mardi 19 janvier 2016

Otages intimes / Jeanne Benameur aux éditions Actes Sud

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Comment parler de ce roman avec des mots justes ? Depuis la lecture des premières pages de ce magnifique roman, je sais qu’écrire ce billet sera laborieux. Otages intimes pourrait être l’histoire de la résilience d’Etienne, photographe de guerre, libéré après plusieurs mois de captivité. Obnubilé par certaines images, par ses peurs ressenties pendant ce long enfermement, il tente de se reconstruire auprès des gens qu’il aime. Mais Otages intimes va plus loin que cela puisque les mots de Jeanne Benameur résonnent en nous, comme si l’auteur nous chuchotait tous ces mots au creux de l’oreille, comme si toutes les interrogations d’Etienne étaient en réalité les nôtres. Des combats, des blessures, des peurs, chacun d’entre nous en a connus. Toutes ces souffrances ont des causes différentes et des conséquences variables mais elles nous permettent de ressentir tous les mots de Jeanne Benameur au plus profond de soi. Le texte de Jeanne Benameur a résonné au fond de moi tout au long de ma lecture et je sais que je n’oublierai pas un tel roman.

C’est rare que je laisse des citations sur ce blog. Mais aujourd’hui, je voulais partager ce passage qui m’a beaucoup marqué, une magnifique ode aux mamans :

« L’odeur du café chaud, le sourire de sa mère, sa main dans ses cheveux… Et soudain les larmes qu’il n’attendait pas coulent sans qu’il puisse rien retenir… je suis désolé… c’est tout ce qu’il peut dire… Irène le serre contre elle comme lorsqu’il était petit. Comment embrasser toute la désolation d’un homme. »

Je m’arrête là car il me faudrait recopier le livre dans son intégralité…

(Roman lu dans le cadre du Match de la rentrée littéraire 2015 organisé par Price Minister.)

jeudi 7 janvier 2016

Bebiomena

Encore une fois, mon retour sur la blogosphère n'a pas été celui escompté... A défaut de trouver un peu de temps pour lire, j'ai consacré beaucoup de temps à me lancer dans une nouvelle activité : conseillère en couches lavables et produits éco-responsables. Eh oui, pas grand chose à voir avec la littérature... Mais j'espère (encore une fois) que lorsque les choses seront lancées, je récupérerai un peu de temps de lecture.

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Si je vous raconte tout ça, c'est parce que j'ai besoin d'un peu d'aide pour me lancer. Et là, je me tourne plus particulièrement vers la blogosphère bretonne pour vous demander éventuellement un petit coup de pouce pour m'aider à me faire connaitre.

En quelques mots, mon activité consiste à faire connaître des alternatives au "tout jetable" dans le quotidien des bébés mais pas uniquement. Nous pouvons tous réduire notre quantité de déchets en utilisant des produits plus écologiques, plus économiques et plus sains comme les lingettes et cotons lavables, les débarbouillettes qui remplacent le sopalin, les gourdes, les protection féminines, etc. Des alternatives existent, mais il n'est pas toujours évident de les connaître.

Alors, n'hésitez pas à visiter mon site www.bebiomena.fr ou ma page Facebook et à en parler autour de vous. J'organise des ateliers et des rencontres à Rennes et ses alentours et il existe tout un réseau de conseillères en France.

Voilà, ceci était une parenthèse, j'espère revenir très vite vous parler de deux lectures qui me tiennent à coeur : Otages intimes de Jeanne Benameur et Les Vieux fourneaux !

mercredi 4 novembre 2015

Une Traviata / Stéphanie Janicot

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Une Traviata de Stéphanie Janicot fait partie des quelques livres lus ces derniers mois. Comme cette lecture remonte déjà à deux mois, je cède à la facilité de vous livrer le résumé de l'éditeur :

''La cantatrice Sistina Piave vivait pour son art. Elle y renonça par amour pour un riche et beau lord anglais. Les années passèrent. Exilée dans les brumes de l'Angleterre victorienne, délaissée par un mari volage, la belle italienne céderait-elle à la tentation d'un amour oublié, jouerait-elle enfin pour une seule et unique représentation le plus beau des rôles : celui de La Traviata ? Déchirante comme une aria de Verdi, une histoire d'amour vibrante de toutes les passions, subtile et perverse comme un roman anglais, belle et romantique comme un opéra.''

