Midola's blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 13 mai 2013

Moi, Ambrose, roi du Scrabble / Susin Nielsen ; traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec aux éditions Hélium

moi_ambrose.jpg

Ambrose est un jeune garçon d’une douzaine d’années, allergique à l’arachide et un peu en marge de la société. Elevé par une mère ultra protectrice, Ambrose ne parvient jamais à se faire des amis ; pire, il devient le bouc émissaire de trois jeunes caïds. Mais depuis que Ambrose suit ses études par correspondance et que sa mère travaille en soirée, Ambrose va s’émanciper en fréquentant Osmo, le voisin du dessus, fraîchement sorti de prison, qui l’accompagnera au club de scrabble…

Moi qui était en panne de lecture depuis plusieurs semaines, j’ai lu avec beaucoup de plaisir de roman intelligent et bien écrit. Ambrose est un jeune garçon attachant bien qu’il n’ait jamais sa langue dans sa poche et accumule les maladresses. On ne peut que plaindre Ambrose et sa maman qui ne parviennent pas à trouver le bonheur. Plane toujours au-dessus d’eux la disparition trop précoce du père d’Ambrose, mort d’une attaque quelques semaines avant sa naissance. La maman d’Ambrose vit dans la crainte décuplée qu’il arrive quelque chose à son fils, et son allergie pour l’arachide n’arrange évidemment pas les choses !

Moi, Ambrose, roi du scrabble est un roman sur les personnes un peu en marge de la société qui essaient, comme elles peuvent, de s’épanouir. Et encore une fois, j’ai aimé que cet auteur pour ados ait une écriture riche qui permette à tout le monde de le lire avec beaucoup de plaisir.

Lu dans le cadre D'un livre à l'autre dunlivreautrebis.JPG

mercredi 1 mai 2013

La fois où je suis devenu écrivain / Vincent Cuvellier

la_fois_ou_je_suis_devenu_ecrivain.jpg

Vincent Cuvellier offre une belle leçon de vie à ses lecteurs. Lui qui était l’avant-dernier de la classe et qui n’intéressaient pas les professeurs a su trouver, seul, sa vocation : écrivain. Il lui faudra, certes, quinze ans pour devenir un écrivain à part entière mais dès l’adolescence, il ne cessera d’écrire. Entre deux petits boulots, il parviendra à écrire des articles, des nouvelles, des scénarii jusqu’à ce qu’il trouve sa voix : auteur de romans ados.

Mais le roman de Vincent Cuvellier est plus qu’un simple récit autobiographique qui nous raconterait la merveilleuse histoire d’un adolescent passionné par l’écriture. Non, Vincent Cuvellier nous parle d’abord d’un jeune adolescent abandonné par un système scolaire mal fait qui s’est totalement désintéressé de lui malgré sa passion visible pour l’écriture. C’est le roman d’un jeune qui a dû se débrouiller tout seul pour s’en sortir et faire de sa passion un métier.

Une belle leçon de vie qui nous montre qu'il faut aller au bout de ses rêves.

vendredi 26 avril 2013

La mémoire de l'eau / Valérie Vernay & Mathieu Reynès

memoire_de_leau1.jpg memoire_de_leau2.jpg

Encore une BD repérée sur la blogosphère, chez Lasardine (deuxième tentatrice de BD après Noukette ;-) Marion et sa mère viennent habiter la maison laissée par la grand-mère de Marion après son décès. L'occasion pour la mère et la fille de prendre un nouveau départ à deux, le père les ayant lâchement abandonnées. Cette vieille maison se situe dans un petit village de bord de mer, à quelques pas des falaises et d'un phare habité par un vieux fou. Pendant que sa mère part travailler dans le petit restaurant du coin, Marion part explorer les environs et fait la connaissance de Virgil, le vieux fou que tout le monde fui et qui lui révèlera le secret des étranges statues sculptées qu'elle rencontre un peu partout. Une étrange légende plane sur ce village...

