Midola's blog

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samedi 6 février 2010

Les Ames sœurs / Valérie Zénatti

Ames soeurs

Je connaissais déjà Valérie Zénatti en tant qu’excellent auteur de romans pour la jeunesse (Une bouteille dans la mer de Gaza et Quand j’étais soldate). Cette fois-ci, c’est l’auteur adulte que j’ai découvert. Et là encore, j’ai vraiment été séduite !

Tout commence de manière très simple ; une femme, mère de trois enfants et employée d’une entreprise où elle ne se sent pas bien, décide de s’offrir un peu de temps pour elle. Du temps rien que pour elle, du temps pour terminer le roman qu’elle vient d’acheter. L’histoire de ce dernier aussi semble simple : l’histoire d’amour entre une jeune photographe et un jeune homme. Mais au fil des pages, on en apprend plus sur la vie de ces deux femmes. On découvre les épreuves qu’elles ont traversées dans la vie et comment elles les ont dépassées. Ce roman est une belle réflexion sur la vie de femme, sur les lourdes responsabilités d’être mère de famille.

Ce roman m’a beaucoup touché et je pense que beaucoup de mères de famille s’y retrouveront. L’écriture de Valérie Zénatti est comme toujours efficace, belle et précise. J’ai particulièrement aimé les passages où elle parle de la photographie. Je vous en offre du coup un extrait en espérant que l’auteur me pardonnera la longueur de cette citation :

« Une vie se construit pas à pas, jour après jour, mais un portrait, c’est tout le contraire. Lorsque j’appuie sur le déclencheur de mon appareil, je raconte une histoire en commençant par la fin ; je saisis l’instant ultime, j’immobilise une microseconde du présent et ensuite seulement, en découvrant ce que je saisis, je peux deviner ce que racontent les traces fixées sur le papier et tenter de remonter le cours d’une vie. »

Les Ames sœurs / Valérie Zénatti aux éditions de L’Olivier

mercredi 3 février 2010

Scritch scrathc dip clapote ! / Kitty Crowther

mercredis_de_l_album.jpg

Pour cette troisième édition des Mercredis de l’album, nous avions le choix entre deux illustrateurs récompensés par le prix Baobab au salon du livre de Montreuil en décembre dernier : Kitty Crowther pour Annie du lac et François Place pour La Fille des batailles.

Je dois avouer que ce sont deux illustrateurs que je n’affectionne pas particulièrement mais qui rencontrent un vif succès. Mon choix s’est assez vite fixé sur Kitty Crowther car j’ai eu la chance de voir une expo avec les originaux de Mon ami Jim et Moi et rien et parce que je raconte régulièrement ses albums. Eh oui, les enfants sont très sensibles à ses illustrations si particulières !

Scritch scratch

Les illustrations de Kitty Crowther sont très facilement reconnaissables car elle utilise des crayons de couleurs ! Autre particularité de cette illustratrice, elle affectionne particulièrement le noir. Pour l’album, j’ai choisi Scritch scratch dip clapote, parce que j’ai déjà traumatisé plusieurs enfants avec cette lecture ;-)

Pour résumer brièvement, c’est l’histoire d’une petite grenouille qui a peu de la nuit car dans son lit, elle entend de drôles de bruits « Scritch scratch dip clapote »… Scritch scratch fait la taupe, diip ! fait l’oiseau de nuit, et clapote fait le poisson qui bondit et replonge dans l’eau.

L’illustration est très sombre puisque ça se passe la nuit et qu’elle parle des peurs de la nuit. Kitty Crowther use largement du crayon noir, comme on peut le voir sur la couverture du livre. Ses dessins marquent vivement les jeunes lecteurs qui souvent vivent l’histoire en même temps que la petite grenouille. Je dois avouer que lorsque je la lis, je m’assure que tous les enfants ont bien compris ce qui faisait « Scritch scratch dip clapote » lorsque je vois certains visages un peu crispés… Mais je vous rassure, très souvent les enfants me réclament cet album ! Les enfants aiment se faire peur !