Je souhaitais vous parler de ce livre car je l'ai aimé tout en ayant été particulièrement déçue par la fin. L'histoire de Sistina est particulièrement touchante. Par amour, elle renonce à son art, à son Italie, au soleil. Mais l'arrivée de John Bennett, ami de jeunesse de son mari, va remuer ce passé lointain. Devenu directeur musical, il souhaite faire jouer la Traviata à Sistina pour lui faire prendre conscience de tout ce qu'elle a abandonné.

La Traviata est remarquablement bien écrit. Le lecteur plonge au coeur des salons victoriens avec ses réceptions, ses frivolités, ses conventions. Stéphanie Janicot parle remarquablement bien de l'univers musical et de cet opéra de Verdi en particulier. Et plus les répétitions s'enchaînent, plus les tensions s'exacerbent. La fragilité de Sistina devient de plus en plus palpable. Bref, Une Traviata aurait pu être un grand coup de coeur pour moi s'il n'y avait pas eu le dernier chapitre. LE chapitre de trop. LE chapitre qui efface en quelques pages toute la dimension dramatique du roman. Dommage.

Alors, un conseil, si vous lisait Une Traviata, n'hésitez pas à terminer votre lecture quelques pages avant la fin.

jeudi 29 octobre 2015

hécatombe

Juste un petit billet pour exprimer ma stupeur en parcourant mon netvibes ce matin. Ces derniers mois, j'ai suivi de loin (voir de très très loin...) la parution des billets de la blogosphère littéraire en me contentant de suivre le fil de publication des billets. Ce matin, j'ai pris le temps de regarder blog par blog... Et là, je me suis rendue compte que bon nombre de blogs avaient été désertés depuis de longs mois ou avaient même disparu... Il ne me reste plus qu'à découvrir si de petits nouveaux ont pris le relais... J'espère que la blogosphère n'est pas en train de rendre l'âme...

lundi 19 octobre 2015

Imagier des jouets / François Delebecque aux éditions Les Grandes Personnes

IMG_1030.JPG Je recommence mes articles littéraires avec un coup de coeur ! Il fallait bien ça quand même. Un coup de coeur pour un album destiné aux tout-petits. Encore un coup de coeur pour le nouvel album de François Delebecque. Ce n'est pas la première fois que je vous présente ses albums (voir ici) et ce n'est même pas parce que François Delebecque est de ma famille (je n'ai même jamais eu l'occasion de la rencontrer). Les albums de François Delebecque sont particuliers car ils sont à la fois simples et magnifiques. Des silhouettes noires et blanches sur des rabats sous lesquelles se cachent de splendides photos. C'est simple, c'est pur, c'est beau.

Jusque-là, les albums étaient d'assez grands formats. Cette fois-ci, ils sont beaucoup plus petits et s'adaptent mieux aux petites mains qui les apprécient déjà beaucoup. François Delebecque nous propose ici un imagiers de jouets. Un de plus vous aller me dire. Mais non, un imagier de jouets en bois, un imagier de jouets très jolis et très simples.

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Que ce soit mon fils qui a quatre ans ou ma fille qui n'a que 7 mois, les deux adorent ce petit livre qui nous a été judicieusement offert ;-)

(ne me demandez pas pourquoi la première photo apparaît dans le mauvais sens... Mystère de l'informatique...)

vendredi 16 octobre 2015

Toc, toc, toc... Y a-t-il encore quelqu'un

Bon, je ne sais pas s'il me reste des lecteurs ici ? Non ? Ah si ! je crois apercevoir quelqu'un au fond de la salle...

Alors, comment vous résumer ces sept mois d'absence ? Euh... Biberons, couches, biberons, couches, fatigue et re-fatigue, manque de temps et surtout un petit garçon de maintenant 4 ans. Eh oui, j'ai enfin compris pourquoi tout été si compliqué depuis 4 ans ! Pourquoi je n'arrivais pas à tout faire alors que beaucoup de mamans y parviennent (à peu près). Mon fils est un enfant difficile (et ça je l'ai compris quand sa petite soeur a commencé à dormir 5 heures d'affilés dès la maternité ! Lui, ne tenait même pas deux heures !!!) Il est adorable, drôle, loin d'être bête mais demande une attention de tous les instants. Impossible de lui faire comprendre qu'il n'est pas tout seul au monde et que je ne suis pas sa chose. Alors depuis sept mois, la naissance de ma fille, m'a, certes, demandé du temps et de l'énergie, mais mille fois moins que son frère ! Des bébés comme ma fille, j'en souhaite à tout le monde : elle dort plutôt bien, rigole et rit tout le temps et commence à s'occuper toute seule ! Bon, tout cela étant dit, pas question de me le changer mon petit garçon ! Je vous ferez grâce du "mes enfants sont la prunelle des yeux", mais je n'en pense pas moins !