J'ai vraiment beaucoup aimé ces deux tomes, très riches dans ses thèmes et la justesse des sentiments. L'histoire en elle-même est passionnante. On court aux côtés de Marion en espérant en apprendre plus sur ces étranges statuettes. Mais on est également touché par la volonté de la fillette d'en apprendre plus sur son grand-père disparu il y a plus de trente ans et dont elle n'avait presque jamais entendu parler. Et puis, le personnage de la mère est également touchant. Arrivée toute seule avec sa fille, elle brave les difficultés pour offrir une vie agréable à sa fille tout en étant un peu rattrapé par son passé en venant vivre dans cette maison où elle a passé les toutes premières années de sa vie. Seule, elle doit faire face aux imprudences de sa fille, et la BD sait rendre l'inquiétude de cette mère.

Bref, une BD a découvrir absolument pour son histoire et pour ses dessins dont je ne vous ai même pas parlé. Les traits sont très simples mais les couleurs sont particulièrement belles, notamment les dessins évoquant la mer.

dimanche 21 avril 2013

Magnus / Sylvie Germain

magnus.jpg Ca faisait longtemps que je voulais lire Magnus de Syvlie Germain, lauréat du Goncourt des lycéens il y a quelques années. De manière générale, j’apprécie énormément les Goncourt des lycéens, mais, là, je dois dire que celui-ci ne m’a pas emballé, ni dans l’histoire, ni dans la forme.

Magnus nous renvoie dans le monde de l’après guerre. Un petit garçon, fils d’un médecin « opérant » dans un camp de concentration, va être confié à un oncle en Angleterre alors que son père est décrété mort au Mexique où il se cachait ,et que sa mère sent sa dernière heure venir à son tour. C’est alors que le garçon va faire d’importantes découvertes sur son enfance dont il n’avait aucun souvenir. Elles vont fortement le perturber et l’inciter à parcourir le monde à la recherche de son véritable « moi ».

Autant le dire, l’histoire ne m’a pas vraiment convaincue et je ne me suis attachée à aucun personnage. Et puis, il m’a manqué un peu de cohérence. J’ai eu parfois l’impression de suivre plusieurs histoires qui ne formaient pas forcément un tout. Quant à la forme, ça n’a guère été mieux car entre chaque chapitre (appelé « fragment ») racontant l’histoire est inséré un texte issu de divers livres. Ces interruptions, mêmes si elles renvoient à l’histoire, m’agacent toujours car elles me freinent dans mon envie d’en savoir plus.

Bref, une rencontre manquée entre Sylvie Germain et moi…

mardi 16 avril 2013

Bulles & Nacelle / Renaud Dillies

bulles_et_nacelle.jpg

Après avoir découvert l’histoire d’Abélard et de son ami Gaston, c’est au tour de la petite souris de Bulles & Nacelle que je me suis attachée.

Une petite souris vit tranquillement chez elle, profitant de sa solitude pour vivre au rythme qui lui chante. Seulement, lorsqu’il (eh oui, notre petite souris est un môssieur) s’attèle à sa tâche d’écrivain, c’est la terrible angoisse de la page blanche qui fait surface… Mais grâce à quelques aventures et quelques rencontres, notre petite souris va enfin comprendre ce qui l’empêche de trouver son inspiration.

J’ai une fois encore beaucoup aimé cette histoire (moins triste heureusement que Abélard !) pleine de poésie, qui nous livre une belle réflexion sur la vie. L’auteur nous montre qu’il n’est pas toujours facile de trouver sa place dans le monde, surtout quand on n’est pas plus grand qu’une souris !

Et puis, les illustrations sont toujours aussi belles. Dillies a vraiment un style bien à lui !