Alors

Et puis, je voudrais également des albums que Kitty Crowther publie pour les tout-petits. Des albums comme Alors ? qui hypnotisent les enfants entre 1 et 3 ans. Une salle où les jouets arrivent les uns à la suite des autres en demandant s’il est là. La salle se remplit jusqu’à ce que le petit garçon arrive et se couche avec tous ses jouets. Les illustrations sont très simples et parlent très bien aux petits, ils attendent alors de savoir qui doit arriver ! Un album qui m’a beaucoup surprise le jour où je l’ai raconté pour la première fois. Je ne m’attendais pas à une telle attention de la part de mon très jeune lectorat. Depuis j’ai renouvelé plusieurs fois l’expérience et ça marche à tous les coups !

lundi 1 février 2010

Elle s’appelait Sarah / Tatiana de Rosnay, traduit par Agnès Michaux

Elle s'appelait Sarah

La lecture de Elle s’appelait Sarah nous plonge en plein cœur de la Seconde guerre mondiale et de toutes ses horreurs. Tatiana de Rosnay s’est particulièrement intéressée à la rafle du Vél d’Hiv qui a eu lieu le 16 juillet 1942. Des milliers de femmes et d’enfants ont été enfermés dans des conditions insalubres dans ce vélodrome avant d’être déportés à Drancy ou Beaune-la-Rolande puis Auschwitz.

Elle s’appelait Sarah commence par deux récits parallèles. Le premier est celui de Sarah, une petite fille d’une dizaine d’années qui a connu cette rafle du Vél d’Hiv mais qui est parvenue à s’échapper du camp de Beaune-la-Rolande et à survivre. Le second se passe au début des années 2000. Juila Jarmond, journaliste américaine vivant en France, est amenée à s’intéresser à cette rafle à l’occasion de la commémoration de ce triste événement. Ses recherches vont l’amener à découvrir que l’appartement qui appartient à la famille de son mari et dans lequel elle doit emménager dans quelques semaines appartenait à une famille juive. Julia Jarmond décide de mener son enquête, une enquête qui aura de lourdes conséquences sur sa vie.

La lecture de ce roman m’a permis de me rendre compte que je ne connaissais pas bien ce triste épisode de l’Histoire de France et à été une bonne piqûre de rappel. L’aspect historique de ce roman est vraiment intéressant, l’auteur maîtrise le sujet et nous fournit un récit très documenté. En revanche, je regrette que la partie purement fictionnelle (avec les difficultés que rencontre Julia dans sa propre vie) prenne autant de place jusqu’à éclipser par moment le sujet principal de ce roman.

Dans tous les cas, Elle s’appelait Sarah est un roman qui se lit facilement et qui nous amène à réfléchir sur le devoir de mémoire et sur les conséquences que ces événements ont pu avoir sur les générations suivantes.

Pour en savoir plus sur l'auteur, je vous renvoie au blog de Géraldine qui a eu la chance de l'interviewer !

samedi 30 janvier 2010

Rébétiko : la mauvaise herbe / David Prudhomme

Voici une bande dessinée que je regrette d’avoir lue trop vite. Trop vite, sans avoir pris le temps de lire le prologue que je n’avais pas remarqué. Du coup, j’ai loupé beaucoup de choses car je n’ai pas tout compris. Il ne me restera plus qu’à la relire !

Ce qu’il faut savoir avant de commencer, c’est que nous sommes en Grèce dans les années 1930, à un moment où une dictature se met en place et interdit aux musiciens, appréciateurs de haschisch, de jouer le rébétiko. Comme vous pouvez le voir sur le clip, cette musique, qui est née dans les années 1920, s’apparente au fado ou au tango.

Rébétiko

David Prudhomme nous permet de prendre la mesure de cet art en nous présentant quelques-uns de ces musiciens qui doivent se cacher pour laisser s’exprimer leurs émotions. Au fond des troquets, sur une barque au beau milieu de l’eau, en pleine nuit, imprégnés par la fumée, nous sommes dans un monde à part où tous les sentiments passent par cette musique. Les dessins sont magnifiques et nous transmettent très bien cette ambiance si particulière.

Et pour en savoir beaucoup plus sur le Rébétiko et sur la BD, je vous renvoie au blog mis en ligne par l'auteur.

Rébétiko : la mauvaise herbe / David Prudhomme aux éditions Futuroplis

mercredi 27 janvier 2010

Tom petit Tom, tout petit homme Tom / Barbara Constantine

Tom petit homme

Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à lire un roman, du coup, je vais le gratifier d’un tag « Coup de cœur ». Rien que ça !