Sinon, toujours pas de billet littéraire d'écrit. Très peu de lectures ces huit derniers mois. Mais il y en aura au moins un de prévu ces prochaines semaines puisque je n'ai pas résisté à la tentation de participer aux matchs de la rentrée littéraire de Price Minister. Et je suis ravie à l'idée de bientôt découvrir le dernier Benameur, Otages intimes !!! Et j'espère sincèrement trouver un peu plus de temps pour lire et échanger avec vous ici, ou sur vos blogs (que j'ai pas mal délaissé même si je passe de temps en temps chez vous). Et puis, j'aimerais bien remettre la littérature jeunesse à l'honneur ici. Je n'ai pas commenté d'album depuis longtemps alors que de petites pépites me passent entre les mains régulièrement. Je ne sais pas de qui tient mon fils mais il adore les livres et les livres-cd. Et j'ai bon espoir que ma fille soit pareil lorsque je la vois frétiller à la vue d'un livre !

Bon, et si j'arrêtais un peu de raconter ma vie et que je me mettais à écrire un petit billet digne de ce blog ? Car oui, je l'avoue, il doit bien y avoir aussi un peu de fainéantise derrière ce long silence...

A très vite !

mardi 17 mars 2015

formulaire de contact en panne

Il semblerait qu'il y ait un problème avec mon adresse mail de contact puisque je ne reçois pas les messages... Je mets mon administrateur technique sur le coup dès que les biberons, les couches et les parties intensives de jeu de l'oie lui laisse un peu de répit...

Une nouvelle lectrice est née !

Je ne résiste pas au plaisir de vous annoncer que la planète compte une nouvelle future lectrice. Elle est arrivée il a tout juste deux semaines et nous mène une vie un peu plus douce que ne l'avait fait son frère. Ouf ! Par contre, de là à trouver le temps de lire, de bloguer et de laisser des commentaires sur vos blogs... il y a... comment dire... un véritable gouffre ! Je pense que le grand frère est beaucoup plus difficile à canaliser que sa petite soeur et que je vais souffrir quand mon mari reprendra le travail la semaine prochaine. Je n'arrive toujours pas à imaginer comment je vais gérer les départs à l'école avec un petit monstre qui traîne le matin et qui dit non à tout et une marmotte du matin... Mais bon, les mamans sont censées toujours y arriver, non ?

Alors avec un peu de chance, d'ici quelques jours / semaines / mois / années, je devrais faire mon retour sur ce blog. Surtout que (comme je vous l'ai annoncé dans tout mes précédents billets) j'avais plein de choses à vous raconter sur mes lectures. En tout cas, j'ai bon espoir d'attaquer le quatrième tome de La prophétie de l'ombrelle, toujours distrayante et accessible à mes pauvres neurones.

A bientôt...

samedi 17 janvier 2015

Travaux inattendus

Oui, je sais, je commence à prendre une fâcheuse habitude : écrire des billets vous annonçant que j'aurais plein de choses à vous raconter mais que je suis en mode baleine échouée dans le canapé ou que des choses incroyables se passent à la maison. En fait, c'est un peu des deux. Oui, je suis plus que jamais en mode baleine-échouée-dans-le-canapé (mais ça me donne justement un peu de temps pour lire) et mon cher Papa a eu la gentillesse de venir changer le papier peint de la chambre qui sera celle de ma fille d'ici peu de temps. Nous n'étions pas censé faire de travaux, mais les semaines passant, j'ai pris en grippe le papier rose que je n'aimais déjà pas beaucoup au départ (je déteste le rose en même temps... et oui, je suis consciente que je vais avoir de drôles de surprises avec les cadeaux de naissances et que Oui, je vais avoir du mal à habiller ma fille en boycottant le rose... mais ce n'est pas le propos), j'avais l'impression de respirer de la poussière en le voyant. Résultat, après quelques jours de travaux, la chambre a changé de look ! Du blanc, du gris, des touches de rouge, c'est quand même plus moderne et plus dynamique que ce rose-grand-mère. Plus qu'un shampouinage de moquette et je pourrais enfin préparer la chambre. Un grand merci à mon Papa ;-)