Challenge Petit Bac 2013, catégorie Objet petit_bac_2013.jpg

mardi 2 avril 2013

L’enfance d’Alan : d’après les souvenirs d’Alan Ingram Cope / Emmanuel Guibert

Mise en page 1

J’avais déjà beaucoup entendu parler de « La guerre d’Alan » sans avoir eu l’occasion de lire cette trilogie. Alors, l’opération « La BD fait son festival », organisée par Price Minister, m’a donné l’occasion de commencer par le commencement : avec l’enfance d’Alan ! Et je sais maintenant qu’il faut vraiment que je lise la suite !

Lorsque j’ai reçu la BD j’ai été un peu surprise car je ne m’attendais pas à une illustration aussi sombre. Je savais que le dessin serait en noir et blanc mais le noir occupe une très large place, les blocs de textes sont très souvent écrits en blanc sur fond noir. Mais la lecture se fait très facilement et j’ai beaucoup aimé ces dessins assez dépouillés.

L’enfance d’Alan est un témoignage intéressant sur la vie en Californie au début du XXe siècle. Alan Ingram Cope nous fait partager les souvenirs de ses onze premières années de sa vie. Ce sont des épisodes de sa vie qu’il se remémore avec un regard d’adulte. Alan Ingram Cope nous raconte sa famille, ses déménagements, ses découvertes d’enfant, cette Californie encore rurale. Et Emmanuel Guibert illustre ces scènes avec des dessins assez simples mais qui donnent vie à ces lointains souvenirs.

Encore une fois j’ai bien du mal à donner une note, surtout que cet album est très différent d’une BD classique puisque les textes sont très longs. Allez, je me lance, je donne un 14 à ce livre que j’ai beaucoup aimé sur le coup mais dont j’ai déjà oublié beaucoup de choses…

mercredi 27 mars 2013

La Grande Odalisque / Vivès, Ruppert & Mulot

grande_odalisque.jpg

Un trio de jeunes voleuses entreprennent de voler la Grande Odalisque d’Ingres au musée du Louvres. Autant vous dire que ce n’est pas chose facile même pour des voleuses expérimentées comme elles.

Chacune des jeunes femmes a une personnalité bien affirmée. Alex est la meneuse du groupe, c’est elle qui a les épaules sur la tête et qui vient au secours de Carole. Cette dernière sort d’une déception amoureuse et a quelques difficultés à se concentrer aux moments cruciaux. Et puis, Sam, la dernière arrivée dans la bande est une championne de moto qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot. D’un caractère très vif, il lui faudra du temps pour être acceptée par Carole.

Ce qui est amusant dans cet album en dehors des péripéties liés au vol, ce sont tous les clins d’œil : A Cat’s Eye, à Charlie et ses drôles de dames… Trois jeunes et jolies femmes bravent les dangers en accomplissant des prouesses sportives.

J’ai passé un bon moment à la lecture de cette BD mais elle ne me laissera pas un souvenir impérissable… Et comme je l’ai lu dans le cadre "La Bd fait son festival" proposé par Price Minister, je me dois de lui attribuer une note. Ce sera donc un 13, notamment parce que le dessin m’a un peu laissée de marbre. Le trait est un peu flou mais sans que j’y retrouve la beauté du flou de Polina.

dimanche 24 mars 2013

Melisande ! que sont nos rêves ? / Hillel Halkin ; traduit par Michèle Hechter aux éditions de la Table Ronde

melisande.jpg

Melisande ! Que sont nos rêves ? est un étrange roman dans lequel on entre sans bien comprendre les relations entre les différents personnages. Le narrateur, Hoo, s’adresse à Mellie, une jeune fille qu’il a connu pendant sa jeunesse sans que l’on sache exactement ce que sont leurs relations au moment où Hoo rédige ce texte. Et c’est au fil de la lecture que l’on va comprendre les liens qui unissent ces deux personnes. On découvre la jeunesse de ces personnages, leurs amitiés, leurs amours, leurs doutes.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le récit, notamment pendant la partie consacrée à Ricky, l’ami d’enfance de Hoo et de Melisande. Un drôle de personnage qui se tourne vers la méditation et part en Inde perdre la raison auprès d’un gourou. Puis, la relation entre Hoo et Mellie se construit, leurs vies évoluent au gré des joies et des épreuves. Ces deux personnages sont au final assez proches de nous, ils rencontrent un peu les mêmes épreuves, les mêmes interrogations. Ce qui est passionnant dans ce roman, c’est tout simplement l’histoire d’amour de Hoo et de Mellie et la manière dont elle se construit.