A onze ans, Tom est un garçon très débrouillard. Il vit avec sa mère, Joss, qui l’a eu alors qu’elle n’avait que treize ans et qui l’élève comme elle peut en ayant du mal à faire la part des choses entre ses responsabilités de mère et ses envies de jeune fille. Très souvent livré à lui-même, Tom mène sa petite vie entre l’école et la maison de Madeleine. Madeleine est une vieille femme de quatre-vingt-treize ans que Tom a sauvée alors qu’elle était tombée au fond de son jardin et chez qui il vient jardiner tous les jours. Petit à petit, tous les personnages que Tom rencontrent vont faire connaissance les uns avec les autres, apportant de la sérénité et du bonheur à chacun.

Tom petit Tom, tout petit homme Tom est un roman très agréable à lire, touchant car tous les personnages essaient de faire au mieux avec les moyens qu’ils ont. Certains lecteurs pourront reprocher à l’auteur un trop plein de bons sentiments ; peut-être mais ça a bien fonctionné avec moi. J’ai également aimé l’écriture de Barbara Constantine, simple et piquante. L’humour ne manque pas dans ce texte où Joss n’hésite pas à tourner en ridicule ce qui la blesse.

Bref, un roman que j’ai vraiment pris plaisir à lire !

Tom petit Tom, tout petit homme Tom / Barbara Constantine aux éditions Calmann-lévy

lundi 25 janvier 2010

Tag : 3 bonnes résolutions que je ne tiendrai pas

3 bonnes résolutions

Taguée il y a déjà quelques temps par Catherine de La Culture se partage, je prends enfin le temps de faire le choix de trois résolutions que je ne tiendrai pas.

La première bonne résolution que je ne tiendrai pas : me contenter de lire les livres de ma PAL ! Mais vu que je change de fonction au sein de la médiathèque où je travaille et que je deviens responsable de la section adulte… Je ferai mieux de transformer cette bonne résolution en « je ne lirai pas un seul livre de ma PAL cette année ! »

La seconde : Ne plus dire à chaque fois que je vois un toutou « J’VEUX UN CHIEN !!! ». C’est au-dessus de mes forces. Mais pour le moment, j’arrive à résister. Ouf ! Tant que je n’ai pas de jardin, pas de chien. (Bah, je sais ce que c’est que de se lever le matin pour sortir son chien dans le froid et sous la pluie…)

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La troisième et dernière bonne résolution serait de ne plus m’installer dans le canapé en rentrant du travail pour surfer sur la blogosphère alors que la cuisine et le ménage m’appellent.

Voilà, je pense que je peux arriver à ne pas tenir ces trois bonnes résolutions ! Comme nous sommes déjà à la fin du mois des bonnes résolutions et que beaucoup d’entre vous ont déjà répondu à ce tag, je ne tague personne. Mais si certains d’entre vous veulent encore se donner bonne conscience en affichant des bonnes résolutions à ne pas tenir, n’hésitez surtout pas !

samedi 23 janvier 2010

Henry et la liberté : une histoire vraie / Ellen Levine, illustré par Kadir Nelson

Henry et la liberté

A la vue de la couverture et du titre, vous aurez vite compris que le sujet de ce très bel album est l’esclavage. Ellen Levine nous raconte l’histoire de ce jeune garçon noir qui connaîtra l’esclavage presque toute la vie. Même si Henry est traité correctement, il va connaître de grandes souffrances morales au point de chercher un moyen d’être libre. La solution qu’il trouve est loin d’être sans danger : il décide de s’enfermer dans une caisse de la faire expédier dans un Etat où l’esclavage n’existe pas. Les illustrations de Kadir Nelson sont très belles, jouant des couleurs vives ou sombres pour souligner l’état d’esprit de Henry.

Une note de l’auteur à la fin de l’album explique au lecteur ce qu’était l’esclavage et ce qu’on appelait « Le Train fantôme », c’est-à-dire les moyens qu’utilisaient certains esclaves pour fuir vers les Etats du Nord où ils pouvaient vivre en toute liberté ; L’histoire de Henry est l’une des plus célèbres.