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Bon, puisque je suis ici, je peux cette fois encore vous dire que j'aurais plein de choses à vous raconter puisque j'ai lu et aimé Chat Sauvage de Jacques Poulin, la bande dessinée Ma Révérence de Lupano et que je suis lancée dans le deuxième tome du Protectorat de l'ombrelle : Sans Forme de Gail Carriger. Et c'est peut-être cette lecture qui m'empêche de prendre le temps d'écrire tous mes billets en retard... Mais promis, ça viendra !

samedi 10 janvier 2015

Un peu de musique...

Pour reprendre doucement les publications (et, aussi me laisser le temps de rédiger mes billets ;-), je vous propose une chanson des Françoises (Camille, Jeanne Cheral, Emily Loizeau et La Grande Sophie) et un slam de Grand Corps Malade qui ont été créés ou repris pour rendre hommage aux événements de ces derniers jours. L'homme a développé de nombreux moyens d'expressions (écriture, dessins, musique), alors ne nous en privons pas.

mercredi 7 janvier 2015

Je suis Charlie

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Maigre contribution bien évidemment que ce petit billet...

Pensées aux familles de toutes les victimes...

L'espoir que la liberté d'expression n'en souffrira pas trop...

lundi 5 janvier 2015

C’est moi qui éteins les lumières / Zoyâ Pirzâd aux éditions Zulma

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Cela faisait longtemps que je voulais lire cet auteur (et comme toujours les semaines, les mois, les années passent..) et il y a quelques temps, à la médiathèque, je suis tombée par hasard sur ce roman, C’est moi qui éteins les lumières, qui vient d’être réédité en version poche. Eh bien, je regrette de ne pas avoir pris le temps plus tôt de me plonger dans les romans de cet auteur iranien qui connaît un très grand succès dans son pays.

C’est moi qui éteins les lumières est une sorte de Desperate Housewives à l’iranienne (bon plus soft tout de même). Clarisse vit à Abadan, près de Téhéran. Elle est mère d’Armen, jeune garçon en pleine crise d’adolescence et de jumelles espiègles. Son quotidien, consacré entièrement au bien être de sa famille, est réglé au millimètre, entre les goûters des enfants, les sorties au Club, les cours de piano, et les visites régulières de sa sœur et de sa mère. Mais toute cette mécanique va se gripper avec l’arrivée de nouveaux voisins en face de chez eux. Emile débarque dans sa vie, accompagné de sa mère au comportement étrange et de sa fille, Emilie qui devient aussitôt amie avec ses enfants.

Dès les premières pages, je me suis sentie bien dans l’univers de Clarisse où tout semble sous contrôle. Et puis, avec la rencontre de ces nouveaux voisins et avec la multiplication des intrigues, Clarisse se révolte face à cette vie qu’elle consacre aux autres et où personnes ne s’intéresse réellement à elle.

Cette petite révolution, ce besoin d’émancipation, se développe tout doucement, par petites bribes. Et on ne peut que soutenir Clarisse dans cette envie de changement. Ce petit roman est plein de finesse, très lumineux et très vivant. Cette histoire universelle malgré la distance et les différences de culture qui séparent nos pays fût une lecture vraiment très agréable.

jeudi 1 janvier 2015

Bonne année 2015 !!!

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J'ai emprunté subrepticement le matériel de bricolage de mon fils pour vous souhaiter à toutes et à tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui commence.

J'espère que 2015 sera une belle année pour la blogosphère, avec de nombreux échanges, de belles découvertes et l'absence de fermeture de nouveaux blogs.

De mon côté, cette nouvelle année sera extraordinaire avec la naissance de ma fille d'ici quelques semaines... J'espère tout de même trouver un peu de temps pour lire quelques livres, venir vous rendre visite et écrire mes billets. En tout cas, pas de challenge pour moi cette année, aucun engagement que je sais ne pas pouvoir tenir.