Et puis, l’écriture de Hillel Halkin est vraiment agréable. Pleine de poésie, elle nous porte à travers l’existence de Mellie, Hoo et Ricky et nous fait voyager à travers les Etats-Unis et l’Inde.

Melisande ! que sont les rêves ? est un roman vraiment très agréable à lire, une très belle histoire d’amour dont, hélas ! on ne connaît pas la fin ! On laisse Ho et Mellie sur le point de se retrouver après une très sérieuse dispute… Happy end ou pas ?!

Merci aux éditions de La Table Ronde et à Babelio pour l'envoi.

Timide retour

Me voici de retour sur la blogosphère après un mois d'absence mais sans grande motivation, je dois l'avouer. C'est la publication des billets liés à des partenariats qui m'incite à me remettre en selle. On verra si je retrouve le temps et le plaisir de bloguer. Ce que j'ai apprécié ces dernières semaines, c'est de prendre le temps de lire ce que je voulais sans autre contrainte que les dates de retour de la bibliothèque ;-) Je n'ai d'ailleurs pas lu grand chose... En fait, je passe beaucoup de temps à suivre les progrès de mon fils qui m'impressionne(nt). On commence à faire des choses vraiment amusantes (peinture, pâte à modeler, sorties...), alors tant pis pour le reste, ça peut attendre.

En y repensant, en fait, si, je lis beaucoup. Dès la fin du biberon du matin, mon fils me réclame des histoires et tout le reste de la journée il me poursuit avec des livres plein les mains ! (Au secours !) A dix-huit mois, il commence à être capable d'écouter de vraies histoires (ce qui est bien) mais celles qu'il aime, il faut les lui raconter plusieurs fois par jour. Heureusement que j'ai des abonnements dans deux bibliothèques, ça permet de varier. Et ce qui me surprend le plus, c'est le choix de ses livres fétiches ! Il affectionne beaucoup la collection "Pirouette" de Didier jeunesse avec les comptines françaises et où les illustrations ne sont pas forcément faciles. Certes, il y a l'attrait de la chanson, mais il aime détailler les dessins (et rechercher les chats cachés à chaque pages dans les livres de Martine Bourre !). Parmi ses albums favoris Mon Papa d'Anthony Browne, Alors ? de Kitty Crowther, Petites comptines pour grands tableaux, le bateau de monsieur Zouglouglou... Je trouve qu'il a très bon goût ;-)

Bon, tout ça pour vous dire que je reviens mais peut-être pas pour très longtemps. Je referai peut-être une nouvelle pause car je ne veux pas que ce blog devienne une contrainte. En tout cas, je crois que je ne rattraperai jamais mon retard dans la lecture de vos billets car même si j'en ai lu quelques-uns de temps en temps, il m'en reste plus de mille en attente...

mardi 26 février 2013

Pause

Certain(e)s d'entre vous l'ont peut-être remarqué, je ne suis pas très présente ni sur vos blogs ni même sur le mien depuis quelques temps. Un manque d'envie se fait sentir tout simplement (bon, et de temps aussi évidemment), du coup une pause s'impose. Je ne sais pas pour combien de temps... je reviendrai tout de même pour publier mon billet sur le livre reçu dans le cadre de la Masse Critique. D'ici mon probable retour (on connaît toutes et tous ces passages à vide de temps en temps) je vous souhaite de belles lectures !

vendredi 22 février 2013

Le singe de Hartelpool / Wilfrid Lupano & Jérémie Moreau

singe_de_hartelpool.jpg Repéré chez Noukette une fois de plus, je n’ai vraiment pas été déçue. Merci Noukette pour toutes tes excellentes suggestions de BD !