Henry et la liberté : une histoire vraie / Ellen Levine, illustré par Kadir Nelson aux éditions Toucan

jeudi 21 janvier 2010

Les Monts de l’Eléphant / Jean-François Chabas

Les Monts de l'éléphant

De manière générale, je n’accroche pas plus que ça aux romans de Jean-François Chabas, qui pourtant jouit d’une véritable notoriété dans le domaine de la littérature jeunesse. Mais cette fois-ci, j’ai eu un coup de cœur pour ce petit roman Le Mont de l’Eléphant.

En 150 pages, Henri de Lespagne nous fait le récit de sa vie. Né dans une famille noble extrêmement fortunée et élevée par une mère totalement rongée par le souci de l’apparence et l’égoïsme, Henri va assister à la destruction de sa famille. Petit à petit, il décidera alors de se détacher de ses origines et de sa mère pour mener une vie très médiocre qui s’éclairera enfin avec la rencontre de Promesse

Jean-François Chabas manie avec brio l’humour cinglant. Il n’épargne rien au portrait de la mère sans cœur qui n’a d’autre centre d’intérêt que sa fortune :

- Police ! Ouvrez ! Ouvrez ou on enfonce la porte !

- Ah, non ! Elle est d'époque !

Eh oui ; ainsi en allait-il du cerveau d'Anne de Lespagne née Castries. Elle n'a pas réfléchi plus loin que la sauvegarde de l'huisserie.

On rit beaucoup dans ce roman au ton mordant. Mais l’histoire de Henri, de ses frères et sœurs et de son père n’ont pourtant pas grand chose de drôle. Quatre êtres en souffrances qui subiront à des degrés divers la cruauté et l’indifférence de cette femme.

lundi 18 janvier 2010

La Malle Sanderson / Jean-Claude Götting

Malle sanderson

Un très beau roman graphique signé Jean-Claude Götting. En quelques vignettes, nous voilà projeté dans le milieu du spectacle et de l’illusionnisme en particulier. Le grand Sanderson impressionne son public en lisant dans les pensées des spectateurs et en faisant disparaître des personnes. Tous va très bien pour ce grand illusionniste jusqu’au jour où une femme mariée entre dans sa vie…

Encore une fois, c’est le dessin qui m’a donné envie de lire cette BD. Tout en noir et blanc, les dessins de ce roman graphique sont plein de douceur. Un très bel album dont l’histoire nous fait voyager dans un univers envoûtant.

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La Malle Sanderson / Jean-Claude Götting aux éditions Delcourt

samedi 16 janvier 2010

La maison Tudaure / Caroline Sers

maison Tudaure

La lecture de ce roman semblait prometteuse, je m’attendais à lire une histoire d’une mystérieuse maison abandonnée. Hélas ! j’ai été plutôt déçue. Certes, nous avons la maison abandonnée, mais elle ne joue pas de rôle crucial dans le roman. Pendant les soixante premières pages, nous découvrons le village et ses habitants tout en sachant qu’il se passe quelque chose d’anormal. Les gendarmes et journalistes enquêtent mais le lecteur reste dans le flou total quant aux faits, ce qui m’a fortement agacé ! Puis, l’énigme est dévoilée et a méfiance des habitants expliqués. Le suspens est si grand au début (il faut attendre la page 69 pour savoir pourquoi les gendarmes enquêtent dans le village !) qu’on ne peut qu’être déçu par la résolution de l’intrigue.

Il y a tout de même des choses intéressantes dans ce roman puisqu’il procède à une sorte de peinture de mœurs du village. On découvre petit à petit les habitants et les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres. Mais je dois ajouter que c’est parfois fait avec maladresse, de manière un peu scolaire avec de longues digressions au moment où on voudrait comprendre ce qui se passe dans ce roman.

Pour finir, je dirai que c’était une lecture étrange. Beaucoup de choses m’ont agacée dans ce texte, mais en même temps, je voulais avancer dans ma lecture pour comprendre ! Quelque part, l’auteur a su susciter la curiosité du lecteur. Un peu trop peut-être car j’attendais beaucoup du dénouement. Il serait certainement bon de découvrir le premier roman de cet auteur, Tombent les avions, qui a obtenu le Prix du Premier roman en 2004...