Bonne et heureuse année à vous tous !

lundi 29 décembre 2014

Le fantôme du petit Marcel / Elyane Dezon-Jones & Stéphane Heuet aux éditions Viviane Hamy

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Voilà déjà quelques semaines que je repousse le moment d’écrire ce billet car je ne sais tout simplement pas quoi penser de ce petit livre.

Le fantôme du petit Marcel met en scène le fantôme de Marcel Proust, sous les traits d’un enfant. A plusieurs reprises, il rend visite aux enfants qui dorment dans une maison de vacances et leur parle du livre qu’il est en train d’écrire.

Les scènes sont bien évidemment remplies de références à la vie de Marcel Proust et à son œuvre, A la recherche du temps perdu. Mais j’avoue ne pas bien voir à qui s’adresse ce texte. La forme est trop enfantine pour se destiner à un public adulte, qui pourtant est à même de comprendre les références incluses dans le texte. L’histoire et les illustrations correspondent évidemment à un jeune public mais je ne suis pas certaine que l’histoire les captive, surtout qu’ils sont trop jeunes pour lire A la Recherche du temps perdu. Je ne suis pas certaine que ce livre les marquent suffisamment pour leur donner envie de se lancer dans cette lecture plusieurs années plus tard.

Cela dit, ce petit livre est agréable à lire et les illustrations de Stéphane Heuet nous plonge dans l’univers de Marcel Proust. Mais rien de tel que de se plonger dans l’œuvre originale…

mercredi 17 décembre 2014

La vie d'une baleine à l'approche de Noël

Noël approche et je tourne au ralenti. Plus de billets à publier mais pas l'énergie pour les rédiger, ni pour vous laisser des commentaires. Et plus grave encore : la mère Noël n'a encore presque rien préparé ! Les achats sont loin d'être terminés et cette année, je crois que les gourmands se passeront de mes sablés de Noël...

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Quand je lis les lignes qui précèdent, je me demande à quoi je peux passer mes journées... Ah si ! A m'échouer sur le canapé me reposer pour pouvoir m'occuper correctement de ma petite terreur quand elle rentre de l'école et surtout pour être capable de garder tout mon calme lorsqu'elle tente par tous les moyens de n'en faire qu'à sa tête... Soigner ce p... de rhume qui m'empêche de dormir (quand ce n'est pas la terreur qui se réveille au moins deux fois dans la nuit depuis que l'école l'a emmené au cinéma et quand sa future petite soeur arrête de danser la zumba dans mon ventre...). Et me démener dans des démarches administratives à la Sécu et aux Ressources humaines totalement incompétentes de ma collectivité de rattachement. Bref, une vie épanouissante de femme enceinte...

Théoriquement, mon blog n'a pas vocation à recueillir mes états d'âme, mais vu l'état végétatif dans lequel il se trouve, tant pis. Pourtant, j'aurais plein de choses à vous dire en lien avec les livres :

- mon coup de coeur pour le roman Sans âme de Gail Carriger avec vampires et loups garous

- ce que j'ai pensé du classement des 20 livres qui ont changé votre vie (euh... on n'a pas tous la même vie quand même.)

- mon autre coup de coeur pour le roman iranien C'est moi qui éteins la lumière de Zoyâ Pirzâd

- de ma liste du père noël avec tous les romans et les BD qui me font pâlir d'envie

- de l'addiction de mon fils pour les livres-cd (il y a des parents qui rationnent les dessins animés, moi, je suis obligée de limiter le nombre de CD par jour ! Même si ses goûts sont très variés entre les comptines, les histoires et l'ensemble de mes cd)

- que ce remède de grand-mère marche : placer un oignon coupé en deux sur sa table de nuit pour échapper aux quintes de toux nocturnes (tu m'étonnes ! Ca anesthésie tout !)

- que je suis plongée dans la Voleuse de livres de Markus Zusak

Avec un peu de chance, je retrouverai un peu de tonus après les fêtes (pendant lesquels j'espère pouvoir me laisser dorloter) pour vous raconter tout ça. Je l'espère même vivement car l'arrivée d'une nouvelle petite terreur début mars risque de ne pas arranger les choses pendant quelques temps.