Nous sommes dans la période des conquêtes napoléoniennes, lorsque les français et les anglais se vouent une haine sans borne. Si bien que lorsqu’un bateau français fait naufrage sur la côte britannique, les anglais ont tôt fait d’arrêter le seul survivant et de mener son procès tambour battant avec pour objectif de le pendre haut et court. Ces Anglais sont tellement aveuglés par leur haine qu’ils ne se rendent même pas compte que leur prisonnier est en réalité un singe…

Je me suis vraiment amusée à la lecture de cet album où tous les personnages sont plus idiots les uns que les autres et où le ridicule des deux camps est poussé à l’extrême. Anglais et français se détestent mais sans même savoir pourquoi.

Et pour servir cette pitoyable histoire qui serait réellement arrivée, Jérémie Moreau nous offre de somptueuses illustrations.

A lire pour s’amuser puis pour mesurer l’ampleur de la bêtise humaine.

dimanche 17 février 2013

La page blanche / Pénélope Bagieu & Boulet

page_blanche.jpg N’ayant pas tellement aimé Cadavre exquis (d’ailleurs, je me rends compte que je n’ai jamais écrit de billet dessus), je ne voulais pas lire cette nouvelle BD dont tout le monde parle. Mais comme elle fait partie de la sélection du Prix d’un livre à l’autre et vu l’enthousiasme de la bibliothécaire pour Pénélope Bagieu, je suis également repartie avec l’intégrale de Joséphine.

Eh bien, après une lecture sans interruption de Page blanche, je dois avouer que j’ai beaucoup aimé. Certes, je ne la placerai pas parmi mes coups de cœur, mais j’ai passé un très bon moment en compagnie de notre drôle d’amnésique. Eh oui, il faut bien avouer que c’est une chance pour elle d’avoir perdu la mémoire de tout ce qui concerne sa vie privée. Avec un regard neuf, elle peut rectifier le tir et s’ouvrir au monde.

Le dessin et les couleurs sont agréables et l’histoire est bien pensée. A lire lorsque l’on a besoin de se détendre.

Lu dans le cadre "D'un livre à l'autre". dunlivreautrebis.JPG et pour le Challenge Petit Bac 2013, catégorie couleur de ma ligne BD petit_bac_2013.jpg

mardi 12 février 2013

Les Docle, tome 2 : Les cinq secrets / Frédéric Petitjean aux éditions Don Quichotte

dolce2.jpg

Il n’y a pas très longtemps, je vous parlais du premier tome des Dolce où nos cinq magiciens devaient se battre contre le Guilde noire. A la fin du premier volume, ils échappaient de justesse aux sorciers grâce au système de puits qui les envoya chacun dans des directions différentes mais aussi à des époques différentes !

A Paris, au Japon, à Londres ou aux Etats-Unis ; dans le passé en 1923 ou dans les années soixante, ou dans un futur proche seize mois plus tard, tous les magiciens devront se démener pour retrouver les autres sans jamais se mettre en danger. L’épreuve sera plus ou moins compliquée suivant les membres de la famille sachant que pendant ce temps, la Guilde noire continue de les traquer et d’accroître leur pouvoir dans le monde.

Ce deuxième tome est très dense puisqu’il nous conte les aventures des magiciens dispersés dans le monde mais qu’il s’attache aussi à d’autres personnages secondaires qui vont aider nos magiciens à lutter contre la Guilde noire. Et puis la Guilde Noire prend de l’ampleur, elle ne veut pas se contenter d’anéantir les magiciens, elle cherche à asseoir sur pouvoir sur toute la planète en jouant avec la vie des hommes.