En tout cas, un grand merci à Bob et son équipe et aux éditions du Livre de Poche.

La maison Tudaure / Caroline Sers aux éditions du Livre de poche

lundi 11 janvier 2010

L'Adolecteur et le censeur

Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y a quelques semaines il y a eu une polémique autour de deux romans sélectionnés pour le Prix Ados d'Ille et Vilaine : Je suis ta nuit et les Orphelins de Naja. Le site de Ricochet a mis en ligne un article très intéressant d'Annie Rolland traitant des romans ados et de la Censure. Je vous renvoie directement au site de Ricochet : L'Adolecteur et le censeur.

qui a peut de la litt ado Et pour compléter cet article, je vous conseille également son livre Qui a peur de la littérature ado ?. Je suis en train de le lire et je le trouve passionnant. Elle y explique notamment ce que les adolescents font de ce qu'ils lisent et en quoi ces romans aux sujets difficiles peuvent avoir un effet très bénéfique sur ces ados. J'espère trouver les temps de lui consacrer un billet prochainement...

Qui a peur de la littérature ado ? / Annie Rolland aux éditions Thierry Magnier

samedi 9 janvier 2010

Le Pompier de Lilliputia / Fred Bernard et François Roca

Pompier de Lilliputia

Comme tous les ans (ou presque), j’ai craqué pour le dernier album des deux compères Fred Bernard et François Roca. Impossible de résister aux magnifiques illustrations de Roca et à l’univers toujours magique des récits de Fred Bernard. Après nous avoir conté les histoires incroyables de Jésus Betz, un homme-tronc, de l’Homme Bonsaï qui se transforme en arbre ou de Uma, la petite déesse (et toutes les autres que je me retiens, tant bien que mal, de vous citer) Fred Bernard et François Roca nous dévoile l’histoire vraie de Henry MacQueen, un garçon lilliputien devenu le chef d’une brigade de Pompier à Lilliputia, sorte de Parc d’attraction où ne vivent que des nains.

Mais la vie de Henry n’a pas toujours été facile, surtout lorsqu’il lisait du mépris dans le regard de son père. Henry nous montre qu’il ne faut pas hésiter à prendre sa vie en main et que quelle que soit sa différence, on peut réussir dans la vie et trouver sa place.

L’écriture de Fred Bernard nous embarque aussitôt dans l’histoire et nous fait voyager au milieu des somptueuses illustrations de François Roca. Je crois qu’il est l’illustrateur qui me fascine le plus. Je suis toujours comme hypnotisée par ses peintures et je les reconnais toujours au premier coup d’œil. Bon j’arrête ici mon éloge. Vous aurez compris : achetez-le, lisez-le et offrez-le ! (l’album, pas Roca…)

Le Pompier de Lilliputia / Fred Bernard et François Roca aux éditions Albin Michel

Et ça vous étonne si je vous dis que j'ai le calendrier avec les illustrations des albums de Fred Bernard et François Roca dans le salon ?

mercredi 6 janvier 2010

Le Club des incorrigibles optimistes / Jean-Michel Guenassia

Club des incorrigibles

Début décembre, Jean-Michel Guenassia a été invité aux Champs Libres à Rennes lors de la rencontre annuel du Goncourt et Goncourt des lycéens. C’est donc en compagnie de Marie N’Diaye, de plusieurs membre de l’Académie Goncourt et de deux lycéennes que l’auteur du Club des incorrigibles optimistes nous a parlé de ce roman. Je vous renvoie au billet de Gambadou qui fait un très bon compte-rendu de cette soirée. Je dois avouer que la prestations de Marie N'Diaye a eu un effet très soporifique sur moi, me demandant beaucoup de concentration pour me réveiller pendant les interventions des autres intervenants... Dommage, car je gardais un excellent souvenir de la rencontre de l'année dernière avec Atiq Rahimi et Catherine Cusset.

A l’issue de cette rencontre, c’est tout naturellement que je me suis plongée dans ce gros roman. Si l’écriture et le style de Jean-Michel Guenassia n’ont rien d’exceptionnels, l’histoire m’a vite passionnée. Ce roman mêle fiction et vérités historiques. Le personnage de Michel, jeune lycéen, est le fil conducteur du récit. Vers la fin des années 50 il se met à fréquenter un bar où se rassemblent bon nombre de réfugiés politiques. Petit à petit, Michel découvre leurs histoires, toutes aussi dures les unes que les autres. La vie de Michel permettent de donner du souffle au récit et d’éviter l’amoncellement de portraits de réfugiés. Elle permet également d'aborder d'autres thèmes non moins importants comme la guerre d'Algérie, les relations familiales ou amoureuses.