Avant de mettre mon blog en vraie pause de Noël, il faut que je revienne honorer mon partenariat avec Babelio pour vous parler d'un album consacré à Marcel Proust. En attendant, je vous souhaite d'échapper à tous les maux de l'hiver et de profiter de cette période noëllistique.

mardi 9 décembre 2014

Dans les glaces / Simon Schwartz aux éditions Sarbacane

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Cette bande dessinée aux couleurs noire, gris et bleu nous raconter l’histoire de Matthew Henson, cet homme noir qui participa aux expéditions vers le Pôle Nord au début du XXe siècle mais à qui on ne reconnu jamais le rôle fondamental qu’il y joua. Pourquoi ? Tout simplement à cause de la couleur de sa peau… Une histoire bien triste en somme, d’autant plus que cet homme mourra dans la pauvreté et la solitude.

Cette histoire nous permet de prendre la température de ces expéditions, avec la rivalité entre les membres de l’expédition voulant à tout prix recueillir les lauriers de la gloire, les conditions très précaires de ces voyages, les rencontres entre les américains et les autochtones, les croyances Inuits, le manque de respect des européens pour ces peuples qu’ils méprisent.

Dans les glaces nous offre un scénario vraiment bien construit qui aborde de nombreux thèmes et permet de réhabiliter la mémoire de Matthew Henson.

jeudi 4 décembre 2014

Ceux qui me restent / Damien Marie & Laurent Bonneau aux éditions Grand Angle

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Ceux qui me restent est une bande dessinée que j’ai lu d’une traite, en retenant ma respiration. Que d’émotions, que de regrets face à ces deux existences gâchées !

Florent est dans une maison de retraite, en proie à la terrible maladie d’Alzheimer. Cette maladie lui fait revivre une partie de sa vie, celle où il a perdu symboliquement sa fille. Sur un malentendu entre fille et père, cette dernière a coupé les ponts pendant plus de dix-neuf ans avec son père. Et maintenant qu’elle est auprès de son père, celui-ci ne la reconnaît pas.

Le scénario peut paraître un peu brouillon au commencement car il même l’histoire de Florent, celle de sa fille Aurélie, des flash-back et les rêves de Florent qui lutte avec sa mémoire. Mais tous ces épisodes finissent par donner sens à cette histoire faite de malheurs et d’amours ratés. On tremble que la rencontre entre ce père et sa fille ne puisse se faire avant qu’il ne soit trop tard.

En écrivant ces quelques mots, j’ai vraiment l’impression de dénaturer cette magnifique histoire. J’ai particulièrement aimé le dessin de Laurent Bonneau et la manière dont il a utilisé certaines touches de couleurs pour donner plus de forces encore au récit.

Une histoire belle et triste à découvrir absolument.

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dimanche 30 novembre 2014

Sous les couvertures / Bertrand Guillot aux éditions Rue Fromentin

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J’ai découvert ce titre grâce à a blogosphère. Les billets élogieux m’avaient vraiment donné envie de me plonger dans cette histoire mettant en valeur nos chers livres. Hélas ! Je dois avouer que j’ai été un peu déçue par ma lecture et j’ai lu quelques passages en diagonale… Pourtant tout commençait bien avec les différentes histoires en parallèles : celles des livres qui veulent se rebeller pour échapper au pilon et trouver leurs lecteurs, celle du vieux libraire démotivé devant l’essor du numérique, celle de l’apprentis libraire pleine d’idées pour redonner vie à cette librairie en voie de perdition et enfin, celles des auteurs des livres à la tête de la révolte.

Ce roman a de nombreuses qualités : il est très drôle, bien écrit, nous offre une critique acerbe mais réaliste du monde du livre (qu’il s’agisse des éditeurs, libraires ou lecteurs). Mais j’aurais aimé que ce livre soit plus court car les longues joutes verbales des livres et leurs batailles m’ont à plusieurs reprises ennuyées.

En revanche, je me suis beaucoup amusée à la lecture du passage où les livres tentent de discuter avec la liseuse du libraire. Cette dernière leur débite des discours tout fait jusqu’à ce que sa batterie la réduise… au silence !