Frédéric Petitjean aborde de nombreux sujets à travers ce roman, notamment celui du pouvoir des pays riches qui sont capables de manipuler la planètes entière en contrôler par exemple l’ensemble des chaînes alimentaires et tous les réseaux d’information. Que deviendrait la planète si toutes les informations étaient numérisées puis les disques durs effacés ?

Ce deuxième tome des Dolce est encore une réussite ! Vraiment très bien écrit, on oublie que ce roman est à la base destinée aux ados. Et j'aime ces romans qui s'adressent à tous les lecteurs ! Au fil des deux tomes, on a appris à mieux connaître les protagonistes et à s’y attacher. La dernière page tournée, on devient soudain orphelin. Vivement le troisième et dernier tome !!!

Merci aux éditions Don Quichotte pour cet envoi.

Challenge Petit Bac, catégorie CHIFFRE/NOMBRE petit_bac_2013.jpg

vendredi 8 février 2013

Olympe de Gouges / Catel & Bocquet ; collection Ecritures aux éditions Casterman

olympe_de_gouges.jpg Je connaissais vaguement le nom d’Olympe de gouges mais c’était tout. Je n’aurais même pas su la situer dans le temps ! Grâce à ce passionnant roman graphique, j’en connais beaucoup plus sur cette femme hors du commun. Née en 1748, mariée à dix-huit ans et veuve presque aussitôt, elle s’affranchit des lois du mariage pour mener ses aventures amoureuses comme elle l’entend. Refusant le mariage à Jacques Biétrix de Rozières, ce dernier lui accorde tout de même une rente à vie qui lui permettra de mener sa vie comme elle l’entend. C’est d’ailleurs pour accompagner son amant qu’elle quitte Montauban et s’installe à Paris.

S’ouvre alors à elle un impressionnant destin. Elle se prend de passion pour le théâtre si bien que sa présence et son avis sont bien vite réclamés dans les théâtres. Quelques années plus tard, elle prend elle-même la plume pour écrire plusieurs pièces de théâtre engagées (sur l’esclavage, la place des femmes dans la société, etc.) puis des textes clairement politiques. Petite provinciale, elle devient fervente défenseuse de la cause citoyenne et féminine au point de se faire de nombreux ennemis pendant la Révolution française et la conduire à l’échafaud.

J’ai vraiment trouvé ce roman graphique passionnant, je l’ai lu comme s’il s’agissait d’un roman. Le graphisme est agréable et nous fait voyager à travers les modes vestimentaires du XVIIIe siècle, les rues de Paris, les théâtres.

Je n’aime pas lire de biographie mais je deviens une véritable adepte des romans graphiques historique et biographique ! De manière assez ludique, j’ai révisé mon histoire de France et découvert un destin peu commun. Et pour les lecteurs plus férus d’Histoire que moi, toute une série de biographies vous permettent d’en apprendre plus sur les nombreux personnages que nous croisons au fil de notre lecture.

Alors, ne vous laissez pas impressionner par l'épaisseur de ce pavé ! Il se lit très facilement et très vite (comme Habibi ;-)

mercredi 6 février 2013

Hommage à Mario Ramos

Un peu avant Noël, Mario Ramos nous a quitté. C’était un grand nom de la littérature jeunesse, connu pour son grand humour. Les mercredis de l’album (auxquels je compte à nouveau participer régulièrement) lui rendent hommage ce mois-ci en mettant ses albums à l’honneur. Le choix est difficile car chaque album est savoureux. Pour faire simple, j’ai commencé par piocher dans ma bibliothèque. C’est moi le plus fort et C’est moi le plus beau sont deux albums que j’ai raconté de très nombreuses fois à la bibliothèque en m’amusant vraiment beaucoup à chaque fois.

c__est_moi_le_plus_fort.jpg c__est_moi_le_plus_beau.jpg

C’est moi le plus fort / Mario Ramos

Un loup, comme seul Ramos sait les peindre, se promène dans une forêt et demande à chaque personnage qu’il rencontre qui est le plus fort (ou le plus beau). Et à chaque fois, les personnages issus de célèbres contes tremblent en l’apercevant et lui envoie toutes les fleurs qu’il souhaite recevoir. Jusqu’au moment où il rencontre un petit dragon tout vert et tout mignon… L’album C’est moi le plus beau est la suite de C’est moi le plus fort et la chute est vraiment savoureuse.