Le Club des incorrigibles optimistes est un roman qui se lit très facilement. J’aurais été tentée de parler de roman léger s’il ne mettait pas en lumière les horreurs du régime russe des années 50. A lire si vous avez l’occasion de l’avoir entre les mains.

dimanche 3 janvier 2010

Swap Irlande

Swap Irlande

Heureusement que je n'avais pas pris de résolutions particulière car voilà que j'ai déjà craqué pour le swap Irlande proposé par Canel.

Le principe de ce swap :

Dans chaque paquet, merci de glisser au moins :

- un livre de poche d'un(e) auteur irlandais(e)... j'ai des listes !

- un livre de poche dont l'auteur se nomme ou se prénomme Patrick, Patrice, ou Patricia... j'ai des listes, bis !

- un marque-page et/ou une carte postale vert(e)

- un objet vert, ou un objet lié à l'Irlande (déco, ustensile, papeterie, etc.)

- et bien sûr une gourmandise (pas forcément irlandaise) en fonction des goûts de votre swappé(e).

Pour plus d'informations, je vous renvoie à son billet.

Et pour le petit clin d'oeil, c'est dans l'avion entre Dublin et Paris que j'ai pris la décision d'ouvrir mon blog !

vendredi 1 janvier 2010

Happy New Year !

Le temps passe si vite que nous sommes déjà en 2010 depuis 16 heures sans que j'ai eu le temps de préparer un billet digne de ce nom. Du coup, je lance rapidement tout ce que j'avais à dire aujourd'hui.

Tout d'abord, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2010 en espérant qu'elle vous apporte santé, réussite, joie et de bonnes lectures !

Pour moi l'année s'annonce riche en événements et en voyages ! Du coup, j'espère que j'arriverai à alimenter de manière régulière ce blog. On verra bien...

Blogoclub

Et puis, aujourd'hui était le rendez-vous du Blog-o-club. Primo Levi était à l'honneur pour son roman Si c'est un homme. Comme vous pouvez le constater, je ne publie pas véritablement de billet à cette occasion car j'ai lu ce livre il y a quelques années et je ne souhaitais pas me replonger dans cette lecture. C'est un roman qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie pour mieux comprendre ce qui s'est passé dans ces atroces camps de concentration. Primo Levi le raconte de manière remarquable, sans jamais s'apitoyer sur son sort, ni juger ses bourreaux. Le sujet est difficile mais la lecture n'est pas insoutenable car l'auteur est parvenu à prendre de la distance par rapport à son expérience (distance tout relative puisqu'il a fini par mettre fin à ses jours).

Le prochain rendez-vous du Blog-o-club sera le 1er mars avec Maudit Karma de David Safier ou Saga de Tonio Benacquista.

lundi 28 décembre 2009

Le temps des miracles / Anne-Laure Bondoux

Temps des miracles

Voilà un roman dont on a déjà beaucoup entendu parler sur les blogs et dans les revues spécialisée. Et pour cause !

Impossible de faire un résumé clair de ce roman sans en dévoiler tout le suspens. De quoi ça parle ? D’un enfant mi-français, mi-russe trouvé dans un train accidenté au fin fond du Caucase. Il est alors recueilli par Gloria, une femme pleine de courage et d’amour. Du courage il en faut en Russie au début des années 80, lorsque la guerre les menace. C’est pourquoi, lorsque la vie devient trop difficile, elle décide d’emmener Koumaïl, maintenant âgé de 12 ans, en France avec l’espoir de retrouver sa mère.

Le voyage va être difficile, Koumaïl va apprendre beaucoup de choses de ce voyage, de ses rencontres et plus encore de ses premières années en France, qui ne se passent évidemment pas comme il le pensait.

Ce roman est une véritable merveille. Il est difficile mais plein d’espoir et d’amour.

Tout en douceur...