Sous les couvertures reste néanmoins un bon moment de lecture qui, à coup sûr, fera sourire ses lecteurs. Et j’avoue que j’aurais bien aimé, comme Sarah, tenter de remettre un peu de vie dans cette caverne un peu poussiéreuse.

jeudi 27 novembre 2014

Ouessantines / Weber & Nicoby

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Soizic commence une nouvelle vie en décidant d’acheter une maison sur l’île d’Ouessant et d’y ouvrir des chambres d’hôtes. Mais ses débuts ne sont pas aussi faciles qu’elle se l’était imaginés car les autochtones n’aiment pas tellement les nouveaux venus. Seule une vieille femme, Marie, se montre aimable avec elle mais cette dernière est retrouvée pendue à son domicile. Plus étrange encore, c’est à Soizic qu’elle lègue le devoir de vider sa maison. Si les amis de Marie étaient déjà hostiles à l’arrivée de Soizic, elles voient d’un très mauvais œil que ce soit elle qui trie les affaires de leur défunte amie. Et si Marie avait une idée derrière la tête en chargeant Soizic de mettre le nez dans sa vie ?

J’ai vraiment beaucoup aimé cet album aux effluves bretons. Elle s’ouvre comme un simple récit de vie et bifurque tout à coup vers l’enquête avec de quelques rebondissements qui nous permettent de mieux découvrir l'histoire de cette île. A noter les dernières pages qui suivent la bande dessinée et qui nous offre des photos de l'île ainsi que quelques textes qui nous permettent d'aller plus loin dans la découverte de l'île.

Tous les personnages de cette histoire, qu’ils soient bienveillants ou non, sont attachants. Et en tournant la dernière page, il ne nous manque que le numéro de la chambre d’hôte de Soizic pour réserver son week-end à Ouessant !

lundi 24 novembre 2014

Tag « Un lieu, un livre »

Cela fait longtemps que je n’ai pas fait de tag, pourtant certains m’ont bien plu mais je n’ai pas pris le temps de les reprendre (je pense surtout au tag positif). Mais aujourd’hui qu’il fait un temps épouvantable et que mon ouistiti s’occupe presque tout seul, je me lance !

couleur des sentimentsLa couleur des sentiments / Kathryn Stockett J’ai lu ce roman, pourtant assez long, quelques jours avant un déménagement, vautrée sur mon canapé. J’avais encore beaucoup de cartons à faire mais c’était plus fort que moi, il fallait à tout prix que je finisse ce livre ! Peut-être que cette situation a donné encore un peu plus de piment à ma lecture d’ailleurs ;-)

jane eyreJane Eyre / Charlotte Brontë J’ai lu Jane Eyre pendant les premières vacances d’été avec mon fils qui avait tout juste dix mois. Il faisait une chaleur incroyable dans le Morvan et mon fils faisait de longues siestes, bien au frais dans la chambre d’un ancien corps de ferme que nous avions loué. Pour la première fois depuis des mois, j’avais enfin de longues heures devant moi pour lire tranquillement. Me voyant complètement happée par cette lecture, mon mari a joué le jeu en s’occupant beaucoup de notre fils.

Le seigneur des anneaux / J.R.R. Tolkien Cette série m’a accompagnée pendant les vacances d’été entre la quatrième et la troisième. J’étais en vacances avec mes parents dans les Alpes et il a fallu à tout prix qu ‘on court les librairies pour que je puisse me procurer la suite de ces aventures. J’ai dévoré ces cinq ou six tomes (aujourd’hui, elles sont regroupées en trois volumes) en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

tout_seul_couv.jpgTout seul / Chabouté Je l’ai déjà raconté sur pas mal de blogs, mais j’ai lu cette bande dessinée alors que je travaillais à l’accueil d’une bibliothèque. Cette BD venait de rentrer et comme souvent, je l’ai ouverte pour me donner une idée de l’histoire avant de la ranger. Et puis, de pages en pages, debout au milieu de la banque d’accueil, devant le chariot des retours, j’ai lu tout l’album ! Heureusement que c’était une journée calme ;-)

Sukkwand islandSukkwan Island / David Vann Et pour finir, Sukkwan island. J’étais dans l’avion entre Paris et Copenhague. Sachant qu’après un vol très très turbulant quelques semaines plus tôt, j’étais morte de trouille à l’idée de remonter dans un avion, vous pouvez imaginer ce que cette lecture, à l’atmosphère un peu glauque, a pu donner ! Tout était décuplé !

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