Mario Ramos aimait les contes et aimait les détourner. Ici, nous croisons donc le petit chaperon rouge, les trois petits cochons…

plus_malin.jpg

Le plus malin / Mario Ramos

Dans Le plus malin, Mario Ramos détourne le célèbre conte du Petit chaperon rouge. Le loup croise le petit chaperon rouge au début de sa balade et décide de se rendre chez la grand-mère pour dévorer grand-mère et petite-fille. Seulement, après avoir enfilé la chemise de nuit de la grand-mère, le loup claque la porte de la maison et se retrouve en chemise de nuit dans la forêt. Et là, les réactions des personnages qu’il croise sont pour le moins surprenantes !

Comme dans les deux albums ci-dessus, on retrouve le même coup de pinceau de Mario Ramos. Ses loups sont reconnaissables entre tous, et sa bêtise aussi ! Ses loups sont particulièrement attachants par toutes leurs mésaventures.

mercredis_de_l_album.jpg

samedi 2 février 2013

Match PriceMinister spécial BD

PriceMinister nous propose un nouveau match en nous proposant de lire les BD de la sélection officielle du festival d'Angoulême. Le principe est le même que pour la rentrée littéraire. PriceMinister nous envoie la BD de notre choix en échange d'une critique et d'une note. Vers le 15 mars, nous aurons le résultat de ce match. Mais je vous renvoie au site de PriceMinister pour plus d'infos.

Vous trouverez la sélection à cette adresse.

J'ai déjà parrainé l'une d'entre vous mais si vous êtes à la recherche d'un filleul, regardez dans les commentaires de ce billet, il y a plusieurs blogeuses qui recherchent un parrain.

vendredi 1 février 2013

Thorgal, tome 1 : La magicienne trahie / Jean Van Hamme & Grzegorz Rosinski

thorgal_1.jpg

Notre rencontre avec Thorgal commence fort… Attaché à un rocher, par son ennemi et éventuelle beau-père, pour qu’il périsse noyé dans quelques heures. Mais une étrange femme rousse viendra le sauver à la condition qu’il s’engage à la servir pendant un an. C’est alors que les aventures commencent.

J’ai pris plaisir à lire cet album où les actions se succèdent assez rapidement et où se mêlent aventure, lutte de pouvoir, fantastique… mais j’avoue qu’il y a peu de chance que je lise la suite, j’ai vraiment beaucoup de mal à m’investir dans la lecture d’une série complète.

Il faut dire aussi que le dessin m’a paru vieillot (en même temps, je lisais déjà des aventures de Thorgal lorsque j’étais plus jeune) et les couleurs très vives (quelle horreur que ce jaune paille pour les personnages blonds !).

Je suis contente d’avoir relu un album de cette série que j’avais découverte au début de mon adolescence et à laquelle je n’avais peut-être pas tout compris. Merci Yaneck pour ton challenge Classic' BD qui nous incite à nous replonger vers certains titres !

classic--bd_logo.jpg

mardi 29 janvier 2013

Les Dolce, tome 1 : La route des magiciens / Frédéric Petitjean aux éditions Don Quichotte

dolce1.jpg

Les Dolce met en scène la dernière famille de magiciens existant sur la planète. Essayant de se fondre au milieu des humains malgré les particularités liées à leur étrange nature, et de mener une vie agréable, ils vont devoir affronter leurs pires ennemis : la Guilde noire, c’est-à-dire les sorciers malintentionnés cherchant à les erradiquer définitivement.