Ma semaine de vacances prend déjà fin. Au final : un peu de neige, un peu de ski, beaucoup de kouglofs et de chocolats et presque pas de lecture. De bonnes vacances puisque je n'ai pas vu le temps passer ! Mon blog tournera donc un peu au ralenti cette semaine encore, le temps que je termine de rédiger les quelques billets que j'ai en attente et que je fête la nouvelle année comme il se doit.

dimanche 20 décembre 2009

Bonnes fêtes !

Voici venu le temps de la pause de Noël. Je pars faire le plein de neige, de froid, de thé, de kouglofs et de lectures !

Neige Les rousses

Bonnes fêtes à toutes et à tous !

vendredi 18 décembre 2009

Le Pic du diable / Deon Meyer

Planisphère policiers

Après l’Amérique, l’Océanie et l’Asie, c’est à l’Afrique que je me suis attaquée avec Le Pic du diable. Comme Cocaïne et tralala, j’avais choisi Le Pic du diable tout à fait au hasard. Et une fois encore, le hasard a très bien fait les choses ! J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman de Deon Meyer.

Le Pic du diable

L’intrigue est assez complexe. Je devrais même parler des intrigues car pendant une partie du livre, on suit trois intrigues en parallèle, puis deux, jusqu’à ce que tout se recoupe.

La première intrigue porte sur un homme noir dont le fils est tué sous ses yeux. Il décide alors de devenir une sorte de justicier en tuant d’un coup de sagaie les parents qui maltraitent leurs enfants.

La seconde intrigue concerne une jeune femme, « travailleuse du sexe » comme elle se définit, elle est venue se confier à un Pasteur et lui raconter dans le détail toute sa vie.

Enfin, l’inspecteur Griessel est le personnage central du troisième récit. Alcoolique depuis plus de dix ans, sa femme vient de le mettre à la porte avec comme ultimatum de rester sobre pendant six mois s’il veut retrouver sa place au sein de la famille. Griessel va donc lutter contre son alcoolisme tout en tentant d’élucider l’affaire du « tueur à l’assegai »… Le rapport avec la jeune femme ? Il arrive très tard dans le roman pour le plus grand plaisir du lecteur !

L’attention du lecteur est captivée dès les premières pages car il est impossible de prévoir le lien entre les trois histoires. Et puis, le personnage de Griessel est touchant. Il est face à un dilemme : tout abandonner et replonger dans l’alcool ou alors se battre et découvrir qu’il est passé à côté de beaucoup de choses, notamment de ses enfants…

Deon Meyer nous offre donc à la fois un polar et un roman psychologique, car les personnages ne sont ni tout noir, ni tout blanc (sans mauvais de jeux mots ;-) Ils se battent pour les personnes qu’ils aiment, notamment leurs enfants, et contre leurs travers (alcool, prostitution…)

Bref, un excellent roman qui me donne vraiment envie de me plonger dans une nouvelle enquête de Deon Meyer !

mardi 15 décembre 2009

Ma mère et moi / Marc Cantin & Isabelle Maroger

Ma mère et moi 1 Ma mère et moi 2

En ces temps gris et froids, j’ai décidé de vous parler d’une bande dessinée qui donnent le sourire. Destinée aux enfants, elle fera largement sourire les adultes. Cloé et sa mère vivent toutes les deux ; leurs relations oscillent entre l’autorité parentale et la complicité mère/fille et offrent aux lecteurs de nombreuses scènes cocasses. Cette bande dessinée est à prendre avec légèreté, certaines scènes sont poussées à l’extrême pour le plaisir du lecteur. Les auteurs ont cherché les scènes de la vie de tous les jours où mère et fille se font tourner en bourrique. Drôle, tendre ou satirique, on s’y reconnaît forcément à un moment où un autre (ou on y reconnaît ses sœurs, ses amies…).

Pour les amatrices des aventures de Cloé (un troisième tome devrait sortir prochainement), vous pouvez aller vous promener sur son blog.

Pour plus d’information sur Marc Cantin, auteur de romans pour enfants et adolescents, je vous conseille vivement d’aller vous promener sur son blog. Vous pourrez y découvrir en détail les différentes activités d’un auteur de littérature jeunesse.

Ma mère et moi / Marc Cantin & Isabelle Maroger aux éditions Clair de Lune

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