipops.jpeg.jpg

La troisième et dernière bonne résolution serait de ne plus m’installer dans le canapé en rentrant du travail pour surfer sur la blogosphère alors que la cuisine et le ménage m’appellent.

Voilà, je pense que je peux arriver à ne pas tenir ces trois bonnes résolutions ! Comme nous sommes déjà à la fin du mois des bonnes résolutions et que beaucoup d’entre vous ont déjà répondu à ce tag, je ne tague personne. Mais si certains d’entre vous veulent encore se donner bonne conscience en affichant des bonnes résolutions à ne pas tenir, n’hésitez surtout pas !

samedi 23 janvier 2010

Henry et la liberté : une histoire vraie / Ellen Levine, illustré par Kadir Nelson

Henry et la liberté

A la vue de la couverture et du titre, vous aurez vite compris que le sujet de ce très bel album est l’esclavage. Ellen Levine nous raconte l’histoire de ce jeune garçon noir qui connaîtra l’esclavage presque toute la vie. Même si Henry est traité correctement, il va connaître de grandes souffrances morales au point de chercher un moyen d’être libre. La solution qu’il trouve est loin d’être sans danger : il décide de s’enfermer dans une caisse de la faire expédier dans un Etat où l’esclavage n’existe pas. Les illustrations de Kadir Nelson sont très belles, jouant des couleurs vives ou sombres pour souligner l’état d’esprit de Henry.

Une note de l’auteur à la fin de l’album explique au lecteur ce qu’était l’esclavage et ce qu’on appelait « Le Train fantôme », c’est-à-dire les moyens qu’utilisaient certains esclaves pour fuir vers les Etats du Nord où ils pouvaient vivre en toute liberté ; L’histoire de Henry est l’une des plus célèbres.

Henry et la liberté : une histoire vraie / Ellen Levine, illustré par Kadir Nelson aux éditions Toucan

jeudi 21 janvier 2010

Les Monts de l’Eléphant / Jean-François Chabas

Les Monts de l'éléphant

De manière générale, je n’accroche pas plus que ça aux romans de Jean-François Chabas, qui pourtant jouit d’une véritable notoriété dans le domaine de la littérature jeunesse. Mais cette fois-ci, j’ai eu un coup de cœur pour ce petit roman Le Mont de l’Eléphant.

En 150 pages, Henri de Lespagne nous fait le récit de sa vie. Né dans une famille noble extrêmement fortunée et élevée par une mère totalement rongée par le souci de l’apparence et l’égoïsme, Henri va assister à la destruction de sa famille. Petit à petit, il décidera alors de se détacher de ses origines et de sa mère pour mener une vie très médiocre qui s’éclairera enfin avec la rencontre de Promesse

Jean-François Chabas manie avec brio l’humour cinglant. Il n’épargne rien au portrait de la mère sans cœur qui n’a d’autre centre d’intérêt que sa fortune :

- Police ! Ouvrez ! Ouvrez ou on enfonce la porte !

- Ah, non ! Elle est d'époque !

Eh oui ; ainsi en allait-il du cerveau d'Anne de Lespagne née Castries. Elle n'a pas réfléchi plus loin que la sauvegarde de l'huisserie.

On rit beaucoup dans ce roman au ton mordant. Mais l’histoire de Henri, de ses frères et sœurs et de son père n’ont pourtant pas grand chose de drôle. Quatre êtres en souffrances qui subiront à des degrés divers la cruauté et l’indifférence de cette femme.

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