Nous voilà bien loin de Harry Potter et de ses moldus ou de tout autre roman mettant en scène des magiciens (je pense à Tom Cox, Magyk…). Fréderic Petitjean a su créer un monde propre à cette saga passionnante. Exit les baguettes magiques et les sorts jetés à tour de bras, les Dolce ont des pouvoir assez limités sauf lorsqu’ils se trouvent tous réussis et qu’ils mettent leur énergie en commun. Leur magie porte beaucoup sur leur capacité, poussée à l’extrême, à maîtriser leur corps de manière à réaliser des prouesses comme changer la taille de leur corps, courir à une vitesse inhumaine, percevoir des sons à des kilomètres à la ronde, etc. Bref, nos magiciens doivent avoir une certaine maîtrise de leur corps pour réaliser des choses qui dépasse l’humain. Et puis cette famille des Dolce est assez proche d'une famille humaine avec les enfants qui vivent leurs premiers amours ou crises d'adolescence. Pas facile d'être ado et magicien de surcroît !

Parallèlement aux aventures des Dolce, nous suivons l’entrée dans la vie active de Virginie Delondres, une jeune fille tout juste diplômée d’une école de journalisme et qui doit faire ses preuves au journal Daily Eagle. Son travail et l’intérêt que son père porte à un ami d’enfance, vont entraîner Virginie dans les aventures des Dolce.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce premier tome dans lequel je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Frédéric Petitjean offre une histoire passionnante avec des personnages dotés de fortes personnalités. Et puis, ce qui ne gâche rien, Frédéric Petitjean écrit bien (et ça me fait d’autant plus plaisir que je sortais d’un autre roman ados plutôt maladroitement écrit…) et n’hésite pas à utiliser du vocabulaire ! Et je suis certaine que les ados sauront apprécier cette richesse.

En tout cas, je ne vais pas attendre bien longtemps avant d’attaquer la suite, il est déjà sur ma table de nuit !!!

samedi 26 janvier 2013

Sortilèges : Livre I / Dufaux & Munuera aux éditions Dargaud

sortileges.jpg

Après une grosse déception avec Fraternty, je reprends l’illustrateur Munuera mais je change le scénariste. Résultat : J’attends le tome 2 avec impatience !!!

Un monde du haut avec une belle reine, un monde du bas avec un beau Prince. Des rivalités, des coups bas, des histoires de famille, de l’amour, de la sorcellerie, etc. Le tout servi avec les magnifiques dessins de Munuera.

Le premier tome pose l’histoire et les personnages. Des complots et des aventures sont annoncées, j’espère vite me procurer le tome suivant !

mercredi 23 janvier 2013

Cet été-là / Véronique Olmi

cet_ete_la.jpg

Trois couples se retrouvent pour le week-end du 14 juillet à Coutainville en Normandie. Le temps est splendide mais il n’empêchera pas les querelles et les vieilles histoires de refaire surface. Dans chaque couple, même ceux qui semblent les plus solides, il y a des hauts et des bas.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman où je n’ai pas pu m’attacher à un seul personnage et où j’ai trouvé la narration trop lente. Certes, le roman est très riche en histoires de vie, en analyses psychologiques. Mais que les trois couples aient tous besoin de prendre de grandes décisions ce week-end du 14 juillet ne m’a pas paru crédible du tout.

Je crois que j’ai trouvé cette lecture déprimante. Certes, le roman parle de la vie, des sentiments, des blessures infligées par la vie, de l’amitié… Mais je ne m’y suis pas reconnu du tout. A aucun moment leur week-end et leur amitié ne m’ont fait rêver. Je les ai presque tous trouvé aigris, agressifs les uns avec les autres. A très peu de moment ils semblaient heureux d'être tous ensemble. Je suis donc contente que leur escapade ait pris fin pour que je puisse me lancer dans une aventure un peu plus palpitante.

Challenge Petit Bac 2013, catégorie Phénomène météorologique de ma ligne Romans & Cie petit_bac_2013.jpg

- page 1 de 23